Aïn el-Arab (Kobane)

  • Syrie :22 soldats syriens tués dans une frappe turque à Kobane (Aïn el-Arab) dans le nord du pays

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    22 soldats syriens de la 17e division ont été tués, mardi 16 août 2022, par une frappe turque sur une position tenue par les forces du régime dans le nord de la Syrie, après des affrontements nocturnes entre les forces d'Ankara et les combattants kurdes, a annoncé l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH). On pense que le nombre de morts pourrait augmenter, car certaines personnes ont été grièvement blessées, au milieu des informations faisant état de nouveaux décès.

    La frappe aérienne a visé une position conjointe des forces du régime et des Forces Démocratiques Syriennes (Kurdes) dans le village de Jarqali, à l'ouest de la ville frontalière de Kobané, selon la même source. Des avions de combat turcs ont également bombardé d'autres positions du régime dans la région. Cette zone est sous la responsabilité de la Russie et du régime, selon l'accord de 2019. L'armée turque et l'armée russe effectuent normalement des patrouilles conjointes dans cette zone. Cependant, la Turquie accuse la Russie de ne pas avoir retiré les combattants kurdes de la région.

    Les forces du régime se sont bien déployées ces dernières années dans des zones contrôlées par les forces kurdes près de la frontière avec la Turquie dans le cadre d'accords destinés à endiguer les offensives trans-frontalières d'Ankara visant les combattants kurdes qu'ils considèrent comme des "terroristes". Mais elles ont finalement établi des postes communs avec les Kurdes au lieu de les écarter, selon les accords russo-turcs.

    De violents combats avaient éclaté dans la nuit de lundi a mardi entre les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les combattants kurdes, et les forces turques, qui ont intensifié leurs bombardements contre des positions kurdes après qu'une de leur position côté turc de la frontière ait été attaquée, selon l'OSDH. L'attaque à la roquette contre le poste frontière en territoire turc, en face de Kobane, a été menée par les Forces démocratiques syriennes (FDS). Le bilan, côté turc, est de deux soldats tués et quatre blessés, dont trois sont dans un état critique.

  • Сирия: Pоссийские военные укрепляются на севере Сирии

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    Российские военные провели воздушную разведку вокруг города Таль-Рифат и прилегающих районов на севере Сирии, чтобы укрепить свои позиции, сообщает турецкое агентство Anadolu.

    Сообщается также, что российские военные доставили на аэродром "Камышлы" ЗРК "Панцирь-С1".

    В публикации Anadolu говорится о том, что армия РФ пытается "помешать террористическим группировкам, поддерживаемым Ираном, усилить свое влияние в Таль-Рифате".

    В этом контексте турецкое агентство утверждает, что российские военные в конце мая не допустили встречи между представителями курдского командования и иранцами, применив для этого РСЗО "Град".

    Anadolu пишет об увеличении численности российских военнослужащих в сирийских районах Айн-Иса, Таль-Тамр, Манбидж, Айн эль-Араб и Камышлы.

    6 мая израильский сайт Debka сообщал, что российские подразделения, дислоцированные в Сирии, якобы собираются на авиабазах "Хмеймим", "Камышлы", "Дир аз-Зур" и Т4, "готовые к переброске некоторых из них на украинский фронт". Со ссылкой на неназванные военные источники Debka утверждал, что "русские передают ключевые базы иранской Революционной гвардии и "Хизбалле"". Данная публикация сайта Debka не была подтверждена никакими источниками в Израиле или в Сирии.

  • Syrie : L'armée russe se renforce dans le nord du pays

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    L'armée russe a effectué une reconnaissance aérienne autour de la ville de Tal Rifaat et des zones environnantes dans le nord de la Syrie pour renforcer sa position, selon l'agence de presse turque Anadolu.

    Il est également rapporté que l'armée russe a installé un système de défense aérienne Pantsir-S1 sur l'aérodrome de Qamishli.

    Selon l'agence turque Anadolu, l'armée russe essaie "d'empêcher les milices soutenus par l'Iran d'accroître leur influence à Tal Rifaat".

    L'agence turque affirme que l'armée russe a empêché fin mai une rencontre entre des représentants du commandement kurde et les Iraniens, en tirant des missiles Grad sur le secteur où devait se dérouler la rencontre.

    Anadolu a constaté une augmentation du nombre de soldats russes dans les régions syriennes d'Ain Isa, Tal Tamr, Manbij, Ain al-Arab (Kobane en Kurde) et Qamishli.

    Le 6 mai, le site Internet israélien Debka avait rapporté que des unités russes stationnées en Syrie auraient été rassemblées sur les bases aériennes de Hmeimim, Qamishli, Deir ezZor et T4, dans l'éventualité d'un transfert sur le front ukrainien ». Citant des sources militaires anonymes, Debka a affirmé que "les Russes remettraient les bases clés aux Gardiens de la révolution iraniens (CGRI) et au Hezbollah". Cette information, publiée sur le site Web de Debka, s'est révélée fausse.

