Akar Hulusi

  • Irak : La Turquie a frappé le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) dans le nord de l'Irak

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    La Turquie a frappé cette semaine une position du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) en territoire irakien, "à 140 km de la frontière", a annoncé jeudi 29 septembre 2022 le ministre de la Défense Hulusi Akar.

    "Nous avons conduit lundi une opération aérienne dans le nord de l'Irak, dans la région de Asos à 140 km de la frontière", a annoncé le ministre qui se trouvait en déplacement à Sirnak, dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie. Selon M. Akar, il s'agissait d'un poste de "commandement du PKK. "Seize grottes utilisées par le PKK ont été détruites", a-t-il indiqué sans préciser s'il y avait des victimes dans cette région montagneuse.

    Depuis la mi-avril l'armée turque conduit des opérations contre les positions du PKK et de ses alliés dans le nord de l'Irak et menace de lancer, simultanément, une vaste offensive contre les combattants du PKK dans le nord de la Syrie pour créer une zone de sécurité le long de sa frontière sud.

    Les menaces n'ont pas été mises en œuvre à ce stade, en raison de l'hostilité de la Russie - qui soutient les mouvements pro-Damas -, et les Etats-Unis qui ont appuyé les mouvements kurdes en lutte contre le groupe Etat islamique.

  • La Turquie annonce la neutralisation de plus de deux mille "terroristes" (kurdes) dans le nord de la Syrie et de l'Irak

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    Le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a annoncé samedi 9 juillet 2022 que les forces de son pays avaient neutralisé plus de 2.000 "terroristes" dans le nord de la Syrie et de l'Irak depuis le début de l'année.

    Il a revendiqué ces chiffres dans un discours  lors d'une vidéo-conférence avec les commandants des unités turques aux frontières syrienne et irakienne et à l'extérieur du pays, sur la base de Dareja dans la province orientale de Hakkari.

    Les forces turques "ont neutralisé 1 999 terroristes dans le nord de la Syrie et de l'Irak depuis le début de cette année, ainsi que 277 terroristes dans le cadre de l'opération Claw - Lock".

    Le 18 avril, la Turquie a lancé l'opération "claw-lock" contre les bastions de l'organisation kurde "PKK" dans les régions de Matina, Zab et Afshin-Basian dans le nord de l'Irak.

    Akar a souligné que les forces turques continueront à combattre le terrorisme à l'intérieur et à l'extérieur du pays jusqu'à ce que le dernier "terroriste" soit éliminé et que la sécurité et la sûreté des frontières turques soient établies.

    Il a souligné la récente augmentation des attaques terroristes dans le nord de la Syrie, en particulier dans les régions de Manbij et de Tal Rifaat, soulignant que l'armée turque répondrait aux terroristes si nécessaire.

    Akar a indiqué que les forces turques avaient neutralisé 35 268 "terroristes" depuis le 24 juillet 2015.

    Il est à noter que les forces turques, en coopération avec l'armée nationale syrienne (ANS - rivale de l'armée du régime), ont mené les opérations « Bouclier de l'Euphrate », « Rameau d'olivier » et « Printemps de la paix » dans le nord de la Syrie, contre l'Etat islamique et les unités de défense du peuple kurde,  YPG.

    Les opérations ont "nettoyé" des milliers de kilomètres2 de terres des terroristes et ont permis à des milliers de Syriens de retourner sur leurs terres et d'y vivre en sécurité.

  • Irak : 4 soldats turcs tués dans une explosion dans le nord de l'Irak 

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    Le bilan de l'explosion d'un engin explosif contre des membres de l'armée turque dans le nord de l'Irak est passé à quatre, selon le ministère irakien de la Défense, qui a publié les noms et photos des morts.

    Plus tôt, Ankara avait annoncé le lancement de l'opération Claw Lock contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et ses factions fidèles dans le nord de l'Irak, que la Turquie classe comme des entités terroristes.

    Le ministère turc de la Défense annonce le meurtre de militants ainsi que de soldats de temps à autre au cours de l'opération.

    De son côté, la présidence irakienne a condamné l'opération militaire turque, la considérant comme une violation de la souveraineté de l'Irak et une menace pour sa sécurité nationale.

    Après le début de l'opération militaire, le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a déclaré que l'opération s'inscrivait dans le cadre de l'élimination des bastions du terrorisme dans le nord de l'Irak et de la garantie de la sécurité des frontières turques, dans le respect de la souveraineté de l'Irak. " 

    4 membres du PKK "neutralisés" dans l'est de la Türkiye

    Les forces turques ont "neutralisé" quatre membres du PKK dans le cadre de l'opération Eren Abluka-2 en cours dans la province de Mus, à l'est de la Türkiye.

