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  • L'Iran confirme son intention de mettre fin aux inspections surprise de l'AIEA

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    Téhéran a informé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de son intention de mettre fin la semaine prochaine aux inspections inopinées de l'agence onusienne en Iran, a annoncé lundi sur Twitter le représentant iranien auprès de l'AIEA.

    Une loi votée l'an dernier par le Parlement iranien oblige le gouvernement à mettre fin le 21 février à ces inspections prévues par l'accord de 2015 encadrant les activités nucléaires de la République islamique. "La loi sera mise en œuvre en temps voulu et l'AIEA a été informée aujourd'hui afin d'assurer une bonne transition", a déclaré Kazem Gharibabadi sur son compte Twitter.

  • L'Iran a entamé la production d'uranium métal, nouvelle violation de l'accord de 2015, selon l'AIEA

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    L'Iran a débuté la production d'uranium métal pour s'en servir comme combustible pour un de ses réacteurs, nouvelle violation de ses engagements de l'accord de 2015, a indiqué l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) mercredi soir.
    L'agence onusienne, dont le siège est basé à Vienne, "a procédé le 8 février à la vérification de 3,6 grammes d'uranium métal dans l'usine d'Ispahan" (centre), selon une déclaration transmise à l'AFP.

    Le sujet est d'autant plus sensible que l'uranium métal peut être utilisé dans la fabrication d'armes nucléaires.

    Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, a informé les Etats membres de ce nouveau développement qui a pour objectif, selon Téhéran, "de produire du combustible" dans le cadre des activités de recherche et développement.

    Le Plan d'action global commun (PAGC), signé en 2015 par l'Iran et six grandes puissances (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), comporte une interdiction de 15 ans en ce qui concerne "la production ou l'acquisition de métaux de plutonium ou d'uranium ou leurs alliages". Il prévoit que l'Iran puisse être autorisé à commencer sa recherche sur la production de combustible à base d'uranium "en petites quantités" au bout de dix ans, mais seulement avec l'autorisation des autres signataires.

    Cette annonce intervient un peu plus d'un mois après la reprise par Téhéran de l'enrichissement d'uranium à 20%. Si ce niveau est loin du niveau de 90% requis pour une bombe, il s'agit de l'entorse la plus grave à l'accord depuis le retrait des Etats-Unis en 2018 et le rétablissement de sanctions.

    L'arrivée le 20 janvier de Joe Biden à la Maison Blanche a laissé espérer une reprise du dialogue après la politique de pression maximale exercée par son prédécesseur Donald Trump. Mais le nouveau président américain a prévenu qu'il ne ferait pas le premier pas vers l'Iran en levant les sanctions, comme le réclament les dirigeants iraniens.

    "S'ils veulent que l'Iran retourne à ses engagements (...), les Etats-Unis doivent entièrement lever les sanctions, dans la pratique et non sur le papier", a ainsi affirmé dimanche le guide suprême iranien Ali Khamenei. "Nous vérifierons ensuite si dans les faits les sanctions ont été levées correctement", a-t-il prévenu, assurant qu'il s'agit-là de "la politique définitive de la République islamique".

    Moscou appelle l'Iran à "la retenue" après la production d'uranium métal
    Moscou a appelé jeudi Téhéran à la "retenue" après le début de la production d'uranium métal pour alimenter le réacteur de recherche iranien, nouvelle violation de ses engagements de l'accord de 2015.

    L'accord sur le nucléaire iranien menace de voler en éclats depuis que Donald Trump en a retiré les Etats-Unis en 2018 avant de rétablir des sanctions économiques. En riposte, Téhéran s'est affranchi progressivement depuis 2019 de la plupart de ses engagements.

    "Si nous comprenons la logique et les raisons qui motivent l'Iran, il est nécessaire de faire preuve de retenue et d'une approche responsable", a déclaré à l'agence de presse Ria Novosti le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov. "Cela n'incite pas à l'optimisme", a ajouté le ministre russe qui estime que la décision iranienne montre "la volonté de Téhéran de ne pas accepter le statu quo".

