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  • L'Iran développe des armes nucléaires, affirment les agences de renseignement allemandes

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    Le Service fédéral pour la protection de la Constitution de l'Allemagne a présenté un rapport dont les conclusions indiquent que la République islamique d'Iran intensifie ses efforts pour créer des armes nucléaires et leurs vecteurs, et est également engagée dans l'exportation de la technologie des missiles .

    Le rapport de 378 pages indique que le programme de missiles de l'Iran est l'un des plus importants de la région. Le service rapporte qu'en 2021 seulement, au moins 59 cas de possibles violations par l'Iran de l'accord sur le sort du programme nucléaire ont été enregistrés.

    Des tentatives d'accès aux technologies et aux équipements utilisés dans le développement nucléaire ont également été signalées. Un citoyen allemand d'origine iranienne a été arrêté alors qu'il tentait d'acheter du matériel pour le laboratoire.

    Il convient de noter que le 8 juin, le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a approuvé une résolution contenant des critiques à l'encontre de l'Iran pour une coopération insuffisante et des tentatives de dissimulation d'informations sur son programme nucléaire. La discussion a été initiée par l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis.

    Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA adopte une résolution condamnant l'Iran
    Mercredi 8 juin, le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a approuvé une résolution critiquant l'Iran pour son manque de coopération et ses tentatives de dissimulation d'informations sur son programme nucléaire.

    La discussion a été initiée par l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis.

    Sur les 35 pays membres du Conseil, 30 ont appuyé la résolution. L'Inde, la Libye et le Pakistan se sont abstenus. La Russie et la Chine ont voté contre

    La résolution appelle l'Iran à coopérer avec l'AIEA et exprime sa profonde inquiétude quant au fait que les autorités de la République islamique n'ont pas fourni d'explications satisfaisantes pour les traces d'uranium trouvées sur trois sites non déclarés.

    Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a salué la décision du Conseil des gouverneurs de l'AIEA. "C'est une décision importante qui révèle le vrai visage de l'Iran. De nombreux pays qui ont voté pour la résolution ont agi ensemble pour bloquer et empêcher l'Iran d'obtenir des armes nucléaires. Le vote d'aujourd'hui à l'AIEA est un signal d'avertissement clair pour l'Iran. Si Téhéran poursuit son activité, les principales puissances devraient ramener la question iranienne au Conseil de sécurité », a déclaré Bennett.

    L'Iran a commencé l'installation de centrifugeuses supplémentaires à l'usine de Natanz
    L'Iran a commencé à installer des centrifugeuses Ir-6 dans l'un des clusters de l'installation nucléaire souterraine de Natanz, conformément à un plan publié précédemment, mais les autorités de la République islamique ont maintenant l'intention d'ajouter deux autres clusters ou cascades de ce type. Cela a été rapporté par Reuters en référence à l'AIEA.

    Une source de l'AIEA a déclaré à l'agence que l'installation de clusters supplémentaires n'avait pas encore commencé.

    Plus tôt, les médias iraniens, rendant compte du développement de la nouvelle génération de centrifugeuses IR-9, avaient rapporté que les performances de l'IR-6 sont 10 fois supérieures à celles des centrifugeuses IR-1 de première génération, et que les performances de l'IR-9 sont plus 50 fois supérieur à celui de l'IR-1.

     

  • Iran : Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) "très inquiet"

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    Rafael Grossi.jpegLe directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi (photo), s'est déclaré, mardi 10 mai 2022, "très inquiet" de la situation en Iran, dénonçant un manque de coopération, en pleine impasse des négociations pour sauver l'accord de 2015.

    L'AIEA, dont le siège se trouve à Vienne, "essaie de clarifier un certain nombre de questions en suspens", a-t-il expliqué devant un comité du Parlement européen.

    "Je me réfère au fait qu'au cours des derniers mois, nous avons pu identifier des traces d'uranium enrichi dans des lieux jamais déclarés par l'Iran comme ayant abrité une quelconque activité nucléaire", a-t-il souligné. "Nous sommes extrêmement inquiets (...). La situation ne paraît pas très favorable. Pour l'instant, l'Iran ne s'est pas montré disposé à fournir les informations dont nous avons besoin", a déploré le chef de l'instance onusienne de contrôle.

    Plusieurs sites font l'objet d'interrogations de longue date de l'AIEA. Début mars, M. Grossi s'était rendu en Iran à ce sujet, alors que la République islamique demandait la clôture du dossier. Finalement, il avait été convenu que les deux parties échangent des documents pour une résolution avant juin.

    Ces déclarations interviennent alors que le négociateur de l'Union européenne chargé de coordonner les pourparlers sur le nucléaire iranien, Enrique Mora, est attendu mardi à Téhéran pour tenter de relancer le processus. "Comme vous le savez, les négociations sont dans une sorte de pause (...), certains parleraient d'impasse, d'autres de gel", a souligné le haut responsable de l'AIEA, tout en disant "espérer un accord dans un délai raisonnable". "Même si nous devons admettre que la fenêtre de tir pourrait se fermer à tout moment", a-t-il averti.

