AFRIQUE DU SUD

  • L'Etat islamique s'étend en Afrique - La guerre entre Islamisme et Occident prend une dimension mondiale

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    L'Etat islamique fait le forcing  sur l'Afrique australe et en particulier sur le Mozambique. Il étend ses activités avec des unités structurées presque militaires,, grâce auxquelles il parvient à prendre le contrôle de zones entières voire de villes.

    Cette progression de l'organisation islamiste radicale échappe encore à l'attention de l'Europe car la partie sud du continent africain est plutôt «déconnectée» de l'espace médiatique européen. 

    Depuis 2016, nous avons souvent écrit sur a propagation du mouvement jihadiste dans les zones d'Afrique et d'Asie où les interventions du monde occidental sont plus rares et où les capacité sécuritaires des pays concernés par la menace islamique plus réduites.

    L'apparition de groupes affiliés ou se revendiquant de l'Etat islamique  a été facilitée en Afrique pour les raisons suivantes:
    - Absence de contrôle et de mesures de sécurité
    - Présence minimale des forces occidentales
    - De multiples possibilités de financement des groupes terroristes grâce aux ressources naturelles et urbaines
    - Géographie favorable (montagnes, jungle, grottes, etc.) par rapport au Moyen-Orient
    - Accès à l'océan Indien et au golfe Persique (Afrique de l'Est et du Sud-Est).
    - Eloignement des forces occidentales conventionnelles
    - Énorme bassin de recrutement pour les seigneurs de guerre et les mercenaires à des coûts minimes

    Ce qui précède, qui ne sont que quelques-uns des paramètres qui ont favorisé le développement de l'Etat islamique, montre que l'Etat islamique a pu trouver un terrain fertile et très peu d'obstacles, pour son développement.

    Ces groupes qui se réfèrent de l'Etat islamique adhèrent ils vraiment à  l'idéologie djihadiste ? 
    De nombreuses informations disponibles suggèrent que les groupes terroristes africains sont constitués de personnes différentes, issues de races, d'idéologies et de croyances religieuses diverses. La plupart sont probablement des mercenaires, qui sont seulement attirés par un bon salaire et la possibilité de butins. Ils cherchent ainsi à échapper à  la pauvreté à laquelle ils étaient confrontés. Le recrutement de ces groupes islamistes est en cela très différent de celui de l'Etat islamique au Moyen-Orient. Par exemple, il n'y a pas de personnage religieux central (Imam), seulement une référence vague à l'idéologie djihadiste, ce qui donne l'impression qu'elle n'est utilisée que comme excuse pour leurs attaques. En outre, ils ne visent pas spécifiquement les chrétiens ou d'autres groupes idéologiques religieux, sauf dans les zones et les centres urbains qui possèdent une richesse suffisante.
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    *Par exemple, la saisie du port de Mocimboa da Praia (Mozambique / Tanzanie) n'est pas considérée comme importante sur le plan symbolique à caractère islamique. Mais c'est une voie extrêmement importante pour la contrebande qui rapporte des bénéfices, ce qui permet de financer leurs organisations. Dans le même temps, aucune tentative n'a été faite pour imposer la charia. La seule conséquence a été la saisie du port  par des moyens militaires. La même chose s'est également produite lors d'affrontements avec l'armée mozambicaine pour le contrôle des ressources en gaz et des mines de rubis dans la province de Cabo Delgado. Pour le moment, ils sont incapables de s'imposer dans la région, mais le contrôle des ressources spécifiques rapportent environ 50 milliards de dollars par an.
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    *La question qui se pose maintenant est de savoir ce qui va se passer à l'avenir, car les terroristes prétendument liés à l'Etat islamique évoluent d'une manière complètement différente de ce que l'Etat islamique nous a habitués jusqu'ici. 
     Par exemple, ces islamistes africains ont tendance à occuper un centre urbain d'un pays, à piller tout ce qu'ils peuvent, puis à changer de zone et de ville. Une tactique classique des seigneurs de guerre et leurs mercenaires. Ils n'ont pas l'intention non plus de convertir la région à l'islam ou de vouloir établir un califat, comme ce fut le cas dans la région du Levant entre la mi-2010 et 2017.

