aéroport de Kaboul

  • Afghanistan: Le dernier avion américain a quitté Kaboul

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    Les quatre derniers avions d'évacuation américains se sont envolés de l'aéroport de Kaboul, ce lundi 30 août 2021, mettant un terme à 20 ans de guerre en Afghanistan.  Les talibans  ont pris le contrôle total de l'aéroport de Kaboul.  De nombreuses sources sur le terrain ont rapporté avoir entendu des tirs nourris dans et autour de l'aéroport. Visiblement, les talibans ont célébré le départ du dernier soldat américain. Vidéo. Vidéo 2

    Le dernier soldat américain à quitter l'Afghanistan aura été le général de division Chris Donahue, commandant de la 82e division aéroportée de l'armée américaine. La photo ci-dessous le montre montant à bord d'un avion cargo C-17 à l'aéroport international Hamid Karzai de Kaboul.

    Le 11 septembre 2001, alors Capitaine, Chris Donahue travaillait au Pentagone en tant qu'assistant spécial du président des Joint Chiefs. Il a dirigé un escadron de la "Delta Force" dans le nord de l'Afghanistan, il y a dix ans et y a été le plus haut commandant des opérations spéciales en 2019-2020.

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    Un ancien officier supérieur du renseignement britannique, réagissant au retrait des États-Unis d'Afghanistan, a déclaré : « Cela marque la fin d'une ère du libéralisme occidental et de la démocratie qui a commencé avec la chute du mur de Berlin. C'est une défaite de l'idéologie occidentale. C'est la plus grosse défaite depuis Suez"

  • Afghanistan : Des roquettes tirées vers l'aéroport de Kaboul à la veille du départ des troupes américaines

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    Des roquettes ont été tirées lundi matin 30 août 2021 vers l'aéroport de Kaboul, à la veille du départ prévu d'Afghanistan, après 20 années de présence, de l'armée américaine qui procède à ses dernières évacuations sous la menace d'attentats de l'État islamique.

    Le président américain Joe Biden a fixé à mardi 31 août l'échéance pour retirer les dernières troupes américaines d'Afghanistan où elles étaient entrées en 2001 pour chasser du pouvoir les talibans, en raison de leur refus de livrer le chef d'al-Qaïda, Oussama Ben Laden, après les attentats du 11 septembre. Deux décennies plus tard, les talibans ont profité du progressif retrait américain ces derniers mois et de l'effondrement des forces de sécurité afghanes pour entrer dans Kaboul le 15 août et reprendre le pouvoir, après une offensive militaire éclair non anticipée par Washington.

    Le retour des islamistes au pouvoir a obligé les Occidentaux à évacuer dans la précipitation depuis l'aéroport de Kaboul leurs ressortissants et des Afghans susceptibles de subir des représailles de la part des talibans, notamment pour avoir travaillé pour les forces étrangères. Ce gigantesque pont aérien, commencé le 14 août et qui finira mardi, a permis d'exfiltrer plus de 114.000 personnes. Les Américains, qui assuraient la sécurité des opérations, consacrent maintenant ces dernières heures à faire partir leurs 300 ressortissants encore dans le pays.

    La tension autour de la dernière phase des opérations d'évacuation est à son comble depuis l'attentat de jeudi aux abords de l'aéroport, revendiqué par l'État islamique-Khorasan (EI-K) et qui a fait plus d'une centaine de morts dont 13 militaires américains.

    Les Américains, qui avaient immédiatement mis en garde contre de nouveaux attentats, ont détruit dimanche un véhicule qu'ils affirment être chargé d'explosifs, afin de "supprimer une menace imminente" de l'EI-K contre l'aéroport.

    Lundi, plusieurs roquettes ont été tirées vers l'aéroport, a confirmé la Maison Blanche, en précisant que les opérations d'évacuation continuaient "sans interruption". Un responsable taliban sur les lieux a indiqué que cinq roquettes avaient été tirées et qu'elles avaient été arrêtées par le système de défense anti-missile C-Ram de l'aéroport.

    'On ne peut plus dormir'
    Un drone américain a ensuite, selon lui, visé une voiture qui avait servi à lancer les roquettes, à près de deux kilomètres de l'aéroport. Même si ces roquettes ne semblent pas avoir fait de victimes, elles ont encore accentué l'angoisse des habitants vivant à proximité. "Le son des roquettes volant au-dessus de notre maison nous a réveillés. On avait peur", a raconté à l'AFP l'un d'eux, dénommé Abdullah. "Depuis que les Américains ont pris le contrôle de l'aéroport, on ne peut plus dormir comme il faut. On est sans cesse dérangé par des coups de feu, des roquettes, des sirènes ou de gros avions."

