Agence de sécurité de la police (PST)

  • Norvège : 5 morts dans une attaque meurtrière à l'arc - La police n'exclut pas un "acte terroriste"

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    Un homme armé d'un arc et de flèches a tué cinq personnes et en a blessé plusieurs autres mercredi 14 octobre 2021 à Kongsberg, dans le sud-est de la Norvège, avant d'être arrêté par la police. "Nous pouvons malheureusement confirmer qu'il y a plusieurs blessés et aussi malheureusement plusieurs tués", a déclaré un responsable de la police locale, Øyvind Aas, lors d'un point de presse. On dénombre cinq morts, selon un dernier bilan. Un officier de police aurait été atteint d'une balle dans le dos, sans doute tirée par un autre policier. Les victimes sont quatre femmes et un homme âgés entre 50 et 70 ans. Quant aux deux blessés, ils ne sont pas dans un état critique.

    "L'homme qui a commis cet acte a été arrêté par la police et, d'après nos informations, il n'y a qu'une personne impliquée", a-t-il ajouté. il y a eu une confrontation entre la police et l'agresseur, après quoi il a temporairement échappé à l'emprise de la police. Plus tard, la police a quand même réussi à arrêter l'homme, qui a maintenant été placé en garde à vue dans la ville de Drammen. Aucun policier n'a été blessé dans le cadre de l'arrestation.

    "Vu le déroulement des événements, il est naturel d'évaluer s'il s'agit d'une attaque terroriste", a-t-il encore dit. "L'homme arrêté n'a pas été entendu et il est trop tôt pour se prononcer sur ses mobiles".

    Selon la chaîne TV2, l'homme avait aussi un couteau et/ou plusieurs autres armes. Les blessés ont été hospitalisés. Ni leur nombre ni leur condition n'est connu dans l'immédiat.

    L'attaque aurait commencé dans un supermarché peu avant 18h15 dans le centre-ville de Kongsberg. Après cela, l'agresseur aurait également frappé dans un centre commercial. 

    Sur Twitter, la police locale a indiqué qu'un homme avait été observé, armé d'un arc et de flèches, et qu'il en avait fait usage en ciblant des personnes. Le public a été appelé à rester chez soi. Plusieurs quartiers ont été bouclés, les images de télévision montrant un important déploiement de forces de police en armes et d'ambulances. Un hélicoptère et une équipe de démineurs ont aussi été envoyés sur place. Les services de renseignement intérieur (PST) ont été alertés. La radiotélévision publique NRK a montré sur son site internet une photo envoyée par un témoin montrant une flèche noire solidement plantée dans un mur.

    Kongsberg compte environ 28 000 habitants et est située à 80 kilomètres à l'ouest de la capitale Oslo.



    Espen Andersen Brathen.jpegL'attaque à l'arc traitée comme "un acte terroriste"
    L'attaque à l'arc qui a fait cinq morts en Norvège ressemble à ce stade à un "acte terroriste", ont estimé les services de sécurité norvégiens (PST) jeudi, contribuant ainsi à conforter la piste du terrorisme islamiste.

    Un peu plus tôt, la police avait déjà indiqué que l'auteur présumé de l'attaque qui a endeuillé la ville de Kongsberg (sud-est) mercredi était Espen Andersen Brathen (photo ci-contre), un homme de 37 ans converti à l'islam et suspecté par le passé de radicalisation, sans pour autant conclure catégoriquement sur les motifs qui l'ont animé. "Les événements à Kongsberg ont les apparences d'un acte terroriste à ce stade, mais l'enquête (...) tirera davantage au clair ce qui les a motivés", a ensuite précisé le PST dans un communiqué à la mi-journée.

    De nationalité danoise et résident de cette petite ville sans histoire d'environ 25.000 habitants à quelque 80 kilomètres à l'ouest d'Oslo, le suspect a été arrêté mercredi soir, peu après l'attaque sanglante au mode opératoire inhabituel.

    L'homme, qui a reconnu les faits lors de son interrogatoire durant la nuit, "est connu du PST", ont indiqué les services chargés de l'antiterrorisme, sans toutefois en dire plus. "Il y a eu des craintes liées à une radicalisation précédemment", a de son côté expliqué un responsable de la police, Ole Bredrup Saeverud, lors d'une conférence de presse. Ces craintes remontaient à 2020 et avant, et avaient donné lieu à un suivi de la police, a-t-il dit.

     

     

  • Norvège : Un adolescent syrien de 16 ans arrêté pour un projet d'attentat

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    Les services de sécurité norvégiens ont annoncé vendredi l'arrestation d'un adolescent syrien de 16 ans soupçonné d'avoir préparé un attentat contre une cible qui n'a pas été précisée.

    Le suspect, arrêté jeudi, est un Syrien vivant dans la capitale norvégienne depuis plusieurs années et qui avait entamé des préparatifs en vue d'un passage à l'acte, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'Agence de sécurité de la police norvégienne (PST). "Il est soupçonné d'avoir préparé un attentat. C'est plus grave que les cas plus habituels de participation ou tentative de participation à une organisation terroriste", a souligné le porte-parole, Trond Hugubakken. Le jeune homme doit être présenté en début d'après-midi à un juge en vue d'un placement en détention provisoire, lors d'une audience pour laquelle le PST va demander le huis clos. Aucune précision n'a été fournie sur la nature de la cible qui, selon les éléments recueillis par l'AFP, se trouve sur le territoire norvégien.

    "Il clame son innocence et va demander sa remise en liberté. Son âge n'est pas compatible avec un maintien en détention", a indiqué à l'AFP Andreas Berg Fevang, l'avocat du suspect.

    Selon le journal VG, l'adolescent est un sympathisant du groupe Etat islamique, qui serait arrivé en Norvège par voie de regroupement familial.

    "Au cours des dernières années, nous avons vu des jeunes, y compris des enfants de 13 ou 14 ans, être radicalisés dans des milieux islamistes radicaux", a souligné Trond Hugubakken. "C'est une tendance inquiétante". Le PST n'a pas exclu d'autres arrestations.


    Une femme de l'Etat islamique inculpée 
    Vendredi, la police norvégienne a également inculpé pour appartenance à une organisation terroriste une Norvégienne d'origine pakistanaise rapatriée pour raisons humanitaires l'an dernier depuis le camp Al-Hol contrôlé par les Kurdes en Syrie. La femme avait été appréhendée par le service de sécurité de la police (PST) à son atterrissage  en Norvège il y a un peu plus d'un an, et a depuis été accusée d'implication terroriste.

    La femme a deux enfants norvégiens. Leur état de santé était crucial pour que les autorités norvégiennes choisissent de la faire sortir du camp d'Al-Hol en Syrie en janvier de l'année dernière.

    Selon l'acte d'accusation, elle a participé à l'organisation terroriste État islamique (Daech) de juin 2013 à mars 2019.

    En Syrie, elle a épousé trois hommes différents. Le parquet estime qu'elle "a facilité les conditions" permettant aux hommes avec lesquels elle était mariée de jouer un rôle actif dans l'Etat islamique, "en prenant soin de leurs enfants et en s'occupant de diverses tâches à la maison".

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