    Les autorités turques utilisent le terme "neutraliser" pour signifier que les terroristes en question se sont rendus, ont été tués ou capturés.

    La Türkiye a lancé les opérations Eren en 2021, du nom d'Eren Bulbul, un garçon de 15 ans tué par le PKK en août 2017.

    Au cours de son soulèvement de plus de 35 ans contre la Türkiye, le PKK, qui figure sur la liste des organisations terroristes de la Türkiye, des États-Unis et de l'Union européenne, a été responsable de la mort de plus de 40 000 personnes, dont des femmes, des enfants et des nourrissons.

     


     

     

  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

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    Afghanistan : Troisième jour de combats autour d'Hérat, la grande ville de l'ouest
    Les combats entre talibans et forces afghanes ont repris samedi 31 juillet 2021, pour la troisième journée consécutive, aux abords d'Hérat, la grande ville de l'ouest de l'Afghanistan, où des locaux de l'ONU ont été attaqués la veille.
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    Dans la matinée, les forces afghanes semblaient pourtant avoir desserré l'étau autour de la ville de 600.000 habitants, la troisième d'Afghanistan. Des militaires, dont des membres des unités de commandos (photo ci-dessus), et des policiers afghans étaient largement déployés dans les chefs-lieux du district d'Injil, qui enserre Hérat, et de celui de Guzara, au sud de la ville, théâtres d'intenses combats la veille, où le calme était revenu.

    Les troupes afghanes étaient notamment déployées dans la zone de Pashtun Pol, à proximité des locaux à Hérat de la Mission de l'ONU en Afghanistan (MANUA), attaqués vendredi.

    Mais les combats ont repris dans l'après-midi dans les faubourgs de la ville et ces deux districts, selon le gouverneur de la province d'Hérat, Abdul Saboor Qani. "En ce moment, il y a des combats dans les faubourgs sud et sud-est de la ville d'Hérat", notamment dans les zones de Pashtun Pul et Pul Malan, deux ponts situés à une dizaine de km au sud de la ville, a-t-il déclaré à l'AFP samedi après-midi. Vidéo d'une frappe d'hélicoptère à Herat.

    "Les forces afghanes de sécurité et les +forces de résistance+ (milices anti-talibans) se battent pour repousser et détruire les talibans. Nous avons essayé au maximum d'épargner la population, mais l'ennemi a pris position dans des domiciles privés. Nous nous déplaçons prudemment pour éviter les pertes civiles", a ajouté le gouverneur.

    Des combats se déroulent également à proximité immédiate de l'aéroport, selon M. Qani, apparu à la télévision afghane en treillis de combat, fusil d'assaut à l'épaule, au côté d'Ismail Khan, puissant chef de guerre local opposé aux talibans, dont les miliciens prêtent main forte à Hérat aux forces afghanes.
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    "Terreur chez les habitants" d'Herat
    "Des gens ont abandonné leurs maisons pour fuir vers la ville d'Hérat (...) cela crée la terreur chez les habitants", a raconté à l'AFP Gul Ahmad, qui habite le district d'Injil. Les talibans se sont récemment emparés de plusieurs districts de la province d'Hérat, ainsi que de deux postes-frontière qui y sont situés, celui d'Islam Qala (photo ci-dessous), principal point de passage avec l'Iran, et celui de Torghundi avec le Turkménistan.
    E7s5ttyWEAQtc5F.jpegLes talibans utilisent désormais leurs propres timbres « Emirat islamique » au bureau de douane d'Islam Qalah le long de la frontière entre l'Afghanistan et l'Iran.
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    Jeudi et vendredi, ils s'étaient déjà rapprochés des limites de la ville, autour de laquelle s'étaient déployés forces afghanes et miliciens d'Ismail Khan.

    Combats dans le sud
    Les insurgés ont aussi accru ces derniers jours leur pression sur deux autres capitales provinciales du sud de l'Afghanistan: Kandahar, deuxième ville du pays et berceau des talibans, et Lashkar Gah, capitale du Helmand. Des combats se sont poursuivis samedi dans les faubourgs de Kandahar (650.000 habitants), où des hélicoptères de l'armée afghane ont bombardé les talibans, selon un correspondant de l'AFP. Des milliers d'habitants ont fui ces dernières semaines les zones alentour, touchées par les affrontements, pour se réfugier en ville.

