Ain Issa

  • Syrie : L'Armée Arabe Syrienne et les Forces Démocratiques Syriennes (Kurdes) ont repussé une nouvelle attaque turque sur la localité d'Aïn Issa (nord de la province de Raqqa).

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    Tard dans la soirée du 21 octobre, les rebelles syriens pro-turcs, soutenus par l'armée turquie ont repris leur attaque sur la ville d'Ain Issa située au nord de la province de Raqqa.

    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une force majoritairement kurde soutenue par les Etats-Unis, et l'Armée Arabe Syrienne (AAS), qui maintient plusieurs positions autour d'Ain Issa, ont repoussé l'attaque.

    Selon l'agence de presse Hawar, les forces des FDS ont détruit une position turque près d'Ain Issa. De son côté, l'armée du régime syrien (AAS) a bombardé les positions adverses au nord de la ville avec de l'artillerie et des lance-roquettes.

    Après l'échec de leur attaque, les rebelles soutenus par les Turcs ont intensifié leurs bombardements sur Ain Issa et les zones avoisinantes. Aucune victime n'a cependant été signalée.

    Un jour plus tôt, une attaque similaire sur Ain Issa avait été repoussée par les FDS. Malheureusement, les bombardements turcs sur la ville ont blessé un certain nombre de personnes.

    Les attaques répétées des militants soutenus par la Turquie sur Ain Issa indiquent qu'Ankara prévoit d'aggraver la situation dans le nord de Raqqa. La police militaire russe maintient une base dans la ville, ce qui empêchera probablement les forces turques d'y faire de sérieux mouvements.

  • Syrie : Attaque de drones turcs et intenses bombardements contre les Forces Démocratiques Syriennes dans le nord-est syrien

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    Mardi 20 octobre, un drone turc a frappé la périphérie de la ville d'Al-Malikiyah, au nord-est de la Syrie, qui est contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (FDS), majoritairement kurdes.

    Selon les Asayish, les forces de sécurité des FDS, la frappe a coûté la vie à deux civils.

    "De nombreux drones des forces d'occupation turques survolent les villes du nord et du nord-est de la Syrie depuis un certain temps déjà", ont déclaré les Asayish, "ils prennent pour cible des civils et des installations civiles de temps en temps".

    Quelques heures après l'attaque de drones sur al-Malikiyah, des miliciens syriens pro-turcs ont lancé une attaque sur la ville d'Ain Issa dans la province de Raqqa.

    Aucune avancée terrestre n'a été signalée. Cependant, le centre de la ville a fait l'objet d'un intense bombardement par les forces turques. Un certain nombre de personnes auraient été blessées par les bombardements.

    La semaine dernière, un enfant de 13 ans a été tué par les bombardements des forces turques sur Ain Issa et ses environs. Le représentant spécial des États-Unis pour l'engagement en Syrie, James Jeffrey, a condamné ces bombardements.

    Les attaques répétées des Turcs sur le nord-est de la Syrie violent deux accords qu'Ankara a signés l'année dernière avec Moscou et Washington. Ces provocations pourraient bientôt conduire à une nouvelle escalade dans la région.

  • Syrie : Bombardement turc au nord de Raqqa - un enfant tué

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    Vendredi 16 octobre, l'armée turque et les groupes armés syriens pro-turs ont bombardé plusieurs zones contrôlées par les Forces Démocratiques Syriennes (majoritairement kurdes), dans le nord de la province de Raqqa.

    Les bombardements turcs ont visé la ville d'Ain Issa, un camp de réfugiés proche, ainsi que les villes d'Abu Surah, Hushan et al-Khalediyah. Une base de la police militaire russe et plusieurs positions de l'armée arabe syrienne sont situées dans la région.

    Selon l'agence de presse Hawar, les tirs d'artillerie ont coûté la vie à un enfant de 13 ans. Plusieurs autres personnes auraient été blessées.

    Des drones de combat turcs ont été aperçus au-dessus de Ain Issa et de sa périphérie après les frappes d'artillerie. Les forces turques pourraient renouveler leurs frappes sur la région d'ici quelques heures.

    Les frappes d'artillerie sur le nord de Raqqa constituent une violation flagrante des accords que la Turquie a elle-même conclus avec les États-Unis et la Russie sur le nord-est de la Syrie.

    Les forces turques prévoient peut-être de lancer une nouvelle offensive dans cette région syrienne. Une telle action déstabiliserait davantage la région, qui connaît déjà une crise humanitaire et une augmentation des attaques de l'Etat islamique..


