Aden

  • Yémen : Affrontements entre les forces soutenues par les EAU et les salafistes à Aden

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    Aux premières heures du lundi matin 24 août, des affrontements ont éclaté entre les forces du Conseil de Transition du Sud (CTS) soutenues par les Émirats arabes unis et les salafistes dans la province d'Aden, dans le sud du Yémen, selon une source de sécurité gouvernementale.

    La source a déclaré que "les forces du Conseil de transition du Sud ont tenté d'investir la maison du chef salafiste Badr Al-Mohseni (un officier des forces de la "ceinture de sécurité" du CTS de la côte ouest ), dans le quartier hachid de Mansoura, dans le gouvernorat d'Aden.

    Il a ajouté que "pour protéger la maison, certains habitants du quartier et des groupes salafistes se sont rassemblés et se sont affrontés avec les forces du CTS. Les deux parties ont fait usage de divers types d'armes légères et semi-lourdes".

    Les résidents locaux ont déclaré que les affrontements avaient provoqué la panique parmi les habitants du quartier.

    Selon les témoignages d'habitants, les affrontements ont causé des dégâts à plusieurs maisons, mais on ignore encore si les affrontements ont fait des victimes.

    Les autorités locales n’ont fait aucun commentaire sur ces affrontements.

    Aden, la capitale intérimaire yéménite, est le théâtre de nombreux incidents sécuritaires et d'assassinats depuis que le Conseil de transition du Sud (CTS) a proclamé en avril dernier l'administration autonome des gouvernorats du sud, avant d'y renoncer, après que la coalition arabe ait annoncé l'accélération de l'application de l'accord de Riyad à la fin du mois de juillet dernier.

  • Sénégal : La même quantité du produit chimique qui a explosé à Beyrouth trouvée à Dakar

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    Environ 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium, le même produit chimique qui a causé l'explosion de Beyrouth le 4 août, ont été découvertes dans le port de Dakar au Sénégal, rapporte l'Agence France Presse.

    Les autorités locales ont déclaré que 3.050 tonnes de nitrate d'ammonium étaient arrivées dans le port de Dakar, qui se trouve à côté de la ville densément peuplée, et étaient en route vers le Mali.

    Selon une déclaration des autorités du port, environ 350 tonnes de ce produit chimique hautement explosif ont déjà été transportées au Mali.

    Cependant, les livraisons ont été interrompues après la fermeture des frontières de l'État enclavé à la suite d'un coup d'État militaire mardi.

    Le propriétaire non identifié de la substance a depuis été invité à réexporter le produit chimique depuis le port de Dakar, craignant que le produit chimique ne provoque, s'il est mis à feu, des ravages similaires à ceux de Beyrouth.

    Selon l'AFP, le propriétaire du nitrate d'ammonium a proposé de stocker le produit chimique en dehors de Dakar, mais l'offre a été rejetée par le ministère sénégalais de l'environnement, qui a déclaré que la substance devait être retirée du pays.

    En début de semaine, le gouvernement sénégalais a annoncé des plans pour surveiller et sécuriser le stockage de produits chimiques dangereux dans le pays, afin d'éviter une catastrophe comme l'explosion de Beyrouth.

    Craignant que la catastrophe de Beyrouth ne se reproduise ailleurs, les gouvernements du monde entier ont ordonné des contrôles sur le stockage des produits chimiques dangereux dans les ports situés à proximité des villes.

    À ce jour, des rapports ont fait surface, alléguant que près de 5 000 tonnes de nitrate d'ammonium étaient stockées dans le port d'Aden au Yémen, bien que le gouvernement et les autorités portuaires aient rejeté ces affirmations.

    A la suite de la catastrophe de Beyrouth, le gouvernement irakien a ordonné un examen des stocks de produits chimiques dangereux dans tout le pays. Au cours de cet examen, un stock de nitrate d'ammonium a été découvert à l'aéroport international de Bagdad. Le gouvernement a déclaré par la suite qu'il avait retiré la substance en toute sécurité de la plate-forme de transport de la capitale.

    Entre-temps, l'Australie, l'Inde et le Royaume-Uni ont tous admis avoir des dépôts de nitrate d'ammonium.

