al-Bab

  • Syrie : Le chef d'une faction syrienne pro-turque tué par l'explosion d'une voiture piégée à Azaz, sous contrôle turc 

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    Mardi 22 février 2022, le chef de l'une des factions de l'Armée Nationale Syrienne (ANS) soutenues par la Turquie a été tué par l'explosion d'un engin piégé placé dans sa voiture dans la ville d'Azaz, dans le nord de la province d'Alep.

    Une source locale a mentionné que l'engin piégé avait pris pour cible un chef de la faction al-Jabha al-Shamieh connu sous le nom d'Abu-Husain Isharah devant sa maison dans le quartier d'al-Asyanieya dans le centre d'Azaz, le tuant immédiatement.

    La source a précisé que l'explosion était survenue alors que les militants de la faction avaient découvert un autre engin piégé planté dans une voiture appartenant à la faction, mais ils n'ont pas été en mesure de le désamorcer. Il est probable que les attaques, qui visaient la faction, soient planifiées par d'autres factions de la milice de l'Armée Nationale Syrienne à la lumière de la rivalité persistante entre les factions soutenues par Ankara.

    Le 4 février, le village de Bir Maghar situé près de Jarabulus au nord-est d'Alep avait été le théâtre d'une autre explosion à la voiture piégée qui avait visé un véhicule appartenant aux factions de l'Armée Nationale tuant le chef de la salle d'opération de la Brigade du Nord, Mohammad al-Mustafa, ainsi qu'un militant administratif de la même faction qui était dans la même voiture que Mustafa.

    Un membre des soi-disant relations publiques de la faction de la troisième légion soutenue par la Turquie a également été tué il y a quelques jours dans une autre attaque à l'engin piégé dans la ville d'Al-Bab, dans le nord-est de la campagne d'Alep.

    Les factions d'Ankara accusent les Forces Démocratiques Syriennes  d'être responsables de ces explosions dans les zones sous leur contrôle. Cependant, les FDS réfutent ces accusations tandis que des sources bien informées parlent des différends entre les militants soutenus par la Turquie comme étant les principales raisons conduisant à de telles attaques.

  • Syrie : l'explosion d'une voiture piégée fait un mort à Al-Bab, une localité sous contrôle turc

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    Au moins un civil a été tué par l'explosion d'une voiture piégée à Al-Bab, dans une région sous contrôle turc', au nord de la Syrie.

    D'après le correspondant de l'Agence Anadolu, la voiture piégée était garée près de la mosquée Fatima al-Zahra dans le centre de la ville.

    Information en cours d'investigation.

     

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  • Syrie : attaques à la roquette à Azaz, dans la périphérie nord d'Alep - 3 morts

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    La ville d'Azaz , à la périphérie nord d'Alep, a fait l'objet de deux attaques menées au moyen de roquettes, prétendument lancées depuis des zones sous contrôle de l'armée syrienne et des Forces démocratiques syriennes (FDS). Le bilan préliminaire est de 3 morts et 7 blessés, dont un enfant.

    Les missiles ont atterri au centre d'Azaz, une ville située dans le nord-ouest de la Syrie, près de la frontière syro-turque, contrôlée par des groupes rebelles soutenus par la Turquie. Un parc, un marché local, une pharmacie et une antenne médicale auraient été touchés.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme(OSDH) a rapporté l'incident, précisant qu'un policier figurait parmi les victimes décédées. L'OSDH a ensuite confirmé que les roquettes avaient touché des quartiers résidentiels et des zones habitées par des civils et, en particulier, près d'un hôpital situé à proximité d'une base turque. 




    Quelques heures après les attaques contre Azaz, les forces d'Ankara ont tiré des roquettes sur la ville de Tell Rifat, blessant deux enfants et endommageant des habitations civiles.






    Azaz a été le théâtre d'attentats et d'attaques à plusieurs reprises ces dernières années. Des combattants syriens soutenus par la Turquie, stationnés à la fois à Azaz et dans d'autres parties de la région, accusent les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et leur principal bras armé, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), considérées par Ankara comme la branche syrienne du groupe " terroriste" du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). 

    De leur côté, les YPG pointent du doigt la Turquie, responsable d'attaques de drones qui ont entraîné la mort de dizaines de civils dans le nord de la Syrie.

    Des groupes rebelles locaux affirment que des dizaines de civils ont été tués en 2021 en raison d'attaques et d'explosions qui ont visé des marchés et des lieux publics. Selon des militants de l'OSDH, au cours de l'année 2021, 47 explosions ont été perpétrées dans les zones du nord de la Syrie contrôlées par des groupes pro-turcs. Celles-ci ont été menées au moyen d'engins explosifs, de mines antipersonnel et de véhicules piégés et ont entraîné la mort de 32 personnes, dont 21 civils, 6 enfants et 3 femmes, et 11 membres de factions fidèles à Ankara. 114 autres personnes ont été blessées.

