Affrontements entre armées turque et syrienne

  • Syrie : L'armée du régime pilonne les forces rebelles pro-turques, leur occasionnant de lourdes pertes

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    Mercredi 9 février 2022, quatre rebelles syriens soutenus par la Turquie ont été tués ou blessés lorsque l'armée arabe syrienne (AAS) a pris pour cible le point de passage d'Abu al-Zindaïn dans le nord de la province d'Alep.

    Le point de passage  a été ciblé avec des munitions à guidage de précision, très probablement des missiles guidés antichars ou des obus d'artillerie guidés.

    La frappe ponctuelle a tué un militant de la division Malik-Shah, une faction de l'armée nationale syrienne soutenue par la Turquie, et en a blessé au moins trois autres. Deux mitrailleuses lourdes montées sur camion ont également été détruites. Vidéo 1 et Vidéo 2

    Le point de passage d'Abu al-Zindaïn, situé juste sur la ligne de séparation entre les zones contrôlées par le gouvernement et les zones occupées par la Turquie dans la campagne nord d'Alep, est fermé depuis 2019.

    La frappe de l'armée syrienne était probablement une réponse aux récentes provocations des forces turques. L'armée turque et ses alliés syriens pilonnent une poche détenue par les forces kurdes et l'Armée Arabe Syrienne (AAS) dans le nord de la province d'Alep depuis plus d'une semaine maintenant. Les bombardements turcs ont blessé un certain nombre de soldats et de civils syriens.

    L'AAS est de plus en plus impliquée dans le conflit entre les forces turques et kurdes dans le nord et le nord-est de la Syrie. Il semble que l'armée ne puisse plus se permettre d'ignorer les menaces posées par les forces turques en Syrie.

  • Syrie : L'armée syrienne ouvre le feu sur un véhicule militaire turc dans le sud de la province d'Edleb 

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    Mardi 9 novembre 2021, l'armée arabe syrienne (AAS) a ciblé un véhicule d'ingénierie de l'armée turque qui tentait de construire des fortifications directement sur la ligne de front principale dans la partie sud de la région du Grand Edleb.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, l'incident s'est produit près du village d'Afes, dans la banlieue nord de la ville de Saraqib, contrôlée par le gouvernement syrien. Le véhicule du génie turc a été visé par des mitrailleuses lourdes.

    "Le véhicule s'est retiré avant de subir des pertes", a déclaré le groupe de surveillance dans un rapport.

    Le lendemain de l'incident, les troupes de l'AAS se sont affrontées avec des militants de Hay'at Tahir al-Sham (HTS) l'ancien affilié d'al-Qaïda et ses alliés soutenus par la Turquie dans la banlieue nord de Saraqib. Aucune victime ni perte matérielle n'a été signalée.

    Au cours des dernières semaines, l'armée turque a envoyé des renforts dans le Grand Edleb en réponse aux rumeurs faisant état d'une possible attaque contre la région par l'AAS et ses alliés.

    L'armée turque a établi un nouveau poste à côté de la ville d'Afes le 10 octobre. Deux chars de combat, quatre véhicules blindés de transport de troupes, trois véhicules blindés et une cinquantaine de soldats ont été déployés pour renforcer le poste qui supervise l'autoroute Lattaquié-Alep, la M4, et l'autoroute Hama-Alep, la M5.

    L'AAS et ses alliés ne sont clairement pas satisfaits du renforcement militaire de la Turquie dans le Grand Edleb, où la situation reste instable.

  • Turquie : Après sa rencontre avec Biden, Erdogan critique le soutien américain aux forces kurdes en Syrie

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    Le 31 octobre, le président turc Recep Tayyip Erdogan a exprimé les réserves de son pays concernant le soutien continu des États-Unis aux forces kurdes en Syrie, à savoir les Unités de protection du peuple (YPG)

    Erdogan a critiqué le soutien américain aux YPG après avoir rencontré le président Joe Biden en marge du sommet du G20 à Rome. Le président turc avait pourtant qualifié les pourparlers de « positifs ».