  • Syrie : L'Etat islamique a utilisé le four de la cuisine de la prison de Ghweyran comme crématorium pour prisonniers

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    L'Etat islamique a transformé le four de la cuisine de la prison de Ghweran en "incinérateur" pour les prisonniers.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme a indiqué que les corps de certains des éléments qui sont morts dans les événements de la prison de Ghweyran à Hasaké entre le 20 et le 29 janvier 2022« ont été enterrés sans être identifiés ».

    L'observatoire a cité des sources disant que les membres de Daech "ont mutilé les corps de certains des détenus et de leurs familles".

    Les sources ont confirmé que des éléments de l'Etat islamique "ont brûlé 4 prisonniers dans le four de la cuisine de la prison d'Al-Sinaa dans le quartier de Ghweyran".

    Elles ont souligné que "les quatre corps appartenaient à de jeunes hommes de la ville d'Aïn al-Arab (Kobane), car leurs familles étaient incapables de faire la distinction entre les corps".

    Dans un contexte connexe, une famille de la région d'al-Darbasiyah dans la campagne de Hasaké a refusé "les funérailles d'un des morts, après avoir tenté d'identifier le corps, la famille affirmant que leur fils portait des marques distinctives sur le corps. "

    L'observatoire confirme qu'il reste "une quarantaine de familles qui attendent toujours les résultats des analyses ADN" des corps de leurs fils, "après avoir envoyé des échantillons à des laboratoires de la capitale, Damas".

    Les sources ont ajouté que "la majorité des corps enterrés avaient été décapités, et ils n'ont pu être identifiés par leurs proches que grâce à la présence de signes distinctifs, tels que des tatouages, des cicatrices chirurgicales et des signes congénitaux".

    Le bilan de plusieurs jours de combats dans et autour de la prison de Ghwyeran est de 154 membres des forces de sécurité des Forces démocratiques syriennes et de formations affiliées, en plus de 7 civils, dont des collaborateurs des forces de sécurité, et 346 membres de l'Etat islamique. La prison contenait environ 3 500 prisonniers.

    Cette attaque, qui a duré neuf jours, est considérée comme la plus importante menée par l'organisation islamique après sa défaite en Syrie en 2019. Les affrontements ont poussé environ 45 000 personnes à fuir leur domicile, selon les Nations unies. Un grand nombre d'entre eux ont été hébergé dans les maisons de leurs proches, tandis que des centaines ont trouvé refuge dans les mosquées et les salles de mariage de la ville.

  • Syrie : des drones turcs frappent Ain Al-Arab, 2 personnes tuées

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    FHd8hjCXsAk8jTL.jpegDeux personnes ont été tuées et trois autres ont été blessées à la suite d'une attaque de drones depuis la Turquie contre la ville d'Ayn al-Arab, également connue sous le nom de Kobane, à l'est d'Alep, près d'une base militaire russe.

    L' Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté les violences le 25 décembre. Des sources citées par l'agence ont rapporté avoir entendu des explosions dans l'est de la ville de Kobane, dans le district de Maktalah. 

    Depuis début 2021, les forces turques ont intensifié leurs frappes de drones dans les zones sous contrôle des Forces Démocratiques Syriennes (SDF) et de leurs formations militaires affiliées, dans la région nord-est de la Syrie et dans les zones contrôlées par les Kurdes au nord d'Alep. Les forces turques utilisent des drones Bayraktar de fabrication turque. Selon les statistiques de l'OSDH, les attaques des drones turcs ont tué et blessé au moins 40 civils et militaires depuis janvier 2021.

    Les Forces Démocratiques Syriennes sont une alliance multi-ethnique et multi-religieuse composée de Kurdes, d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes. La principale branche armée, ainsi que la force prépondérante, est représentée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG). 

    Depuis leur formation le 10 octobre 2015, les FDS ont joué un rôle fondamental dans la lutte contre l'État islamique en Syrie, contribuant à la libération progressive des bastions occupés par les djihadistes. Leurs opérations ont été majoritairement soutenues par les États-Unis, qui fournissent des armes et une couverture aérienne, tandis que la Turquie s'oppose à la présence des FDS dans une large zone à la frontière avec ses propres territoires. C'est pourquoi, depuis 2016, Ankara a mené quatre opérations dans le nord de la Syrie, dans le but d'éviter la formation d'un couloir vers la frontière turque pouvant être utilisé par des « terroristes kurdes ». Parmi celles-ci, il y a l'opération « Source de paix », lancée le 9 octobre 2019 et conclue le 22 octobre de la même année, date à laquelle Erdogan et son homologue russe, Vladimir Poutine, sont parvenus à un accord à Sotchi, avec lequel les parties se sont entendues sur la nécessité de repousser les forces kurdes de la "zone de sécurité" à la frontière entre la Syrie et la Turquie, sur une distance d'environ 30 km.

