Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en Tunisie

  • Tunisie : Cinq jihadistes tués près de la frontière algérienne

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    Cinq jihadistes ont été tués, lundi 17 mai 2021, dans une opération des forces tunisiennes dans le mont Chaambi, l'un des principaux maquis jihadistes du pays, frontalier de l'Algérie, a indiqué le ministère tunisien de l'Intérieur.

    "Sur la base de renseignements techniques détaillés", les forces du ministère de l'Intérieur et des unités militaires terrestres et aériennes ont "éliminé cinq éléments terroristes," a indiqué le ministère dans un communiqué. "L'opération lancée à l'aube lundi" est "toujours en cours", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la Garde nationale, Houssemeddine Jebabli, précisant que la nationalité de ces cinq hommes et leur affiliation à un groupe étaient en train d'être vérifiées. Selon des informations préliminaires, il s'agirait d'un Algérien et de 4 Tunisiens

    Après la révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, en particulier dans les régions frontalières de l'Algérie et de la Libye. L'armée tunisienne pourchasse depuis 2012 des groupes armés dans les massifs montagneux du centre-ouest du pays, dont des éléments de la phalange Okba Ibn Nafaa, une branche locale d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, et de Jund al-Khilafa, un groupe affilié à l'organisation Etat islamique.

    C'est au mont Chaambi qu'a eu lieu en 2014 le pire attentat contre l'armée (15 soldats tués), point de départ d'une série noire d'attentats meurtriers. 

    La situation sécuritaire s'est largement améliorée ces dernières années, mais des attaques récurrentes continuent de cibler les forces de sécurité, et l'état d'urgence est toujours en vigueur depuis une série d'attentats meurtriers en 2015.

    Le mois dernier, trois jihadistes présumés, dont une femme qui a déclenché une ceinture d'explosifs, ont été tués dans des opérations des forces de sécurité dans un massif montagneux voisin, le mont Mghila. Début février, quatre militaires tunisiens avaient péri dans l'explosion d'une mine lors d'une opération de ratissage dans la même zone.

  • Tunisie : Quatre militaires tués par l'explosion d'une mine sur le mont Mghila

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    Quatre militaires tunisiens ont été tués par l'explosion d'une mine mercredi 3 février 2021 dans une zone montagneuse du centre de la Tunisie lors d'une opération antiterroriste, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Défense, Mohamed Zekri.

    "Les quatre militaires, qui faisaient partie d'une unité militaire chargée de mener une opération de ratissage au Mont Mghila pour la recherche d'islamistes armés, ont été victimes de l'explosion d'une mine artisanale", a-t-il précisé.

    Cette mission "entre dans le cadre des opérations antiterroristes menées régulièrement par les forces militaires dans cette région", a ajouté M. Zekri.

    Mont Mghila
    Le mont Mghila est situé dans les massifs montagneux frontaliers de l'Algérie, considérés comme la principale base arrière des maquis jihadistes dans cette zone. L'armée y pourchasse depuis 2012 des groupes armés. Ils abritent notamment des éléments de la phalange Okba Ibn Nafaa, une branche locale d'el-Qaëda au Maghreb islamique. Ce groupe a notamment mené en 2014 l'attaque du mont Chaambi, pire attentat contre l'armée (15 soldats tués) et point de départ d'une série noire d'attentats meurtriers.

    Après la révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, en particulier dans les régions frontalières de l'Algérie et de la Libye. La situation sécuritaire s'est largement améliorée ces dernières années, mais des attaques récurrentes continuent à cibler les forces de sécurité.

  • Tunisie : Arrestation d’un terroriste de l’organisation Al-Qaïda

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    Le ministère tunisien de l'Intérieur a annoncé, jeudi 7 janvier 2021, l'arrestation d'un « terroriste », parmi les dirigeants de l'organisation « Al-Qaïda », qui avait en sa possession un fusil automatique de type « Kalachnikov » et des munitions.
     
    « Le terroriste (dont le nom n'a pas été communiqué) est l'un des dirigeants de la dénommée organisation terroriste « Al-Qaïda » dans notre pays. Il a précédemment dirigé des missions dans des foyers de tension, et a des liens avec les éléments de la Katiba (Brigade) « Okba Ibn Nafaa », qui est retranchée dans les montagnes tunisiennes », indique le communiqué du département tunisien de l’intérieur.
     
    Le département souligne que l'arrestation du terroriste intervient suite à "des informations recueillies et d'un travail de suivi sur le terrain", sans donner de détails sur les circonstances de l'arrestation.
     
    « Il a été établi à l'issue de l’interrogatoire du terroriste et après investigations, que ce dernier avait coordonné avec des dirigeants de l'organisation « Al-Qaïda » à l'étranger et les membres de la Brigade susmentionnée en Tunisie, dans le but de mener des opérations terroristes », lit-on dans le texte du communiqué.
     
    Il a également été prouvé, selon le communiqué du département de l’intérieur, que "le terroriste a supervisé et assuré les opérations de soutien matériel et logistique de l’étranger, à la brigade « Okba Ibn Nafaa », qui a prêté allégeance à « Al-Qaïda » au Maghreb islamique (AQMI).
     
    Le communiqué rapporte que lors de l'opération de l’arrestation du terroriste, un fusil automatique de type « Kalachnikov » et des munitions ont été saisis. Une cellule d’appui matériel et logistique a été découverte et démantelée, et ses membres arrêtés, dans le cadre de la même opération sécuritaire, précise le département sans pour autant indiquer leur nombre.
     
