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  • Iran : 1.044 centrifugeuses en activité à Fordo

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    Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) a affirmé dimanche que 1.044 centrifugeuses étaient actuellement en activité au sein de l'usine souterraine de Fordo, conformément aux désengagements de l'accord sur le nucléaire iranien annoncés par Téhéran. La suspension de toutes les activités d'enrichissement d'uranium dans cette usine située près de la ville sainte de Qom était l'un des engagements pris par l'Iran dans le cadre de l'accord international conclu à Vienne en 2015 et destiné à limiter son programme nucléaire en échange d'une levée de sanctions à son encontre.

    Mais en mai 2019, un an après le retrait unilatéral des Etats-Unis de ce pacte assorti d'un retour de lourdes sanctions de Washington contre Téhéran, l'Iran a annoncé qu'il allait s'affranchir de certains de ses engagements. Début novembre, l'Iran avait annoncé une quatrième phase de désengagement et relancé ses activités d'enrichissement d'uranium à Fordo, à 180 kilomètres au sud de Téhéran, entraînant une protestation commune de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni --parties à l'accord-- et de l'Union européenne.

    "Actuellement, 1.044 centrifugeuses enrichissent à Fordo", a déclaré dimanche Ali Akbar Saléhi, chef de l'OIEA, à l'agence officielle du Parlement Icana. "Nous nous étions engagés (dans le cadre de l'accord) à ce que ces 1.044 machines n'enrichissent pas, mais cela est fait dans le cadre de nos désengagements et de nos besoins", a-t-il ajouté, précisant que l'Iran stockait par conséquent aussi l'uranium enrichi.

    Dans le cadre de l'accord, Téhéran s'était engagé à limiter son stock d'uranium enrichi, son niveau d'enrichissement, le nombre de ses centrifugeuses et le développement de centrifugeuses avancées. L'Iran s'est désengagé sur chacun de ces points. Début septembre, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a indiqué que le stock d'uranium faiblement enrichi était plus de dix fois supérieur à la limite autorisée par l'accord.

    Les parties restantes à l'accord ont plusieurs fois appelé l'Iran à revenir sur sa décision. Téhéran insiste sur son caractère réversible si les retombées économiques favorables espérées après l'accord se réalisent. Les tensions entre Téhéran et Washington n'ont cessé de croître depuis le retrait américain de l'accord. Depuis, les deux ennemis sont apparus deux fois au bord de l'affrontement direct.

  • Iran : Menaces de l'AIEA à Téhéran: le sauvetage des accords nucléaires n'est pas une priorité

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    Rafael Grossi.jpegRafael Grossi (photo), directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a déclaré dans une interview au Wall Street Journal que si les autorités iraniennes ne permettaient pas aux inspecteurs de l'AIEA d'avoir accès aux installations nucléaires fermées aux inspections, "les choses allaient mal tourner pour l'Iran".
    "J'insiste pour que ce problème soit résolu le plus rapidement possible. Vous devez laisser entrer nos inspecteurs", a-t-il exigé, ajoutant que la lutte contre la non-prolifération nucléaire est une priorité plus élevée pour l'AIEA que le sauvetage des accords de Vienne sur le sort du programme nucléaire iranien. .
    L’un des leviers d’influence possibles sur l’Iran pourrait être le soutien de l’agence aux efforts américains pour prolonger l’embargo sur les armes imposé en 2015 à l'Iran. L'embargo expire en octobre 2020, mais l'administration de Donald Trump tente de le faire reconduire par le Conseil de sécurité de l'ONU.
    Rappelons qu'en mars 2020, Grossi a appelé la République islamique d'Iran à fournir un accès complet à toutes ses installations nucléaires, comme l'exige l'accord de 2015 sur le sort du programme nucléaire iranien.
    "Nous avons identifié trois sites dont l'existence était cachée par l'Iran. Nous cherchons à accéder à deux de ces sites. L'Iran refuse d'autoriser leur accès et évite de discuter de ces questions", a-t-il déclaré.
    En juin, le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a adopté à la majorité des voix un projet de résolution de l'Eurotroïka (France, Allemagne, Grande-Bretagne) sur l'accès des inspecteurs à ces installations.
    Avant son adoption, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif s'était dit convaincu qu'une solution acceptable serait trouvée, ajoutant que Téhéran n'avait rien à cacher. Cependant, depuis cinq mois maintenant, les inspecteurs des agences n'ont pas pu accéder aux installations secrètes.