    L'Etat islamique a revendiqué l'attaque à la roquette contre l'aéroport de Kaboul
    Le groupe jihadiste Etat islamique au Khorasan (EI-K) a revendiqué les tirs de roquettes lundi contre l'aéroport de Kaboul, la capitale afghane.
    "Les soldats du califat ont ciblé l'aéroport international de Kaboul, avec six roquettes", a déclaré le groupe dans un communiqué. Un responsable des talibans sur les lieux a indiqué que cinq roquettes avaient été tirées et qu'elles avaient été interceptées par le système de défense anti-missile de l'aéroport.

    Joe Biden, sous le feu des critiques pour sa gestion de la crise, a accueilli dimanche les dépouilles des 13 soldats tués jeudi, sur la base militaire de Dover, dans le Delaware.

    Les États-Unis déplorent 2.500 morts et une facture de plus de 2.000 milliards de dollars en 20 ans. Ils ressortent de cette guerre, la plus longue qu'ait connue l'Amérique, avec une image encore plus écornée par leur incapacité à prévoir la rapidité de la victoire talibane et par leur gestion des évacuations. M. Biden a justifié sa décision de retirer les troupes américaines par son refus de faire durer plus longtemps cette guerre et par le fait que leur mission avait été accomplie avec la mort de Ben Laden, tué par les forces spéciales américaines en 2011 au Pakistan.

    Mais nombre d'analystes craignent que le retour au pouvoir des talibans ne galvanise les groupes jihadistes, comme l'Etat islamique, responsable de certains des plus sanglants attentats commis ces dernières années en Afghanistan, ou al-Qaïda. En représailles à l'attaque de jeudi, les États-Unis ont effectué samedi une frappe de drone dans l'Est de l'Afghanistan, tuant deux membres "de haut niveau" de la branche afghane de l'Etat islamique et en blessant un troisième. Ils ont averti que ce ne serait pas "la dernière".

    Les Américains n'ont pas complètement exclu que la frappe de dimanche ait pu faire des victimes civiles. Elle a détruit un véhicule piégé qui se dirigeait vers l'aéroport et une maison à proximité a aussi été touchée, selon un porte-parole des talibans.

    Des victimes civiles
    La chaîne américaine CNN a affirmé que neuf membres d'une famille, dont six enfants, avaient été tués. L'AFP n'a pas été en mesure de confirmer ce bilan, mais des médias locaux ont aussi annoncé des victimes civiles. "Nous savons qu'il y a eu des explosions importantes et puissantes à la suite de la destruction du véhicule, indiquant la présence d'une grande quantité de matière explosive à l'intérieur, ce qui a pu causer des pertes supplémentaires", a déclaré le Commandement central de l'armée américaine (Centcom) dimanche soir. "Ce qui s'est passé n'est pas clair, et nous continuons d'enquêter".

    Intense activité diplomatique ce lundi 30 août
    La journée de lundi va connaître une intense activité diplomatique. Washington réunit en visio-conférence ses "partenaires clés" (France, Canada, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, Turquie, Qatar, Union européenne et Otan), afin de discuter "d'une approche alignée" pour l'avenir au-delà du 31 août.

    Lundi également se tient à l'ONU une réunion des membres permanents du Conseil de sécurité. La France et le Royaume-Uni vont y plaider en faveur de la création à Kaboul d'une "zone protégée" pour mener des opérations humanitaires, selon le président français Emmanuel Macron.

    Les talibans se sont engagés à laisser partir tous les étrangers et ressortissants afghans disposant d'un permis de s'installer ailleurs, même après mardi. Les islamistes se sont efforcés depuis leur retour au pouvoir d'afficher une image d'ouverture et de modération qui laisse néanmoins sceptiques de nombreux pays et observateurs.

    Le monde se rappelle que lors de leur précédent passage au pouvoir entre 1996 et 2001, ils avaient imposé une version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes ne pouvaient ni travailler ni étudier, voleurs et meurtriers encouraient de terribles châtiments.

    Des classes non mixtes
    Le ministre par intérim de l'Enseignement supérieur du gouvernement taliban, Abdul Baqi Hazzani, a assuré dimanche que les Afghanes pourraient étudier à l'université, mais dans des classes non mixtes. Le chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada, qui n'est jamais apparu en public, est à Kandahar (Sud) où il vit "depuis le début", a annoncé dimanche son mouvement, affirmant qu'il apparaîtrait "bientôt en public".