    L'Iran et les États-Unis sont engagés depuis plus d'un an dans des négociations indirectes à Vienne pour ressusciter l'accord de 2015, censé empêcher la République islamique de fabriquer la bombe atomique -- dont elle nie vouloir se doter. Les autres parties au texte (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne, Russie) y participent également. Les diplomates ont cependant quitté Vienne le 11 mars pour une "pause" et depuis, Téhéran et Washington se rejettent mutuellement la responsabilité du blocage.

  • Украина: Глава МАГАТЭ предупреждает об "аномальном" уровне радиоактивности в Чернобыле

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    Rafael Grossi.jpegУровень радиоактивности на Чернобыльской атомной электростанции в Украине является "аномальным", заявил глава Международного агентства по атомной энергии (МАГАТЭ) Рафаэль Гросси во время посещения объекта во вторник 26 апреля, ровно через 36 лет после самой страшной катастрофы в истории гражданской атомной энергетики.

    "Уровень радиоактивности, я бы сказал, аномальный", - сказал Гросси журналистам на месте аварии, не назвав точных цифр. "Уровни (радиоактивности) повышались в определенное время, когда русские ввозили тяжелое оборудование в район и когда они уезжали", - добавил он, подчеркнув, что МАГАТЭ отслеживает ситуацию "ежедневно". Ранее глава МАГАТЭ назвал "абсолютно ненормальной" и "очень, очень опасной" оккупацию Чернобыльской площадки российской армией, которая началась в начале российского вторжения в Украину 24 февраля и закончилась 31 марта.

    Г-на Гросси на месте сопровождает группа экспертов, "чтобы доставить жизненно важное оборудование" (дозиметры, защитные костюмы и т.д.), провести "радиологические и другие проверки". По его словам, эти специалисты должны "отремонтировать системы дистанционного мониторинга, которые перестали передавать данные в штаб-квартиру МАГАТЭ" в Вене (Австрия) вскоре после начала войны.

    Расположенная в 150 километрах к северу от Киева на белорусской границе, Чернобыльская атомная электростанция пострадала от отключения электричества и связи, как только русские заняли ее. Рафаэль Гросси уже посетил Украину в конце марта, чтобы заложить основы для соглашения о предоставлении технической помощи. Он посетил южный завод в Южно-Оукраинске, а затем встретился с высокопоставленными российскими чиновниками в Калининграде на берегу Балтийского моря.

    В Украине имеется 15 реакторов на четырех действующих станциях, а также хранилища отходов, подобные чернобыльскому. Крупнейшим из них является завод "Энергодар" вблизи города Запорожье, который, по словам украинцев, подвергся двум российским ракетным ударам во вторник. 

    Чернобыльский реактор взорвался в 1986 году, загрязнив большую часть Европы, но особенно Украину, Россию и Беларусь. Территория в радиусе 30 км от завода стала "зоной отчуждения" и до сих пор сильно загрязнена. Постоянное проживание там запрещено.

  • Ukraine : Le niveau de radioactivité à Tchernobyl est "anormal", prévient le chef de l'AIEA

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    Rafael Grossi.jpegLe niveau de radioactivité sur la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine est "anormal", a estimé mardi 26 avril le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi (photo), en visite sur place, 36 ans exactement après la pire catastrophe de l'histoire du nucléaire civil.

    "Le niveau de radioactivité est, je dirais, anormal", a déclaré M. Grossi à des journalistes sur le site, sans donner de chiffres précis. "Les niveaux (de radioactivité) ont augmenté à certains moments quand les Russes amenaient dans la zone de l'équipement lourd et quand ils sont partis", a-t-il ajouté, soulignant que l'AIEA suivait la situation "quotidiennement". Un peu plus tôt, le chef de l'AIEA avait jugé "absolument anormale" et "très, très dangereuse" l'occupation du site de Tchernobyl par l'armée russe, qui a commencé dès le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février et a pris fin le 31 mars.

    M. Grossi est accompagné sur place par une équipe d'experts "pour livrer des équipements vitaux" (dosimètres, combinaisons de protection, etc...), effectuer "des contrôles radiologiques et autres". Ces experts doivent "réparer les systèmes de surveillance à distance, qui ont cessé de transmettre les données vers le siège" de l'AIEA à Vienne (Autriche) peu après le début de la guerre, a-t-il indiqué.