    Depuis mai 2011, la Tunisie a été le théâtre d'actes terroristes qui se sont intensifiés en 2013, lesquels, ont entrainé la mort de dizaines des membres des forces sécuritaires et militaires, ainsi que de touristes étrangers.

  • Tunisie : Un gendarme tué dans une attaque à Sousse, trois terroristes abattus

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    Un membre de la Garde nationale (gendarmerie) a été tué dimanche matin dans la station balnéaire de Sousse, à l'est de la Tunisie au cours d'une attaque "terroriste". Les trois assaillants ont été abattus, a annoncé à l'AFP le porte-parole de la Garde nationale. La ville de Sousse, avait déjà été le théâtre d'une attaque jihadiste meurtrière en 2015.

    "Une patrouille de deux agents de la Garde nationale a été victime d'une attaque au couteau à Sousse. L'un d'eux est tombé en martyr et l'autre, blessé, est hospitalisé", a indiqué Houcem Eddine Jebabli, porte-parole de la Garde nationale. Les forces de sécurité ont poursuivi les assaillants, qui avaient volé la voiture de la patrouille et s'étaient emparés des pistolets des victimes, selon la même source. "Dans un échange de tirs, trois terroristes ont été tués", a ajouté M. Jebabli, précisant que la voiture de la Garde nationale et les armes avaient été récupérées par les forces de l'ordre. L'attaque et la poursuite des assaillants ont eu lieu dans le quartier d'Akouda, dans la zone touristique El Kantaoui, selon la Garde nationale.

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    Des policiers ont établi un cordon de sécurité et des agents de la police technique exploraient les lieux, selon des correspondants de l'AFP.

    Le ministère de l'Intérieur a indiqué dans un communiqué publié sur internet que "les trois assaillants" avaient "heurté" avec leur propre voiture les deux agents de la Garde nationale mais sans mentionner qu'ils les avaient poignardés. Le ministère a confirmé la mort des trois assaillants dans un échange de tirs avec les forces de sécurité, sans donner davantage de détails.

    Le président Kais Saied, qui s'est rendu sur les lieux de l'attaque, a indiqué lors d'une discussion avec un responsable sécuritaire que les assaillants avaient heurté les deux gendarmes puis les avaient poignardés. "La police technique doit arriver à (identifier) ceux qui sont derrière ces gens-là (les assaillants) et à savoir s'ils ont mené cette opération à titre individuel ou au nom d'une organisation", a dit M. Saied.

    Le Premier ministre Hichem Mechichi et le ministre de l'Intérieur Taoufik Charfeddine se sont également rendus sur les lieux de l'attaque.

    Menace persistante
    La dernière attaque visant des forces de l'ordre en Tunisie remonte au 6 mars. Un policier avait été tué et cinq autres blessés, ainsi qu'un civil, dans un double attentat suicide contre des forces de l'ordre protégeant l'ambassade des Etats-Unis dans la capitale Tunis.

    Après la chute de la dictature en 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de nombreux civils en particulier 59 touristes étrangers. L'année 2015 a été particulièrement meurtrière pour ce pays. En mars, un attentat contre le musée Bardo à Tunis a fait 22 morts (21 touristes étrangers et un policier tunisien). L'attaque était la première à toucher des étrangers en Tunisie depuis 2002 et la première revendiquée par le groupe Etat islamique (EI). En juin, un autre attentat revendiqué par l'EI a visé un hôtel près de Sousse, à 140 km au sud de Tunis, faisant 38 morts dont 30 Britanniques. Et en novembre, un Tunisien s'est fait exploser dans un bus transportant des membres de la sécurité présidentielle, tuant douze d'entre eux en plein Tunis. Un attentat aussi revendiqué par l'EI. Fin juin 2019, un double attentat suicide revendiqué par l'EI a encore visé des policiers dans le centre de la capitale et devant une caserne, coûtant la vie à un policier.

    Réinstauré en 2015, l'état d'urgence est en vigueur sans discontinuer depuis.

    La situation sécuritaire s'est néanmoins nettement améliorée ces dernières années. Mais des attaques contre les forces de sécurité ont encore lieu, notamment dans les massifs montagneux frontaliers de l'Algérie, et épisodiquement à Tunis.

    Outre l'EI, le groupe jihadiste el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi) a perpétré plusieurs attaques meurtrières au cours de la décennie écoulée. Fin février, Aqmi a confirmé le décès d'un de ses chefs, Abou Iyadh, fondateur du principal groupe jihadiste tunisien proche d'el-Qaëda, Ansar al Charia, notamment accusé d'avoir orchestré les violences contre l'ambassade américaine en 2012.

  • Frontlive-Chrono – Samedi 27 avril 2019

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    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le samedi 27 avril 2019

    • Burkina Faso: cinq enseignants ont été tués dans une attaque terroriste – Abonnés seulement
    • Somalie: Nouvelle frappe aérienne américaine contre l’Etat islamique – Abonnés seulement
    • Sri Lanka: Au moins 15 morts lors d’un assaut contre des jihadistes de l’Etat islamique – Abonnés seulement
    • Syrie : 22 combattants prorégime tués dans des attaques jihadistes – Abonnés seulement
    • Tunisie : un soldat tué dans l’explosion d’une mine en montagne – Lire la suite ci-dessous

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