  • Iran : Deux explosions ont retenti dans la banlieue de Téhéran - les habitants signalent des pannes de courant

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    Vendredi 10 juillet, vers 01h00, deux puissantes explosions ont retenti dans le secteur de la ville de Keredzh, dans la banlieue ouest de Téhéran. Selon les habitants, l'onde de choc a brisé les vitres dans un large périmètre et des coupures de courant ont été signalées, notamment dans les localités de Shahriar et Quds.

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    Des images satellite prises par la société Planet Labs ont montré que l'explosion, qui s'est produite dans la région de Ghamdarah, à l'ouest de Téhéran , visait une force aérienne des Gardiens de la révolution.
    Les photos satellites prises cinq jours après l'explosion montrent que des incendies se sont déclarés sur une zone de 22 000 mètres carrés.
    La télévision iranienne, à travers sa chaîne sur l'application de "Telegram", a confirmé la survenue d'explosions dans l'ouest de Téhéran, dans les régions de Ghamdarah et de la ville de Qods, mais a par la suite nié l'existence de toute explosion.
    Après l'explosion, plusieurs médias iraniens ont rapporté que des pannes se sont produites dans des zones de l'ouest de Téhéran, telles que Shahryar, Gardadra et la ville de Qods (Qasr Hasan Khan), à l'ouest de Téhéran.
    La BBC "Perse" suggère que l'explosion s'est produite sur une base aérienne des Gardiens de la révolution, des informations non confirmées ont indiqué que l'explosion avait visé les entrepôts de missiles des Gardiens de la révolution au sud-ouest de Téhéran.
    Des témoins ont déclaré avoir entendu le bruit de l'explosion et vu de la fumée s'échapper de la base des gardiens de la révolution entre Garmdarah et la ville de Qods, à l'ouest de Téhéran. D'autres ont dit que l'explosion avait visé le camp "Hassan Al-Mujtaba" de la Force alQods, l'unité d'élite les Gardiens de la Révolution.
    Cette explosion est survenue après une série d'explosions et d'incidents "mystérieux" impliquant des installations nucléaires et militaires iraniennes, dont le plus important était l'explosion de la base de missiles "Khijir" à l'est de Téhéran près du site militaire de Parchin, le 26 juin,. Une autre avait visé des centrifugeuses pour enrichir de l'uranium à Natanz en Ispahan, le 2 juillet.

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    Il s'agit de la troisième explosion importante au cours de la semaine dans les environs de Téhéran et la cinquième explosion au cours des deux dernières semaines. Elles se sont toutes produites entre minuit et 03h00.
    Le 26 juin, deux explosions puissantes ont retenti au sud-est de la capitale, provoquant une lueur rouge visible depuis Téhéran. Selon des sources iraniennes non officielles, l'explosion s'est produite sur le territoire de la base militaire secrète de Parchin, qui figure sur la liste des installations nucléaires iraniennes, que les agents de l'AIEA ont vainement cherché à inspecter pendant de nombreuses années.
    Le 30 juin, une puissante explosion s'est produite au centre médical Sina Athar tuant 19 personnes, tandis que 24 autres étaient hospitalisées pour des blessures graves.
    Le 2 juillet, une explosion et un incendie se sont produits dans une installation nucléaire de Natanz. Quelques jours plus tard, l'Iran reconnaissait que l'installation avait subi des dommages importants.
    Le 7 juillet, une puissante explosion a éclaté à quelques kilomètres au sud de Téhéran. Les médias iraniens ont rapporté que l'explosion avait eu lieu dans l'usine Sepahan Boresh à Bakershahr, provoquant un incendie.