    Situé à 150 kilomètres au nord de Kiev, à la frontière biélorusse, la centrale nucléaire de Tchernobyl avait, dès le début de son occupation par les Russes, été victime d'une coupure d'électricité et des réseaux de communications. Rafael Grossi s'était déjà rendu en Ukraine, fin mars, pour jeter les bases d'un accord de fourniture d'assistance technique. Il avait visité la centrale méridionale de Ioujno-Oukraïnsk, avant de rencontrer de hauts responsables russes à Kaliningrad sur les bords de la Baltique.

    L'Ukraine compte 15 réacteurs dans quatre centrales en activité, outre les dépôts de déchets comme celui de la centrale de Tchernobyl. La plus grande centrale est celle située à Energodar, proche de la ville de Zaporozhye, frappée mardi par deux tirs de missiles russes, selon les Ukrainiens. 

    Le réacteur de Tchernobyl a explosé en 1986 contaminant une bonne partie de l'Europe mais surtout l'Ukraine, la Russie et le Bélarus. Devenu "zone d'exclusion", le territoire dans un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale est toujours fortement contaminé et il est interdit d'y habiter en permanence.

  • Украина: российские ракеты подошли на опасное расстояние к атомной электростанции в Николаевской области

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    Крылатые ракеты российской армии прошли в опасной близости от атомной электростанции в Миколаевской области на юге Украины, сообщает "Энергоатом".

    "Новым объектом, безопасности которого угрожали российские крылатые ракеты, стала Пивденноукраинская АЭС (Южно-Украинская АЭС). Так, 16 апреля 2022 г. над площадкой станции прошли три крылатые ракеты, выпущенные, вероятно, с территории Беларуси в направлении Николаева. Одну из их зафиксировали камеры наблюдения ПАЭС", – написал "Энергоатом" в своем телеграмм-канале в пятницу, 22 апреля.

    В компании подчеркнули, что угроза попасть в ядерный реактор с возможными последствиями – ядерной катастрофой – была высокой, передает агентство "Интерфакс-Украина".

    "Это очередной акт ядерного терроризма России, угрожающий безопасности всего мира!", – отметил "Энергоатом", добавив, что требует от МАГАТЭ "принять все возможные меры для прекращения ядерного терроризма России, вывода военных формирований России с территории ЗАЭС, и установление демилитаризованных зон вокруг украинских АЭС".

  • Ukraine : des missiles russes ont frôlé dangereusement une centrale nucléaire dans la région de Mikolaev

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    Des missiles de croisière de l'armée russe ont frôlé dangereusement la centrale nucléaire du sud de l'Ukraine dans la région de Mikolaev, a rapporté Energoatom.

    "Une nouvelle installation a été menacée par les missiles de croisière russes. Il s'agit de la centrale nucléaire de Pivdennoukrainskaya (centrale nucléaire sud-ukrainienne). Ainsi, le 16 avril 2022, trois missiles de croisière sont passés au-dessus du site de la centrale, probablement tirés depuis le territoire de la Biélorussie en direction de Mikolaev. L'une d'entre elles a été enregistrée par des caméras de surveillance PAES", a écrit Energoatom sur le réseau Telegram le vendredi 22 avril.

    La société a souligné que le missile aurait pu tomber sur le réacteur nucléaire avec des conséquences possibles - une catastrophe nucléaire, rapporte Interfax-Ukraine.

    "Il s'agit d'un autre acte de terrorisme nucléaire de la Russie qui menace la sécurité du monde entier !", a noté Energoatom, ajoutant qu'il exige de l'AIEA qu'elle "prenne toutes les mesures possibles pour arrêter le terrorisme nucléaire russe, retire les unités militaires russes du territoire du ZNPP et établisse des zones démilitarisées autour des centrales nucléaires ukrainiennes.

  • Iran : Le sabotage de l'installation de centrifugation d'enrichissement d'uranium à Karaj contraint l'Iran à reporter la production de centrifugeuses

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    Dix mois après le sabotage de l'installation de centrifugation d'enrichissement d'uranium à Karaj, la production a été déplacée vers une autre installation. a reconnu Behruz Kamalvandi, représentant de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.

    "Compte tenu de leur importance, les installations de production de centrifugeuses ont été déplacées vers un endroit plus sûr. Elles ont déjà repris leurs activités. Après l'attaque terroriste de Karaj, nous avons dû renforcer les mesures de sécurité. Une partie importante de la production se déroule dans la nouvelle installation. , une partie a été transférée à Natanz et Ispahan."

    L'attaque de l'usine de Karaj a eu lieu en juin 2021 et a entraîné l'arrêt d'une partie importante de la capacité de production. Selon les médias, un quadricoptère avait été impliqué dans l'attaque. L'Iran a blâmé Israël pour l'attaque.

    Kamalvandi a souligné que les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique n'auront pas accès aux caméras de surveillance tant qu'un accord ne sera pas signé sur le retour des États-Unis et de l'Iran à l'accord sur le programme nucléaire iranien.