AFRICOM

  • Somalie : Un raid américain cible des militants d'al-Qaïda

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    L'armée américaine a tué deux militants d'Al-Shabab, la branche somalienne d'Al-Qaïda dans ce pays, lors d'une frappe aérienne sur une région éloignée de l'État de Jubbaland, dans le sud de la Somalie.

    Le Commandement américain pour l'Afrique (Africom) a annoncé dans un communiqué que la frappe aérienne avait eu lieu dimanche 17 juillet 2022 près de Lipikos dans la région du Bas-Juba, et a déclaré : « L'évaluation initiale du commandement est que deux terroristes d'Al-Shabaab ont été tués dans l'opération... Aucun civil n'a été blessé ou tué en raison de la nature éloignée de l'opération", selon ce qui est indiqué dans le communiqué.

    Lundi 18 juillet, les forces somaliennes ont mené une opération militaire, au cours de laquelle 5 membres du mouvement "Al-Shabab" ont été tués et un autre arrêté.

    Selon les médias officiels, les Forces spéciales somaliennes formées par les États-Unis, connues sous le nom de "Denab", ont mené l'attaque dans la région de Labox, dans le gouvernorat du Bas-Juba, dans le sud de la Somalie.

    Les mêmes sources ont déclaré que les forces "ont récupéré des armes et des munitions en possession des terroristes au cours de l'opération militaire".

    L'opération est intervenue après que les forces somaliennes aient obtenu des informations sur la présence d'islamistes armés dans la région venus percevoir des redevances auprès des bergers et des résidents.

    Les États-Unis lancent de temps à autre des frappes aériennes en Somalie pour tenter de vaincre Al-Shabab, affilié à Al-Qaïda, qui cherche à renverser le gouvernement central soutenu par la communauté internationale.

     

     

     

     

  • Wagner, l’armée secrète de Poutine ?

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    Dans sa dernière livraison publiée le 31 aout 2021, La Chronique d'Amnesty International cite un journal russe basé à Londres, The Bell, selon lequel l'idée de créer Wagner aurait germé en 2012 dans l'esprit de hauts responsables de l'armée et du renseignement russes. Objectif, mettre sur pieds une armée privée « utilisable pour régler des problèmes par la force ».

    Selon une note de l’Institut français des relations internationales (Ifri), publiée en septembre 2020, le groupe Wagner qui est finalement fondé en 2014, a commencé avec 250 hommes.

    Fin 2021, l’ONG Amnesty International estimait que cette « armée privée » avait entre « 2 500 à 5 000 mercenaires » présents, selon plusieurs sources, « depuis 2014 sur les zones de conflit de la planète où la Russie a des intérêts stratégiques ».

    Dans un article publié le 1er mars dernier sur le site Géopolitique, Aude Merlin, chercheuse au Centre d’étude de la vie politique (Cevipol), à l’Université libre de Bruxelles, spécialiste de la Russie et du Caucase, revient sur la composition de Wagner : « Il y aurait eu au départ des vétérans de Tchétchénie et d'Afghanistan. Certaines sources mentionnent d'anciens prisonniers de droit commun. Des jeunes auraient intégré Wagner après une formation d'un mois ».
    Wagner est « un sacré chien de guerre », a affirmé un mercenaire du groupe paramilitaire, interrogé par la Chronique d'Amnesty.

    Evguéni Prigojine, l'homme de l'ombre
    « Concernant les moyens, une part importante du financement semble venir de la société d’Evgueni Prigogine, Internet research agency, connue pour ses "usines à trolls". Wagner aurait un budget de 30 millions de dollars et d’après différentes sources, Wagner bénéficierait d'infrastructures du ministère de la Défense russe », a encore indiqué Aude Merlin.

    L'homme d'affaires russe Evguéni Prigojine avait d’ailleurs salué le putsch de janvier dernier au Burkina Faso comme le signe d'une « nouvelle ère de décolonisation » en Afrique.

    « Tous ces soi-disant coups d'État sont dus au fait que l'Occident essaie de gouverner les États et de supprimer leurs priorités nationales, d'imposer des valeurs étrangères aux Africains, parfois en se moquant clairement d'eux », avait ainsi déclaré Prigojine dans un commentaire publié sur le réseau social russe VK, par sa société, Concord.

