al-Mourabitoune

  • Sahel : La France annonce la mort du chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara

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    Les forces françaises ont tué le chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara, Adnan Abu Walid Al-Sahrawi, a déclaré, jeudi 16 septembre 2021, le président français dans un tweet  : "C'est un autre grand succès dans notre guerre contre les groupes terroristes dans la région."

    Qui est « Adnan Abu Walid al-Sahrawi», le chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara ?
    "Al-Sahrawi" est né, selon les rapports, au début ou à la fin des années soixante-dix du siècle dernier dans la ville d'El-Ayoun au Sahara occidental une riche famille de marchands qui s'est réfugiée en Algérie. La famille vivait dans un camp appartenant au Front Polisario; Jeune homme, il a rejoint le Front Polisario et, après avoir obtenu son diplôme d'Algérie, il a rejoint l'Union de la jeunesse sahraouie en 1998. C'est à ce moment qu'il est entré dans l' Armée populaire de libération sahraouie (Polisario) et reçu un entraînement à l'école militaire appelée "école Martyr Al-Wali".

    Les informations disponibles indiquent qu'il est l'un des fondateurs, en 2011 du groupe salafiste "Jama'at al-Tawhid wal-Jihad en Afrique de l'Ouest" dont il est devenu le porte-parole officiel. Ce groupe islamique malien est responsable de l'enlèvement de travailleurs humanitaires espagnols dans le camp de réfugiés de Tindouf en l'Algérie et d'un groupe de diplomates algériens au Mali, en 2012. Al-Sahrawi a ensuite rejoint l'organisation "Al-Mourabitoun", avant de rallier l'Etat islamique. Il a été le premier à prêter allégeance au calife auto-proclamé Abou Bakr al-Baghdadi, en mai 2015.

    En 2013, l'organisation "Jama'at al-Tawhid wal-Jihad en Afrique de l'Ouest" s'est transformée en « Al-Mourabitoun », et Adnan Abu Walid Al-Sahrawi a annoncé le 19 mai sa responsabilité dans l'enlèvement d'un Garde roumain d'une mine près de la région de Tambau.

    Une scission s'est produite au sein de l'organisation « Al-Mourabitoun » en mai 2015. Al-Sahrawi faisait partie d'un groupe qui a prêté allégeance à Al-Baghdadi, le chef de l'Etat islamique (Daech), tandis que Mokhtar Belmokhtar, une figure célèbre connue pour son association avec "Al-Qaida", a rejeté la démarche et a confirmé son serment d'allégeance à Ayman Al-Zawahiri.

    La rupture a vite tourné aux affrontements entre les deux groupes. Ils se sont combattus au nord de la région de Gao (Mali)  le 14 juin 2015, au cours duquel Abou Walid al-Sahrawi a été blessé et 14 autres ont été tués.

    Il a été rapporté que Yahya Abu al-Hamam, le chef d'"Al-Qaïda" dans la région du Sahel, a réprimandé al-Sahrawi dans une interview avec un journal en ligne mauritanien pour son allégeance à al-Baghdadi, mais a déclaré qu'ils étaient toujours en contact avec lui.

    L'EIGS a perpétré des attaques particulièrement meurtrières, visant civils et militaires, au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Il avait pris pour cible des soldats américains dans une attaque meurtrière en octobre 2017, au cours de laquelle quatre soldats américains des Forces spéciales et quatre Nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, près du Mali, dans le sud-ouest du Niger.

    Fin 2019, l'EIGS avait mené une série d'attaques d'ampleur contre des bases militaires au Mali et au Niger. Et le 9 août 2020, au Niger, le chef de l'EIGS avait personnellement ordonné l'assassinat de six travailleurs humanitaires français et de leurs guide et chauffeur nigériens. Cette attaque contre des jeunes engagés dans l'humanitaire avait suscité une vive émotion en France et au Niger, classé ensuite en zone rouge, soit "formellement déconseillée", à l'exception de la capitale Niamey, par le ministère français des Affaires étrangères.

    Plusieurs chefs djihadistes éliminés par l'opération française Barkhane mais d'autres sont toujours actifs
    Depuis le début de son intervention militaire au Mali en 2013, l'armée française a tué plusieurs membres de haut rang de l'EIGS dans le cadre de ses opérations visant des chefs djihadistes. 

