Ain Defla

  • Algérie : Un soldat tué dans un accrochage avec des islamistes armés

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    Un soldat algérien a été tué mercredi 2 décembre lors d'un accrochage avec des islamistes armés, dans le cadre d'une opération antiterroriste en cours à Jijel (nord-est de l'Algérie), a annoncé le ministère de la Défense.

    "Lors d'un nouvel accrochage avec un groupe terroriste, le sergent-chef Lelmaya Sifeddine est tombé en martyr au champ d'honneur, la matinée d'aujourd'hui", dans la zone d'Oued Bouayache, près de la commune d'El-Ancer à Jijel, est-il indiqué dans un communiqué. Les autorités algériennes utilisent le mot "terroriste" pour désigner les islamistes armés qui sont actifs dans le pays depuis le début des années 1990. Mardi, le ministère de la Défense avait annoncé la mort de trois "terroristes" lors d'une opération de recherche et de ratissage dans la même région de Jijel.

    Trois armes de type Kalachnikov, cinq chargeurs, des appareils de communications et une quantité de munitions avaient été saisis. Il s'agit du cinquième militaire algérien tué dans des attaques islamistes depuis le début de l'année. Le 27 juin deux soldats avaient trouvé la mort dans l'explosion d'une bombe artisanale lors d'un ratissage de l'armée à Médéa (nord). Le 20 juin, un caporal avait été tué lors d'un accrochage avec des "terroristes" à Ain Defla (centre). Enfin, début février, un militaire avait péri dans attentat à la voiture piégée, à Timiaouine, dans l'extrême sud de l'Algérie, à la frontière avec le Mali. L'armée annonce régulièrement l'arrestation ou la mort d'islamistes armés dans différentes régions du pays.

    Pour l'année 2019, elle a indiqué avoir tué 15 islamistes armés et en avoir arrêté 25 autres. Durant la même année, 44 maquisards se sont rendus. Malgré la mise en oeuvre en 2005 d'une Charte pour la paix et la réconciliation, censée tourner la page de la "décennie noire" (1992-2002) de la guerre civile qui a fait quelque 200.000 morts, des groupes armés islamistes restent actifs notamment dans le centre-est du pays, où ils s'en prennent généralement aux forces de sécurité.