    «Je lui ai également dit [Biden] que ces problèmes étaient des étapes qui pourraient nuire à notre solidarité. Je crois que le processus qui s'est poursuivi jusqu'à présent ne se poursuivra plus comme ça à partir de maintenant », a déclaré Erdogan aux journalistes, selon le Daily Sabah .

    La Turquie affirme que les YPG sont affiliés au Parti des travailleurs du Kurdistan, ce dernier étant désigné comme groupe terroriste par la Turquie et les États-Unis. Malgré cela, les YPG constituent le noyau des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui contrôlent la majeure partie du nord-est de la Syrie avec le soutien direct des États-Unis.

    Un récent rapport de Reuters a révélé que l'armée et le renseignement turcs pourraient lancer une opération contre les FDS si les efforts diplomatiques ne parviennent pas à convaincre le groupe de retirer ses combattants à au moins 30 kilomètres des forces turques en Syrie.

    Erdogan est censé prendre sa décision sur l'opération après la rencontre avec Biden. Il pourrait également appeler le président russe Vladimir Poutine dont le pays maintient d'importantes forces dans les zones tenues par les FDS dans le nord et le nord-est de la Syrie.

    Les FDS se préparent à une nouvelle attaque turque. Il en va de même des forces russes et de l'armée arabe syrienne (AAS) qui ont organisé des exercices terrestres et aériens sans précédent dans le nord-est de la Syrie au moment même où Erdogan rencontrait Biden à Rome.

    La Turquie semble déterminée à affronter les FDS  dans le nord et le nord-est de la Syrie. Tout mouvement turc dans ces régions pourrait potentiellement provoquer la Russie, qui n'hésitera probablement pas à s'opposer à l'armée turque. Un risque qu'Ankara pourrait hésiter à prendre.

  • Syrie : La Russie reprend ses frappes aériennes sur le Grand Edleb - La Turquie place ses troupes dans la région en état d'alerte

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    Vendredi 1er octobre 2021, les forces aérospatiales russes ont repris leurs frappes aériennes sur la région nord-ouest du Grand Idlib où plusieurs groupes rebelles sont présents et actifs.

    Des avions de combat russes ont effectué une série de frappes aériennes à la périphérie de la ville d'al-Zeyarah dans les plaines d'al-Ghab, dans le nord-ouest de la province de Hama. La région est un bastion connu de Hay'at Tahrir al-Sham (HTS), anciennement affilié à al-Qaïda, qui contrôle de facto le Grand Edleb, et du Parti islamique du Turkestan (TIP).

    À peu près au même moment, l'armée arabe syrienne (AAS) a bombardé aux missiles lourds le village de Batitiyah dans l'est de la province d'Edleb.

    Les frappes russes et syriennes sont intervenues deux jours seulement après une rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan. Les deux dirigeants ont discuté de la situation instable dans le Grand Edleb sans parvenir à un nouvel accord pour la région.

    Un accord de cessez-le-feu négocié l'année dernière par la Russie et la Turquie est violé quotidiennement par les islamistes de HTS et ses alliés. Ankara n'a rien fait pour arrêter ces violations.

    Des sources officielles turques ont prétendu que les deux dirigeants avaient convenu de maintenir le statu quo dans le Grand Edleb. Cependant, les nouvelles frappes dans la région confirment que ce n'était pas le cas.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), la Turquie a placé ses troupes dans le Grand Edleb en état d'alerte élevé. Des missiles guidés antichars et des mortiers ont été déployés dans plusieurs postes militaires turcs de la région.

    Les développements récents indiquent que la Russie et la Turquie ne sont pas sur la même longueur d'onde en ce qui concerne le Grand Edleb. La question est de savoir si Ankara irait jusqu'à risquer ses relations avec la Russie en confrontant l'AAS dans la région.

    Frappes de l'armée de l'air russe :
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  • Syrie : L'Armée Arabe Syrienne et les Forces Démocratiques Syriennes (Kurdes) ont repussé une nouvelle attaque turque sur la localité d'Aïn Issa (nord de la province de Raqqa).