    Le 8 juin 2020, les forces françaises ont tué le chef d'AQMI Abdelmalek Droukdel lors d'un raid dans le nord du Mali. Cette élimination a touché l'organisation, mais d'autres puissants dirigeants liés à al-Qaïda continuent d'opérer dans le Sahel semi-désertique. Deux, en particulier, sont toujours en fuite et prêts à dominer le soulèvement djihadiste dans la région. Il s'agit de Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa, tous deux liés au réseau al-Qaïda. Le premier dirige la puissante alliance GSIM (Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans). C'est un vétéran des conflits internes au Mali. D'origine touareg, il s'est d'abord fait connaître lors d'une rébellion menée par son ethnie dans les années 1990. Après une période passée dans l'ombre et à mener des affaires privées, il revient publiquement au militantisme en 2012, avec un groupe nouvellement créé appelé Ansar Dine. Cette année-là, les séparatistes touaregs ont lancé un vaste soulèvement dans le nord du Mali. L'événement a déclenché un conflit sanglant, désormais étendu au Burkina Faso et au Niger voisins. Initialement allié des séparatistes, Ansar Dine s'en est immédiatement séparé et, avec d'autres groupes djihadistes, a pris le contrôle de plusieurs villes du nord du Mali jusqu'à ce que les troupes françaises chassent les combattants islamistes de ces zones en 2013. Ansar Dine est membre du GSIM, qui comprend également la Katiba Macina d'Amadou Koufa et AQMI (al-Qaïda au Maghreb Islamique). Iyad Ag Ghaly dirige cette alliance.

    Koufa, autre membre clé du GSIM, est considéré comme subordonné à Ag Ghaly. Son influence a commencé à grandir depuis qu'il a fondé la Katiba Macina en 2015. Il a été accusé d'exploiter les tensions entre bergers et agriculteurs et d'attiser les tensions ethniques dans le centre du Mali, où la milice a organisé nombre de ses attaques. Le centre du Mali est désormais devenu l'un des principaux théâtres des attaques djihadistes au Sahel. Les massacres à motivation ethnique sont également courants. Les pasteurs peuls sont souvent accusés d'être proches des djihadistes, une perception qui a conduit à des meurtres et à des affrontements avec d'autres groupes ethniques.

     

  • Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) désigne son nouveau dirigeant pour remplacer Droukdel

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    L'organisation al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a nommé un de ses cadres à sa tête pour succéder à l'Algérien Abdelmalek Droukdel, tué en juin par les forces armées françaises dans le nord du Mali, rapporte samedi l'agence américaine SITE, spécialisée dans la surveillance des groupes jihadistes.

    Dans une vidéo reçue par SITE, AQMI annonce la désignation de son nouveau dirigeant, l'Algérien Abou Oubaïda Youssef al-Annabi (photo), l'actuel chef de son "conseil des notables", qui tient lieu de comité directeur du groupe jihadiste.

    D'après le think-tank américain Counter Extremism Project (CEP), cet ancien membre du GSPC algérien (Groupement salafiste pour la prédication et le combat), inscrit sur la liste noire américaine des "terroristes internationaux" depuis septembre 2015, est également le dirigeant de la branche médias d'AQMI et apparaît régulièrement dans les vidéos du groupe.

    Vidéo de l'annonce

    AQMI a reçu l'allégeance de plusieurs groupes jihadistes actifs au Sahel, rassemblés depuis 2017 au sein du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, également appelé JNIM). Dans ce message publié samedi, AQMI revient également sur la récente exécution d'une missionnaire suisse retenue en otage au Sahel, en attribuant la cause de sa mort à une tentative des "croisés français" pour la libérer. Béatrice Stöckli, missionnaire originaire de Bâle et qui travaillait à Tombouctou, au Mali, avait été enlevée en 2016.

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    AQMI se repositionne au Sahel
    Les Algériens affirment qu'AQMI s’est retiré du terrain Algérien pour se repositionner au Sahel tant la pression sécuritaire a asséché les réseaux de soutient et de recrutement. Annabi se trouverait au Mali, de l’autre côté de la frontière algérienne.

  • Burkina Faso : Attaque terroriste à Ouagadougou - entre 18 et 20 morts

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    Burkina Faso : Attaque terroriste à Ouagadougou, la capitale
          
    Au moins deux assaillants, arrivés à moto vers 21H00 et armés de kalachnikov, ont ouvert le feu sur le restaurant-café "Istanbul" au moment où les clients regardaient un match de football.
    Après avoir évacué le périmètre, les forces de sécurité - gendarmerie, police et armée - ont donné l'assaut vers 22H15 contre les assaillants retranchés dans l'immeuble qui abrite l'établissement très fréquenté par les expatriés vivant au Burkina Faso.
    L'opération a pris fin lundi matin, tandis que des opérations de quadrillage et vérification des maisons avoisinantes se sont poursuivies dans la matinée du 14 août.
    Le reataurant Istanbul situé à 200 mètres du restaurant Capuccino cible d'une attaque en janvier 2016
    Le restaurant ciblé par cette attaque est situé sur l'emblématique avenue Kwamé Nkrumah au cœur de Ouagadougou à quelques 200 mètre du café restaurant café "Capuccino" visé en janvier 2016 par une attaque similaire, revendiquée par la katiba al-Mourabitoun, affilie à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et qui avait fait 30 morts et 71 blessés.
    L'attaque de ce dimanche n'a toujours pas été revendiqué, elle rappelle toutefois celle du "Capuccino", estiment des observateurs.
    Nationalité des 18 victimes décédées
    L'attaque terroriste a coûté la vie à 18 personnes et blessé une dizaine d'autres. Sept Burkinabé, une Canadienne, un Turc, 2 Koweïtiennes, un Français, un Sénégalais, un Nigérian et un Libanais, figurent parmi les victimes de l'attaque terroriste. Trois autres victimes n'ont toujours pas été identifiées.
    A noter que le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Remis Fulgance Dandjinou, a évoqué un bilan de 20 morts
    Les deux assaillants ont également été abattus. Par ailleurs, l'attaque a fait une dizaine de blessés, dont certains sont dans un état grave.
    Alerte pour un autre véhicule pick-up
    La police Burkinabé a lancé, lundi 14 août , une alerte via SMS où elle annonce qu'un "véhicule pick-up, bâche blanche, N° 1971, immatriculée au Niger, était activement recherché par les forces de sécurité".

