Affrontements Colons-Palestiniens

  • Cisjordanie : Dix-sept Israéliens arrêtés après une attaque dans un village palestinien

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    Dix-sept Israéliens ont été arrêtés par la police israélienne qui les soupçonne d'avoir mené une attaque et perpétré des actes de vandalisme en janvier dans un village palestinien de Cisjordanie, a-t-elle annoncé mercredi 16 février 2022.

    Le 24 janvier 2022, des Israéliens à bord de plusieurs véhicules se dirigeaient vers le village juif de Yitzhar, près de Naplouse (nord), lorsqu'ils se sont arrêtés dans la localité palestinienne de Hawara et "ont blessé un Palestinien" et "causé d'importants dégâts à des magasins, des véhicules, notamment de police, et des biens", a indiqué la police. Ils tenaient à la main "des matraques, des pierres" et d'autres "objets", a-t-elle précisé dans un communiqué. Plusieurs habitants de Hawara ont été blessés et blessés (parmi les victimes se trouvait un garçon de trois ans).2018959.jpeg

    "Dix-sept suspects, dont un mineur, ont été arrêtés dans le cadre d'une enquête pour "attaque, participation à un rassemblement interdit et dégradation de matériels à motif raciste", a ajouté la police, sans préciser quand les interpellations ont eu lieu. Ils sont en train d'être interrogés, a-t-elle poursuivi.

    Ce "tagh mehir" (action de représailles) aurait été organisé, selon les médias, par des Juifs après la libération de leur camarade, qui avait passé un an en prison pour avoir lancé une grenade assourdissante dans la maison d'une famille palestinienne. L'un des participants à l'attaque de Howara a expliqué à la chaîne de télévision Keshet-12 que les Palestiniens de Hawara avaient jeté des pierres les premiers. La correspondante de Kan-11, Karmela Menashe, a rapporté qu'à la suite de jets de pierres dans le village de Hawara et à proximité, plusieurs voitures israéliennes avaient été endommagées.

    Des experts de l'ONU se sont alarmés en novembre 2021 d'une hausse record des attaques de civils israéliens contre des Palestiniens en Cisjordanie, estimant que "le gouvernement israélien et son armée ont fait trop peu pour réduire cette violence et protéger les Palestiniens".

    Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) a répertorié 410 attaques de civils israéliens contre des Palestiniens sur les 10 premiers mois de 2021, contre 358 sur toute l'année 2020.

    Selon le rapport annuel de l'armée israélienne, 100 attaques ont été perpétrées en 2021 contre des Israéliens en Cisjordanie, contre 60 un an plus tôt, auxquels s'ajoutent 5.532 incidents impliquant des jets de pierre contre 4.000 l'année précédente.

  • Cisjordanie : 3 Palestiniens blessés près de Naplouse par des extrémistes israéliens

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    Trois Palestiniens ont été blessés par des pierres jetées par des extrémistes juifs près de la ville de Naplouse en Cisjordanie, a indiqué le Times of Israel citant des responsables palestiniens et des groupes israéliens de défense des droits de l'homme.

    Des Juifs extrémistes se sont rendus dans la ville cisjordanienne de Hawara pour célébrer la libération d'un Israélien emprisonné depuis l'année dernière pour avoir jeté des pierres sur des Palestiniens.

    "Les frictions ont commencé lorsqu'un certain nombre de voitures circulant sur la route 60 à Hawara ont jeté des pierres sur des magasins et des voitures garées, causant dess dégâts", a déclaré l'armée israélienne dans un communiqué.

    L'organisation de défense des droits de l'homme de gauche Yesh Din (Il y a une loi) a déclaré qu'au moins 20 voitures palestiniennes avaient été endommagées ainsi que les devantures des magasins du village. Un porte-parole de la police israélienne a déclaré que des policiers enquêtaient sur l'incident.

    D'autre part, un responsable de l'Autorité palestinienne, Ghassan Daghlas, a déclaré qu'un Palestinien de 15 ans de Hawara avait été transporté d'urgence dans un hôpital de Naplouse après avoir été touché à la tête par une pierre lancée par un juif.

    Selon le maire de Hawara, Muin al-Dumaidi, deux autres Palestiniens, âgés respectivement de 12 et 17 ans, ont été légèrement blessés par des pierres lancées par les extrémistes.

    Al-Dumaidi a ajouté que lorsque les Palestiniens ont lancé des pierres sur leurs agresseurs, les soldats israéliens ont tiré des gaz lacrymogènes et des bombes assourdissantes pour les disperser.