    Lien permanent Catégories : Aden, IRAK, SENEGAL, YEMEN 0 commentaire
  • Yémen : Les séparatistes sudistes renoncent à leur autonomie

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    Les séparatistes du sud du Yémen ont annoncé mercredi renoncer à leur autonomie et se sont dit prêts à mettre en oeuvre l'accord de Riyad, qui prévoit un partage du pouvoir dans le sud entre le gouvernement et eux.
    Le Conseil de transition du sud (STC) "annonce qu'il renonce à sa déclaration d'autonomie" afin de permettre la mise en place de l'accord de Riyad, a écrit sur Twitter le porte-parole du STC, Nizar Haitham, évoquant le rôle joué par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.
    Le gouvernement soutenu par l'Arabie saoudite et le Conseil de transition du Sud soutenu par les Émirats arabes unis sont en théorie des alliés dans la lutte contre les rebelles chiites Houthis soutenus par l'Iran. Cependant, cette alliance était extrêmement volatile.
    Les séparatistes sudistes ont capturé Aden une première fois en janvier 2018 et une deuxième fois en août 2019. Les tentatives de résolution du conflit ont conduit à la signature des accords de Riyad, qui prévoyaient la création d'organes gouvernementaux unifiés.
    L'Arabie saoudite a confirmé avoir proposé un plan pour "accélérer" la mise en oeuvre de l'accord de Riyad de 2019, a commenté l'agence de presse officielle saoudienne. Le plan prévoit que le Premier ministre yéménite forme un nouveau gouvernement d'ici à 30 jours, ainsi que la nomination d'un nouveau gouverneur à Aden, la capitale du sud, où sont basés les séparatistes.
    Les efforts de l'Arabie saoudite "ont conduit le gouvernement yéménite et le Conseil de transition du sud à accepter le mécanisme proposé pour mettre en oeuvre l'accord de Riyad", s'est félicité le vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled ben Salmane, sur Twitter. L'obtention de ce consensus "montre qu'il est possible de résoudre les dissensions au Yémen à travers le dialogue, sans recours à la force", a ajouté le prince saoudien.
    Guerre dans la guerre
    Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, exilé en Arabie saoudite, avait exhorté fin juin les séparatistes à "mettre fin à l'effusion de sang" et à respecter un accord de partage du pouvoir, lors de sa première prise de parole depuis leur déclaration d'autonomie du sud en avril.
    Le conflit entre le gouvernement et les séparatistes du STC, en principe alliés contre les rebelles houthis, représentait une guerre dans la guerre au Yémen.
    L'accord dit "de Riyad" a été signé en novembre 2019 et prévoit un partage du pouvoir dans le sud du Yémen entre le gouvernement et les séparatistes. Mais ses dispositions n'ont quasiment pas été mises en place et ont vite été caduques.
    Fin juin, la coalition militaire menée par Riyad au Yémen avait déployé des observateurs saoudiens pour surveiller un cessez-le-feu décrété entre les forces pro-gouvernementales, qu'elle soutient, et les combattants séparatistes, après des accrochages dans le Sud.
    Cette guerre dans la guerre a rendu encore plus complexe un conflit qui, en cinq ans, a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué, selon l'ONU, la pire crise humanitaire en cours dans le monde au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique.
    L'insécurité alimentaire aiguë devrait fortement augmenter dans le sud du Yémen, pays ravagé par la guerre, en raison d'une combinaison de facteurs qui ont été exacerbés par la maladie de Covid-19, selon un rapport de plusieurs agences de l'ONU publié il y a quelques jours. Selon ce document, qui ne couvre que les régions du sud du Yémen, le nombre de personnes "confrontées à des niveaux élevés d'insécurité alimentaire aiguë" devrait passer de 2 millions en février-avril à 3,2 millions en juillet-décembre, soit une augmentation de 60%.

     

  • Frontlive-Chrono du dimanche 26 avril 2020

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    Libye. Des bombardements violents ont cilbé les forces qui soutiennent le GNA (al-Wefaq) sur la base militaire de Mitiga (Tripoli)

    Des tirs d’artillerie violents ont ciblé des positions occupées par les forces qui soutiennent le Gouvernement d’Accord National (GNA) à l’intérieur de la base militaire de Mitiga, dimanche 26 avril, selon des témoins oculaires. Le bureau des médias de l’opération « Barkan Al-Ghazib » (volcan de la colère en arabe) , affilié au GNA, a annoncé que…Login abonnés


    Yémen: 5 gouvernorats du sud Yémen rejettent l’autonomie déclarée par le Conseil de Transition du Sud