    Dans un avenir proche, il faut s'attendre à :
    - Une propagation immédiate à d'autres pays d'Afrique subsaharienne mais aussi aux pays situés en dessous de l'équateur sur le continent africain.
    - L'absence d'une force capable de placer des points de contrôle contre l'apparition de cellules islamistes. L'idéal serait qu'un pays ou une combinaison de pays africains dispose d'une armée suffisamment forte et entraînée pour avoir la capacité d'agir sur le plan sécuritaire régional.
    - L'arrêt de l'immigration clandestine. On estime que les terroristes gagnent entre 10 et 20 000 dollars par immigrant grâce à cette seule activité.
    - Le contrôle des routes maritimes à proximité de l'Afrique de l'Est.

    Il convient de noter qu'il existe déjà des indices d'une concentration de groupes terroristes se réclamant de l'islamisme dans l'ouest de l'Ouganda, ainsi que des affrontements à la frontière sud-africaine avec le Mozambique. Ces derniers sont extrêmement préoccupants, car une présence terroriste pourrait devenir très vite préoccupante dans une Afrique du Sud déjà en proie à l'instabilité politique et à la criminalité. L'Afrique du Sud est un point de référence pour le continent. Si Daech parvient à s'y implanter, le problème prendrait une dimension mondiale.
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    Création d'une force de sécurité : Seuls le Nigeria et l'Afrique du sud ont des forces suffisamment puissantes
    Des pays comme le Nigéria et l’Afrique du Sud peuvent jouer un rôle majeur dans la création d’une force de sécurité africaine. Mais cela pourrait créer un changement des équilibres géopolitiques qui affecterait de nombreux intérêts, à la fois sur et hors du continent africain. Pourtant il est clair que pour lutter contre la montée en puissance de l’islamisme radical dans cette région, aucune force traditionnelle ne peut intervenir, pas même les forces montantes (comme  la Chine). Le coût serait énorme étant donné la distance et la nécessité de maintenir constamment des forces dans la région. Le seul moyen serait de soutenir une force locale suffisamment puissante.

    Régler le problème de l'immigration illégale pour tarir les sources de financement du terrorisme islamiste
    C'est un problème gigantesque qui doit être maîtrisé malgré les «cris des humanitaires», même  au sein de l'ONU. Et tant qu’on ne résoudra pas ce problème, les comptes bancaires des organisations terroristes à consonance islamiste augmentent de jour. Le moyen pour garder les populations dans leur pays d’origine est de garantir une stabilité politique et économique durable dans ce pays.
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    Routes maritimes menacées
    Les routes maritimes sont une préoccupation majeure pour les gouvernements et les organisations ces dernières années, car la piraterie et la prise d'otages d'équipages rapportent des milliards de dollars de revenus aux pirates. Dans le même temps, il facilite également tous les types de contrebande et, bien entendu, donne les ressources financières nécessaires au développement de groupes terroristes. En théorie, la mise en place d'une force de sécurité dans la région contrecarrerait la tentative des islamistes de domination maritime, mais cela prendra du temps. C'est probablement le problème le plus difficile à résoudre mais il est nécessaire de le régler avant qu’il ne prenne des proportions incontrôlables. Nous avons déjà  eu une expérience des difficultés et de l'énorme quantité de ressources nécessaires pour lutter contre le piratage au début des années 2010 et en 2020.

    De toute évidence, la propagation de l'Etat islamique en tant qu'idéologie (ou excuse) pour certains groupes de terroristes, a révélé les graves problèmes sécuritaires qui commencent à peine à émerger. Le continent africain est éloigné géographiquement des continents d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord, mais cela n'implique pas que les évènements qui s’y déroulent ne vont pas avoir de conséquences sécuritaires graves pour d’autres régions du monde.

    Et pour l'instant, seule la France semble avoir pris la mesure du danger que l'expansion des groupes revendiquant leur affiliation à l'islamisme radical en Afrique représente pour l'Europe.

