Aden

  • Yémen : Une explosion secoue l'aéroport d'Aden, tuant 12 personnes

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    Au moins 12 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par l'explosion d'une voiture piégée qui a visé samedi 30 octobre 2021 un poste de contrôle de sécurité près d'un hôtel de l'aéroport international d'Aden. 

    L'Agence de presse française a cité un responsable des forces gouvernementales à Aden disant que "12 personnes ont été tuées dans une explosion qui s'est produite près de la première porte à proximité du bâtiment de l'aéroport international d'Aden", ajoutant que "les causes de l'explosion ne sont pas encore connues."

    Une source de sécurité a déclaré à Reuters que l'explosion a été causée par une voiture piégée qui a visé un poste de contrôle de sécurité près d'un hôtel de l'aéroport. 

    L'explosion a provoqué un grand incendie à la porte de l'aéroport d'Aden et de l'hôtel de l'aéroport adjacent dans le quartier de Khor Maksar, au centre d'Aden.

    Des sources locales ont déclaré à l'agence de presse que les flammes causées par l'explosion ont provoqué l'incendie d'un certain nombre de voitures situées à proximité de l'explosion, tandis que des panaches de fumée s'élevaient de façon spectaculaire. 

    Le Yémen est le théâtre d'une guerre depuis plus de 7 ans qui a coûté la vie à 233 000 personnes, selon les Nations unies. Depuis 2015, une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite voisine mène des opérations militaires en soutien aux forces gouvernementales, face aux rebelles chiites Houthis soutenus par l'Iran, qui contrôlent plusieurs gouvernorats, dont la capitale, Sanaa, depuis 2014. .

     

     

     

     

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  • Yémen : Attentat à Aden contre un convoi officiel, au moins six morts

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    Au moins six personnes ont péri, dimanche 10 octobre 2021, dans un attentat à la voiture piégée dans le sud du Yémen contre un convoi de responsables gouvernementaux, qui ont survécu à l'attaque. 

    Ahmed Lamlas (gouverneur d'Aden).jpegSelon des sources de sécurité, le gouverneur d'Aden, Ahmed Lamlas (photo ci-contre), le ministre de l'Agriculture, Salem al-Socotri, et un troisième responsable dont l'identité n'a pas été précisée dans l'immédiat, étaient à bord du convoi qui roulait à Aden.

    Deuxième ville du pays, Aden est la capitale provisoire du pouvoir yéménite en guerre depuis 2014 contre les houthis, les rebelles chiites qui ont conquis une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa. L'attentat, qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, a fait six morts et une dizaine de blessés, selon un nouveau bilan de sources de sécurité. 

    "La voiture piégée a explosé rue al-Moualla au passage du convoi de responsables, dont le gouverneur d'Aden, le ministre de l'Agriculture, ainsi qu'un autre responsable", a indiqué une source de sécurité à l'AFP. Ils ont tous survécu à l'attaque, selon l'agence de presse officielle Saba. Le gouverneur et le ministre de l'Agriculture sont tous deux membres du Conseil de transition du Sud (séparatistes, STC) qui participe au gouvernement d'union avec les partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale. Ce gouvernement siège à Aden.



    Le Sud était un Etat indépendant jusqu'à la réunification du Yémen en 1990. Il existe toujours dans l'ancien Yémen du Sud un fort ressentiment contre les Yéménites originaires du Nord, accusés d'avoir imposé par la force l'unification du pays. Plusieurs attaques antigouvernementales ont été attribuées aux rebelles houthis ces dernières années. D'autres ont été revendiquées par des groupes jihadistes. Après l'attentat, le Premier ministre, Maïn Abdelmalek Saïd, a appelé à une enquête, dénonçant une attaque "terroriste lâche", selon l'agence Saba.

    Emissaire américain 
    Le président Abd Rabbo Mansour Hadi a lui aussi dénoncé une "opération terroriste", sommant les services de sécurité et les forces armées de "prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la sécurité et la stabilité" dans cette ville, a rapporté Saba. De son côté, le porte-parole du STC, Ali al-Kathiri, a dénoncé un "complot dangereux" visant le Sud, ajoutant que l'attaque avait coïncidé avec la progression des "milices terroristes" des houthis dans les régions de Marib (nord) et de Chabwa (centre).