    Al-Dumaidi a dénoncé: "Ils ont brisé les vitrines des magasins, crié et insulté les villageois, tout cela alors que l'armée était présente."

    Tsahal a refusé de commenter les accusations d'Al-Dumaidi.

    Les affrontements entre Palestiniens et civils israéliens sont fréquents, car environ 475 000 israéliens vivent en Cisjordanie, qui comprend plus de 2,8 millions de Palestiniens.    

    Des armes saisies à Hebron
    Par ailleurs, Plusieurs armes à feu et des munitions ont été saisies lors de raids nocturnes dans la région d'Hébron, selon la police. Trois suspects palestiniens ont été arrêtés.  
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    Enfin, les forces de sécurité israéliennes ont intercepté 3 véhicules dans la Vallée du Jourdain. Les véhicules transportaient 53 armes : 39 armes de poing, 10 fusils d'assaut Kalachnikov et 4 fusils d'assaut M16.

    Les suspects ont été appréhendés et les armes ont été remises à la police.
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  • Cisjordanie : Un jeune Palestinien tué par l'armée israélienne à Deir el-Hatab

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    Un jeune Palestinien a été tué, vendredi 5 novembre 2021, par l'armée israélienne lors de heurts en marge d'une manifestation dans le nord de la Cisjordanie, a annoncé le ministère de la Santé palestinien.

    Mohammed Daadas, 13 ans, a été blessé par balle au ventre par les forces israéliennes dans le village de Deir al-Hatab près de Naplouse, a indiqué le ministère à l'AFP. Hospitalisé en arrêt cardiaque, il n'a pas pu être sauvé, selon cette source.

    Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne n'a pas souhaité commenter dans l'immédiat.

    De nombreux rassemblements ont lieu en Cisjordanie les vendredis, jour de repos hebdomadaire, pour protester contre l'expansion des implantations israéliennes, jugées illégales par le droit international.

    Ces manifestations sont parfois émaillées de heurts avec l'armée israélienne.

    A Beita, deux Palestiniens ont été blessés par des balles recouvertes de caoutchouc tirées par les forces israéliennes lors d'un de ces rassemblements, selon l'agence officielle palestinienne Wafa.

    Le village de Beita est le théâtre depuis plusieurs mois de manifestations contre une implantation israélienne toute proche. Les rassemblements y dégénèrent fréquemment en affrontements avec l'armée israélienne et ont déjà fait plusieurs morts.

    Environ 475.000 Israéliens vivent en Cisjordanie, où habitent plus de 2,8 millions de Palestiniens.

  • Cisjordanie : Près de 300 Palestiniens blessés dans des heurts avec l'armée israélienne

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    Quelque 435 Palestiniens ont été blessés vendredi 30 juillet 2021 en Cisjordanie lors de heurts avec des soldats israéliens durant des manifestations contre la colonisation israélienne et lors des funérailles d'un jeune palestinien tué la veille, a indiqué le Croissant-Rouge palestinien.

    La majorité des blessés ont été recensés à Beita (nord), près de Naplouse, où des heurts opposent régulièrement l'armée israélienne aux habitants qui manifestent depuis mai contre l'installation d'une colonie sauvage à proximité. Cette dernière a été évacuée et est gardée par l'armée israélienne le temps que les autorités israéliennes statuent sur son sort.

    84 blessés ont été touchés par des balles en caoutchouc et huit par des balles réelles, selon le Croissant-Rouge.  277 personnes ont été traitées pour suffocation dues à l'inhalation de gaz lacrymogène, et 66 autres ont été blessés par des bombes lacrymogènes directes ou des blessures dues à des chutes. 

    D'après l'armée israélienne, environ 150 Palestiniens ont lancé des pierres et des pneus enflammés sur les soldats, qui ont répliqué avec des "moyens de dispersion anti-émeutes" et des coups de feu.

    Des heurts similaires avaient fait 320 blessés la semaine dernière, selon le Croissant-Rouge, la majorité par des gaz lacrymogènes. Un Palestinien de 17 ans était décédé le lendemain des suites de ses blessures par balles. Un Palestinien de 41 ans a par ailleurs été tué mardi soir par un tir israélien à l'entrée de Beita.

    Plus au sud, à Beit Ommar, des heurts ont éclaté vendredi lors des funérailles d'un Palestinien de 20 ans. Ce dernier est décédé des suites de ses blessures par balles la veille lors de heurts similaires avec des soldats israéliens durant les funérailles d'un autre jeune Palestinien, âgé de 12 ans.

    La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël et toutes les colonies israéliennes qui s'y trouvent sont considérées illégales au regard du droit international.