    Dans ce contexte, on apprenait que le 1er août cinq civils avaient été tués lorsqu'un obus de mortier a touché un taxi dans le secteur PD-7 de Kandahar, a rapporté Ariana News . Parmi les morts il y a deux enfants et une femme.

    Les gens sont inquiets et plus des trois-quarts des commerces de Kandahar sont fermés, a indiqué le correspondant. A Lashkar Gah, un petit hôpital privé d'une dizaine de lits, dans lequel des talibans avaient trouvé refuge, a été largement détruit samedi au cours de combats. "Des combattants talibans sont entrés dans l'hôpital de force et en ont chassé le personnel. Des commandos (afghans) sont arrivés et ont ensuite appelé un soutien aérien", a raconté à l'AFP Agha Mohammed qui habite à proximité. Le directeur provincial de la Santé publique, le Dr Sher Ali Shakir, a confirmé que "l'hôpital Ariana Afghan avait été bombardé et détruit pour l'essentiel".
    On a appris, dimanche 1er août 2021 que l'aéroport de Kandahar avait été la cible de trois roquettes au cours de la nuit du samedi au dimanche. Deux roquettes ont atteint la piste, obligeant les autorités à annuler les vols. Les talibans ont expliqué que le bombardement de l'aéroport de Kandahar était une réponse aux bombardements aériens de leurs positions par les avions de guerre. 
    Aux dernières nouvelles, la piste de l'aéroport de Kandahar a été réparée dans l'après-midi du 1er août et les vols civils devraient reprendre lundi 2 août.
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    Kandahar : Objectif majeur des talibans
    Les talibans encerclent la ville et la population n'a plus aucun moyen de s'échapper.
    Un membre du parlement de Kandahar a averti que la ville était en danger de tomber aux mains des talibans, avec des dizaines de milliers de personnes déjà déplacées et une catastrophe humanitaire imminente. Selon Gul Ahmed Kamin, la situation empire d'heure en heure. Il a ajouté que les combats à l'intérieur de la ville étaient les plus intenses depuis 20 ans.
    Kamin a expliqué que les talibans considéraient désormais Kandahar comme leur objectif majeur car ils veulent faire de la ville leur capitale temporaire.
    Il a averti que si les talibans parvenaient à s'emparer de Kandahar, le gouvernement finirait par prendre le contrôle de cinq ou six autres districts de la région. Le parlementaire a déclaré que plus de trois millions de personnes se trouvaient dans la ville et qu'il y avait un besoin urgent de ravitaillement.

    Jalalabad : Un membre des services de renseignement assassiné par l'Etat islamique
    L'Etat islamique a revendiqué avoir assassiné un responsable du renseignement afghan et blessé un autre dans le district 1 de la ville de Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan.

    Province de Faryab : Attaque des talibans repoussée dans différents quartiers de la ville de Maimana
    Maimana  : la police de la province de Faryab affirme que cinq talibans et un civil ont été tués et trois autres blessés lors d'une attaque des talibans dans différentes parties de Maimana.

    Abdul Karim Yurash, porte-parole de la police de Faryab, a déclaré à que les talibans ont attaqué les forces de sécurité la nuit dernière dans le village de Deh Seydan du 6ème district et le village de Jat de Deh Azizan, Kuhikhaneh et le district de Baba Qashqar de la ville de Maimana, Les affrontements ont duré plusieurs heures. Cinq talibans ont été tués et trois autres blessés.

    Il n'y a pas eu de victimes parmi les forces de sécurité, mais un civil a été tué par un obus de mortier des talibans.

    Les Faryab nient avoir subi des pertes et affirment que le civil a été tué par un obus de mortier du gouvernement.

    D'autre part, les habitants des premier et sixième arrondissements de la ville de Maimana affirment que depuis près d'un mois maintenant, leurs quartiers résidentiels sont devenus des lignes de front. Ils sont touchés par des tirs de mortiers et des balles des deux côtés. Des dizaines de personnes ont été tuées et blessées et des dizaines de maisons ont été endommagées.
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    Bilan des pertes civiles au cours des six premiers mois de 2021
    La Commission indépendante des droits de l'homme d'Afghanistan a écrit dans un rapport que les pertes civiles au cours des six premiers mois de 2021 ont augmenté de 80 %. Selon le rapport, 1677 personnes ont été tuées et 3644  blessées au cours des six premiers mois de cette année.

