al-Bab

  • Syrie : L'Armée Arabe Syrienne (régime) sur le pied de guerre pour reprendre la ville d'al-Bab aux forces turques et leurs alliés

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    L'Armée arabe syrienne (AAS) se prépare à lancer une grande opération militaire pour libérer la ville d'al-Bab dans le nord d'Alep des forces turques et pro-turques, ont rapporté plusieurs sources pro-gouvernementales le 19 février.
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    D'importants renforts de la 5e division et de la 25e division des forces de missions spéciales de l'armée sont arrivées près d'al-Bab. Selon des sources pro-gouvernementales, plus de 300 chars de combat, véhicules blindés et artillerie y ont été déployés.

    Le major Youssef Hammoud, un porte-parole de l'Armée Nationale Syrienne (ANS) soutenue par la Turquie, a déclaré qu'un certain nombre d'unités de l'AAS ont été déployées dans quatre zones proches de la ville d'al-Bab.

    Le porte-parole de l'ANS n'a pas exclu la possibilité que l'AAS et ses alliés, y compris les forces russes, lancent une attaque terrestre surprise sur la ville.

    "Nous ne faisons pas confiance à la partie russe parce qu'elle n'est pas digne de confiance, et tous les accords qui ont été conclus avec elle n'étaient pas basés sur une confiance mutuelle", a déclaré Hammoud.

    L'armée turque et ses mandataires ont occupé la ville d'al-Bab après une bataille féroce avec l'Etat islamique, qui a eu lieu entre 2016 et 2017. Depuis lors, un état d'anarchie règne dans la ville.

    La ville d'Al-Bab est située sur l'autoroute M4, qui relie le nord-est de la Syrie aux régions septentrionales et côtières du pays. Cela rend la ville du nord d'une grande importance pour Damas. Les forces turques n'abandonneront probablement pas la ville sans livrer un combat acharné.

  • Syrie: 2 civils tués dans une attaque dans la province d'Alep

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    Un policier affilié à des groupes d'opposition et son fils sont morts à la suite d'une attaque dans la ville d'al-Bab, dans le nord-ouest de la Syrie, le mercredi 17 février. 

    L'attaque n'a pas encore été revendiquée et on ignore qui est derrière cette attaque. Cependant, la ville d'al-Bab, placée sous le contrôle de l'Armée turque et de ses alliés syriens, connaît depuis un certain temps un état de chaos et des conditions de sécurité de plus en plus précaires. Selon des sources locales, le policier et son fils ont été agressés alors qu'ils se trouvaient à proximité d'une clinique située dans le centre-ville, quelques heures après que la population ait rapporté avoir entendu deux fortes explosions. La veille, le 16 février, une autre personne avait été tuée et 3 autres blessées suite à l'explosion d'une voiture piégée dans la même ville. Selon le journal, il y a eu plusieurs attaques perpétrées à al-Bab contre les membres de groupes rebelles syriens alliés à la Turquie et qui combattent  l'Armée Arabe Syrienne fidèle au président Bashar al-Assad. Les civils sont souvent victimes de ces attaques

    La Turquie accuse les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une alliance multiethnique et multireligieuse, composée principalement de Kurdes, mais aussi d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes, dont le bras armé principal, sont les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Les combattants kurdes du YPG se sont retirés d'al-Bab à la suite des différentes opérations menées par la Turquie. Pour Ankara, en effet, il n'y a pas de différence entre les combattants du YPG et les "terroristes" du PKK, le parti indépendantiste kurde de Turquie.

    Dans le même temps, le même journal a rapporté qu'entre le 15 et le 16 février, des milices alliées au gouvernement syrien et soutenus par la Russie ont envoyé des renforts à Alep Est, mais on ne sait pas quelle est la raison de cette mobilisation. Selon ce qui a été précisé, des centaines de véhicules militaires, environ 300 et près de 1200 soldats ont été transférés des fronts de combat dans les zones au sud d'Edleb, de la zone de Masyaf et de Hama vers les environs de la ville d'al-Bab, dans la périphérie orientale d'Alep. Selon des sources militaires, Damas et Moscou voudraient accroître leur présence dans la province d'Alep même si l'hypothèse d'une nouvelle opération militaire contre les groupes rebelles pro-turcs dans la région doit être exclue. Selon certains analystes, l'objectif du gouvernement syrien pourrait être également de protéger le point de passage situé près d'al-Bab,

     

  • Syrie : Une voiture piégée explose dans la ville d'Al-Bab contrôlée par la Turquie - Des victimes

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    Un civil a été tué et 4 autres blessés, mardi 2 février, par l'explosion d'une voiture piégée dans la ville d'al-Bab, qui est sous le contrôle de l'opposition soutenue par la Turquie dans le nord de la Syrie.