    Les houthis ont intensifié ces derniers mois leur campagne pour s'emparer de la ville de Marib qu'ils tentent de conquérir depuis février aux forces pro-gouvernementales, progressant sur plusieurs fronts. Les combats ont fait des centaines de morts. L'attentat de dimanche est le plus sanglant à Aden depuis une attaque en décembre 2020 contre l'aéroport de la ville, peu après l'atterrissage des membres du nouveau gouvernement d'union, faisant au moins 26 morts et plus de 50 blessés.

    Le pouvoir avait alors accusé les houthis. Et plusieurs mois plus tard, un rapport de l'ONU avait pointé du doigt les rebelles, indiquant que l'attaque contre l'aéroport d'Aden avait été réalisée avec des missiles semblables à ceux des houthis et avaient été tirés à partir de lieux sous leur contrôle. 

    Le pouvoir yéménite est soutenu militairement par une coalition menée par l'Arabie saoudite. Les houthis ont le soutien politique de l'Iran, rival régional du royaume saoudien.

    La communauté internationale essaye en vain de parvenir à une résolution pacifique de ce conflit qui a provoqué la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU. Près de 80% de la population yéménite compte sur l'aide humanitaire pour survivre. D'après les organisations internationales, des dizaines de milliers de personnes ont péri dans le conflit et des millions ont été déplacées. L'attentat d'Aden s'est produit alors que l'émissaire des Etats-Unis pour le Yémen, Tim Lenderking, a lancé une nouvelle tentative de mettre fin à la guerre dans ce pays avec une tournée régionale incluant l'Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis.

  • Yémen : Guerre de rues dans le quartier "Krater" d'Aden

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    De violents affrontements ont éclaté samedi matin 2 octobre 2021 entre les forces de sécurité yéménites et des groupes armés, dans le quartier de Krater de la ville d'Aden, dans le sud du Yémen, faisant de nombreux morts et blessés.

    Un clip vidéo en circulation montrait des hommes armés tirant au mortier sur les forces de sécurité dans le quartier de Krater, situé dans le centre d'Aden et comprenant le siège du gouvernement et la banque centrale.

    Les forces de sécurité d'Aden ont lancé, samedi à l'aube, une campagne de sécurité dans le quartier de Krater, et le comité de sécurité a appelé les citoyens à être vigilants et à rester à leur domicile pendant les prochaines heures, en raison des opérations de nettoyage de certains militants et terroristes.

    Dans sa déclaration, le Comité de sécurité d'Aden affirme qu'il ne tolérera aucune partie qui tenterait de porter atteinte à la sécurité d'Aden et de ses citoyens, d'intimider la population et de lever les armes contre les autorités.

    Le Comité de sécurité s'engage à protéger les propriétés privées et publiques qui ont fait l'objet de pillages ces derniers jours aux mains de ces groupes armés dans le cadre d'un plan visant à entraîner la ville dans le chaos et le sabotage, affirme le communiqué du Comité de sécurité d'Aden.

    lutte pour le pouvoir
    Le sud du Yémen est paralysé en raison de la lutte pour le pouvoir entre le gouvernement et le Conseil de transition du Sud soutenu par les Émirats arabes unis, qui a conduit à des manifestations ces derniers mois en raison de la propagation de la pauvreté et de la détérioration des services publics.

    De son côté, le site "Krater Net" a rapporté que le quartier de Krater à Aden a été témoin d'affrontements sanglants hier soir jusqu'à des heures tardives de la nuit du vendredi au samedi matin, et ils se poursuivent toujours et par intermittence, après que des hommes armés ont pris d'assaut le "camp 20" de l"'imam al-Nubi", qui est considéré comme un élément de sécurité du commissariat de Krater.

    Les forces de la Ceinture de sécurité" ont livré des affrontements avec des hommes armés d'armes moyennes et légères, entraînant la fermeture complète de tous les ports de Krater.

    Qui est l'Imam nubien al Nubi ?
    Son nom est Muhammad Ahmad Abdu al-Silwi (photo ci-dessous), connu sous le nom de "Imam al-Nubi". Il est le commandant du camp 20, situé dans le quartier de Krater.

