Al-Douraimi

  • Yémen : Reprise des combats dans la région de Hodeida

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    Selon des sources pro-gouvernementales, les rebelles chiites houthis tentent depuis début octobre de briser le siège imposé par les forces loyalistes à leurs combattants encerclés dans la localité D'Al-Douraïmi, à la sortie sud de la grande ville portuaire de Hodeida, dans le sud-ouest du Yémen.

    Selon des témoins, les échanges de tirs sporadiques n'ont pas cessé dans ce secteur depuis le début du mois.

    Une source hospitalière à Hodeida a indiqué jeudi que les tirs avaient tué cinq civils et blessé une trentaine d'autres depuis début octobre. Aucun bilan des pertes des combattants houthis ou des forces pro-gouvernementales n'était disponible.

    En juin 2018, les forces pro-gouvernementales, appuyées par Riyad et les Emirats arabes unis, autre membre de la coalition militaire, avaient lancé une offensive pour reprendre Hodeida (ouest), principal point d'entrée de l'aide humanitaire.

    Le 13 décembre 2018, le patron de l'ONU Antonio Guterres avait annoncé, à l'issue de pourparlers inter-yéménites en Suède, des accords qui ont fait taire provisoirement les armes. Le statu quo prévaut depuis dans le secteur même si les clauses de l'accord de Suède n'ont pas toutes été appliquées.

    L'ONU inquiète devant la reprise des combats dans la région de Hodeida
    L'émissaire des Nations unies au Yémen, Martin Griffiths, s'est inquiété jeudi d'une reprise des combats entre rebelles houthis et forces pro-gouvernementales dans la région de Hodeida, après des mois d'un calme relatif.

    "Cette escalade militaire constitue non seulement une violation de l'accord de cessez-le-feu de Hodeida, mais elle va à l'encontre de l'esprit des négociations en cours, facilitées par les Nations unies et qui visent à obtenir un cessez-le-feu dans tout le pays, des mesures d'aide humanitaire et économique et la reprise du processus politique", a souligné M. Griffiths dans un communiqué. Il a demandé aux parties en conflit de "cesser immédiatement les combats, de respecter les engagements qu'ils ont pris dans le cadre de l'accord de Stockholm et de s'engager dans la mise en œuvre conjointe d'un mécanisme de désescalade militaire".

    Un accord intervenu le 27 septembre en Suisse entre gouvernement et rebelles sur un échange partiel de prisonniers avait relancé l'espoir d'une solution négociée du conflit qui dure depuis 2014.

    Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, pour la plupart des civils, et entraîné ce que l'ONU a décrit comme étant la pire crise humanitaire dans le monde. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus de 80% de la population, ont besoin d'assistance, selon l'ONU.