    L'explosion s'est produite dans la zone industrielle de la région d'Al-Bab, qui est passée sous contrôle turc à la suite de l'opération "Bouclier de l'Euphrate" menée par l'armée turque pour repousser les jihadistes de l'Etat islamique.

    Les pompiers sont intervenus pour éteindre l'incendie provoqué par l'explosion, tandis que les blessés étaient transportés vers les hôpitaux voisins.

    L'explosion a également causé des dommages matériels aux voitures et aux magasins entourant la zone de l'incident.

    Des sources de sécurité ont pointé du doigt les unités armées kurdes, qu'Ankara qualifie de «terroristes».

    Les factions de l'opposition pro-turque contrôlent la ville d'Al-Bab dans le nord de la province d'Alep depuis février 2018, après des batailles contre l '"État islamique", dans le cadre de l'opération "Bouclier de l'Euphrate" lancée par l'armée turque avec l'opposition. 

  • Syrie : 10 morts et 24 blessés dans des attentats terroristes à Azaz et à Al-Bab

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    10 personnes ont été tuées et 24 autres blessées lors d'un attentat terroriste visant les localités d'Azaz et d'Al-Bab, contrôlées par la Turquie et ses alliés, dans la province d'Alep, au nord de la Syrie.

    Une voiture piégée a explosé près du bâtiment gouvernemental provisoire et du centre culturel de la ville d'Azaz.

    L'attaque a fait 10 morts et 24 blessés, selon un bilan préliminaire.

    L'attentat terroriste a causé des dégâts matériels importants aux maisons et aux voitures situées à proximité. 4 personnes ont péri dans cette première explosion et 20 autres ont été blessées.


    Peu de temps après l'attaque terroriste à Azaz, un poste de contrôle dans la zone de «Zarzour», à 5 km à l'est de la ville d'Al-Bab a lui aussi été la cible d'une attaque terroriste.

    L'attentat à la bombe a fait 6 morts et 4 blessés, selon un bilan préliminaire qui risque de s'alourdir. Parmi les morts, on compte cinq militants syriens de Hamza Davison, un groupe rebelle syrien pro-turc membre de l'Armée Nationale Syrienne. Plus de sept autres personnes ont été blessées.

    Aucune partie n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attaque. Les militants kurdes YPG/ sont généralement accusés par les autorités turques.

    Rappelons quau moins six civils ont été tués et 25 autres personnes blessées, samedi, dans l'explosion d'une bombe sur un site industriel du district d'Afrin, une localité également sous contrôle turc.

    Pour les Turcs et leurs alliés syriens, les auteurs de ces attentats viennent des régions adjacentes de Tal Rifaat et Manbij, en Syrie. Ils visent souvent les zones de Jarabulus, Aazaz, Afrin et al-Bab, contrôlées par l'opposition syrienne alliée à la Turquie.

  • Syrie: huit morts dans l'explosion de deux voitures piégées à al-Bab et Afrin

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    Au moins huit personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, mardi 24 novembre, par l'explosion de deux voitures piégées dans deux régions du nord de la Syrie tenues par des rebelles pro-turcs

    Après un attentat près de la ville d'Al-Bab qui a tué cinq personnes, une deuxième voiture piégée a explosé dans la ville d'Afrine (photo ci-dessus), faisant trois morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Vidéo de l'explosion d'al-Bab

    Les deux attaques ont eu lieu dans la province d'Alep, dans des régions situées près de la frontière avec la Turquie, . Ces zones tenues par l'armée turque et des forces rebelles syriennes pro-turques sont régulièrement secouées par des attentats ou des assassinats ciblés.