    La Turquie s'occupera de l'aéroport de Kaboul
    Le ministre turc de la Défense Khulusi Akar a déclaré que le gouvernement afghan avait donné son accord pour qu'Ankara reprenne la gestion de l'aéroport de Kaboul.

    Le communiqué indique que le ministre turc de la Défense a également exprimé la volonté de son pays de soutenir et de former les forces de sécurité afghanes.Le ministre turc de la Défense Khulusi Akar a déclaré que le gouvernement afghan avait donné son accord pour qu'Ankara reprenne la gestion de l'aéroport de Kaboul.

     Le communiqué indique que le ministre turc de la Défense a également exprimé la volonté de son pays de soutenir et de former les forces de sécurité afghanes.

    Province de Kunduz : Inqiétude pour les pays d'Asie centrale voisins de l'Afghanistan
    L'assassinat d'un agent de la circulation dans la plaine d'Abdan de la province de Kunduz, près de la frontière tadjike, au nom de l'Etat islamique, a tiré la sonnette d'alarme pour les pays d'Asie centrale ainsi que pour la Russie et la Chine.
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  • Irak : L'armée turque élimine 7 membres du PKK

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    Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar a annoncé la neutralisation de sept membres de l'organisation indépendantiste kurde PKK, dont un responsable, dans le nord de l'Irak.

    Akar, accompagné du Commandant d'état-major, le général Yasar Guler, et du Commandant de l'armée de l'Air, le général Hasan Kucukakyuz, s'est rendu à Eskisehir, au centre de la Turquie, d'où sont dirigées les opérations dans le nord de l'Irak.

    Il a tout d'abord souligné que la lutte se poursuit contre les organisation "terroristes" FETO, PKK/YPG et Daech.

    "Malheureusement, nous rencontrons des difficultés à expliquer certains sujets à nos alliés et à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN)", a-t-il ajouté.

    Malgré cela, Akar assure que le nécessaire continue d'être fait en faveur de la Turquie.

    D'une part, les forces turques luttent contre tout type de menace ciblant la Turquie, et ce, sur le territoire turc, en Syrie et dans le nord de l'Irak. D'autre part, elles continuent d'apporter leur soutien aux pays amis et frères, tels que l'Azerbaïdjan et la Libye.

    Akar a rappelé que deux opérations antiterroristes ont été lancées le 23 avril dans le nord de l'Irak.

    "Jusqu'à présent, nous avons neutralisé 46 terroristes. Aujourd'hui, 7 nouveaux éléments ont été neutralisés, dont un prétendu régional de l'organisation PKK. Ainsi, le bilan total s'élève à 53", a-t-il conclu.

    Par ailleurs, L'armée turque a installé 2 avant-postes surplombant le village de Dohuk
    FDmHZXHQ.jpegBagdad condamne la visite du ministre turc de la défense et la présence militaire turque sur le territoire irakien
    Le ministère irakien des Affaires étrangères a convoqué le chargé d'affaires turc à l'ambassade de Turquie pour protester contre la visite du ministre turc de la Défense sur les terres irakiennes "sans coordination", tout en qualifiant la présence turque d '"illégale".

    Un communiqué du ministère a déclaré: << Son représentant principal, Nizar Al-Khair Allah, a convoqué le chargé d'affaires à l'ambassade de Turquie à Bagdad et lui a remis une note de protestation dans laquelle le gouvernement irakien a exprimé son profond mécontentement et sa condamnation de la présence. du ministre turc de la Défense Hulusi Akar sur son territoire sans coordination ni approbation préalable des autorités compétentes. "Et sa rencontre avec les forces turques illégales à l'intérieur des territoires."

    Le ministère a condamné les déclarations du ministre turc de l'Intérieur concernant l'intention de son pays d'établir une base militaire permanente dans le nord de l'Irak.

    Selon le communiqué, Khairallah aurait déclaré: << Le gouvernement de son pays rejette catégoriquement les violations continues de la souveraineté de l'Iraq et de l'inviolabilité de ses terres et de son espace aérien par les forces militaires turques, et que continuer avec une telle approche est incompatible avec des relations amicales et de bon voisinage. , et les lois et normes internationales pertinentes. "

  • Turquie : Treize otages turcs exécutés par des rebelles kurdes en Irak, selon Ankara

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    La Turquie a accusé dimanche le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) d'avoir exécuté 13 de ses ressortissants qu'il retenait en captivité dans le Nord de l'Irak, où Ankara mène une opération contre les rebelles kurdes.