     L'imam « Al-Nubi » avait auparavant travaillé comme soudeu de portes en fer et d'échappements de voitures dans le « quartier d'Al-Taweelah » à Krater, et lorsque la ville d'Aden a été envahie par les milices Houthi et ses alliés en mars / 2015 , il s'est joint aux jeunes de Krater pour résister aux milices houthies.

    Après cela, il a été nommé commandant du camp 20 (Camp Tishrin) affilié à la "Ceinture de sécurité", grâce à la médiation d'un de ses proches collaborateurs qui était proche des chefs de la "Ceinture de sécurité" à Aden.

    Le  commandant "al-Nubi" et son frère, appelé al-Qila', sont accusés de nombreuses violences, crimes et spoliations et notamment d'avoir aménagé une prison secrète à Camp 20. 
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  • Yémen : Déclaration d'urgence au sud du pays pour faire face à la progression des Houthis

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    Le Conseil de transition du Sud au Yémen, soutenu par les Émirats arabes unis, contrôle de vastes zones dans le sud et appelle à la sécession, alors que la population du sud est sortie dans la rue pour protester contre la détérioration des conditions de vie.

    Le chef du Conseil de transition, Idrous Al-Zubaidi, a déclaré, dans un discours télévisé diffusé par la chaîne du conseil "Al-Mustaqilla" : "Nous déclarons l'état d'urgence dans tous les gouvernorats du sud, à partir d'aujourd'hui, mercredi. "

    Il a appelé les forces armées du sud et toutes leurs formations à élever au maximum la préparation au combat et l'état de vigilance, et à "mobiliser les énergies pour faire face aux menaces des Houthis, pour la défense de la religion, de la patrie et de l'honneur", a-t-il déclaré.

    L'appel d'Al-Zubaidi intervient après que les forces houthies ont progressé dans certaines zones frontalières et se sont approchées des districts de Lodar à Abyane (sud) et de Bayhan à Shabwa (est), coïncidant avec des manifestations populaires en colère dans la plupart des districts du gouvernorat d'Aden (sud). En raison de la médiocrité des services et de la détérioration de l'économie.

    Al-Zubaidi a également appelé les forces de sécurité à « frapper d'une main de fer quiconque cherche à déstabiliser la sécurité et à créer de la confusion et des troubles ». Pour Zubaidi, les manifestations contre l'extrême pauvreté et le manque de service à Aden sont parasitées par des agentsdes  frères musulmans du parti ennemi Al-Islah.

    Il a poursuivi : « Au moment où les milices houthies et les forces du terrorisme et de l'extrémisme lancent leur nouvelle invasion du sud, des terres et des peuples, nous déclarons, du cœur de la capitale, Aden, l'état d'urgence et la mobilisation générale. "

    Al-Zubaidi a exhorté les pays de la coalition arabe, dirigée par l'Arabie saoudite voisine, à "sensibiliser la responsabilité qui leur incombe vis-à-vis de la sécurité nationale de la région".

  • Yémen, une explosion à Aden fait des victimes parmi les troupes indépendantistes du Sud

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    Des sources yéménites à Aden , la capitale provisoire située dans le sud du Yémen, ont rapporté jeudi 4 mars qu'une explosion avait frappé un convoi transportant deux dirigeants de premier plan de la formation para-militaire «ceinture de sécurité», les forces affiliées au Conseil de la transition du sud (CTS). , soutenu par les Émirats arabes unis (EAU).

    L'explosion, qui s'est produite dans le district d'al-Buraiqa, près d'un emplacement de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, a été suivie de tirs. La nouvelle a également été confirmée par les forces sécessionnistes du sud, qui ont précisé qu'une voiture piégée avait explosé, causant des morts et des blessés parmi les membres de la ceinture de sécurité, dont le nombre, cependant , n'a pas été précisé. On parle d'environ 8 victimes. Les deux commandants qui voyageaient dans le convoi, Mohsen Al-Wali et Nabil al-Mashouchi, ont survécu à l'explosion. Selon le STC, on suppose qu'al-Wali et al-Mashouchi étaient la cible. L'attaque n'a pas encore été revendiquée,

    La "ceinture de sécurité" fait partie d'une force militaire et de sécurité qui opère principalement dans le sud du Yémen. Ses rangs comprennent plusieurs officiers et soldats yéménites, militants du  «mouvement sudiste» et du courant salafiste. Ceux-ci sont connus pour être affiliés aux Émirats arabes unis (EAU), qui leur fournissent une aide financière et militaire, vraisemblablement pour mener à bien leurs projets sécessionnistes.