    Vidéo de l'explosion d'Afrin

    Près d'Al-Bab, les explosifs avaient été plantés sur le véhicule d'un chef de poste de police, tuant ce dernier, deux autres policiers ainsi que deux civils, a indiqué l'OSDH.

    L'attentat a aussi fait 19 blessés, des policiers et des civils, selon l'OSDH.

    L'OSDH n'a pas exclu une responsabilité des jihadistes du groupe Etat islamique (EI), l'organisation disposant de cellules actives dans le secteur.

    Mais ces territoires sont aussi en proie à des querelles intestines entre différentes factions rebelles.

    Les attentats à la voiture piégée ou menés avec des bombes "restent un fléau mortel" en Syrie, a-t-il déploré, indiquant qu'ils ont coûté la vie à 132 civils et fait 461 blessés cette année seulement, selon un décompte de l'ONU.

    Plus tard mardi, une voiture piégée a explosé dans le centre de la ville d'Afrine, tuant trois personnes et en blessant 16 autres, selon l'OSDH.

    En octobre, au moins 18 personnes dont treize civils, ont été tuées et 75 blessées dans un attentat dans la ville d'al-Bab, selon l'OSDH.

     

  • Syrie : Des miliciens pro-turcs tués et blessés dans un nouvel attentat à Afrin

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    Vendredi 6 novembre, un nouvel attentat a visé des militants pro-turcs dans la zone d'Afrin occupée par la Turquie dans la province d'Alep.

    Des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu sur un véhicule de la brigade Sultan Murad alors qu'il passait sur une route dans le district de Ma'batli. Un militant a été tué et deux autres ont été blessés dans l'attaque, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

    La brigade Sultan Murad est une faction clé de l'Armée Nationale Syrienne, qui règne sur les zones occupées par les Turcs dans le nord et le nord-est de la Syrie.

    L'embuscade à Ma'batli a très probablement été tendue par l'un des groupes de guérilla kurdes actifs dans la région, comme les Forces de libération d'Afrin ou la Salle d'opérations de la Colère des olives.

    Un état de chaos règne dans les zones occupées par les Turcs dans le nord et le nord-est de la Syrie. Des attaques y ont lieu régulièrement.

    L'Etat islamique également actif dans la région
    Il y a deux jours, un haut commandant d'une milice soutenue par la Turquie a été assassiné dans la ville d'al-Bab, dans la province d'Alep. L'Etat islamique a revendiqué la responsabilité de cet attentat dans une déclaration publiée par son agence de presse Amaq le 6 novembre.

    Le même jour, un attentat à la bombe a frappé un poste de contrôle dans la partie occupée par les Turcs dans la province de Raqqa. Un militant a été tué et plusieurs autres ont été blessés.

  • Syrie : Un attentat à la voiture piégée fait 22 morts, en majorité des civils

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    Au moins 22 personnes, dont treize civils, ont été tuées mardi dans un attentat au camion piégé dans la rue La Corniche, dans la ville d'al-Bab, sous contrôle turc, dans le nord de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'explosion survenue près d'une gare routière a également fait au moins 75 blessés, dont certains sont dans un état grave, a ajouté l'OSDH, prévenant que le bilan risquait de s'alourdir. La Turquie et ses mandataires syriens contrôlent plusieurs poches du territoire syrien depuis 2016, à la suite de trois offensives militaires.

    "Nous condamnons dans les termes les plus forts ces attaques aveugles contre des civils", a tweeté après l'attentat Mark Cutts, coordinateur humanitaire régional adjoint de l'ONU pour la Syrie.

    L'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat mais des incidents sécuritaires similaires ont déjà eu lieu dans cette ville depuis sa reprise par les troupes turques au groupe Etat islamique (EI) en 2017.

    Située à environ 40 kilomètres au nord-est d'Alep, al-Bab était l'un des principaux bastions du "califat" instauré par l'Etat islamique avant sa chute à la faveur d'une ultime offensive par les forces kurdes soutenues par les Etats-Unis en mars 2019.

    Jeudi dernier, les forces de l'ordre ont annoncé l'arrestation de six membres de l'Etat islamique dans la ville d'Azaz, au nord d'Alep.