    « Il n'est pas surprenant que de nombreux États africains cherchent à se libérer. Cela se produit parce que l'Occident essaie de maintenir la population de ces pays dans un état semi-animal », avait encore assuré le sulfureux homme d'affaires russe.

    Alexandre Ivanov, lui, est connu pour être l'un des représentants des « instructeurs » russes en Centrafrique. Sur les communiqués qu'il publie, il se présente comme étant « le chef de la Communauté des officiers pour la sécurité internationale». Dans un de ces communiqués, il s'est dit être prêt à « partager l'expérience » des « instructeurs » russes en Centrafrique pour la formation de l'armée du Burkina Faso si les autorités en faisaient la demande.
    Sur le site internet du groupe, pas la moindre trace du mot « Wagner ». On parle, justement, de « la Communauté des officiers pour la sécurité internationale ». Le groupe russe se présente comme un regroupement de « personnes prêtes à donner leur vie dans la lutte pour la justice (...) et n'acceptant pas l'oppression des civils ».

    Présence massive en Afrique
    Plusieurs sources affirment que la Russie est bien présente en Afrique notamment en République Centrafricaine (RCA) et au Mali, par l’intermédiaire du groupe Wagner.

    Début février, le chef du Commandement américain pour l’Afrique (Africom), le général Stephen Townsend, a affirmé, dans une interview au Washington Post, que le groupe Wagner était bel et bien présent au Mali. Selon Townsend, Bamako verserait dix millions de dollars par mois « pour les services de Wagner ».

    « Je crois qu’ils vont devoir payer en nature sous la forme de ressources naturelles telles que l’or et les pierres précieuses parce que je ne vois pas comment ils vont pouvoir payer dix millions de dollars par mois », a déclaré le chef d’Africom.

    Le Mali a toujours démenti un quelconque contrat avec Wagner. Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, avait affirmé en février dernier, dans une interview à la télévision nationale, que le Mali traite d’Etat à Etat, comprenez avec l'Etat russe.

    Sur le continent africain, c'est en République centrafricaine que Wagner a fait le plus parler de lui ces dernières années. Formation de l'armée mais aussi garde rapprochée du Président Faustin-Archange Touadéra, les mercenaires russes sont omniprésents et sont devenus un acteur politique à part entière dans l'ancienne colonie française en Afrique centrale. Mais certaines parties centrafricaines et un rapport inédit de CNN et The Sentry publié le 14 juin 2021, estiment que Wagner est « une machine à piller et à tuer » surtout en RCA.

    « Comment la République centrafricaine peut-elle se permettre de payer ce groupe ? Des mines de diamant sont utilisées comme compensation financière. Et c’est l’objet de litiges, d’expropriations de terres », s’est interrogé le politologue centrafricain, Philippe Bodo.

    Selon l’enquête de CNN et l'ONG "The Sentry", spécialisée dans la traque de l'argent sale, Wagner est « une armée de mercenaires liée au Kremlin » et qui « se livre à un carnage dans le but de contrôler des mines d’or et de diamants en République centrafricaine et de renforcer l’influence russe en Afrique ».

    Dans cette enquête, John Prendergast, cofondateur de l’ONG The Sentry, a déclaré qu’« en République centrafricaine, le crime organisé transnational s’est emparé des institutions gouvernementales et a pris des communautés entières en otage. Il s’agit véritablement d’une machine à piller et à tuer servant les intérêts du président de la République centrafricaine et de ses alliés étrangers, en particulier l’armée privée connue sous le nom du Groupe Wagner, qui possède des liens avec le Kremlin et qui s’approprie les réserves d’or, de diamants et d’autres minéraux du pays ».
    Selon le site Bloomberg, les premiers 450 mercenaires de Wagner seraient présents depuis 2018 sur le sol centrafricain. A ce jour, ils seraient officiellement de l'ordre de 1 135 selon les autorités centrafricaines.