    La ville d'Aden a été le théâtre de plusieurs explosions et assassinats d'officiers et de membres des forces de sécurité et de l'armée, ainsi que de civils. La capitale provisoire semble toujours être sous le contrôle des forces liées au Conseil de transition du sud (STC), bien qu'elles aient été invitées à se redéployer sur d'autres fronts yéménites, conformément à l'accord de Riyad du 5 novembre 2019. Toutefois, la sécurité a été autorisée à rester à Aden pour protéger la ville.

    L'accord de Riyad, conclu par le gouvernement légitime yéménite, lié au président Rabbo Mansour Hadi, et par les groupes sécessionnistes, représentés par le STC, a mis fin aux violentes tensions qui, depuis le 7 août 2019, régnaient dans la ville d'Aden, s'étendant progressivement à d'autres districts et villes du sud. Le but de l'accord était d'éviter un nouveau «conflit dans un Yémen ravagé par la guerre avec les rebelles chiites houthis et d'éviter une rupture au sein du front anti-Houthi, en particulier entre Riyad et Abu Dhabi. Parmi les différentes clauses convenues, il y a la formation d'un nouveau gouvernement unitaire yéménite, également divisé entre le Nord et le Sud, officiellement annoncé le 18 décembre 2020. L'accord repésentait une source d'espoir de la part de ceux qui pensaient que cela pouvait conduire à la résolution du conflit yéménite au sens large,

    Cependant,  l'aéroport d'Aden était frappé, le 30 décembre 2020, par une attaque survenue alors que la nouvelle équipe gouvernementale débarquait dans la capitale provisoire yéménite. L'attaque, qui a fait environ 26 morts et au moins 100 blessés, n'a pas été revendiquée. Les milices rebelles ont nié leur implication, tandis que le gouvernement yéménite a pointé du doigt les houthis soutenus par l'Iran.

    Les premières tensions à Aden remontent à avril 2017, lorsque le président yéménite Hadi a accusé le gouverneur de la ville, Aidarous al-Zubaidi, de manque de loyauté, le démettant de ses fonctions. Par la suite, le 11 mai de la même année, à la suite des manifestations de masse contre l'éviction d'al-Zubaidi, le Conseil de transition du sud est né, dirigé par l'ancien gouverneur d'Aden, choisi pour présider un conseil de 26 sièges. L'organisme a immédiatement déclaré son intention de «restaurer l'État du sud» en se référant à l'ancienne république du sud du Yémen, qui existait de 1967 à 1990. Hadi a immédiatement défini le STC comme illégitime. Après la création du STC, en janvier 2018, Aden a été témoin d'affrontements provoqués par les forces de la ceinture de sécurité qui, dans un premier temps, ont pris le contrôle du palais présidentiel et des environs. Les tensions, qui ont duré trois jours, ont fait 38 morts, mais se sont apaisées après l'intervention de la coalition internationale dirigée par l'Arabie saoudite.

  • Yémen : Les sécessionnistes du Sud se tournent vers Moscou 

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    Une délégation de haut niveau du Conseil de transition sud (CTS) s'est rendue à Moscou le 31 janvier pour une visite avec des représentants du gouvernement et des parlementaires russes. Selon certains, les groupes séparatistes visent à s'assurer une place dans l'avenir politique du Yémen.

    La nouvelle a été rapportée par le quotidien al-Arab , qui a précisé que la délégation yéménite en visite à Moscou était présidée par le chef du Conseil de transition sud, Aidarous al-Zubaidi, gouverneur de la capitale provisoire Aden depuis 2017. La visite, comme indiqué par le CTS, répond à une invitation officielle de Moscou, qui, précise al-Arab, mettrait en évidence l'intérêt de la Russie pour le dossier yéménite. Jusqu'à présent, aucun détail particulier sur la réunion n'a été révélé, mais les parties yéménite et russe s'étaient déclarées prêtes à discuter "d'une série de questions".