    Sergueï Riabkov a de son côté appelé les Etats-Unis à "lever les sanctions prises contre Téhéran" et "ne pas faire traîner les choses en longueur".

     

     

  • Iran : De nouvelles centrifugeuses à Natanz pour enrichir l'uranium

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    L'Iran dispose désormais de deux "cascades" de centrifugeuses perfectionnées d'une capacité d'enrichissement d'uranium quasiment quatre fois supérieure à celles initialement installées sur le site de Natanz, a déclaré mardi le représentant de la République islamique auprès de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA).

    "Grâce à nos méticuleux experts nucléaires, deux cascades de 348 centrifugeuses IR-2m de quasiment quatre fois la capacité des IR-1 fonctionnent désormais (...) avec succès à Natanz", a écrit Kazem Gharibabadi sur Twitter. "L'installation de deux cascades de centrifugeuses IR-6 a aussi commencé à Fordo."

    Dans un rapport daté de lundi et dont Reuters a eu connaissance ce mardi, l'AIEA confirme que l'Iran a commencé à enrichir de l'uranium sur son site souterrain de Natanz à l'aide d'une deuxième cascade de centrifugeuses IR-2m, en plus de celle qui fonctionnait déjà.

    Ce deuxième ensemble de centrifugeuses IR-2m fait partie des trois que l'Iran a dit, en décembre, vouloir installer à Natanz en plus du premier. Sur ces trois cascades supplémentaires, une autre est quasiment achevée et l'installation de la dernière a commencé, dit l'AIEA.

    Dans le cadre de l'accord de 2015 sur son programme nucléaire, dont l'Iran s'est progressivement affranchi après le retrait américain décidé par Donald Trump en 2018, les installations souterraines de Natanz ne doivent accueillir que des centrifugeuses IR-1 de première génération, moins efficaces. Téhéran n'est en outre autorisé à utiliser que ce type de centrifugeuses IR-1 pour enrichir l'uranium.

    En fonction de son degré d'enrichissement, l'uranium peut avoir des utilisations civiles, comme la production d'électricité, ou militaires, pour le développement d'armements nucléaires.

    Avec l'arrivée de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis, l'Iran a évoqué lundi par le biais de son ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif l'hypothèse d'un retour "synchronisé" des deux pays au sein de l'accord de 2015 via une médiation de l'Union européenne.

  • L'Iran dit avancer dans sa recherche sur la production d'uranium métal

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    L'Iran a indiqué mercredi 13 janvier 2021 à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avancer dans sa production d'uranium métal pour servir de carburant à un réacteur, ce qui marquerait une nouvelle violation de ses engagements de l'accord international de 2015.
     
    "L'Iran a informé l'Agence dans une lettre le 13 janvier que +la modification et l'installation de l'équipement adéquat pour les activités mentionnées de Recherche et Développement a déjà commencé+", a indiqué l'AIEA dans un communiqué, se référant au projet de l'Iran de mener des recherches sur la production d'uranium métal dans une usine d'Ispahan (centre). Selon Téhéran, cette recherche a pour objectif de fournir du combustible avancé pour un réacteur de recherche à Téhéran.
    "L'uranium naturel sera utilisé pour produire de l'uranium métal dans un premier temps", a indiqué dans un tweet l'ambassadeur iranien auprès de l'AIEA Kazem Gharib Abadi.
     
    Le sujet est sensible car l'uranium métal peut être utilisé comme composant pour des armes nucléaires, et l'accord de 2015 comporte une interdiction de 15 ans sur "la production ou l'acquisition de métaux de plutonium ou d'uranium ou leurs alliages". Il prévoit que l'Iran puisse être autorisé à commencer sa recherche sur la production de combustible à base d'uranium "en petites quantités agréées" au bout de dix ans, mais seulement avec l'autorisation des autres signataires de l'accord.
     