    Mais en Afrique, c'est en Libye que ces « combattants-fantômes » sont les plus nombreux, plus de 1200 selon les Nations unies. Outre la livraison d'armes, ils participeraient activement aux combats toujours selon l'organisation onusienne.

    Selon un article publié le 18 octobre 2019 par le site Ligne de Défense, Wagner est également présent au Mozambique depuis 2019 pour combattre l'insurrection islamiste.

    Citant des sources militaires, la publication en ligne Carta de Moçambique avait rapporté, en mars 2020, que des mercenaires russes de Wagner avaient aidé l’armée mozambicaine à combattre les militants islamistes qui avaient mené des attaques dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du pays où se trouvent de vastes gisements de gaz.

    « Des avions cargo russes Antonov ont également été aperçus en train d'apporter du matériel militaire dans le nord du Mozambique. Les mercenaires seraient des éléments du groupe Wagner, qui est également actif en République centrafricaine », avait relevé Carta de Moçambique.

    Plus officieusement, Wagner serait également présent au Zimbabwe, en Angola, à Madagascar, en Guinée et en Guinée-Bissau.

    En décembre 2021, l'Union européenne a imposé des sanctions au groupe Wagner accusé de commettre des violations des droits de l'homme en République centrafricaine et ailleurs.

    L'UE a déclaré qu'elle ne formerait plus les soldats du gouvernement centrafricain en raison de leurs liens avec Wagner.
    « Nous sommes préoccupés par la présence du groupe Wagner dans 23 pays africains et les liens très étroits de cette société avec la Russie », a déclaré le 30 novembre 2021, Nabila Massrali, Porte-parole du Haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité Josep Borrell.

    « Wagner n’existe pas », affirme Moscou
    Des ONG des droits de l'homme (Amnesty International, la FIDH ou l’association russe Memorial) accusent également Wagner de commettre des tortures, des exécutions ou des viols, contre des civils, dans des zones de conflit.

    Mardi 22 février dernier, la France et les Etats-Unis ont accusé pour la première fois au Conseil de sécurité de l'ONU les « mercenaires » de l'entreprise russe Wagner d'avoir « massacré » et « exécuté » des dizaines de civils en janvier en Centrafrique.

    Paris et Washington soupçonnent Moscou de les manipuler en douce, au bénéfice de la politique étrangère du Président Poutine. Mais le Kremlin dément et nie même les connaître, en affirmant régulièrement ceci : « Ce groupe Wagner n’existe pas » et « les sociétés militaires privées sont interdites en Russie ».

    « Pourtant, la Russie de Poutine cultive bien des liens secrets avec le groupe Wagner. Denis Korotkov, un journaliste d’investigation russe qui enquête sur le groupe Wagner accumule les preuves. Il les tient de plusieurs combattants de ce groupe qui sont entrés en contact avec lui à Saint-Pétersbourg, en 2015. Ils disent avoir combattu en Syrie et dans la guerre civile ukrainienne, au sein d’un bataillon créé par un certain Dimitri Outkine, un lieutenant-colonel du renseignement militaire russe (le GRU) passé au privé », a souligné l’ONG Amnesty International dans le numéro de septembre 2021 de La Chronique.

    Selon cette ONG, « en 2016, photos à l’appui », Korotkov a révélé que « la Russie entraîne une armée privée dans ses casernes » mais le ministère russe de la Défense dément et accuse le média de propager de fausses nouvelles.

    Dans une analyse publiée le 10 décembre 2021 par l’Institut Montaigne, un think tank français, Emmanuel Dreyfus, chercheur sur la Russie à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire, explique que le groupe Wagner « est comme une nébuleuse ou une entité informelle, puisqu’il s’agit d’une structure sans aucune existence légale ».

    Selon ce chercheur, « Wagner n’est pas enregistré comme une société commerciale » donc « l’absence de statut juridique défini de Wagner est avantageuse pour le gouvernement russe puisqu’elle lui permet, lorsque le groupe est mobilisé sur différents terrains, de nier toute responsabilité pour les actions menées ».