    Les séparatistes sudistes du Yémen ont déclaré dimanche 26 avril l’autonomie de la partie sud du pays déchiré par la guerre, brisant l’accord de paix avec le gouvernement, et compliquant son long conflit avec les rebelles chiites houthis qui contrôlent une grande partie du nord. Les séparatistes ont repris le contrôle de la raffinerie, du…Login abonnés

  • Frontlive-Chrono - Vendredi 24 avril 2020

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    Yémen : Dernières nouvelles : la coalition prolonge d’un mois un cessez-le-feu unilatéral

    La coalition militaire dirigée par Riyad, qui soutient le gouvernement face aux rebelles au Yémen, a décidé de proroger d’un mois une trêve unilatérale pour permettre à ce pays ravagé par la guerre de contenir la pandémie de Covid-19, rapporte vendredi l’agence saoudienne SPA. Cette trêve unilatérale, annoncée le 8 avril pour deux semaines, n’a…Login abonnés


    Syrie : Le commandement de l’ »armée nationale » (pro-turque) cesse de financer le « Faylaq Al-Rahman » pour avoir refusé d’envoyer ses combattants en Libye

    Des sources fiables ont informé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) que le commandement de l’ »Armée nationale » soutenue par la Turquie a suspend le financement du « Faylaq Al-Rahman », (Groupe al-Rahman), un groupe islamiste rebelle dont les combattants sont originaires de la Ghouta orientale (région située à l’Est de Damas) et de la province de…Login abonnés


    Yémen : Fin de la trêve – l’accord de Riyad en danger

    La trêve annoncée par la coalition sous commandement saoudien le 8 avril dernier est arrivée à son terme. Dans le même temps, dans le sud du Yémen, le Conseil de transition du Sud a fait obstacle au retour du gouvernement légitime dans la capitale provisoire Aden. Selon Al-Jazira, le 24 avril, le gouvernement central yéménite,…Login abonnés


     

  • YEMEN : le chaos

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    YEMEN : le chaos 
    La ville d'Aden et son port sont tombés entre les mains des indépendantistes sudistes armés par les Emirats Arabes Unis. Les forces gouvernementales du président Abd Rabbo Mansour Hadi supportées par l'Arabie saoudite ont été chassées de la majorité de la ville. Du coup, les partisans de Hadi menacent de quitter les lignes de front contre les chiites Houthis appuyés par l'Iran pour tenter de reprendre Aden. Le chaos s'installe et on devrait s'attendre dans un très proche avenir à une recrudescence des attaques d'al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) et de l'Etat islamique ainsi qu'une extension des territoires contrôlés par les chiites. Le chaos a une conséquence immédiate pour la population : l'arrêt des aides humanitaires dans ce pays où règne déjà une terrible famine et une épidémie de choléra.

     
    Pour tous ces détails, les abonnés vont consulter le site web :
    Jean René Belliard
  • Rien ne va plus dans la péninsule arabique : Grandes puissances, faites vos jeux !

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    Rien ne va plus dans la péninsule arabique : Grandes puissances, faites vos jeux !