    En 2015, la République islamique et le Groupe des Six (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) ont conclu à Vienne un Plan d'action global commun (PAGC) censé régler la question nucléaire iranienne après douze années de tensions. Mais le président américain Donald Trump en a retiré son pays en 2018 avant de rétablir et d'intensifier des sanctions économiques punitives. En riposte, Téhéran s'est affranchi progressivement depuis 2019 de la plupart de ses engagements pris à Vienne. La tension a encore augmenté d'un cran après l'assassinat fin novembre d'un physicien nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh. Suite à cet assassinat, une loi a été votée en décembre, qui enjoint le gouvernement à reprendre immédiatement ses activités de production d'uranium enrichi à 20%, que l'Iran avait accepté de suspendre lors de la conclusion de l'accord de Vienne. La loi demandait également à l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) de "faire fonctionner une usine de production d'uranium métal" dans les cinq mois.
     
    Téhéran affirme que ses mesures de désengagement sont réversibles immédiatement en cas de levée des sanctions américaines. Le président américain élu Joe Biden, dont l'investiture est le 20 janvier, a dit sa volonté de faire revenir les Etats-Unis à l'accord de Vienne.

  • L'Iran a signalé son intention d'enrichir de l'uranium à 20%, selon l'AIEA

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    L'Iran a fait part à l'Agence internationale de l'énergie atomique de sa volonté de produire de l'uranium enrichi à 20%, bien au-delà du seuil fixé par l'accord de Vienne de 2015, a-t-on appris vendredi 1er janvier 2021auprès de l'agence onusienne.
     
    "L'Iran a informé l'Agence de son intention d'enrichir de l'uranium à un taux pouvant aller jusqu'à 20% dans l'usine souterraine de Fordo, afin de se conformer à une loi récemment adoptée par le Parlement iranien", a indiqué un porte-parole à l'AFP. La lettre, datée du 31 décembre, "n'a pas précisé quand cette activité d'enrichissement serait mise en œuvre".
     
    L'ambassadeur russe auprès de l'AIEA, Mikhaïl Oulianov, avait rapporté l'information un peu plus tôt sur Twitter, mentionnant un rapport remis par le directeur général Rafael Grossi au Conseil des gouverneurs.
     
    "C'est un coup de pression supplémentaire", a commenté pour l'AFP un diplomate basé à Vienne, sous couvert de l'anonymat, alors que l'Iran s'affranchit toujours plus de ses engagements.
     
    D'après le dernier rapport disponible de l'agence onusienne, publié en novembre, Téhéran enrichissait de l'uranium à un degré de pureté supérieur à la limite prévue par l'accord de Vienne (3,67%) mais ne dépassait pas le seuil de 4,5%, et se pliait toujours au régime très strict d'inspections de l'Agence. Mais le dossier connaît des soubresauts depuis l'assassinat fin novembre d'un physicien nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh. Dans la foulée de cette attaque attribuée à Israël, l'aile la plus dure à Téhéran a promis une riposte, et le Parlement a adopté une loi controversée préconisant de produire et stocker au "moins 120 kilogrammes par an d'uranium enrichi à 20%" et de "mettre fin" aux inspections de l'AIEA, destinées à vérifier que le pays ne cherche pas à se doter de la bombe atomique. Le gouvernement iranien s'était montré opposé à cette initiative dénoncée par les autres signataires de l'accord, qui avaient appelé en décembre Téhéran à ne pas "compromettre l'avenir". "Les +démocraties+ ne peuvent pas demander à l'Iran de violer la législation parlementaire", avait toutefois prévenu le ministre des Affaires étrangères, Javad Zarif.
     
    Les différentes parties prenantes (Chine, France, Allemagne, Russie, Royaume-Uni) jouent la montre, fondant des espoirs sur l'arrivée prochaine de Joe Biden à la tête des Etats-Unis. Le démocrate s'est montré déterminé à sauver ce pacte (appelé JCPoA), mis à mal depuis le retrait américain en mai 2018, à l'initiative de Donald Trump, et le rétablissement des sanctions économiques par les Etats-Unis.
     