  • L’Iran compte redémarrer le réacteur à eau lourde d’Arak

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    Salehi Ali Akbar.jpgL’Iran a l’intention de relancer les activités du réacteur nucléaire à eau lourde d’Arak, poursuivant son désengagement de l’accord sur le nucléaire de 2015, a déclaré dimanche le chef de l’Organisation de l’énergie atomique iranienne, selon l’agence de presse Isna.
    Isna cite un parlementaire qui a participé à la réunion pendant laquelle Ali Akbar Salehi (photo ci-contre) a fait cette annonce.
    Un réacteur à eau lourde peut servir à produire du plutonium de qualité militaire utilisé dans la confection d’une bombe atomique.
    Rappelons que la mise hors service de l’usine d’Arak était l’une des conditions de la levée des sanctions économiques contre l’Iran après la signature de l’accord sur le sort du programme nucléaire iranien en 2015.
    Dans un rapport publié début 2016, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait indiqué que Téhéran s’était conformée à ses engagements pris à Vienne en 2015 en retirant le coeur du réacteur de la centrale d’Arak et en y coulant du béton pour qu’elle ne soit plus opérationnelle.
    Cependant, les documents des services de renseignements allemands montrent que cela n’a pas été fait, contrairement à la déclaration de l’AIEA.
    Une affirmation également contredite par Salehi lui-même qui avait reconnu que Téhéran n’avait pas arrêté ses activités nucléaires dans le réacteur Arak, même après l’accord conclu en 2015 avec les puissances mondiales.
    Salehi a justifié la poursuite de ces activités en violation de la lettre et de l’esprit de l’accord affirmant qu’elles étaient conformes aux instructions de Khamenei, qui a toujours affirmé qu’il était impossible de faire confiance aux Américains et aux Européens et que « nous devons être préparés à toutes les possibilités ».
    Mais depuis la décision prise l’an dernier par Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l’Accord de Vienne et de rétablir les sanctions contre l’Iran, la République islamique a officiellement commencé à revenir sur ses propres engagements, notamment en dépassant le seuil maximal d’enrichissement de l’uranium qui lui avait été imposé.
    Le guide suprême de la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, a répété mardi que Téhéran continuerait à s’affranchir de ses engagements en reprochant aux pays européens signataires de ne pas respecter les leurs.

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    Articles publiés sur Frontlive-Chrono le dimanche 28 juillet 2019

    • Afghanistan: Les talibans réitèrent leur refus de négocier directement avec Kaboul – Log in
    • Afghanistan: attaque contre les bureaux d’un colistier du président afghan – au moins un mort et 13 blessés – Log in
    • Iran: Nouvelle réunion sur l’accord de 2015 à Vienne sur le nucléaire iranien – Log in
    • Iran: Pour Rohani, les forces étrangères responsables des tensions dans le Golfe – Log in
    • L’Iran compte redémarrer le réacteur à eau lourde d’Arak – Accès libre
    • Libye : cinq médecins tués dans un raid aérien contre un hôpital de campagne – Log in
    • Nigéria : Boko Haram tue 65 personnes en deuil après des funérailles – Log in
    • Pakistan : Dix soldats abattus lors de deux incidents distincts – Log in
    • Pays-Bas: L’interdiction de la burka déjà controversée avant son entrée en vigueur – Log in
    • Syrie : l’Etat islamique (Daech) revendique une attaque kamikaze contre l’armée dans la province de Deraa – Log in 

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  • Iran: l’AIEA confirme le dépassement de la limite autorisée d’uranium enrichi

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    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe)

    L’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), chargée de vérifier l’application par Téhéran de l’accord nucléaire de 2015, a confirmé lundi que l’Iran avait dépassé la limite imposée à ses réserves d’uranium enrichi, selon un porte-parole de l’agence onusienne.
    « L’Agence a vérifié au 1er juillet que le stock total d’uranium enrichi a dépassé les 300 kilos » et le directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano, en a informé le conseil des gouverneurs, a indiqué ce porte-parole dans une déclaration écrite peu après que Téhéran a annoncé le dépassement du plafond autorisé d’uranium enrichi à 3,67%.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le lundi 1er juillet 2019