    Les estimations israéliennes et palestiniennes indiquent qu'il y a environ 650 000 colons dans les colonies de Cisjordanie, y compris Jérusalem. Ils  vivent dans 164 colonies et 116 avant-postes.

     

  • Cisjordanie : Heurts avec des soldats israéliens, un mort et près de 320 blessés palestiniens

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    Des heurts ont opposé vendredi 23 juillet 2021 des Palestiniens manifestant contre la colonisation israélienne et des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, faisant un mort et près de 320 blessés palestiniens, la majorité par des gaz lacrymogènes, ont indiqué des secouristes.

    Des centaines de Palestiniens se sont rassemblés dans l'après-midi sur le mont Sabih dans la localité de Beita, point chaud ces derniers mois, pour protester contre la colonie sauvage d'Eviatar, située à proximité, a constaté un photographe de l'AFP qui a vu de nombreux blessés.

    "Au cours des dernières heures, une émeute a été fomentée près du poste avancé de Givat Eviatar, au sud de Naplouse. Des centaines de Palestiniens ont lancé des pierres sur des soldats israéliens qui ont répliqué avec des moyens anti-émeutes", a indiqué à l'AFP l'armée israélienne.

    Le Croissant-Rouge palestinien dénombré un mort et 146 blessés. Un Palestinien âgé de 17 ans, Muhammad Munir Al-Tamimi, a succombé à ses blessures après avoir reçu une balle dans l'abdomen dans le village de Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah.
    Une force à pied de l'armée d'occupation a attaqué le village et a tiré à balles réelles sur les jeunes hommes, blessant un jeune homme grièvement à l'abdomen.

    Parmi les manifestants blessés, 21 ont été touchés par des balles réelles, 68 par des balles métalliques enrobées de caoutchouc et plus de 195 par des gaz lacrymogènes. Enfin, 11 personnes ont été soignées pour diverses brûlures et 25 pour ecchymoses . L'armée a confirmé deux blessés légers dans ses rangs qui ont été transportés à l'hôpital.

    Dans le village de Beit Dajan, sept civils ont été blessés par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc, en plus de dizaines de cas d'intoxication par gaz lacrymogène.  Les manifestants entendaient protester contre la création d'un avant-poste de colonisation sur les terres du village à l'est de Naplouse.

    À Qalqilya, des dizaines de civils ont été intoxiqué par le gaz lacrymogène au cours de la marche hebdomadaire de Kafr Qaddoum contre les colonies. Les manifestants demandaient également l'ouverture de la rue fermée du village il y a 17 ans.

    Des colons israéliens se sont installés début mai sur une colline près de Naplouse afin de fonder la colonie sauvage d'Eviatar, sans obtenir l'autorisation du gouvernement israélien. Après plusieurs semaines de heurts et tensions, un accord est intervenu avec les colons d'Eviatar qui ont évacué les lieux mais en laissant leurs mobile-homes, le temps que le ministère israélien de la Défense passe en revue les droits de propriété des terres afin de déterminer si elles peuvent être considérées comme israéliennes.

    Si le ministère statue en faveur des colons, ces derniers seront alors autorisés à s'implanter de manière plus pérenne. En attendant, l'armée israélienne maintient sa présence sur les lieux. L'accord conclu avec les colons a été rejeté par le maire de Beita qui a affirmé que les "affrontements et les manifestations se poursuivraient" tant que des Israéliens "demeurent sur nos terres".

    La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël et toutes les colonies israéliennes qui s'y trouvent sont considérées illégales au regard du droit international. Plus de 470.000 personnes vivent aujourd'hui dans des colonies israéliennes en Cisjordanie.

  • Cisjordanie : Un Palestinien tué par un tir israélien

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    Farid Hassan.pngUn Palestinien a été tué par un tir israélien samedi 3 juillet 2021 en Cisjordanie, a annoncé le ministère de la Santé palestinien lors de ce que l'armée israélienne a présenté comme une "violente confrontation" entre des Palestiniens et des colons juifs. Le ministère a annoncé que Mohammad Farid Hasan (photo), âgé d'une vingtaine d'années, avait été tué par une balle en pleine poitrine dans son village de Qusra, près de Naplouse. Deux autres personnes ont été blessées.
    Sans commenter directement cette information, l'armée israélienne a indiqué être intervenue à cause d'une "violente confrontation entre des dizaines de Palestiniens et de colons israéliens près du village de Qusra (...) au cours de laquelle les deux parties se sont jeté des pierres". L'armée ajoute que Farid Hasan a été abattu car il aurait tenté de lancer un engin explosif.