  • Syrie : Russie-Turquie: les patrouilles conjointes sur l'autostrade M4 à Edleb suspendues

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    La Russie et la Turquie ont suspendu les patrouilles militaires conjointes menées le long de la route internationale M4, qui relie Alep et Lattaquié, en raison de l'augmentation des attaques de combattants armés dans la province d'Edleb, au nord-ouest de la Syrie. C'est ce que le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé jeudi 13 août, précisant que des patrouilles conjointes étaient organisées sur la M4 depuis le 5 mars 2020, lorsque Moscou et Ankara avaient signé une trêve dans le gouvernorat d'Edleb. L'objectif de la Turquie était de créer une zone démilitarisée, une "zone de sécurité", à environ 30 km de la frontière syro-turque.

    Les patrouilles, bien qu'elles aient réussi à mener plusieurs opérations, ont souvent été gênées non seulement par des groupes rebelles locaux, mais aussi par l'organisation jihadiste, d'idéologie salafiste, Hayat Tahrir al-Sham (HTS), affiliée à al-Qaïda et impliquée. dans la guerre civile syrienne. Le groupe a tenté à plusieurs reprises de parvenir à un accord avec les forces du régime pour créer un passage dans le Nord-Ouest pour permettre des échanges commerciaux. L'objectif était d'alléger les difficultés économiques rencontrées par les militants du groupe et d'éviter un démantèlement de l'organisation, ce qui n'allait pas manquer de représenter un avantage pour la Turquie.

    Les récentes attaques des "extrémistes" ont cependant réussi à provoquer la suspension des patrouilles russo-turques, selon ce qui a été annoncé par la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. «Les terroristes ont multiplié les bombardements contre les troupes gouvernementales et les localités voisines, sans cesser leurs provocations dans le« couloir de sécurité »le long de l'autoroute M4. Par conséquent, les patrouilles conjointes ont été suspendues », a-t-elle déclaré le 13 août lors d'une conférence de presse. Les deux armées ont effectué 24 patrouilles conjointes le long de la route internationale M4, qui relie l'est et l'ouest de la Syrie. La dernière a eu lieu à hauteur de Trumbah et Ayn Al Havron mercredi 12 août, selon les déclarations du ministère turc de la Défense. Auparavant, deux patrouilles avaient déjà été interrompues en raison de problèmes de sécurité.

    Autoroute M-4
    L'autoroute M4 est considérée comme une voie de communication très importante pour le nord de la Syrie, parallèle à la frontière avec la Turquie. La M4 s'étend de la frontière avec l'Irak à la ville côtière de Lattaquié dans le nord-est de la Syrie, en passant par Qamishli, Tell Tamer, Ain Issa, Manbij, mais aussi Alep et Edleb. L'artère avait été fermée à la suite de l'opération lancée par la Turquie le 9 octobre, connue sous le nom de "Source de la paix", contre les Forces démocratiques syriennes (FDS)n une coalition de miliciens majoritairement kurdes. C'est étalement une route commerciale qui améliorerait les échanges économiques de la Syrie. La M4 représente enfin une voie d'approvisionnement pour les forces kurdes.

    Pendant ce temps, le conflit syrien en cours, qui a éclaté le 15 mars 2011, est maintenant entré dans sa dixième année. L'armée du régime syrien est assistée par Moscou, tandis que de l'autre côté il y a les rebelles, qui reçoivent le soutien de la Turquie. La trêve du 5 mars a été pratiquement respectée ces derniers mois, à l'exception des violations sporadiques principalement commises par les forces gouvernementales syriennes et des attaques contre des patrouilles conjointes russo-turques sur la route internationale M4. Cependant, le cessez-le-feu a été accueilli avec scepticisme par les résidents, qui ont vu d'innombrables initiatives échouer ces dernières années, et craignent de voir bientôt de nouvelles offensives et une escalade reprendre.

    Le Réseau syrien des droits de l'homme a rapporté le 2 août qu'il avait documenté la mort d'environ 120 civils au total en juillet à la suite d' attaques et d'offensives menées par toutes les parties impliquées dans le conflit. Parmi les victimes, rapporte le Réseau, il y avait aussi 26 enfants et 11 femmes. À ce bilan, il faut également ajouter 13 civils qui sont morts des suites de la torture, perpétrée par les forces d'Assad ainsi que par les forces d'opposition et par les Forces démocratiques syriennes (FDS).