    À ce jour, environ 25,64% de la Syrie est contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes, dont l'influence s'étend principalement à Deir Ezzor, Raqqa, Hasaké et certaines zones d'Alep. La région du nord-est de la Syrie abrite environ 3 millions de personnes qui ont fui les zones tombées sous le contrôle du gouvernement de Damas, lié au président Bachar al-Assad, depuis le déclenchement du conflit civil en 2011.

    La Turquie a mené quatre opérations dans le nord de la Syrie, dans le but d'éviter la formation d'un couloir vers la frontière turque pouvant être utilisé par des "terroristes. Parmi celles-ci, on peut citer l'opération "Source de paix", lancée le 9 octobre 2019, un jour après le retrait des troupes américaines du nord-est de la Syrie, et terminée le 22 octobre de la même année. La cible était les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une alliance multi-ethnique et multi-religieuse, composée de Kurdes, d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes. Ces derniers sont considérés comme le principal allié des États-Unis dans la lutte contre l'Etat islamique en Syrie. Grâce à cette collaboration, ces dernières années, les FDS ont réussi à étendre leur contrôle dans les régions du nord et de l'est de la Syrie, pour occuper une vaste zone qui s'étend sur 480 km de l'Euphrate à la frontière avec l'Irak. Le président turc, Erdogan, est farouchement opposé à laisser les FDS contrôler un territoire aussi vaste à la frontière avec la Turquie.

    A l'issue de l'opération "Source de paix", Erdogan et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont conclu un accord à Sotchi, dans le sud de la Russie. Les deux parties se sont notamment accordées sur la nécessité de repousser les forces kurdes de la "zone de sécurité" à la frontière entre la Syrie et la Turquie, sur une distance d'environ 30 km. Selon des sources turques, malgré le retrait des groupes kurdes dans diverses régions du nord, des cellules dormantes resteraient sur ce territoire et continueraient à mener des attaques, en particulier dans les régions de Jarabulus, Azaz, Afrin et al-Bab. 

  • Syrie : Huit morts dans un bombardement contre la ville d'al-Bab sous contrôle turc

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    Au moins huit personnes, dont cinq civils, ont péri, mercredi 2 février 2022, dans un bombardement visant la ville d'al-Bab sous contrôle turc dans le nord de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Quinze autres personnes ont été blessées.

    L'OSDH n'était pas en mesure de dire dans l'immédiat qui était à l'origine des tirs qui ont visé un marché populaire et des quartiers résidentiels de la ville d'al-Bab, située dans la province d'Alep, près de la frontière turque.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme a rapporté que des dizaines de personnes ont été tuées et blessées dans la ville d'"Al-Bab", dans le nord de la Syrie, à la suite du bombardement de la ville, qui est sous le contrôle des milices armées et des forces turques.

    Il y a des rapports contradictoires sur l'identité du parti responsable de l'attaque. L'armée syrienne est accusée du bombardement tandis que d'autres parties accusent l'organisation kurde YPG.

    L'agence a cité des sources locales disant que "les forces gouvernementales de Damas ont bombardé la ville d'Al-Bab, à l'est d'Alep, avec des missiles".

    Les sources ont confirmé que "6 personnes ont été tuées et plus de 15 autres ont été blessées comme résultat préliminaire de l'attentat".

    Dans le même contexte, l'« Observatoire syrien des droits de l'homme » a rapporté, citant des sources, que « 8 personnes ont été tuées, dont au moins 5 civils, qui ont tous été tués à la suite du bombardement d'un marché populaire et de quartiers résidentiels à la ville d'Al-Bab, qui est sous le contrôle des forces turques et des factions de "l'armée nationale" dans la campagne orientale d'Alep Et le nombre de morts risque de s'alourdir, puisqu'il y a plus de 29 blessés, dont certains sont dans des conditions critiques, en plus d'informations sur d'autres décès.

    Et l'agence turque Anadolu a rapporté que "9 civils ont été tués dans une attaque au missile menée par l'organisation YPG/PKK sur la ville d'Al-Bab dans le nord de la Syrie".

     

  • Syrie : Un soldat turc tué lors d'une attaque des miliciens kurdes dans le nord de la Syrie

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    Jeudi 7 octobre, un militaire turc a été tué dans une attaque contre un poste près du village d'al-Twais dans la partie occupée par les Turcs dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie. 

    Selon des sources de l'opposition syrienne, l'attaque au missile contre le char turc a été menée par les Forces de Libération d'Afrin (Kurdes) qui contrôlent une bande de terre au sud des zones occupées par les Turcs dans le nord de la province d'Alep. L'attaque semble avoir été menée avec missile anti-char Konkurs 9M113 [ou 9K115 (-2) Métis (-M ). L'armée arabe syrienne et la police militaire russe maintiennent des troupes dans la poche détenue par les Kurdes.