     

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  • Exemple de la newsletter envoyée chaque jour aux abonnés - 8 octobre 2016

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    Cher lecteur

    Ceci est un exemple de la newsletter que vous pourriez recevoir pratiquement chaque jour en vous abonnant. Elle a été envoyée aux abonnés le 7 octobre 2016.
    Si vous êtes intéressés, professionnellement ou à titre privé, par les évènements qui agitent le Moyen Orient, l'Afrique du nord, le Sahel et par les problèmes liés au jihadisme, cette newsletter est un outil indispensable pour vous tenir informés.
    Pour plus de renseignements, écrire à ptolemee@belliard74.com
    Vous recevrez par retour les conditions d'abonnement.

    JR Belliard

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    Lien permanent Catégories : Abou Walid al sahraoui, al-Mourabitoune, Alep, ALGÉRIE, Ankawa, AQMI, AQPA, Armée Syrienne Libre, ASSYRIENS, Base aérienne Hmeimeim/Bassel al-Assad, Baydah (gouvernorat), Bekaa, Boumerdès, brigade Faylaq al-Rahman, Cavusoglu Mevlüt, Comité national antiterroriste (NAK), Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, Cukurca (province de Hakkari), Deir ez-Zhor, Delattre François (Ambassadeur à l'ONU), Dorrian John (Colonel), Douaouda (Tipaza), Droukdel Abdelmalek, Erbil, ÉTAT ISLAMIQUE, ÉTAT ISLAMIQUE DANS LE GRAND SAHARA (EIGS),, ÉTATS-UNIS, Forces de défense Est du Kurdistan (YRK), FRANCE, Front al-Nosra, GRANDE BRETAGNE, Haïdar Abadi, Hakkari, HEZBOLLAH, INGOUCHIE, IRAK, IRAN, ISRAËL, Istanbul, Jeich Fateh al-Cham, John Kerry, JORDANIE, Kermanshah, Kirby John, Kirkouk, Konashenkov Igor (major-général ), KURDISTAN, Lavrov Sergueï, LIBAN, Mossoul, Nazran, Parti pour la vie libre au Kurdistan (PJAK), Pentagone, PKK, Qoudsaya, RUSSIE, S-300, SYRIE, Tartous, TURQUIE, YEMEN 0 commentaire
  • Résumé des principaux évènements en Syrie au cours du weekend - 16 août 2016

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 16 août  2016
    Extrait de la newsletter publiée par Jean René Belliard le 15 août sur les évènements du Moyen Orient, d’Afrique du Nord et du Sahel. La totalité de la newsletter est accessible contre abonnement.
    Pour s’abonner, écrire à : ptolemee@belliard74.com

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  • Le chaos en Libye : une menace pour la région - 27 janvier 2016

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 27 janvier 2016
    Jean René Belliard publie une newsletter quotidienne accessible aux abonnés uniquement. Elle donne chaque jour un résumé des principaux évènements qui se déroulent au Moyen Orient et en Afrique du nord, rédigé à partir des informations réunies sur place par une quinzaine de correspondants. Ci-dessous, un extrait de la newsletter du 27 janvier 2016 – Et beaucoup d’autres informations importantes dans la newsletter envoyée aux abonnés.
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    ptolemee@belliard74.com

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  • La zone d'action des Jihadistes va s'étendre au-delà du Sahel - 21 janvier 2016

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 21 janvier 2016
    Jean René Belliard publie une newsletter quotidienne accessible aux abonnés uniquement. Elle donne chaque jour un résumé des principaux évènements qui se déroulent au Moyen Orient et en Afrique du nord, rédigé à partir des informations réunies sur place par une quinzaine de correspondants. Ci-dessous, un extrait de la newsletter – Et beaucoup d’autres informations importantes dans la newsletter envoyée aux abonnés.
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