  • Afghanistan : Des vétérans des opérations spéciales américaines mènent une mission audacieuse pour sauver les alliés afghans

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    Alors que les talibans ajoutent des points de contrôle près de l'aéroport de Kaboul, un groupe entièrement bénévole d'anciens combattants américains de la guerre en Afghanistan a lancé mercredi soir 25 août 2021 une dernière mission audacieuse baptisée "Pineapple Express" pour ramener des centaines de forces d'élite afghanes à risque et leurs familles en sécurité, ont déclaré des membres du groupe à ABC News.

    Se déplaçant après la tombée de la nuit dans une obscurité presque noire et des conditions extrêmement dangereuses, le groupe a déclaré qu'il travaillait officieusement en tandem avec l'armée américaine et l'ambassade américaine pour récupérer des personnes, parfois une personne à la fois, ou par paires, mais rarement plus d'un petit groupe, et les conduire à l'intérieur du côté contrôlé par l'armée américaine de l'aéroport international Hamid Karzai.

    La mission du Pineapple Express était en cours jeudi lorsque l'attaque s'est produite à Kaboul. Un kamikaze soupçonné d'appartenir à l' Etat islamique a tué au moins 13 militaires américains - 10 Marines américains, un soldat de la Marine, un soldat de l'armée et un autre militaire - et blessé 15 autres militaires, selon des responsables américains.

    L'explosion a fait des blessés parmi les personnes récupérées dans le cadre du Pineapple Express, et des membres du groupe ont déclaré qu'ils évaluaient si des Afghans portés disparus auxquels ils portaient assistance avaient été tués.

    Jeudi matin, le groupe a déclaré avoir amené jusqu'à 500 membres des forces spéciales, actifs et facilitateurs afghans et leurs familles à l'aéroport de Kaboul pendant la nuit, les remettant chacun sous la garde protectrice de l'armée américaine.

    Ce nombre s'est ajouté à plus de 130 autres au cours des 10 derniers jours qui avaient été introduits clandestinement dans l'aéroport encerclé par des combattants talibans depuis que la capitale était tombée aux mains des islamistes le 16 août par la Task Force Pineapple , un groupe ad hoc d'actuels et anciens agents spéciaux américains. opérateurs, travailleurs humanitaires, agents de renseignement et autres ayant une expérience en Afghanistan qui se sont regroupés pour sauver autant d'alliés afghans que possible.

    "Des dizaines d'individus à haut risque, des familles avec de jeunes enfants, des orphelins et des femmes enceintes, ont été secrètement déplacés dans les rues de Kaboul toute la nuit et jusqu'à quelques secondes avant que l'Etat islamique ne fasse exploser une bombe dans la masse regroupée d'Afghans en quête de sécurité et de liberté. ", a déclaré à ABC News le lieutenant-colonel de l'armée Scott Mann, un commandant à la retraite des bérets verts qui a dirigé l'opération de sauvetage privée.

    La "Task Force Pineapple", un groupe informel dont la mission a commencé  le 15 août pour évacuer un ancien commando afghan à l'aéroport de Kaboul alors qu'il était pourchassé. par les talibans qui lui envoyaient des menaces de mort par SMS.

    Ils savaient qu'il avait travaillé avec les forces spéciales américaines et l'élite SEAL Team Six pendant une douzaine d'années, ciblant les dirigeants talibans, et était donc une cible de grande valeur pour eux, ont déclaré des sources à ABC News.

    Il y a deux mois, ce commando a déclaré à ABC News qu'il s'était échappé de justesse d'un petit avant-poste dans le nord de l'Afghanistan qui a ensuite été envahi en attendant que son visa d'immigrant spécial américain soit approuvé.

    L'opération depuis cette première opération d'évacuation du commando et de sa famille de six personnes, a atteint un crescendo cette semaine avec des dizaines de mouvements secrets coordonnés par plus de 50 personnes dans une salle de commandement cryptée. Une opération  de nuit pleine. de scènes dramatiques rivalisant avec un thriller "Jason Bourne".

    Les petits groupes d'évacués Afghans ont rencontré à plusieurs reprises des talibans qui, selon eux, les ont battus mais n'ont jamais vérifié les papiers d'identité qui auraient pu les révéler comme des opérateurs qui ont passé deux décennies à tuer des dirigeants talibans. Tous portaient des visas américains, des demandes de visa en attente ou de nouvelles demandes préparées par des membres de la Task Force Pineapple, ont-ils déclaré à ABC News.

    "Cet effort herculéen n'aurait pas pu être accompli sans les héros officieux à l'intérieur de l'aérodrome qui ont défié leurs ordres de ne pas aider au-delà du périmètre de l'aéroport, en pataugeant dans les canaux d'égout et en attirant ces personnes ciblées qui faisaient clignoter des ananas sur leurs téléphones", a déclaré un responsable de l'opération.