  • Syrie : Des rebelles pro-turcs syriens ont capturé des familles de Daech dans le camp d’Ain Issa

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    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais)

    (Source Defense Post)

    De nouvelles informations concernant l’évasion de femmes liées à l’Etat islamique d’un camp dans le nord-est de la Syrie suggèrent que des dizaines d’entre elles ont en fait été enlevées par des rebelles soutenus par la Turquie, sans doute dans le but de les échanger contre une rançon.
    Des centaines de femmes de Daech et leurs enfants se seraient échappées d’une section sécurisée du camp d’Ain Issa le 14 octobre après une attaque aérienne turque dans la région. D’après les rapports initiaux, les réfugiés ont d’abord fui le camp, ce qui a incité les femmes de Daech à les suivre, tandis que d’autres ont affirmé que les gardes des Forces démocratiques syriennes qui surveillaient les quelque 1 000 femmes et enfants dans une annexe sûre du camp leur ont ouvert les portes et leur ont demandé de partir.
    Jusqu’à cette semaine, le camp d’Ain Issa abritait 13 000 personnes, la plupart d’entre elles déplacées par les combats de la guerre civile en Syrie.
    Une source d’une organisation humanitaire opérant dans la région a déclaré vendredi 18 octobre que des forces soutenues par la Turquie avaient envahi Ain Issa, et le personnel a rapporté que  » les troupes se sont rendues dans la zone où vivaient des familles étrangères et ont pris environ 150 familles étrangères « .
    Ils ont ensuite mis le feu aux bureaux du secteur et du camp, avant de partir avec les familles.
    « Cela ne fera qu’aggraver une situation désastreuse et dangereuse « , a déclaré la source, qui a demandé l’anonymat pour assurer la sécurité des travailleurs humanitaires dans le nord-est de la Syrie.
    Une Britannique du camp, Tooba Gondal, a déclaré au Telegraph vendredi qu’elle avait quitté le camp de son plein gré, qu’elle avait par la suite rencontré des combattants rebelles syriens et qu’elle était actuellement détenue près de la frontière turque.
    Gondal a montré des photos suggérant qu’elle serait détenue par les rebelles pro-turcs d’Ahrar al-Sharqiya. The Telegraph affirme que ce groupe rebelle islamiste détient effectivement un certain nombre de femmes en échange d’une rançon pour leur permettre de passer illégalement en Turquie.
    La source humanitaire a déclaré qu’elle avait été surprise par la façon dont les combattants avaient enlevé les femmes sans incident.
    Le sort de la plupart des autres femmes et enfants étrangers reste inconnu. Neuf femmes françaises se seraient échappées, a rapporté The Independent mercredi. Trois orphelins britanniques découverts dans le camp par une équipe de la BBC ont été secourus, et une Irlandaise, Lisa Smith, serait également détenue par Ahrar al-Sharqiya. L’Irish Times a rapporté que quelqu’un prétendant représenter le groupe tentait de vendre une interview avec Smith.
    Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a déclaré jeudi que le camp d’Ain Issa était pratiquement vide et que la plupart des résidents s’étaient installés dans le camp de Mahmudi près de Tabqa.
    Daech a affirmé jeudi qu’elle avait libéré des femmes de Mahmudi, mais il n’y a pas eu de rapports étayés d’une quelconque libération.
    Les organisations humanitaires, y compris l’ONU, opèrent actuellement dans le nord-est de la Syrie avec un personnel limité et la situation humanitaire est catastrophique pour près de 200 000 personnes qui ont fui leur foyer depuis que la Turquie a commencé son incursion le 9 octobre.
    En outre, de nombreuses organisations ont détruit leurs dossiers et leur matériel en quittant les camps, a indiqué la source humanitaire, afin d’assurer la protection de leur personnel et des personnes déplacées.
    L’armée arabe syrienne, qui est entrée dans de nombreuses régions du nord en début de semaine à la suite d’un accord militaire avec les FDS, a établi des points de contrôle et le personnel des organisations humanitaires a peur de voyager, craignant d’être enrôlé de force dans l’armée, selon la source.
    Ahrar al-Sharqiya est l’un des groupes qui combattent les FDS dans le nord de la Syrie sous la bannière de l’armée nationale syrienne, en réalité une force rebelle pro-turque. Les rebelles ont été accusés de violations graves, y compris d’éventuels crimes de guerre, après avoir affiché des vidéos montrant des exécutions sur l’autoroute M4 qui traverse le nord-est du pays. Ils ont également admis l’exécution d’une femme politique kurde, Hevrin Khalaf, sur la même route.
    Les combats entre les FDS et les groupes soutenus par la Turquie à Ras al-Ayn se sont poursuivis vendredi malgré un cessez-le-feu de 120 heures annoncé la nuit précédente par le vice-président américain Mike Pence après une rencontre avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.
    Selon les termes de l’accord, et selon les déclarations précédentes du président américain Donald Trump, la Turquie est censée être responsable des milliers de combattants de Daech et de leurs familles en détention dans le nord-est de la Syrie. Cette responsabilité incombait aux FDS et à ses services de sécurité intérieure, qui ont averti qu’ils ne pourraient plus assurer la sécurité des prisonniers de Daech si la Turquie poursuit son offensive dans le nord-est du pays.

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