    • Afghanistan : Au moins 6 morts, une cinquantaine d’écoliers blessés à Kaboul dans un attentat taliban – Abonnés
    • Irak : Six combattants de Daech tués dans le nord du pays – Abonnés
    • Iran: l’AIEA confirme le dépassement de la limite autorisée d’uranium enrichi – Article libre
    • Liban: Suite des affrontements interdruzes : des partisans d’Arslane coupent des routes à Aley – Abonnés
    • Libye : les forces de Haftar vont « bombarder massivement » Tripoli, selon un de leurs commandants – Abonnés
    • Syrie : L’attaque de l’armée de l’air israélienne en Syrie a fait 16 morts, dont six civils – Abonnés
    • Syrie : la coalition internationale dit avoir frappé el-Qaëda dans le Nord-Ouest – Abonnés
  • Frontlive-Chrono – Mercredi 8 mai 2019

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    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le mercredi 8 mai 2019

    • Afghanistan: Forte explosion dans le centre de Kaboul – Abonnés
    • Iran : Téhéran décide de suspendre certains de ses engagements de l’accord nucléaire – Lire l’article
    • Pakistan : Un attentat-suicide fait douze morts dans un sanctuaire religieux soufi- Abonnés
    • Sri Lanka : Arrestation de sept kamikazes – Abonnés
    • Syrie: Les forces gouvernementales avancent au nord de Kafr Nabudah – Abonnés
    • Syrie: En réponse à une nouvelle attaque à la roquette contre la base aérienne de Hmeimim, l’armée de l’air russe frappe des positions rebelles dans le nord de la Lattaquié – Abonnés

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  • Iran : Nucléaire: le ministre iranien des AE appelle l'Europe à "prendre le leadership"

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    Nucléaire: le ministre iranien des AE appelle l'Europe à "prendre le leadership"
    Mohammad Javad Zarif
     
     
    Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a appelé les Européens à "prendre le leadership" dans le but de sauvegarder l'accord international sur le programme nucléaire de Téhéran signé en 2015 mais remis en cause par Donald Trump.
    "Les Européens doivent prendre le leadership", a lancé M. Zarif lors d'une interview au quotidien britannique The Guardian, les invitant à défier leur allié américain. 
    "Ce que je crois, c'est qu'il (Donald Trump) n'ira pas au bout et laissera le Congrès américain trancher la question", a-t-il ajouté, jugeant par ailleurs que le président américain n'était  pas fiable". Donald Trump doit en effet dire au Congrès américain s'il estime que Téhéran respecte ses engagements. Une "non-certification" rouvrirait la voie à une réimposition de sanctions.
    L'accord, conclu par l'Iran d'une part et les grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) d'autre part, doit garantir le caractère strictement civil et pacifique du programme iranien, en échange de la levée progressive des sanctions mises en place contre Téhéran depuis 2005. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a répété à plusieurs reprises que Téhéran respectait bien les termes de l'accord.
    Mais depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les États-Unis ont multiplié les attaques contre l'accord, que M. Trump avait promis de "déchirer".
    Les Américains accusent les Iraniens de violer "l'esprit" du pacte et estiment que Téhéran est un élément déstabilisateur au Moyen-Orient.
    Mais selon M. Zarif, "l'accord autorise l'Iran à poursuivre la recherche et le développement".
    Le chef de file de la diplomatie iranienne explique également que si les Américains décident d'aller jusqu'au bout, le programme nucléaire iranien repartira de plus belle et l'Iran "n'acceptera plus les restrictions".
    Mais attention, prévient-il, "si l'Europe, le Japon, la Russie et la Chine décident de s'entendre avec les Etats Unis, je pense que cela signerait la fin de l'accord".
     
    Jean René Belliard