    Selon des sources politiques yéménites, le Conseil de transition du sud, soutenu par les Émirats arabes unis (EAU), prédit que le conflit au Yémen sera résolu politiquement, grâce à l'intervention de la communauté internationale. Cette hypothèse prévoit également un passage au Conseil de sécurité des Nations unies, dont la Russie est membre permanent. À la lumière de cela, les groupes sécessionnistes yéménites se tourneraient vers Moscou pour s'assurer qu'une solution possible tienne compte du CTS et de la question sud-yéménite, et ne soit marginalisée dans aucun scénario politique futur. En contrepartie, la Russie, en s'opposant à des décisions ou à des accords qui ne prendraient pas en compte les aspirations des séparatistes du sud Yémen, pourrait s'assurer un rôle dans le pays aux côtés d'autres puissances internationales.

    Le Conseil de transition du sud, né des tensions de 2017 à Aden, a pour objectif de "restaurer l'État du sud", en référence à l'ancienne république du Yémen du Sud, qui a existé de 1967 à 1990. Les évènements de 2019 et 2020 ont conduit les autorités du sud à s'unir au sein d'un exécutif unitaire avec le gouvernement yéménite légitime, lié au président Rabbo Mansour Hadi, en vertu de l'accord de Riyad signé le 5 novembre 2019 entre le gouvernement yéménite et le CTS. L'accord de Riyad est supposé mettre fin aux tensions apparues au cours des mois précédents. Bien que les désaccords et les divergences ne manquent pas, les deux parties continuent d'avoir un ennemi commun, les milices rebelles houthis, protagonistes d'un conflit qui a éclaté à la suite du coup d'État du 21 septembre 2014.

    Maintenant, selon ce que rapporte al-Arab, à la lumière des pressions croissantes de l'envoyé spécial de l'ONU, Martin Griffiths, qui tente de convaincre les parties belligérantes de signer une "déclaration conjointe", ou un projet d'accord de paix entre les Houthis et le gouvernement yéménite, le Conseil de transition du sud veut s'assurer sa participation en tant que partie clé à toute future solution politique dirigée par l'ONU. D'où l'appel du CTS à Moscou, qui, en cas de résolution du conflit, serait également appelé à présenter la question méridionale au Conseil de sécurité, garantissant aux groupes séparatistes une place dans un éventuel nouvel ordre politique.

    Une telle crainte, rapporte al-Arab, découle du fait qu'Aidarous al-Zubaidi, le chef du CTS, avait précédemment déclaré qu'il n'avait pas été invité à participer aux discussions sur l'initiative des Nations Unies visant à résoudre pacifiquement la crise au Yémen. Pour cette raison, le CTS a souligné que son absence dans les consultations sur une éventuelle déclaration commune l'exempterait de se conformer à tout accord conclu dans ce cadre. En tout état de cause, al-Zubaidi a déclaré que son Conseil était prêt à participer au processus politique, conformément aux dispositions de l'Accord de Riyad. En effet, selon le chef du CTS, il n'est pas possible de parvenir à une solution véritablement viable sans une réelle représentation du Sud à la table des négociations. Le danger, a-t-on souligné, est de répéter les erreurs du passé, excluant à nouveau les groupes séparatistes yéménites. Dans ce contexte, le chef du département des relations extérieures du CTS, Ahmed Omar bin Farid, a déclaré que le Conseil était prêt à présenter son cas dans «toutes les régions du monde» et que la Russie avait déjà fait preuve de respect et de compréhension de leur position..

  • Yémen : Violente explosion à Aden

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    Lundi 25 janvier, une violente explosion a secoué la capitale temporaire yéménite, Aden

    Des sources ont déclaré qu'un engin explosif avait explosé sur un marché populaire du quartier d'Enmaa à Mansoura, situé sur la route qui relie le district de Buraiqa à Mansoura. C'est la même route qui mène au siège de la coalition arabe à Aden.

    Nous n'avons pas encore reçu de rapports sur d'éventuelles victimes.

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