    L'agence kurde "Hawar" a rapporté avoir reçu des informations sur la destruction d'un char dans une base de l'armée turque dans le village d'al-Twais dans les environs de la ville d'Al-Bab.

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    Quelques heures après l'attaque au missile contre la localité d'al-Twais des avions de combat des forces aérospatiales russes ont effectué trois frappes aériennes à la périphérie d'al-Twais. Les frappes aériennes n'ont occaionné ni blessés ni pertes matérielles.

    La situation dans le nord de la province d'Alep est instable depuis quelques mois. Un accord de désescalade russo-turc conclu après l'invasion turque d'Afrin en 2018 est régulièrement violé.

    Le mois dernier, un officier turc a été tué et quatre militaires ont été blessés dans le nord de la province d'Alep lors d'un attentat à la bombe dans un tunnel mené par des miliciens Kurdes.

    Les frappes aériennes russes sur al-Twais ont peut-être été un avertissement adressé aux rebelles syriens pro-turcs.

    Le militaire tué a été identifié par le ministère de la Défense nationale de Turquie comme étant le soldat du Corps des Marines Tayfun Özköse.
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  • Syrie : Les Kurdes ne manquent pas une occasion de frapper les forces pro-turques

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    Lundi 13 septembre, la faction Jabhat al-Akrad (Front kurde) a mené une attaque contre une position de l'Armée syrienne libre (TFSA) soutenue par la Turquie près de la ville d' Al-Bab , dans le gouvernorat d'Alep.

    Les militants de Jabhat al-Akrad, un groupe lié aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS) a ciblé des rebelles syriens soutenus par la Turquie dans le village de Cheikh Nasser à l'aide d'un missile antichar guidé (ATGM) qui semble être un 9M113 Konkurs de fabrication soviétique. Vidéo.
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    Selon les sources kurdes, le même jour, un engin explosif a touché un fourgon militaire appartenant aux membres de la division Hamzah, un groupe pro-turc, dans le district de Rajo, aux environs de la ville d'Afrin. L'un des rebelles syriens pro-turcs a été tué et deux autres auraient été blessés. L'attaque n'a pas été revendiquée.

    En réponse, les forces turques et les factions rebelles syriennes alliées ont tiré, le 14 septembre, des obus de mortier sur le village d'al-Kawekli dans la région d'al-Bab.

    Les attaques ont eu lieu quelques jours après que cinq des principaux groupes rebelles syriens pro-turcs en Syrie, dont la division Hamzah, aient annoncé leur union dans une nouvelle coalition baptisée Front syrien de libération (SFL) le 9 septembre.

    Les forces kurdes veulent profiter de l'occasion donnée par la recrudescence depuis ces dernières semaines des raids de l'armée de l'air russe près des positions de l'armée turque pour cibler les rebelles syriens pro-turcs.   
    Les kurdes pourraient également profiter d'une possible  opération terrestre de l'armée arabe syrienne à venir dans le Grand Edleb.

     

  • Syrie : Plus de 20 blessés dans une attaque à la roquette de grande envergure sur al-Bab, localité du nord de la Syrie contrôlée par la Turquie

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    Syrie : Plus de 20 blessés dans une attaque à la roquette de grande envergure sur al-Bab, localité du nord de la Syrie contrôlée par la Turquie
    Plus de 20 personnes auraient été blessées à la suite d'une attaque à la roquette à grande échelle sur la ville syrienne occupée par la Turquie d'al-Bab dans le nord de la province d'Alep.

    Des dizaines de roquettes sont tombées dans différentes parties du centre-ville entre la nuit du 5 août et le matin du 6 août. De lourdes pertes matérielles ont été signalées. Plusieurs maisons, magasins et véhicules ont été endommagés ou complètement détruits.

    Selon l'organisation de la défense civile , 23 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été blessées à la suite de l'attaque.

    Les roquettes auraient été lancées depuis une ancienne base radar de l'armée arabe syrienne (AAS), connue sous le nom de « Radar al-Sha'alah », dans le nord de la province d'Alep. La base est occupée conjointement par les forces kurdes et l'armée.

    En réponse à l'attaque, des rebelles soutenus par la Turquie ont bombardé des zones tenues par les Kurdes dans le nord de la province d'Alep. Aucune victime ni perte matérielle n'a été signalée.

    Quelques heures avant l'attaque à la roquette, deux civils et un membre des Casques blancs ont été tués lorsque des combattants kurdes ont détruit un chariot élévateur et une ambulance près d'une base turque dans les environs d'al-Bab.

    Les forces turques et les combattants kurdes continueront probablement d'échanger des attaques dans le nord de la province d'Alep. La situation dans la région devient progressivement incontrôlable.