     

  • Mozambique : L'Afrique du Sud déploie des forces après l'attaque des djihadistes contre Palma

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    L'Afrique du Sud a déployé des troupes au Mozambique vendredi 2 avril 2021 à la suite de l'attaque menée par des islamistes dans la ville de Palma à la fin du mois de mars. L'annonce a été faite lors d'une allocution télévisée du président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui a souligné la nécessité de protéger les ressortissants sud-africains au Mozambique voisin .

    "Nous restons impliqués dans la sécurisation de notre peuple au Mozambique - à Pemba et à Palma", a déclaré Ramaphosa.

    L'attaque de Palma a contraint des milliers de personnes à fuir la ville et à chercher refuge dans la ville portuaire de Pemba, qui sert de capitale de la province de Cabo Delgado au Mozambique.

    Ramaphosa a déclaré que l'armée sud-africaine avait commencé à secourir des ressortissants bloqués au Mozambique et avait récupéré le corps d'un Sud-Africain tué dans l'attaque.

    Le géant français de l'énergie cesse ses activités dans la région
    De nombreux travailleurs étrangers de la ville riche en gaz étaient employés par le géant français de l'énergie Total, des sources de sécurité ayant déclaré vendredi aux agences de presse que l'entreprise avait cessé ses activités dans la région et retiré tout son personnel.

    Total prévoyait d'investir 20 milliards de dollars (16,9 milliards d'euros) dans une usine de gaz naturel liquéfié située près de Palma, mais a suspendu la construction du site la semaine dernière.

    L'armée mozambicaine a affirmé que l'usine Total était protégée, mais la surveillance par drone aurait montré que les djihadistes encerclaient le site gazier, situé sur la péninsule d'Afungi.

    L'attaque de Palma
    L'attaque a commencé le 24 mars, lorsqu'une centaine de djihadistes ont pris le contrôle de Palma. L'Etat islamique a revendiqué la responsabilité de l'attaque et annoncé dans un communiqué que le groupe avait tué 55 membres des forces de sécurité mozambicaines lors de l'assaut.

    Des dizaines d'habitants de Palma seraient morts lors du siège, dont au moins deux travailleurs étrangers dans la région.

    L'ONU a déclaré vendredi qu'au moins 9150 personnes avaient fui Palma vers d'autres régions du nord du Mozambique. Des milliers de personnes seraient toujours en train de se cacher dans la brousse autour du district de Palma.

    L'attaque contre Palma est la dernière d'une série d'attaques menées par des djihadistes dans le nord du Mozambique, qui ont commencé en 2017. Jusqu'à présent, plus de 2600 personnes sont mortes des raids au cours des trois dernières années.

    Les djihadistes piratent des navires au large de Palma
    Les djihadistes peuvent désormais pirater des navires en mer. Nous avons des rapports concernant au moins trois navires qui ont été détournés au large des côtes de Palma.

  • Mozambique: Allégations de l'implication de citoyens sud-africains dans la récente attaque de Palma

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    Un chercheur dans un institut à Johannesburg a évoqué ce lundi la possibilité que des citoyens sud-africains soient impliqués dans l'attaque armée contre la ville de Palma au Mozambique qui s’est soldée par la prise de la ville pares rebelles.

    Des hommes armés ont lancé mercredi 24 mars 2021 une attaque contre la ville de Palma, située à proximité d'un grand projet gazier géré par la société énergétique française « Total ».

    Les terroristes ont ciblé un bus d'évacuation qui faisait partie d'une opération de sauvetage qui tentait de porter secours à 180 personnes assiégées dans un hôtel de Palma pendant 3 jours, parmi lesquelles des étrangers.

    Willem Els, coordinateur du dossier du terrorisme à l' « Institute for Security Studies », a déclaré que l’institut « devrait être très préoccupé par fait que des citoyens sud-africains combattent aux côtés du groupe rebelle au Mozambique », selon le site Web local d’informations Eyewitness News.

    Et d’ajouter : « Ce que nous savons, c'est qu'il y a 12 Sud-Africains qui combattent avec ces individus (au Mozambique), il est donc possible que ces citoyens aient participé à l'attaque, et il pourrait même y en avoir d'autres ».