  • Cisjordanie/Jérusalem : Des dizaines de Palestiniens blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne - Les colons israéliens quittent l'avant-poste d'Avitar

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    Des dizaines de Palestiniens ont été blessés, vendredi 2 juillet, par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc et intoxiqués par des gaz lacrymogènes, à la suite de la répression par l'armée israélienne des manifestations qui ont éclaté dans des zones séparées de Jérusalem et de la Cisjordanie.

    Les manifestations ont eu lieu dans les quartiers de Silwan et Hizma à Jérusalem, et à Beita près de Naplouse, où se trouve l'avant-poste de "Aviatar", en plus d'une manifestation à l'ouest de Salfit, où les colons cherchent à établir un nouvel avant-poste, et à Beit Dajan, Masafer Yatta et Kafr Qaddoum.

    L'armée israélienne a tiré des balles métalliques recouvertes de caoutchouc et un barrage de gaz lacrymogène sur des centaines de Palestiniens venus défendre leurs terres contre  l'expansion des colonies israéliennes.

    Des dizaines de Palestiniens ont été intoxiqués lors d'affrontements qui ont éclaté avec la police israélienne, dans le quartier Al-Bustan de Silwan, au sud de la mosquée d'Al-Aqsa.

    EN outre, la police d'occupation a tiré des balles en caoutchouc, des bombes assourdissantes et des gaz lacrymogènes sur les participants d'un stand de soutien aux propriétaires de 17 maisons menacées de démolition à Silwan, ce qui a conduit à des dizaines d'intoxication.

    Plus tôt, vendredi 2 juillet, des dizaines d'habitants de Jérusalem ont effectué la prière du vendredi sous une tente dans le quartier d'Al-Bustan, en soutien aux personnes dont les maisons sont menacées de démolition et d'expulsion forcée pour installer un jardin biblique à leur place.

    Le quartier d'Al-Bustan est habité par 1 550 personnes. 

    A Beita, près de Naplouse, 135 Palestiniens ont été blessés vendredi, dont un par un tir à balle réelle dans le pied, lors d'affrontements avec les forces israéliennes à Jabal Sabih dans la ville de Beita, au sud de Naplouse.

    Le directeur de l'ambulance et des urgences du Croissant-Rouge palestinien à Naplouse, Ahmed Jibril, a déclaré que les blessures étaient réparties comme suit : un blessé par balle réelle et 49 par balles en caoutchouc. 7 d'entre eux ont été transportés à  l'hôpital Rafidia de Naplouse, tandis que 79 autres étaient intoxiqués, par les gaz lacrymogènes. 3 autres se sont blessés lors d'une chute alors qu'ils étaient pourchassés par les forces israéliennes, et deux en fin souffrent de brûlures.

    Les colons quittent l'avant-poste d'Avitar
    Pendant ce temps, les colons ont quitté vendredi l'avant-poste d'Avitar, conformément à l'accord signé avec le gouvernement du Premier ministre Naftali Bennett.

    Les habitants de l'avant-poste d'Avitar s'étaient installés sur le mont Sabih dans le village palestinien de Beita au début du mois dernier, ce qui avait entraîné des affrontements sanglants avec les Palestiniens.

    "J'espère que nous serons de retour ici très bientôt", a déclaré Sarah Leeson, une mère de six enfants, avant de quitter l'avant-poste en  voiture. "Nous allons construire une grande maison".

    Les colons avaient installé l'avant-poste au sommet de Jabal Sabih avec des caravanes, des huttes et des tentes près de la ville de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie.

    Selon les termes de l'accord publié par le gouvernement israélien jeudi, les colons avaient été été contraints de partir vendredi après-midi.

    Néanmoins, une cinquantaine de caravanes étaient toujours sur place, sus la protection de l'armée israélienne.

    Un correspondant de l'AFP a déclaré que les soldats étaient restés sur place pendant le départ des colons.

    Les habitants de Beita, qui considèrent Jabal Sabih comme leur terre, s'étaient rassemblés dans la  nuit, faisant du bruit, brûlant des pneus et tirant des flèches pour pousser les colons à partir.

    L'occupation de l'avant-poste  d'Avitar devait provoquer des discussions au sein de la coalition gouvernementale, qui comprend des partis d'extrême droite, de gauche, du centre et un parti arabo-islamique.

    Les groupes de gauche israéliens ont rejeté l'accord, tout comme l'adjoint au maire de Beita, qui a déclaré jeudi : « Il est clair que tant qu'un colon ou un soldat restera sur notre terre, les affrontements et les protestations continueront ».

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