Ain Issa

  • Syrie : Les Forces Démocratiques Syriennes abattent un drone russe dans le nord-est syrien

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    Samedi 6 février, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de groupes majoritairement kurdes soutenue par les États-Unis ont abattu un drone russe près de la ville d'Ain Issa, dans le nord de la province de Raqqa.

    Au départ, des sources kurdes affiliées aux FDS ont affirmé que le drone appartenait à la Turquie. Cependant, une photo publiée par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé que le drone était un Orlan-10 de fabrication russe.

    Drone Orlan-10
    L'Orlan-10 a une durée de vol allant jusqu'à 16 heures et une portée opérationnelle de 140 km. L'UAV peut être équipé de différents types de capteurs pour effectuer plusieurs missions, dont la reconnaissance, la cartographie 3D, la guerre électronique et le relais de communication.

    Le drone était probablement en mission de reconnaissance pour surveiller la situation autour d'Ain Issa. Des sources au sein des FDS ont affirmé que le drone avait été abattu par erreur. Le groupe soutenu par les États-Unis n'a pas encore confirmé ou nié l'information.

    Quelques heures après l'incident, un drone de combat américain MQ-9 Reaper a été filmé survolant Ain Issa. Le drone, qui n'était pas armé, transportait trois nacelles non identifiées. Le drone espionnait très probablement les forces gouvernementales russes et syriennes.

    Plusieurs unités de la police militaire russe et de l'armée arabe syrienne ont été déployées à Ain Issa en octobre 2019 pour surveiller le cessez-le-feu entre les forces turques et les FDS.

    Les États-Unis, qui ont abandonné leurs alliés kurdes il y a environ deux ans en raison d'un accord avec la Turquie, prévoient apparemment d'y limiter la présence russe et syrienne. Les FDS ont peut-être tiré sur le drone russe à titre d'avertissement.

  • Syrie : Les Forces Démocratiques Syriennes repoussent une attaque turque sur l'autoroute M-4 dans le nord-est

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    Dans la soirée du 30 janvier, les Forces démocratiques syriennes (FDS)s, une coalition de groupes armés majoritairement kurdes et aidés par les Etats-Unis,  ont repoussé une attaque des forces turques sur l'autoroute M4 dans le nord-est de la Syrie.

    Des militants soutenus par la Turquie ont tenté d'infiltrer les lignes de défense des FDS à l'ouest d'Ain Issa, dans le nord de Raqqa, pour atteindre l'autoroute. Le plan des rebelles pro-turcs était apparemment de bloquer la circulation sur l'autoroute. Cependant, les miliciens pro-turcs se sont heurtés aux  combattants des FDS, qui ont repoussé l'infiltration après de violents affrontements.

    L'autoroute M4 relie Hassakeh à Raqqa et à la partie nord-est d'Alep. Plusieurs unités de la police militaire russe protègent les voyageurs civils le long de l'autoroute.

    Par ailleurs, l'agence de presse Hawar a rapporté que l'armée turque était en train de construire son troisième poste dans la banlieue d'Ain Issa.

    Le nouveau poste est en cours de construction près du village d'al-Misherfah, à 1 km au nord de la M4 et à 3 km au nord-est d'Ain Issa. Plus tôt ce mois-ci, les forces turques avaient construit un poste d'observation au même endroit.

    Les forces turques ont des yeux sur Ain Issa depuis plusieurs mois maintenant. L'emplacement de la ville sur la M4 et sa proximité avec le centre-ville de Raqqa en font l'un des centres urbains les plus importants du nord-est.

    La présence des forces gouvernementales russes et syriennes empêche cependant les forces turques de lancer une vaste attaque pour s'emparer d'Ain Issa. 

  • Syrie : Bombardement turc d'une base russe à Hasakeh

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    L'artillerie turque a violemment bombardé une base russe dans le nord de la Syrie, causant d'importants dommages matériels. Les forces turques ont également frappé une centrale électrique près d'Ain Issa, coupant le courant de la ville et de sa périphérie.
     
    La chaîne Emirati Sky News a indiqué que le bombardement avait visé une base à proximité de la localité de Tal Tamr, près d'Aïn Issa, dans le nord de la Syrie, tandis que les avions de combat russes effectuaient de nombreux vols.
     
    A noter que l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a bien rapporté le bombardement turc sans toutefois indiqué que la base russe avait été prise pour cible. Selon les militants de l'opposition syrienne et les médias kurdes les forces turques et les factions rebelles syriennes pro-truques ont seulement pris pour cible la localité Tal Tamr au nord-ouest de la province de Hasakeh.
     
    La chaîne kurde "Hawar" a indiqué que l'armée turque avait pris pour cible les villages situés sur la route entre les sous-districts de Tel Tamr et de Zerkan, ajoutant que les bombardements les plus violents avaient affecté les villages de Dardara et Fakkah.

    Selon des sources du Conseil militaire syriaque (Mawtbo Fulḥoyo Suryoyo, MFS) stationné sur la ligne de front au nord de Tel Tamr, les forces turques bombardent le village de Dardara depuis mardi soir, forçant les civils à fuir vers les villages voisins.
     