    Els a souligné la possibilité qu'un certain nombre de ces Sud-Africains « occupent des postes de commandement au sein du groupe (rebelle) ».

    Selon « Eyewitness News », au moins un Sud-Africain comptait parmi les morts alors qu'il tentait de fuir un hôtel de la ville côtière.

    Pour sa part, « Human Rights Watch » a révélé que les hommes armés sont affiliés à un groupe connu localement sous le nom « Al-Shabab », qui n’a aucun lien direct connu avec l'organisation somalienne du même nom.

    En général, des terroristes affiliés à l'organisation terroriste « Daech » attaquent des villages et des villes de la région, provoquant l’exil d'environ 700 000 personnes et la mort de plus de 2 500 autres, selon certains rapports de presses.

  • Iran/USA : l'Iran prévoyait d'assassiner l'ambassadrice américaine en Afrique du Sud en représailles à l'assassinat du général Soleimani

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    L'organe de presse américain Politico , citant des rapports d'agences de renseignement, écrit que l'ambassadrice américaine en Afrique du Sud Lana Marks a été identifiée par les dirigeants iraniens comme une cible pour venger l'élimination du général Qasem Soleimani.

    Dans la publication de Nahal Tusi et Natasha Bertrand, il est dit que la menace pour la vie de Lana Marx était connue au printemps, mais ces dernières semaines, cette menace est devenue "plus spécifique". Selon les renseignements américains, l'ambassade iranienne en Afrique du Sud était impliquée dans le complot.

    Un porte-parole du gouvernement américain a déclaré que Marx avait été informé de la menace.

    Lana Marks, 66 ans, est devenue ambassadrice des États-Unis en Afrique du Sud en octobre 2019. Auparavant, elle était connue, tout d'abord, comme une femme d'affaires prospère qui a créé sa propre marque de sacs à main de luxe, a de nombreuses relations internationales et connaît bien Donald Trump depuis plus de deux décennies (il l'a personnellement recommandée pour le poste d'ambassadeur à Pretoria).

    Lana Marks est née en Afrique du Sud dans une famille juive, son père était originaire de Lituanie. Elle parle plusieurs langues sud-africaines, dont l'afrikaans et le khosa. Autre épisode de sa biographie: elle était une amie proche de la princesse Diana, décédée en 1997.

    Il est possible que Marx ait été ciblée par les Iraniens en raison de son amitié avec Trump et de ses origines juives.

    Liquidation de Qassem Suleimani
    Dans la nuit du 3 janvier 2020, vers 00h30 heure locale, Qasem Soleimani est arrivé de Syrie à l'aéroport international de Bagdad. Il a été accueilli par des représentants du commandement de la coalition de milices chiites pro-iraniennes Al-Hashd al-Shaabi. Alors qu'un convoi de plusieurs véhicules conduisait Soleimani à la sortie de l'aéroport et passait près du terminal de fret, un drone d'attaque américain a tiré quatre missiles sur les véhicules.

    Selon le commandement d'Al-Hashd al-Shaabi, 12 personnes ont été tuées, dont le commandant des forces iraniennes al-Qods, Qassem Soleimani, le commandant adjoint d'Al-Hashd al-Shaabi, Abu Mahdi al-Muandis.