    Selon le ministre turc de la Défense Hulusi Akar, des militaires turcs ont découvert 13 corps sans vie dans une grotte prise après de violents affrontements contre des membres du PKK, un groupe qualifié de "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux. Les responsables turcs ont déclaré que le système de grottes souterraines, qui avait trois entrées et neuf chambres séparées, était occupé par dix combattants du PKK, dont deux ont été capturés avant que la grotte ne soit prise d'assaut par les troupes turques.

    "D'après les premiers éléments dont nous disposons, l'un de nos concitoyens a été tué d'une balle dans l'épaule et les 12 autres ont été tués d'une balle dans la tête", a déclaré M. Akar lors d'un point presse.

    Akar a ajouté que leur enlèvement n'avait pas été divulgué auparavant pour des raisons de sécurité.

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    Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a affirmé qu'il s'agissait de civils. Les corps ont été découverts dans la région de Gara, où l'armée turque mène depuis mercredi une opération contre le PKK dans le cadre d'une offensive plus large baptisée "Serre d'Aigle".

    Le PKK a confirmé dimanche la mort d'un groupe de prisonniers, présentés comme des membres des forces de sécurité turques, affirmant cependant qu'ils avaient été tués dans des frappes aériennes menées par Ankara. Selon M. Akar, 48 membres du PKK et trois militaires turcs ont été tués depuis le lancement de la dernière opération mercredi.

    La Turquie mène régulièrement des attaques dans les zones montagneuses du Nord de l'Irak contre les bases arrières du PKK, qui livre depuis 1984 une sanglante guérilla sur le sol turc qui a fait plus de 40.000 morts. (combattants du PKK sur la photo ci-dessous).

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    Ces opérations suscitent des tensions avec le gouvernement irakien, mais le président turc Recep Tayyip Erdogan répète à l'envi que son pays entend "s'occuper" du PKK dans le Nord de l'Irak si Bagdad n'est "pas en mesure de le faire". En décembre, M. Erdogan avait appelé l'Irak à intensifier le combat sur son territoire contre le PKK en recevant à Ankara le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi.

    Carte du mont Gara et répartition des différents groupes de combattants kurdes 
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  • Libye : La Turquie menace de répondre à toute attaque de ses forces par l'Armée Nationale Libyenne de Haftar

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    La Turquie répondra à toute attaque de l'homme fort de l'Est de la Libye, le maréchal Khalifa Haftar, contre ses forces présentes dans ce pays en guerre, a déclaré le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, lors d'une visite à Tripoli.
     
    "Le criminel de guerre, le meurtrier qu'est Haftar et ses forces doivent savoir qu'ils seront considérés comme des cibles légitimes en cas d'attaque contre les forces turques" qui soutiennent le Gouvernement d'union nationale (GNA) dans le conflit en Libye, a indiqué tard samedi le ministre, deux jours après des déclarations belliqueuses du maréchal à l'encontre d'Ankara. "S'ils franchissent ce pas, ils ne pourront trouver aucun endroit pour fuir (...) tout le monde devrait revenir à la raison", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
     
    Le soutien militaire turc a permis aux forces pro-GNA de repousser et de mettre en échec en juin 2020 une offensive des pro-Haftar lancée en avril 2019 pour s'emparer de la capitale libyenne Tripoli. Le GNA, basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, contrôle depuis l'ensemble du nord-ouest du pays. Jeudi, Khalifa Haftar avait appelé à "chasser l'occupant" turc. Il n'y aura "pas de paix en présence d'un colonisateur sur nos terres", a dit le maréchal libyen soutenu lui par la Russie et les Emirats arabes unis.
     
    Le même jour et à l'occasion du 69e anniversaire de l'indépendance du pays, le chef du GNA, Fayez al-Sarraj, a appelé ses compatriotes à "tourner la page des désaccords pour aboutir à la stabilité".
     
    Malgré la multitude de séries de pourparlers interlibyens pour sortir le pays de la crise, rendues possibles par un cessez-le-feu signé en octobre sous l'égide de l'ONU et globalement respecté, les déclarations belliqueuses se multiplient. Au premier jour de sa visite à Tripoli samedi, le ministre turc a discuté avec des responsables libyens des moyens de riposter à une éventuelle nouvelle offensive de Haftar, selon un communiqué du Haut Conseil d'Etat (HCE, pro-GNA). "Ce qui compte c'est que tout le monde contribue à une solution politique. Toute autre action ne pourra qu'être mauvaise", a-t-il déclaré samedi soir.
     
    Le Parlement turc a adopté mardi une motion prolongeant de 18 mois l'autorisation de déployer des "militaires" en Libye.