    La source ajoute que les MFS ont rapidement répondu à l'attaque et ont réussi à empêcher l'Armée Nationale Syrienne (pro-turque) d'avancer dans le secteur.
     
    Le bombardement turc s'est étendu à la route entre Abu Rasayn (Zarkan) et Timar (Umm al-Keif). Aucune victime n'a été signalée.

    L'OSDH a confirmé que les frappes intensives de missiles frappaient les positions des Forces Démocratiques Syriennes, une coalition de groupes armés dominée par les Kurdes, dans le secteur de Tal Tamer et que ces bombardements se poursuivaient. C’est au cours d’un de ces tirs que l'un des obus a atterri près d'une base de l'armée russe dans le secteur de Mabaqer. Les hélicoptères russes ont aussitôt survolé le site.
     
    Cette nouvelle a coïncidé avec l'annonce du ministère turc de la Défense, mercredi 6 janvier, que ses forces avaient neutralisé sept combattants kurdes dans le nord de la Syrie. Des informations ont également fait état de l'expansion de la zone de bombardement turque dans le nord de la province de Hasakeh.
     
    Le ministère a déclaré dans un communiqué que les sept militants appartenant à "l'organisation PKK  (Parti des travailleurs du Kurdistan) et au YPG (Unités de protection du peuple" kurdes) avaient tenté d'infiltrer la zone de protection installée par l’armée turque dans le cadre de son opération "Source de paix", ajoutant que les soldats turcs avaient réussi à les neutraliser avant qu’ils atteignent leur objectif.










  • Syrie : Véhicule piégé et tirs près d'une position de l'armée russe à Tal Salman, près de Raqqa

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    Vendredi 1er Janvier 2021, une puissante explosion et des tirs ont retenti près de la position russe située à Tal Salman, au nord de Raqqa et au sud d'Aïn Issa. L'attaque aurait fait des blessés.

    Cette zone est contrôlée par les forces kurdes syriennes, mais des forces du régime syrien et russes y sont aussi présentes. Le 7 décembre, les forces russes avaient amené des renforts militaires à leur base de Tal al-Saman. Ces renforts comprenaient des véhicules chargés de matériel militaire et de soldats. On en ignore les raisons.

    C'est la première attaque (au véhicule piégé) contre une base russe dans le nord-est de la Syrie. Les attaques ont eu lieu, jusqu'ici, contre la base aérienne russe de Hmeimim, plus à l'ouest, dans la province de Lattaquié. 
     
    Le groupe jihadiste Horas ad-Din, affilié à al-Qaïda, affirme avoir mené une attaque à la voiture piégée contre la position russe. Selon les premières informations, deux hommes ont garé le véhicule piégé à proximité de la base russe, avant de tirer sur la base et faire  exploser la voiture piégée avant de s'enfuir. Le groupe Horas ad-Din est implanté dans la province d'Edleb, dernier grand bastion rebelle et jihadiste dans le nord-ouest du pays, et mène rarement des attaques hors de cette région.

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  • Syrie: les FDS (Kurdes) prêts à remettre la ville d'Ain Issa menacée par les forces turques et pro-turques

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    Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont accepté de remettre Ain Issa, une ville du nord de la Syrie, aux forces du président Bashar al-Assad.
     
    C'est ce qu'a rapporté le quotidien al-Araby al-Jadeed , lundi 28 décembre, après des violents affrontements, qui ont débuté le 18 décembre entre les FDS et les rebelles syriens pro-turcs de  l'Armée syrienne libre (ESL ). Cette dernière reçoit le soutien de la Turquie, et est considérée comme l'un des groupes d'opposition armés les plus importants luttant contre les forces du président syrien, Bachar al-Assad.
     
    Ain Issa est une ville stratégique, située dans la province de Raqqa. Elle est située sur la route internationale M4, considérée comme une voie de communication particulièrement importante pour le nord de la Syrie et qui court parallèlement à la frontière avec la Turquie. C'est pourquoi, ces dernières semaines, la Russie, qui soutient Assad a exhorté les FDS à quitter la zone, afin d'éviter une nouvelle opération militaire turque dans le nord du pays.
     
    Bien que les FDS n'aient pas encore fait de commentaires officiels sur l'accord, un membre de la "Réconciliation nationale", Omar Rahmoun, affilié au gouvernement de Damas, a déclaré que, le soir du 27 décembre, une réunion avait eu lieu à la fin de la quelle les FDS avaient accepté de remettre Ain Issa aux forces d'Assad et à la police militaire russe. Les Forces Démocratiques Syriennes ont déclaré qu'elles commenceraient à se retirer de la ville d'ici quelques heures. Cependant, les termes de l'accord ne sont pas encore clairs et on n'a pas noté de signes concrets d'un retrait sur le terrain. 
     