    L'armée américaine en uniforme étant incapable de s'aventurer à l'extérieur du périmètre de l'aéroport pour recueillir les Américains et les Afghans qui ont demandé la protection des États-Unis en raison de leur service passé. Ils ont plutôt assuré une surveillance et attendu des mouvements coordonnés par une équipe au sol informelle de Pineapple Express qui comprenait des « conducteurs » dirigés par l'ancien capitaine de béret vert Zac Lois, connu comme « l'ingénieur ».

    Les opérateurs, les actifs, les interprètes afghans et leurs familles étaient connus sous le nom de « passagers » et étaient guidés à distance par des « bergers », qui, dans la plupart des cas, étaient leurs anciens fidèles des forces d'opérations spéciales américaines et des camarades et commandants de la CIA.

    Les renseignements étaient regroupés dans le groupe de discussion crypté en temps réel et comprenaient le guidage des personnes sur des cartes vers des points de repère GPS aux points de rassemblement pour qu'elles puissent rejoindre l'endroit dans l'ombre et se cacher jusqu'à ce qu'elles soient convoquées par un conducteur portant une lampe chimique verte.

    Une fois convoqués, les passagers brandissaient leurs smartphones avec un graphique d'ananas jaunes sur un champ rose.

    Avant l'attentat meurtrier de jeudi près de la porte Abbey Gate de l'aéroport connu sous le nom de HKIA, des avertissements des renseignement avaient été émis sur d'éventuelles attaques d'engins explosifs improvisés par l'Etat islamique. Vers 20 heures, mercredi, les bergers qui ramenaient  les groupes de passagers discrètement dans l'obscurité vers les points de rassemblement ont soudainement vu leurs téléphones portables devenir sombres.
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    "Nous avons perdu les communications avec plusieurs de nos équipes", a écrit Jason Redman, un ancien Navy SEAL blessé au combat, qui gardait les Afghans qu'il connaissait.

    On craignait que les talibans aient rendu inopérante les tours de téléphonie cellulaire – mais un autre membre de la Task Force Pineapple, un béret vert, a rapporté qu'il avait appris que l'armée américaine avait utilisé des brouilleurs de téléphones portables pour contrer la menace terroriste à Abbey Gate. En moins d'une heure, la plupart avaient rétabli les communications avec les "passagers" et les mouvements lents et délibérés de chaque groupe ont pu reprendre avant le lever du soleil.

    "Toute la nuit a été un tour de montagnes russes. Les gens étaient tellement terrifiés dans cet environnement chaotique. Ces gens étaient tellement épuisés que j'ai à essayé de me mettre à leur place", a déclaré Redman.
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    En repensant à l'opération qui a sauvé au moins, selon leur décompte, 630 vies afghanes, Redman a exprimé sa profonde frustration "que notre propre gouvernement n'ait pas fait cela. Nous avons fait ce que nous devrions faire, en tant qu'Américains".

    De nombreux Afghans sont arrivés près d'Abbey Gate et ont traversé un canal obstrué par les eaux usées en direction d'un soldat américain portant des lunettes de soleil rouges pour s'identifier. Ils ont agité leurs téléphones avec les ananas et ont été ramassés et amenés à l'intérieur de la zone de sécurité. D'autres ont été amenés par un Ranger de l'armée portant un drapeau américain modifié avec l'emblème du Ranger Regiment, ont déclaré des sources à ABC News.

    La Task Force Pineapple a accompli une opération véritablement historique, en évacuant des centaines de personnes en une semaine.

    "C'est un nombre incroyable pour une organisation qui n'a été constituée que quelques jours avant le début des opérations et la plupart de ses membres ne s'étaient jamais rencontrés en personne", a déclaré Lois Zac à ABC News.

    Les membres de l'opération Pineapple comprenaient le major de l'armée Jim Gant, un béret vert à la retraite connu sous le nom de « Lawrence d'Afghanistan », qui a fait l'objet d'une enquête « Nightline » en 2014 .

    "J'ai été impliqué dans certaines des missions et opérations les plus incroyables auxquelles un membre des forces spéciales pourrait participer, et je n'ai jamais participé à quelque chose de plus incroyable que cela", a déclaré Gant à ABC News. "La bravoure, le courage et l'engagement de mes frères et sœurs de la communauté Pineapple étaient supérieurs à l'engagement des États-Unis sur le champ de bataille."
    "Je voulais juste faire sortir mon peuple", a-t-il ajouté.