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    Tard dans la soirée du 21 octobre, les rebelles syriens pro-turcs, soutenus par l'armée turquie ont repris leur attaque sur la ville d'Ain Issa située au nord de la province de Raqqa.

    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une force majoritairement kurde soutenue par les Etats-Unis, et l'Armée Arabe Syrienne (AAS), qui maintient plusieurs positions autour d'Ain Issa, ont repoussé l'attaque.

    Selon l'agence de presse Hawar, les forces des FDS ont détruit une position turque près d'Ain Issa. De son côté, l'armée du régime syrien (AAS) a bombardé les positions adverses au nord de la ville avec de l'artillerie et des lance-roquettes.

    Après l'échec de leur attaque, les rebelles soutenus par les Turcs ont intensifié leurs bombardements sur Ain Issa et les zones avoisinantes. Aucune victime n'a cependant été signalée.

    Un jour plus tôt, une attaque similaire sur Ain Issa avait été repoussée par les FDS. Malheureusement, les bombardements turcs sur la ville ont blessé un certain nombre de personnes.

    Les attaques répétées des militants soutenus par la Turquie sur Ain Issa indiquent qu'Ankara prévoit d'aggraver la situation dans le nord de Raqqa. La police militaire russe maintient une base dans la ville, ce qui empêchera probablement les forces turques d'y faire de sérieux mouvements.

  • Syrie : Les forces aérospatiales russes ont repris leurs frappes dans le Grand Edleb

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    Les forces aérospatiales russes (VKS) ont repris leurs opérations militairesdans la région du Grand Edleb, au nord-ouest de la Syrie.

    Mardi 20 octobre, les avions de guerre russesont effectué plusieurs frappes aériennes à la périphérie de la ville d'al-Magarah, au sud de la province d'Edleb.

    Mercredi 21 octobre, au moins trois frappes aériennes russes ont visé la périphérie de la ville d'al-Rami, dans la même région.

    Al-Magarah et al-Rami sont toutes deux situées dans le jebel al-Zawiya, une série de hauteurs contrôlées par le groupe jihadiste Hay'at Tahrir al-Sham (HTS), anciennement affilié à Al-Qaïda, et le Front national de libération soutenu par la Turquie.

    La semaine dernière, 80 militants du HTS auraient été tués lorsque des avions de guerre russes ont bombardé des camps et le siège du groupe jihadiste dans le sud-ouest de la province d'Edleb.

    La récente augmentation des frappes aériennes russes sur le Grand Edleb témoigne à une exaspération croissante de la Russie face aux provocations de HTS et de son allié turc.

    Il semble que le cessez-le-feu dans le Grand Edleb, mis en place le 5 mars dernier, touche à sa fin. Un nouveau cycle d'escalade pourrait bientôt commencer. Il est à craindre que toute opération terrestre de l'Armée Arabe Syrienne et de ses alliés provoque une nouvelle confrontation avec les forces turques sur place.

  • Syrie : L'Armée Arabe Syrienne et les combattants locaux ont repoussé une attaque des forces turques près de Manbij

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    Samedi 3 octobre, de lourds affrontements ont éclaté au d'Alep lorsque des combattants syriens pro-turcs ont lancé une attaque sur des positions militaires près de la ville de Daghilyash, dans la périphérie de la ville d'al-Bab.

    Les positions attaquées étaient occupées par des soldats de l'Armée Arabe Syrienne (AAS) et des combattants du Conseil Militaire de Manbij, la branche locale des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), composées en majorité de Kurdes

    Les forces turques ont bombardé les positions avant de tenter d'avancer vers les zones tenues par les FDS à l'ouest de Daghilyash.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a déclaré que les miliciens pro-turcs avaient réussi à infiltrer quelques positions avant d'être repoussés par l'AAS et les combattants locaux.

    Un certain nombre de militants, probablement de la soi-disant Armée Nationale Syrienne (ANS), ont été blessés lors de l'attaque manquée. Aucune perte n'a été signalée parmi le personnel de l'AAS ou les combattants locaux.