    Le chercheur conclut en affirmant qu’« il existe donc des liens logistiques d’ordre militaire évidents et des affinités personnelles entre le groupe Wagner et le gouvernement russe. Cependant, le lien entre les deux entités n’est pas organique et toutes les interventions de Wagner ne sont pas liées à l’Exécutif russe. Elles procèdent parfois de logique davantage lucrative, propre aux intérêts personnels d’Evguéni Prigojine ».

  • Somalie : Deuxième raid américain sur al-Shabab en trois jours

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    L'armée américaine a annoncé une nouvelle frappe aérienne contre les militants islamistes d'Al-Shabaab, l'aile d'Al-Qaïda en Somalie. C'est la deuxième frappe U.S. contre al-Shabab cette semaine.

    Le département américain de la Défense (Pentagon) a déclaré que la frappe avait été menée à proximité de la région de Galmudug.

    L'attaque survient trois jours seulement après une frappe américaine similaire visant le mouvement islamiste lié à al-Qaïda, qui cherche à renverser le gouvernement somalien et à imposer son interprétation stricte de la loi islamique.

    "Les forces américaines ont le mandat de mener des frappes en soutien aux forces de combat partenaires dans le cadre de l'autodéfense collective", a déclaré le Pentagone dans un communiqué.

  • Somalie : Première frappe américaine depuis l'arrivée au pouvoir de Biden

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    L'armée américaine a lancé un raid aérien contre le mouvement islamiste somalien Al-Shabab.

    Il s'agit de la première frappe du genre depuis l'entrée en fonction du président Joe Biden fin janvier 2021.

    La porte-parole du Pentagone, Cindy King, a indiqué que le commandement militaire pour l'Afrique (AFRICOM) avait mené mercredi 21 juillet une frappe aérienne dans la périphérie de Galkayo, à 700 km au nord-est de Mogadiscio.

    La porte-parole a déclaré que la frappe visait le groupe islamiste Al-Shabaab et que les résultats de l'opération sont actuellement en cours d'évaluation. Alors que les combats se poursuivent sur le terrain entre les djihadistes et les forces gouvernementales, les premières conclusions des dirigeants indiquant qu'aucun civil n'a été tué ou blessé. dans cette frappe américaine. 

    À son arrivée à la Maison Blanche, Joe Biden avait limité l'utilisation des drones contre les groupes djihadistes en dehors des zones de guerre dans lesquelles les États-Unis sont officiellement impliqués, contrairement à la politique de son prédécesseur, Donald Trump, qui avait donné carte blanche aux militaires. dans des pays comme la Somalie et la Libye.

    En mars, le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a déclaré que la Maison Blanche devrait désormais donner son feu vert à toute frappe prévue contre des groupes djihadistes en dehors de l'Afghanistan, de la Syrie et de l'Irak, avant qu'elle ne soit menée.

     

  • Somalie : 3 dirigeants d'al-Shabab tués par une frappe aérienne américaine dans le sud

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    Trois dirigeants du mouvement "Al-Shabab" ont été tués, mardi 19 janvier, lors de deux raids aériens américains dans les environs de Jamaame et Deb Scinnele dans la région du Bas-Shabelle, au sud de la Somalie, selon le Commandement des États-Unis pour l'Afrique (AFRICOM). C'est le 3ème raid de drones en 2 jours.
     
    D'après la même source et selon un bilan préliminaire, 3 dirigeants du mouvement ont été tués alors qu'ils assistaient à un entraînement pour former des combattant de l'organisation.
     
    L'opération a été menée en coordination avec le gouvernement somalien, et n'a pas fait de victime parmi les civils.
     
    De son côté, le commandant de la Force opérationnelle interarmées d'AFRICOM, Dagvin Anderson a déclaré : "L'élimination de ces dirigeants fragilisera le mouvement, commanditaire d'attaques perpétuelles contre les civils".
     
    Jusqu'à 07h45 GM, aucun commentaire n'a été publié par le gouvernement somalien sur ce sujet.
     
    Depuis des années, la Somalie mène une guerre contre le mouvement Al-Shabab, qui est un mouvement islamiste armé, créé en 2004, adepte des principes de l'organisation al-Qaïda, et auteur de nombreuses opérations terroristes, qui ont coûté la vie à des centaines de personnes.
     