    Dan O'Shea, un commandant de SEAL à la retraite, a déclaré qu'il avait aidé avec succès son propre groupe, qui comprenait un citoyen américain qui a servi comme agent, son père et son frère afghans. Ils ont esquivé les postes de contrôle et les patrouilles des talibans afin d'entrer dans le côté américain de l'aéroport.
    "Il n'était pas disposé à laisser son père et son frère derrière lui; même si cela signifiait qu'il pouvait mourrir. Il a refusé de quitter sa famille", a déclaré O'Shea, un ancien conseiller contre-insurrectionnel en Afghanistan, à ABC News. "Laisser un homme derrière ne fait pas partie de notre philosophie SEAL. De nombreux Afghans ont une vision plus forte de nos valeurs démocratiques que de nombreux Américains."

    Tout a commencé en essayant de sauver un commando afghan, dont le visa d'immigrant spécial n'a jamais été finalisé.

    Au cours d'une nuit intense la semaine dernière impliquant une coordination entre Mann et un autre béret vert, un officier du renseignement, d'anciens travailleurs humanitaires et un membre du personnel républicain de Floride et officier des bérets verts, Mike Waltz, l'équipe ad hoc a fait appel à un officier de l'ambassade américaine insomniaque. à l'intérieur de l'aéroport. Il a aidé les Marines à une porte à identifier l'ancien commando afghan, qui a été pris dans la foule de civils à l'extérieur de l'aéroport et qui a déclaré avoir vu deux civils renversés et tués.

    "Deux personnes sont mortes à côté de moi – à un pied de distance", a-t-il déclaré à ABC News depuis l'extérieur de l'aéroport cette nuit-là, alors qu'il tentait pendant des heures d'atteindre un point de contrôle d'entrée tenu par des Marines américains à une courte distance.

    Avec des combattants talibans se mêlant à la foule immense et tirant leurs AK-47 au-dessus des masses, l'ancien commando d'élite a finalement été attiré dans le périmètre de sécurité américain, où il a crié le mot de passe « Ananas ! » aux troupes américaines au poste de contrôle. Le mot de passe a depuis changé, ont indiqué les sources.

    Deux jours plus tard, le groupe de ses amis et camarades américains a également aidé à faire entrer sa famille à l'intérieur de l'aéroport pour le rejoindre avec l'aide du même officier de l'ambassade américaine.

    Mann a déclaré que le groupe d'amis avait décidé de continuer en sauvant sa famille et des centaines d'autres de ses camarades des forces d'élite fuyant les talibans.

    L'ancien sous-secrétaire adjoint à la défense et analyste d'ABC News, Mick Mulroy, fait partie à la fois de la Task Force Pineapple et de la Task Force Dunkerque, qui assistent d'anciens camarades afghans.

    "Ils n'ont jamais vacillé. Moi et beaucoup de mes amis sommes ici aujourd'hui à cause de leur bravoure au combat. Nous leur devons tous les efforts pour les faire sortir et honorer notre parole", a déclaré Mulroy.

     

     

     

  • Afghanistan : Les Etats-Unis ont réalisé une frappe aérienne à Kaboul contre un véhicule supposé lié à l'Etat islamique

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    Les Etats-Unis ont réalisé, dimanche 29 août 2021 à Kaboul, une frappe "défensive" de drone contre un véhicule, afin de "supprimer une menace imminente" de l'Etat islamique-Khorasan (EI-K) contre l'aéroport, a annoncé le Pentagone. La frappe aérienne américaine a eu lieu dans l'après-midi du 29 août dans le quartier PD-15 de Kaboul, à quelques kilomètres au nord de l'aéroport de la ville. 

    Des sources de la défense américaine ont affirmé que plusieurs kamikazes de l'Etat islamique-Khorasan (Etat islamique-K) se trouvaient à l'intérieur du véhicule ciblé. Les terroristes étaient en route pour attaquer les troupes américaines à l'aéroport de Kaboul, affirme l'armée américaine.

