al-Hol

  • Syrie : Plus de 500 Syriens quittent le camp de déplacés d'al-Hol

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    Plus de 500 Syriens, déplacés ou membres de familles de combattants de l'Etat islamique, ont quitté lundi le camp d'al-Hol, après le feu vert donné par l'administration autonome kurde, a indiqué à l'AFP un responsable local.

    Un correspondant de l'AFP sur place a vu des dizaines de femmes de ce camp surpeuplé, situé dans la province syrienne de Hassakeh (nord-est), transporter leurs affaires des tentes vers de grands camions, et d'autres nourrir leurs enfants avant le départ. Certaines familles ont emporté avec elles un grand nombre de volailles et de moutons tandis que les forces de l'ordre kurdes ont fouillé leurs affaires avant qu'elles ne soient transportées à l'extérieur du camp. Avec ses sept enfants, Fatima, 31 ans, vivait depuis environ deux ans à al-Hol. "Nous sommes heureux de partir (...) Je retournerai à Soussa pour habiter dans ma maison avec mon mari", a-t- elle dit à l'AFP. Selon l'ONU, le camp abrite plus de 64.000 personnes, dont 24.300 Syriens. La plupart sont des femmes et des enfants. Il s'agit de la première vague de déplacés à quitter le camp depuis l'annonce le mois dernier par l'administration autonome kurde que des milliers de Syriens seraient autorisés à retourner dans leurs régions.

    Lundi, "515 personnes issues de 120 familles, toutes originaires de l'est de la province de Deir ez-Zor" ont quitté le camp, a indiqué à l'AFP Cheikhmous Ahmed, un responsable kurde. Selon lui, environ 10.000 Syriens devraient quitter le camp dans le cadre du nouveau mécanisme mis en place. Quelque 6.000 Syriens avaient déjà quitté auparavant Al-Hol par vagues successives, souvent à la faveur de médiations menées par les chefs de tribus arabes, majoritaires dans l'est syrien.

    Mi-octobre, 600 prisonniers syriens détenus pour leurs liens avec l'Etat islamique avaient également été libérés en vertu d'une amnistie générale. La décision de l'administration kurde n'inclut pas les Irakiens, qui constituent la majorité des résidents du camp abritant aussi des milliers d'étrangers --femmes et enfants de jihadistes-- originaires d'une cinquantaine de pays.

    Depuis la chute du "califat" autoproclamé de l'EI en mars 2019, les autorités kurdes appellent les pays concernés à rapatrier les jihadistes qu'elles détiennent et leurs familles ou de créer un tribunal international pour les juger. Cependant, la plupart des pays, notamment européens, rechignent à rapatrier les jihadistes originaires de leur pays. Certains, dont la France, ont rapatrié un nombre limité d'enfants orphelins de jihadistes.

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  • Syrie : Les forces kurdes libèrent plus de 600 prisonniers liés à l'Etat islamique

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    Les forces kurdes du nord de la Syrie ont libéré jeudi plus de 600 prisonniers syriens détenus pour leurs liens avec le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a annoncé une responsable de l'administration autonome kurde.

    Cette libération a eu lieu dans le cadre d'une première amnistie générale décrétée il y a quelques jours par les autorités kurdes du nord-est syrien, et en vertu de laquelle 631 prisonniers condamnés pour terrorisme et ayant purgé la moitié de leur peine seraient libérés jeudi.

    Des dizaines milliers de détenus soupçonnés d'appartenir à l'EI, dont des centaines d'étrangers de diverses nationalités, se trouvent dans les prisons des Forces démocratiques syriennes (FDS), liées à l'administration autonome kurde dans cette région de Syrie.

    Amina Omar, coprésidente du Conseil démocratique syrien --vitrine politique des FDS--, a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse à Qamishli (nord-est) que "tous ceux qui ont été libérés sont des Syriens" ayant collaboré avec l'EI, mais "n'ayant pas commis d'actes criminels".

    La libération des prisonniers a été obtenue par l'intermédiaire "et à la demande des chefs des tribus arabes" qui constituent la majorité de la population dans plusieurs zones contrôlées par les Kurdes, en particulier dans l'est de la Syrie.

    Devant la prison d'Alaya à la périphérie de la ville de Qamishli, un correspondant de l'AFP a vu des dizaines de prisonniers à leur sortie, certains portant des sacs, d'autres amputés d'un ou plusieurs membres, sous haute surveillance sécuritaire. Ils étaient attendus par leurs familles, y compris des femmes et des enfants. "Mon frère est en prison depuis huit mois pour trafic de femmes du camp (de déplacés) d'Al-Hol" dans le nord-est du pays, a indiqué Ahmad al-Hussein, en attendant la sortie de son frère Hamid, 50 ans et originaire de la province de Deir ez-Zor (est).

    L'administration autonome kurde avait décidé récemment de permettre à des milliers de Syriens, dont des déplacés et des proches de combattants de l'EI, de quitter le camp bondé d'Al-Hol, abritant plus de 64.000 personnes, y compris des étrangers.

    Depuis la chute du "califat" autoproclamé de l'EI en mars 2019, à l'issue d'une ultime offensive menée par les forces kurdes, soutenues par une coalition dirigée par Washington, les autorités kurdes appellent les pays concernés à rapatrier les jihadistes qu'elles détiennent ou de créer un tribunal international pour les juger.

    Cependant, la plupart des pays, notamment européens, rechignent à rapatrier leurs citoyens. Certains, dont la France, ont rapatrié un nombre limité d'enfants orphelins de jihadistes.