    Pour appuyer les efforts de Mogadiscio, AFRICOM a intensifié ses frappes aériennes contre les dirigeants et les sites du mouvement.

  • Somalie : Quatre membres du mouvement jihadiste Al-Shabab éliminés

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    La Somalie a annoncé, jeudi 7 janvier, la mort de 4 jihadistes, dont le directeur de la station de radio "Al-Andalus" , affiliée au mouvement islamiste radical Al-Shabab, au cours d'un raid aérien dans le sud du pays.
     
    L'information a été rendue publique par la radio officielle "Voix de l'armée", rapportant les propos d'officiers des forces spéciales du gouvernement.
     
    La radio a déclaré que les forces gouvernementales, en coordination avec le Commandement américain pour l'Afrique (AFRICOM) ont mené une frappe aérienne qui a ciblé le 1er janvier de cette année, le siège de la Radio, situé dans la ville de Koniobro dans la région du Bas-Shabelle.
     
    "Cette radio est le bras médiatique du mouvement pour promouvoir ses idées extrémistes dans les zones sous son contrôle", indique la même source.
     
    Le raid a fait 4 morts, dont le directeur de la radio, Abd al-Rahman Ali, surnommé "al-Khashi".
     
    Les deux journalistes, Ahmed Dilmer et Mohamed Adam, ont également été tués dans le raid, en plus d'un dirigeant qui était invité dans le cadre d'une émission au moment de la frappe.
     
    La radio de l'armée n'a pas précisé si les deux journalistes appartenaient ou non au mouvement. Jusqu'à l'heure, aucun commentaire d'Al-Shabab n'a été émis.
     
    L'AFRICOM, a annoncé qu'une frappe aérienne avait visé deux sites du mouvement dans la ville de Koniobru, sans enregistrer des pertes humaines et matérielles.
     
    700 soldats américains sont, en effet, déployés en Somalie, dont la plupart appartiennent aux forces spéciales. Ils contribuent à former l'armée somalienne pour faire face à la menace terroriste.
     
    Selon les données américaines, depuis 2017, l'AFRICOM a mené 198 frappes aériennes en Somalie, dont 51 en 2020, dans le but d'éliminer les éléments terroristes des Shababs, dans le sud et le centre du pays.

  • Somalie : l'Etat islamique revendique sa première attaque à Mogadiscio

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    L'Etat islamique a revendiqué une attaque qui a blessé trois soldats au niveau du carrefour Hosh à Mogadiscio, suscitant l'inquiétude des autorités sécuritaires du pays.

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    L'attaque perpétrée dimanche 25 octobre et qui s'est soldée par trois soldats sérieusement blessés et la capture d'un membre du commando islamiste, a été revendiquée par l'Etat islamique par l'intermédiaire de son organe de propagande Amaq. L'attaque pourrait indiquer que l'Etat islamique pourrait chercher à s'implanter sérieusement dans la capitale somalienne.

    Jusqu'ici, la plupart des attaques qui ont ensanglanté Mogadiscio sont le fait des militants islamistes Shabaab, affiliés à al-Qaïda. Les Shabaab sont surtout présents dans les régions rurales au centre et au sud du pays. L'Etat islamique contrôle peu de secteurs et lance surtout ses attaques dans le nord et notamment dans le Puntland.

    Les Shabaab et l'Etat islamique se sont affrontés en 2017, ce qui a eu pour résultat la disparition momentanée de l'Etat Islamique-Somalie, l'obligeant a faire appel à des combattants étrangers pour reconstituer ses troupes. En août 2020, l'Africom (commandement militaire US en Afrique) a entrepris un premier raid contre l'Etat islamique dans la région du Puntland, provoquant la mort de plusieurs djihadistes.

    Les camps d'entraînement de l'Etat islamique-Somalie sont situés dans les monts Golis, au Puntland. Des images ont été diffusées où on voit les militants s'entraîner en présence de djihadistes étrangers. Jusqu'à récemment, les seules attaques menées par l'EI-Somalie ont concerné le port de Bossaso. L'attaque de dimanche est la première à Mogadiscio.