    "Les forces américaines ont mené aujourd'hui une frappe aérienne défensive" de drone, lancée depuis l'extérieur de l'Afghanistan, "contre un véhicule à Kaboul, éliminant une menace imminente de l'EI-K contre l'aéroport international" Hamid Karzai, a précisé Bill Urban, un porte-parole du commandement central. "Nous sommes certains d'avoir atteint la cible", a-t-il ajouté. "Nous vérifions l'éventualité de victimes civiles", a-t-il dit en précisant n'avoir "pas d'indication à cette heure" qu'il y en ait. "De fortes explosions secondaires provenant du véhicule ont montré la présence d'une quantité importante d'explosifs", a-t-il ajouté. "Nous restons vigilants face à de futures menaces potentielles."
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    Des victimes civiles lors de l'explosion du véhicule kamikaze
    Muslim Shirzad, de Tolo News, affirme que neuf membres d'une famille, dont six enfants, ont été tués par les effets de l'explosion du véhicule kamikaze détruit par la frappe américaine.
    "Nous savons qu'il y a eu des explosions importantes et puissantes à la suite de la destruction du véhicule, indiquant la présence d'une grande quantité de matière explosive à l'intérieur, ce qui a pu causer des pertes supplémentaires", a déclaré le Commandement central de l'armée américaine (Centcom) dimanche soir. "Ce qui s'est passé n'est pas clair, et nous continuons d'enquêter".
    Muslim Shirzad a identifié les victimes collatérales. Il s'agit de Zamaray Ahmadi un interprète avec les troupes américaines en Afghanistan, Naseer Nejrabi un officier de l'armée, Faisal un étudiant, Armin et Benyameen, ainsi que 4 autres membres d'une même famille. Il ajoute que Naseer Nejrabi devait se marier le lendemain.
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    Joe Biden avait fait savoir samedi qu'une nouvelle attaque était "hautement probable", après l'attentat de jeudi aux abord de l'aéroport de Kaboul, revendiqué par l'EI-K et qui a fait plus d'une centaine de morts dont 13 militaires américains. En représailles, les Etats-Unis ont effectué une frappe de drone en Afghanistan, tuant deux membres du groupe Etat islamique et en blessant un troisième, et prévenu que ce ne serait pas "la dernière".

    Le président américain et son épouse Jill Biden se trouvaient dimanche matin sur la base militaire de Dover, à l'est de Washington, auprès de familles de ces militaires lorsque l'annonce de la dernière frappe aérienne est tombée. Ils rendront hommage à leurs dépouilles à midi (16H00 GMT).

    L'armée américaine reconnaît une bavure "tragique" à Kaboul
    L'armée américaine reconnaîtra, vendredi 17 septembre 2021, avoir tué dix civils afghans innocents dans une bavure "tragique", lors des opérations de retrait chaotique des Etats-Unis fin août à Kaboul, en frappant par erreur un véhicule qu'elle croyait rempli d'explosifs.

    "Dix civils, dont jusqu'à sept enfants, ont été tragiquement tués dans cette frappe" par drone, a déclaré à la presse le général Kenneth McKenzie, chef du commandement central de l'armée américaine. "Il est improbable que le véhicule et ceux qui sont morts aient été liés à l'EI-K", le groupe jihadiste Etat islamique-Khorasan, ou qu'ils aient représenté "une menace directe pour les forces américaines". En d'autres mots, contrairement aux affirmations initiales de l'armée, les "explosifs" n'étaient vraisemblablement que d'inoffensifs bidons d'eau et le conducteur du véhicule, un paisible père de famille, n'avait rien d'un jihadiste.

    "Notre enquête conclut désormais que cette frappe était une erreur tragique", a ajouté le général McKenzie, assurant assumer "l'entière responsabilité" de cette bavure, intervenue quelques jours après un attentat de l'EI-K qui avait tué 13 militaires américains et une centaine d'Afghans près de l'aéroport de Kaboul.

    Le général McKenzie, qui dirigeait les forces américaines en Afghanistan avant leur retrait du pays, a expliqué comment dans le chaos des évacuations de milliers de civils afghans et étrangers de Kaboul, ses services avaient reçu le 29 août des informations sur une "menace imminente" contre l'aéroport, venant d'une Toyota Corolla Blanche. Or une voiture de ce modèle s'est garée ce matin-là à proximité d'un bâtiment qui était déjà considéré comme un repaire de l'EI-K. Les militaires américains ont alors surveillé étroitement tous les mouvements du véhicule pendant plus de huit heures, par des drones de surveillance et des images satellites. Seuls deux, parfois trois hommes montaient ou descendaient du véhicule chaque fois qu'il se déplaçait.

    Ce n'est qu'en fin d'après-midi, lorsque le véhicule s'est approché de l'aéroport de Kaboul, s'immobilisant à moins de 3 km des pistes, que l'armée américaine a décidé de le détruire par un missile Hellfire, réglé pour exploser à l'intérieur du véhicule. Le missile a bien atteint sa cible, et il a été suivi d'une deuxième explosion qui a laissé croire aux militaires qu'il était bien piégé. Or, a admis vendredi le général McKenzie, "la cause la plus probable" de cette deuxième explosion est "une bonbonne de gaz propane qui se trouvait juste derrière la voiture".

    Tout en reconnaissant que les informations sur la Corolla blanche étaient "clairement erronées", le général a souligné que des roquettes avaient été tirées le lendemain du bâtiment considéré comme un repaire de l'EI-K "et en fait d'autres lieux proches du véhicule".