  • Des milliers de Syriens vont quitter le camp d'al-Hol

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    Des milliers de Syriens, dont des familles de jihadistes de l'Etat islamique (Daech), vont être libérés du camp surpeuplé d'al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, ont annoncé lundi les autorités locales kurdes.

    Ces derniers mois, plusieurs ONG ont tiré la sonnette d'alarme sur les conditions de vie et le manque de soins médicaux dans le camp d'al-Hol, où vivent dans le plus grand dénuement 64.377 personnes, selon des données de l'ONU. Parmi eux, environ 24.300 Syriens, des milliers d'Irakiens, mais également d'autres étrangers et des enfants. Certains sont des déplacés ayant fui les combats des forces kurdes contre l'Etat islamique et n'ayant nulle part où aller, d'autres sont des proches de jihadistes.

    Le 6 août, les premiers cas de coronavirus ont été rapportés à al-Hol. Depuis, deux résidents du camp ont contracté le virus, ainsi que vingt travailleurs, principalement des soignants, selon un rapport onusien daté de fin septembre.

    "Les Syriens vont quitter le camp d'al-Hol et seuls les étrangers vont y rester", a indiqué à l'AFP Riyad Derar, coprésident du Conseil démocratique syrien, la vitrine politique de la coalition militaire dominée par les Kurdes qui contrôlent le nord-est de la Syrie. "Les familles syriennes des combattants de l'Etat islamique seront également libérées", a-t-il ajouté sans fournir de détails sur le mécanisme ou le calendrier de l'initiative, en cours de discussions. Les combattants, en prison, ne sont pas concernés. M. Derar a précisé que les Irakiens sont autorisés à partir s'ils le souhaitent, mais nombreux sont ceux qui préfèrent rester, craignant la prison en Irak pour leurs liens présumés avec l'Etat islamique.

    Le camp d'al-Hol a connu ces derniers mois plusieurs incidents sécuritaires impliquant des partisans de l'Etat islamique, dont des tentatives d'évasion, des assassinats de personnes en voie de déradicalisation et des attaques contre des gardes ou des employés d'ONG.

    Ces derniers mois, les autorités kurdes avaient déjà commencé à libérer des familles syriennes à l'issue de médiations avec des chefs tribaux. Depuis l'été 2019, quelque 4.345 Syriens ont ainsi quitté al-Hol, selon l'ONU.

  • Syrie : 4 Françaises de Daech exfiltrées du camp d'al-Hol

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    Quatre "épouses françaises de Daech" ont été exfiltrées clandestinement du camp d’al_Hol et sont arrivées samedi à Tal Abiad, une ville syrienne occupée par les Turcs, où elles ont été accueillies par la 20ème brigade, une faction armée syrienne pro-turque.

  • Syrie : Les "épouses de Daech" assassinent quatre personnes de sang froid dans le camp d'al-Hol

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    Les épouses de Daech ont assassiné quatre personnes dans le camp d'al-Hol, qui est contrôlé par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS).

    La télévision Al-Yaoum a rapporté le 17 septembre que deux réfugiés irakiens et une femme déplacée d'Alep ont été assassinés par des "épouses de Daech" à l'intérieur d'al-Hol.

    "Le crime a été perpétré avec une arme de poing munie d'un silencieux dans une section du camp destinée aux réfugiés irakiens", a déclaré une source bien informée à la chaîne de télévision.

    Le 18 septembre, le blog Deir Ezzor 24 a fait état d'un quatrième meurtre à al-Hol. Atallah Jassim Al-Howaish, originaire de l'est de Deir Ezzor, a été poignardé à l'intérieur du camp par les "épouses de Daech" sans qu'on connaisse la raison.

    Le camp d'al-Hol, situé dans la povince de Hasake, accueille plus de 66 000 personnes, dont 40 000 membres des familles des combattants de l'Etat islamique (Daech), dont beaucoup sont des étrangers.

    Les "épouses de Déech" font des ravages à l'intérieur de ce camp mal contrôlé. Des tentatives d'évasion et des meurtres ont lieu régulièrement dans le camp.

    Les femmes jouent le rôle de "Hosbah" [police religieuse] de l'Etat islamique. Toute personne qui abandonne l'idéologie radicale islamiste du groupe est punie, voire assassinée. Les FDS ont énormément de peine à confronter ces femmes.

    Rappelons qu'en Occident, et notamment en France, certains responsables politiques appellent au rapatriement de ces femmes, attendris par leur posture de mère d'enfants en bas âge, mais ignorant ou faisant mine d'ignorer leur dangerosité.

  • Etat islamique : Les femmes jihadistes, une arme aux mains de Daech

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    Aryen Rojava (photo), une commandante de la milice kurde YPJ (la branche féminine de l'YPG), affirme qu'il y a des femmes dans le camp d'al-Hol qui ont subi un lavage de cerveau de la part de l'Etat islamique et qui continuent à vivre selon l'idéologie de Daech et a faire preuve de la même agressivité. "Pour nous, c'est très dangereux car Daech cible les femmes et les utilise comme outil pour répandre leur idéologie".

  • Les "Forces Démocratiques Syriennes" soutenues par les USA - 5 novembre 2015

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 5 novembre 2015
    Jean René Belliard, auteur de "Beyrouth, l'enfer des espions", publie une newsletter quotidienne accessible aux abonnés uniquement. Elle donne chaque jour un résumé des principaux évènements qui se déroulent au Moyen Orient et en Afrique du nord, rédigé à partir des informations réunies sur place par une quinzaine de correspondants. Ci-dessous, un extrait de la newsletter du 5 novembre  2015 – Et beaucoup d’autres informations importantes dans la newsletter envoyée aux abonnés.
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