    Tout cela s'inscrit dans le cadre plus large du conflit civil syrien qui a éclaté le 15 mars 2011, lorsqu'une partie de la population syrienne a commencé à manifester et à exiger la démission du président syrien Bachar al-Assad. L'armée gouvernementale syrienne est assistée par Moscou et soutenue par l'Iran et les milices libanaises pro-iraniennes du Hezbollah. De l'autre côté se trouvent les groupes rebelles, la plupart islamistes, dont beaucoup reçoivent le soutien de la Turquie. 

  • Syrie : Cinq personnes tuées par des frappes de drones turcs sur la ville de Kobane (Aïn el-Arab)

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    Cinq personnes ont été tuées par les frappes de drones turcs menées le 20 octobre sur la ville de Kobané, dans le nord-est de la Syrie, qui est sous le contrôle des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition de milices majoritairement kurdes, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le jeudi 21 octobre.

    La frappe de drones a visé plusieurs voitures garées devant le bâtiment du Comité de justice sociale dans le centre de Kobané.

    Selon l'OSDH, au moins deux des victimes étaient des combattants des FDS, ce que le groupe a reconnu.

    La cible principale de la frappe était probablement Bakr Jaradah, coprésident du Comité de justice sociale supervisé par l'Administration autonome du Nord et de l'Est de la Syrie contrôlé par les FDS. Jaradah a survécu à la frappe avec seulement quelques blessures.

    « Le nombre de morts pourrait augmenter car de nombreux blessés sont toujours dans un état critique », lit-on dans le rapport de l'OSDH.

    La frappe de drones turcs sur Kobané est la première attaque de ce type contre des zones détenues par les FDS dans le nord-est de la Syrie depuis plus d'un mois.

    La frappe fait suite à des informations faisant état  d'une opération militaire menée par la Turquie contre les forces kurdes dans la province d'Alep, où se trouve Kobané. Les FDS devraient riposter très prochainement à la frappe.

    Nouveau survol d'un drone turc jeudi 21 octobre
    Des militants syriens ont partagé une photo d'un drone de combat qui menait apparemment une mission de reconnaissance armée au-dessus de la ville de Kobane.

    Le drone était armé d'au moins deux munitions de petit diamètre à guidage laser MAM-L, fabriquées par le géant turc de la défense ROKETSAN.

    L'Anka-S est la version la plus avancée de la famille de drones Anka. Cette version est équipée du terminal de communication mobile par satellite Ctech DEV-KU-18.
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  • Syrie : Deux nouvelles frappes de drones turcs dans le nord-est de la Syrie

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    Les drones de combat turcs continuent de cibler les zones détenues par les Forces démocratiques syriennes (SDF), une coalition dominée par les Kurdes et soutenue par les États-Unis dans la région nord-est de la Syrie.

    Tard, samedi 21 août 2021, une frappe de drone a visé un véhicule alors qu'il passait sur une route à l'est de la ville de Kobané, dans le nord-est de la province d'Alep. Le véhicule a reçu un coup direct. Cependant, la munition n'a pas explosé, probablement à la suite d'une défaillance technique.

    L'agence de presse Hawar a affirmé que le véhicule appartenait à un civil local nommé Abdullah Jaiman Hami. Une information pas encore confirmée.

    Une deuxième frappe de drones turcs a eu lieu le dimanche 22 août à midi. La frappe visait un SUV de l'aile administrative des FDS, l'Administration autonome du nord et de l'est de la Syrie (AANES), dans la ville de Qamishli, dans le nord de la province de Hasakeh. Le SUV était garé devant un centre médical pour blessés de guerre.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le SUV visé appartient à un haut responsable de l'ANNES. Le fonctionnaire a survécu à la frappe.

    Vendredi 20 août, deux frappes de drones turcs avaient visé le nord-est de la Syrie. La première frappe a coûté la vie à Saladin al-Shihabi, un commandant kurde iranien des FDS. La deuxième frappe a coûté la vie à quatre membres des FDS, dont un commandant du Conseil militaire de Tell Tamer.

    Les Kurdes des FDS accusent la Russie
    Incapables d'arrêter les drones de combat turcs, les FDS ont tenu la Russie pour responsable de toutes les récentes frappes de drones sur le nord-est de la Syrie.

    « Le Conseil démocratique syrien [l'aile politique des FDS] condamne et dénonce dans les termes les plus forts les attaques terroristes de l'État d'occupation turc, tient le gouvernement de la Fédération de Russie pour responsable des attaques turques et appelle le gouvernement russe et ses forces opérant en Syrie à condamner ces attaques et à mettre fin aux violations turques de l'accord de cessez-le-feu », a déclaré le groupe dans un communiqué.

    Comme d'habitude, le ton du groupe envers les États-Unis, son principal allié, était beaucoup plus doux. Les FDS ont appelé la coalition dirigée par les États-Unis à « révéler sa position » sur les frappes répétées de la Turquie.

    Les frappes de drones de la Turquie sur le nord-est de la Syrie ne s'arrêteront probablement pas. Ankara semble faire pression sur les FDS et ses dirigeants, probablement dans le but d'étendre son influence indirecte dans la région.