    Le ministre américain de la Défense Lloyd Austin présentera, vendredi 17 septembre 2021, ses "excuses" pour cette bavure. "Je présente mes plus sincères condoléances aux proches encore en vie de ceux qui ont été tués", a-t-il déclaré dans un communiqué, reconnaissant que l'homme pris pour cible était "juste une victime innocente, comme les autres personnes tragiquement tuées". "Nous présentons nos excuses, et nous efforcerons de tirer les leçons de cette horrible erreur", a-t-il ajouté. "Aucune armée ne travaille aussi dur que la nôtre pour éviter des victimes civiles. Quand nous avons des raisons de croire que nous avons pris des vies innocentes, nous enquêtons et, si c'est vrai, nous le reconnaissons".

    Ken Roth, directeur exécutif de l'ONG Human Rights Watch (HRW), s'est demandé si le Pentagone aurait admis sa bavure sans l'existence d'une enquête fouillée à Kaboul du New York Times, mettant fortement en cause la version initiale des militaires.

    Plus de 71.000 civils afghans et pakistanais ont été tués durant les 20 ans de la guerre en Afghanistan, et selon une étude publiée en avril par la Brown University, le nombre des victimes civiles a fortement augmenté depuis 2017, lorsque l'administration de Donald Trump a adopté des règles d'engagement plus permissives, facilitant l'usage de la force par les militaires.

    Évacuation en phase finale
    Aujourd'hui, dimanche, l'évacuation des étrangers et des Afghans fuyant le régime taliban est entrée dans sa phase finale à l'aéroport de Kaboul, deux jours avant le retrait complet attendu des États-Unis au milieu des craintes d'une nouvelle attaque.

    Le secrétaire d'Etat américain, Anthony Blinken, a annoncé aujourd'hui dans une interview au réseau américain "ABC", qu'il y avait encore "300 Américains ou moins" qui devraient être évacués d'Afghanistan. "Nous travaillons activement pendant ces heures et ces jours pour faire sortir ces gens", a-t-il déclaré.

    114 400 personnes ont quitté le pays. sur des avions affrétés, notamment par des pays occidentaux, selon les derniers chiffres publiés par la Maison Blanche.

    Le rythme des évacuations s'est ralenti ces derniers jours, au moment où plusieurs pays européens, dont la Grande-Bretagne et la France, ont annoncé la fin de leurs opérations d'évacuation, dans l'attente d'un retrait complet des États-Unis le 31 août après une guerre de vingt ans contre le "Talibans".

    Cette courte période fait craindre de ne pas pouvoir évacuer une partie des Afghans qui se disent menacés par les « talibans », notamment ceux qui travaillaient avec des forces étrangères ou des civils au cours des deux dernières décennies.

    L'évacuation britannique d'Afghanistan s'est terminée samedi, avec le décollage du dernier avion transportant les derniers soldats restants.

    Le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, a déclaré que jusqu'à 1 100 Afghans éligibles à l'évacuation vers la Grande-Bretagne restaient dans le pays, tandis que le commandant des forces armées britanniques, le général Nick Carter, a confirmé que Londres les recevrait s'ils pouvaient quitter le pays par un autre moyen après l'expiration du délai, ajoutant que " Ne pas pouvoir faire sortir tout le monde est déchirant. "

    Exécutions extra judiciaires (Frud Bezhan)
    Des rapports de plus en plus nombreux font état de la détention, de l'enlèvement et de l'exécution par les talibans d'anciens responsables gouvernementaux, de membres du personnel de sécurité et de personnalités culturelles et religieuses à Kaboul et ailleurs.

     

     

  • Afghanistan : Breaking news : Deux explosions entendues à Kaboul

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    Plusieurs sites d'information ont rapporté que deux nouvelles explosions se sont produites ce samedi soir dans la capitale afghane, Kaboul.
    Les deux explosions entendues ont été qualifiées de "violentes" mais on ignore quelle est leur origine.

    La capitale afghane a fait face à une journée sanglante jeudi dernier, avec deux explosions aux portes d'entrée de l'aéroport international qui ont fait 169 morts selon un dernier bilan, dont 13 soldats américains.

    Il est à noter que les États-Unis et leurs alliés ont à plusieurs reprises mis en garde contre le risque élevé d'attaques à l'aéroport par l'État islamique. Le président américain affirme qu'une nouvelle attaque contre l'aéroport de Kaboul est "très probable" dans les 24 à 36 heures.