  • Russie : Un "Africom russe" pour rivaliser avec l'Africom américain

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    Alors que le paysage libyen reste caractérisé par l'instabilité, certaines sources suggèrent que la Russie vise à étendre sa sphère d'influence à l'ensemble du continent africain, en créant une force qui pourrait concurrencer le commandement africain de l'armée américaine (AFRICOM).
    La révélation a été faite par le journal al-Arab du 5 août, à un moment où les forces positionnées sur les fronts de bataille libyens semblent attendre de nouveaux renforts et des ordres pour lancer la bataille de la ville occidentale de Syrte et celle de la base de Joufra.
    Dans ce contexte, Moscou a été accusée à plusieurs reprises, principalement par les États-Unis, d'envoyer des armes et des munitions pour soutenir l'Armée nationale libyenne (ANL), dirigée par le général Khalifa Haftar, ainsi que des mercenaires appartenant à la société militaire privée Wagner.
    Déjà en 2015, selon les diplomates occidentaux, Moscou avait déjà établi une base en Egypte occidentale pour fournir un soutien technique et réparer plus facilement les équipements. En 2018, des conseillers militaires ont été envoyés pour soutenir les forces de l'armée du Haftar à Benghazi. Cependant, selon les informations d'al-Arab, se basant un rapport allemand, le rôle de la Russie dépasserait les frontières libyennes. L'objectif du pays serait notamment de créer des bases militaires dans le reste de l'Afrique et, selon les experts militaires, cela pourrait conduire à la formation d'un "Africom russe" capable de rivaliser avec les forces américaines déjà présentes sur le continent.
    À cet égard, le rapport allemand indique que la Russie a obtenu des permis pour établir des bases militaires dans six pays africains, dont l'Égypte et le Soudan, ce qui montre la volonté de Moscou de protéger son rôle en Libye. La Russie, en particulier, créerait ainsi une "ceinture de bases" qui la préserverait de toute offensive, car attaquer un pays avec une telle présence serait risqué pour quiconque. Une telle stratégie, souligne le journal, est la même que celle employée en Syrie et démontre la validité de l'idée de la Turquie, selon laquelle la présence russe en Libye vise, en réalité, à obtenir davantage de concessions de Damas.
    Selon un rapport secret du ministère allemand des affaires étrangères, la Russie a conclu des accords de coopération militaire avec 21 pays africains depuis 2015, dont l'Égypte, la République centrafricaine, l'Érythrée, Madagascar, le Mozambique et le Soudan. Avant cette année-là, Moscou entretenait des relations similaires avec seulement quatre États sur le continent africain. Dans ce cadre, la Russie a ensuite secrètement et parfois formellement formé les forces de ces pays, dont 180 soldats en République centrafricaine et une vingtaine de soldats par an au Mali. En parallèle, le Nigeria a signé un accord pour l'achat de 12 hélicoptères militaires, tandis que le Cameroun, l'Afrique du Sud et l'Erythrée font partie des pays qui ont exprimé le souhait d'acheter des avions, des chars et des armes lourdes à la Russie.
    En outre, la République centrafricaine, en proie à des années de guerre civile, a signé un accord de coopération militaire avec la Russie, en vertu duquel des conseillers militaires russes seront officiellement présents dans la capitale pour former leurs unités de sécurité à faire face aux menaces des groupes armés et des extrémistes. Cependant, selon certains analystes, l'objectif de Moscou est non seulement d'agir militairement de manière directe, mais aussi de renforcer sa présence économique, à un moment où l'Afrique est devenue un terrain de jeu vital pour plusieurs pays tels que la Chine, la Turquie, l'Iran, les États-Unis et la France.
    Pour sa part, Washington, par le biais du commandement de l'AFRICOM, n'a pas caché son inquiétude quant au rôle croissant de Moscou en Libye, ce qui laisse supposer que ce qui s'est passé en Syrie se reproduira également dans ce pays d'Afrique du Nord. C'est la raison pour laquelle les forces américaines ont étroitement surveillé les mouvements de la compagnie Wagner et ont signalé l'envoi d'avions russes à la base de Joufra, dont des MiG-29 et des Su-24. Enfin, le 25 juillet, Washington a déclaré que, grâce aux images satellites, il était possible de constater la présence d'équipements de défense aérienne russes en Libye, dont le SA-22, qui est exploité par le groupe Wagner ou des forces affiliées. Pour les États-Unis, le type et la taille de ces armements montrent l'intention de développer des "capacités de combat offensif". La Russie, cependant, a toujours nié les déclarations de l'armée américaine.
    Face à ce scénario, comme le souligne al-Arab, le conflit libyen mettra à l'épreuve l'efficacité des stratégies des grandes puissances, en particulier les États-Unis et la Russie, et l'issue du conflit entraînera un renforcement ou une limitation de l'expansion russe en Afrique.

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