    Entre temps, les tensions ne se sont pas encore retombées. Dans la matinée du 28 décembre, les rebelles pro-turcs ont encore effectué de nouveaux bombardements à l'artillerie lourde. Les bombardements ont pris pour cible les postes des FDS à Al-Mushairefah et Jahbel, près de la route internationale à l'est d'Ain Issa, ainsi que la zone d'Al-Silouma.
     
    Les Forces démocratiques syriennes sont une alliance multi-ethnique et multi-confessionnelle, composée en majorité de Kurdes, mais aussi d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes. La principale branche armée, ainsi que la force prépondérante, est représentée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Depuis leur formation le 10 octobre 2015, les FDS ont joué un rôle fondamental dans la lutte contre l'État islamique en Syrie, contribuant à la libération progressive des bastions occupés par les jihadistes. Leurs opérations ont été principalement soutenues par les États-Unis, qui fournissent des armes et une couverture aérienne. De son côté, la Turquie refuse la présence des FDS à la frontière syro-turque, prétextant qu'elles sont affiliées au PKK, un mouvement indépendantiste kurde de Turquie. Les FDS ont pris Ain Issa en 2016 aux combattants de l'Etat islamique et la localité est depuis un avant-poste militaire des FDS.
     
    La Turquie, comme on l'a dit plus haut, s'oppose à la présence des FDS à sa frontière. C'est pourquoi, au fil des années, Ankara a mené plusieurs opérations. La dernière, surnommée «Source de la paix», remonte au 9 octobre 2019 et a permis à des groupes pro-turcs de prendre le contrôle de plusieurs localités du nord-est de la Syrie, notamment Tell Abyad et Ras al-Ain.
     
    Pendant ce temps, le conflit syrien en cours, qui a éclaté le 15 mars 2011, est maintenant entré dans sa dixième année. L'armée du régime syrien est assistée par Moscou et Téhéran, tandis que les rebelles reçoivent le soutien de la Turquie. La trêve annoncée par Moscou et Ankara le 5 mars pour la région du grand Edleb a été presque respectée ces derniers mois, à l'exception des violations sporadiques principalement commises par les forces gouvernementales syriennes et des attaques contre des patrouilles conjointes russo-turques sur la route internationale M4. Cependant, le cessez-le-feu a été accueilli avec scepticisme par les résidents, qui ont vu d'innombrables initiatives échouer ces dernières années, et craignent de voir bientôt de nouvelles offensives et une reprise des combats à grande échelle, Damas n'ayant jamais caché son intention de reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire syrien.

  • Syrie : L'armée syrienne déploie des armes lourdes près de Manbij, détenue par les Forces Démocratiques Syriennes (kurdes)

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    Vendrdi 25 décembre, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a publié une vidéo montrant des obusiers et plusieurs lance-roquettes de l'armée arabe syrienne déployés sur des positions fortifiées à Manbij. L'OSDH a ajouté que l'armée syrienne construisait également de nouvelles fortifications.
     
    Une deuxième vidéo publiée par l'OSDH montre une base de la police militaire russe située à proximité de la ville de Manbij. Aucune activité inhabituelle n'y a été repérée.
     
    Manbij
    La ville de Manbij, située le long de la ligne de front avec les zones occupées par la Turquie dans le nord d'Alep, est sous le contrôle des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition dominée par les combattants kurdes.
     
    En 2018, plusieurs unités de l'AAS et de la police militaire russe ont été déployées à proximité de la ville pour dissuader les forces turques, qui se préparaient à lancer une attaque à grande échelle contre elle.
     
    La branche locale des FDS, le Conseil militaire de Manbij, entretient d'excellentes relations avec l'armée syrienne. Au cours des deux dernières années, les deux forces ont combattu côte à côte à plusieurs reprises, repoussant un certain nombre d'attaques et déjouant de nombreuses infiltrations de militants soutenus par la Turquie.
     
    Le déploiement d'armes lourdes autour de Manbij peut être le signe d'une attaque turque imminente contre la ville. Plus tôt ce mois-ci, les forces turques ont mené une attaque manquée contre les positions des FDS dans la ville d'Ain Issa, dans le nord de la province de Raqqa. Manbij pourrait être leur prochaine cible.

  • Syrie : Sept rebelles syriens pro-turcs tués à l'est d'Aïn Issa lors d'affrontements avec les Kurdes des FDS

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    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition dominée par les Kurdes, ont affirmé, mardi 22 décembre, que sept rebelles syriens soutenus par la Turquie avaient été tués et au moins trois autres blessés lors d'affrontements à l'est d'Ain al-Issa au cours des deux derniers jours.
     
    Les FDS ont déclaré dans un communiqué que les groupes rebelles pro-turcs avaient lancé une attaque contre le village d'al-Musharifah aux premières heures de lundi matin, poursuivant les combats qui avaient débuté autour de la ville stratégiquement importante la semaine dernière.
     
    Les affrontements ont eu  lieu dans une zone déjà touchée par l'intervention turque d'octobre 2019 dans le nord de la Syrie et baptisée «Opération Source de la paix». L'offensive avait déplacé des milliers de personnes vivant sous l'Administration autonome du Nord-Est de la Syrie (AANES) soutenue par les FDS.