  • Afghanistan : Des milliers de personnes toujours à l'aéroport de Kaboul, qui fait face à des "menaces précises"

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    Environ 5.400 personnes réfugiées dans l'enceinte de l'aéroport de Kaboul attendent toujours d'être évacuées d'Afghanistan, a affirmé vendredi un général américain.

    "Nous avons la capacité d'inclure des évacués sur des vols militaires américains qui quittent l'Afghanistan jusqu'au dernier moment", a également indiqué le général Hank Taylor lors d'un point presse du Pentagone, à l'approche de la date butoir du 31 août pour le retrait des soldats étrangers d'Afghanistan. La mission d'évacuation fait toujours face à des "menaces précises et crédibles", a assuré lors du même point presse le porte-parole du ministère de la Défense John Kirby, au lendemain d'un attentat-suicide ayant tué 13 soldats américains et des dizaines d'Afghans. "Nous estimons qu'il y a toujours (...) des menaces précises, et crédibles", a-t-il dit.

    De leur côté, les talibans ont bloqué les routes conduisant à l'aéroport à l'aide de véhicules Humwees capturés. 

    L'Etat islamique avait mené une attaque test avant l'attaque du jeudi 26 août
    Des membres de l'Etat islamique-Khorasan se seraient mêlés au réfugiés afghans pour filmer les entrées et examiner les défenses mises en place par l'armée américaine.

    Les experts en sécurité pensent qu'un incident survenu lundi 23 août au cours duquel un soldat afghan a été abattu par un attaquant non identifié pourrait avoir été un test des protocoles de réponse de l'aéroport en vue de la planification d'une attaque plus importante.

    Des milliers de membres de l'Etat islamique se sont enfuis des prisons afghanes au moment de l'arrivée des talibans
    Le porte-parole du Pentagone John Kirby a confirmé que des milliers de prisonniers membres de l'Etat islamique-Khorasan, se sont enfuis des prisons afghanes au moment de la débandade des forces de sécurité afghanes devant la progression des talibans. Un certain nombre de prisonniers de l'Etat islamique ont été liquidés dans les prisons à l'arrivée des talibans mais de nombreux autres ont réussi à prendre la fuite dans le laps de temps qui s'est écoulé entre la fuite des gardiens et l'arrivée des talibans.Une journaliste à John Kirby : "Combien de prisonniers de l'Etat islamique-Khorasan ont été laissés à Bagram et auraient été libérés de la prison là-bas et pourquoi n'ont-ils pas été évacués avant que les États-Unis ne se retirent dans un endroit comme Guantanamo ?"
    John Kirby : "Eh bien, je ne connais pas le nombre exact. Clairement, il se compte par milliers" (Vidéo)

    Les talibans demandent aux femmes médecins de reprendre le travail
    Le ministère de la Santé publique, contrôlé par les talibans, a appelé toutes les femmes médecins à reprendre le travail. 

    Des membres de l'Etat islamique pourraient s'être mêlés aux évacués afghans
    Les services de sécurité occidentaux craignent également que des membres de l'Etat islamique-Khorasan se soient fondus dans le flot des évacués quittant Kaboul pour les États-Unis et l'Europe. Selon le Pentagone, sur les  100 000 personnes évacuées de Kaboul, seuls 7 000 étaient titulaires d'un visa d'immigrant spécial afghan (SIV). Environ 5 000 des évacués étaient des Américains. 

    Dans la vallée du Panjshir, on attend le résultat des négociations entre Front National de Résistance et talibans
    En attendant, la région du Panjshir est sur le pied de guerre. Il faut savoir que chaque village de la vallée du Panjahir a son propre groupe local pour participer aux actions de la Résistance.

    Des victimes britanniques dans l'attentat de jeudi à l'aéroport de Kaboul
    Deux ressortissants britanniques et l'enfant d'un autre ressortissant britannique font partie des personnes décédées dans l'attaque de l'aéroport de Kaboul.

  • Afghanistan : Les talibans ont proposé à la Turquie d'exploiter l'aéroport de Kaboul

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    Vendredi 27 août 2021, le président turc Recep Tayyip Erdogan a révélé que les talibans avaient fait une offre à la Turquie pour exploiter l'aéroport international Hamid Karzai dans la capitale afghane, Kaboul.

    Le président turc a fait cette révélation lors d'une conférence de presse à Istanbul avant de partir pour la Bosnie-Herzégovine dans le cadre d'une visite officielle au Monténégro.

    Erdogan a souligné que la Turquie ne demanderait la permission à personne concernant d'éventuels contacts avec les talibans.

    Il a déclaré : « Les talibans nous ont fait des offres concernant l'exploitation de l'aéroport de Kaboul, et nous n'avons pas encore pris de décision à cet égard.