    Le renvoi des inspecteurs de l'AIEA et la reprise d'activités d'enrichissement à hauteur de 20%, niveau que pratiquait l'Iran avant la conclusion de l'accord de Vienne, risqueraient de renvoyer le dossier du nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité de l'ONU et de torpiller définitivement ce texte.

  • Iran : L'AIEA dénonce des transferts de centrifugeuses perfectionnées sous terre

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    L'Iran a informé l'Agence internationale de l'Energie atomique de l'installation prochaine de trois "cascades" supplémentaires de centrifugeuses de type IR-2m, interdites par l'accord de 2015, sur son site souterrain d'enrichissement d'uranium à Natanz, a déclaré l'AIEA vendredi à ses Etats membres dans un rapport dont Reuters a eu connaissance.

    "L'Iran a informé l'Agence que l'exploitant de l'usine d'enrichissement de combustible (FEP) à Natanz a l'intention de commencer l'installation de trois cascades de centrifugeuses IR-2m' à la FEP", est-il écrit dans ce rapport. Ces cascades s'ajoutent à un premier ensemble de centrifugeuses de ce type déjà utilisé pour de l'enrichissement d'uranium sur ce site, précise l'AIEA.

    Dans le cadre de l'accord sur son programme nucléaire, dont l'Iran s'est progressivement affranchi après le retrait américain décidé par Donald Trump en 2018, les installations souterraines de Natanz ne doivent accueillir que des centrifugeuses IR-1 de première génération, moins efficaces. Téhéran n'est en outre autorisé à utiliser que ce type de centrifugeuses IR-1 pour enrichir l'uranium. En fonction de son degré d'enrichissement, l'uranium peut avoir des utilisations civiles, comme la production d'électricité, ou militaires, pour le développement d'armements nucléaires.

    En décidant de continuer à violer l'accord de 2015 malgré l'arrivée prochaine d'une nouvelle administration à Washington, l'Iran met la pression sur le président américain élu Joe Biden, qui entrera en fonction en janvier. Ce dernier a déclaré qu'il ramènerait les Etats-Unis dans l'accord de 2015 si l'Iran en respecte à nouveau pleinement les termes.

  • Iran : L'AIEA signale une nouvelle violation iranienne de l'accord de 2015

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    Des centrifugeuses du site d'enrichissement d'uranium iranien de Natanz ont été mises en service en violation de l'accord international sur le programme nucléaire de la République islamique, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dont Reuters a pris connaissance mercredi.

    Les installations souterraines de Natanz, qui ont apparemment été conçues pour résister aux raids aériens, sont le principal site d'enrichissement iranien. Donald Trump a récemment demandé à son administration d'envisager de le bombarder, tout comme d'autres sites sensibles, selon une source américaine qui a confirmé une information du New York Times. L'accord sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015 n'autorise Téhéran qu'à utiliser des centrifugeuses IR-1 de première génération pour enrichir l'uranium.

    Selon un précédent rapport publié mercredi dernier, l'AIEA indiquait que des centrifugeuses de type IR-2m, qui étaient déjà utilisées en violation de l'accord sur un site non souterrain, avaient été déplacées à Natanz et installées en cascade, ce qui permet l'enrichissement progressif. L'agence précisait toutefois qu'elles n'avaient pas été alimentées en hexafluorure d'uranium (UF6), la matière première à enrichir. "Le 14 novembre 2020, l'Agence a vérifié que l'Iran avait commencé à injecter de l'UF6 dans la cascade de 174 centrifugeuses IR-2m récemment installée à l'usine d'enrichissement du combustible (FEP) de Natanz", peut-on lire dans le document remis mardi aux Etats membres de l'AIEA.

    L'Iran avait déjà enfreint plusieurs dispositions de l'accord de 2015, qu'il juge caduc depuis que Donald Trump l'a dénoncé en 2018 et ordonné le rétablissement puis l'alourdissement des sanctions américaines. Dans son rapport de la semaine dernière, l'AIEA indique par ailleurs que le déploiement de centrifugeuses IR-4 a commencé à Natanz, mais pas celui de modèles IR-6, qui était pourtant prévu.