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    Décidément, l’Arabie saoudite n’arrive plus à se faire respecter par les Émirats de la Péninsule arabique. Signe, sans doute,  que cette puissance régionale est minée de l’intérieur, malgré l’arrivée fracassante sur les scènes nationale et régionale du prince Mohammed Ben Salmane, le nouvel homme fort du pouvoir saoudien.
    Le Qatar s’était déjà émancipé de l’influence saoudienne
    Malgré le blocus imposé par Riyad au Qatar, celui-ci résiste aux pressions économiques de ses voisins de la Péninsule arabique. Ce que reprochent le pouvoir saoudien aux Qataris, c’est qu’ils aient cherché à s’émanciper de sa tutelle. Doha a volontairement profité des révolutions de ce qu’on a appelé, un peu vite, le « printemps arabe » pour chercher à gagner en puissance et se poser en rival de Riyad. La chaîne de télévision qatarie al-Jazeera a été mise au service de tous les mouvements des Frères musulmans qui, à l’époque du déclenchement de ce vaste mouvement de contestation, représentait la seule véritable force politique dans nombre de pays arabes.  Et si le Qatar tient tête, c’est qu’il a trouvé en la Turquie, autre championne de la cause des Frères musulmans, un allié de poids. Le divorce entre Riyad et Doha est une aubaine pour Recep Tayyip Erdogan, le président turc, qui se voit tout d’un coup autorisé à aménager une base militaire turque dans le Golfe arabo-persique.
    Les Emirats arabes unis infligent un nouveau camouflet à l’Arabie saoudite
    Mais aujourd’hui, c’est d’un nouveau camouflet à la puissance saoudienne dont il s’agit. Voilà que ce petit Emirat a l’intention de créer au Yémen une république du Yémen du sud dont il pense qu’elle lui serait inféodée.  En effet, depuis dimanche 28 janvier 2018, les indépendantistes sudistes, armés par les Émirats arabes unis, se sont dressés contre le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi, reconnu comme l’autorité légitime du Yémen par la communauté internationale avec la ferme intention de chasser les forces de Hadi hors d’Aden et de sa région pour fonder une nouvelle République du Yémen du Sud, comme celle-ci a existé entre 1967 et 1990.
    L’action de la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite est un échec
    Voila bientôt trois ans que la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite intervient sans succès au Yémen pour défaire une rébellion chiite (houthis) aidée par l’Iran, la puissance rivale de l’Arabie saoudite.  Il est clair que l’Arabie saoudite est incapable d’imposer sa loi à l’ensemble du Yémen face à une rébellion chiite déterminée, très bien organisée et très bien armée. Le royaume saoudien ne dispose tout simplement pas du personnel suffisant pour entreprendre une intervention au sol.
    Le prince héritier Ben Salmane a bien tenté de former une « alliance militaire islamique anti-terroriste » (lire anti-chiite) mais il n’a reçu que des refus polis des puissances qui disposaient de forces militaires nombreuses, comme le Pakistan et l’Egypte, qui auraient pu, éventuellement, engager sur le terrain un personnel nombreux..
    Quant aux forces locales alliées, elles sont trop fragiles et trop peu fiables en raison du jeu entre tribus, hommes forts (zouama) et rivalités de toutes sortes.
    Le président Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié en Arabie saoudite, ne contrôle même pas la ville d’Aden où son gouvernement s’est réfugié, n’arrive pas à progresser le long de la mer rouge pour prendre le port d’al-Hudaydah, piétine dans la province de Marib pour progresser vers Sanaa et est mis en échec dans ses tentatives de dégager la garnison gouvernementale encerclée dans la ville de Taëz.
    Le constat devient évident : l’action de la coalition internationale ne mène nulle part, sauf à mener une guerre sans fin dans ce pays désertique et pauvre parmi les pauvres.
    Ce constat, les autorités émiraties ont du le faire et trouver qu’il était temps de tirer leur épingle du jeu. Depuis des mois, ils ont armé et entraîné une force sudiste, soi-disant pour lutter contre les chiites houthis et contre les groupes jihadistes qui prospèrent dans le pays, al-Qaïda dans la Péninsule arabique (AQPA) et l’Etat islamique.
    Pourquoi les Emirats arabes unis prennent-ils le risque de s’affronter à Riyad ?
    Pour les Emirats, l’enjeu en vaut la chandelle. Si l’offensive des indépendantistes sudistes réussies, ils savent pouvoir compter sur l’alliance émiratie. En contrepartie, les Émirats auront à disposition le port d’Aden, éminemment stratégique là où mer rouge et océan indien se rencontrent.  Il ne reste plus qu’à convaincre le sultanat d’Oman de rester neutre, ce qu’il aspire de toute façon à être pour faire passer des convois terrestres ou maritimes entre les Emirats et le port d’Aden.
    Grandes puissances : Faites vos jeux !
    Les grandes puissances ne peuvent rester à l’écart de l’énorme partie de poker qui est en train de se jouer dans la région.  Les pays occidentaux, Etats-unis en tête, disposent de bases militaires et de centres de commandement dans toute la région, Arabie saoudite, Qatar, et Emirats arabes unis. La Russie est restée absente de cette région, malgré ses efforts pour entamer un dialogue « apaisé » avec les monarchies de la Péninsule arabique. Mais Moscou n’a certainement pas oublié que l’éphémère République du sud Yémen survivait grâce à l’assistance économique de l’Union soviétique. Si, donc, une république du sud Yémen revoit le jour, il est probable que ses dirigeants se tournent à nouveau vers Moscou pour bénéficier de son aide politico-économique. Après Tartous en Syrie, les Russes pourraient très vite disposer d’une nouvelle base à Aden et entamer par la même occasion un dialogue fructueux avec les Emirats arabes unis. Grandes puissances, faites vos jeux !

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