Activité militaire US au Yémen

  • Yémen : Plus 60 morts dans des combats acharnés entre rebelles et loyalistes dans la région de Marib

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    Plus de 60 combattants ont été tués vendredi 26 février 2021 dans la bataille à Marib, la journée la plus sanglante depuis la reprise début février de l'assaut des rebelles chiites contre cette province sous contrôle du pouvoir, selon des sources gouvernementales.

    Dans le pays en guerre depuis 2014, les rebelles Houthis tentent de s'emparer depuis plus d'un an de Marib, à 120 km à l'est de la capitale Sanaa, une région située près de champs pétroliers et dernier bastion du gouvernement dans le Nord.

    Après une forte réduction des combats pendant plusieurs mois, les rebelles ont repris le 8 février leur offensive contre Marib. Depuis, les affrontements ont fait des dizaines de morts parmi les combattants des deux camps et forcé à la fuite des centaines de familles.

     Brigadier Abdulghani Shaalan (tué).jpegVendredi, lors des "plus violents combats" depuis la reprise de l'assaut, au moins 27 membres des forces loyalistes ainsi que 34 rebelles ont été tués sur plusieurs fronts de la province, ont indiqué les sources gouvernementales à l'AFP.  Parmi les personnes décédées, on compte le commandant des forces spéciales gouvernementales du front de Marib, le brigadier Abdulghani Shaalan (photo)

    Les affrontements les plus intenses ont eu lieu au sud-est du chef-lieu éponyme de la province, selon une source militaire. Les forces pro-gouvernementales soutenues par l'aviation de la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, ont réussi à repousser les attaques rebelles.

    Dans le secteur d'Ablah (sud), des "combats acharnés ont fait des morts dans les deux camps", a ajouté la source militaire sans être en mesure de donner un bilan précis. De même sur le front nord d'Al-Kassara, les Houthis ont perdu des hommes, a-t-elle ajouté.

    Les Houthis ne divulguent généralement pas leurs pertes.

    Raids de la coalition sunnite dirigée par l'Arabie saoudite
    Selon des sources militaires gouvernementales, la coalition militaire soutenant depuis 2015 le pouvoir yéménite, a mené en appui aux forces au sol à Marib des raids pour empêcher les rebelles d'avancer. Ces raids ont été confirmés par la chaîne des rebelles Al-Massirah.

    Les forces gouvernementales ont en outre appelé ces derniers jours les tribus locales armées à les soutenir, selon des habitants.

    Soutenus par l'Iran qui dément leur fournir des armes, les rebelles tentent depuis un an d'arracher ce dernier bastion loyaliste du nord du Yémen au pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi. Cette région est l'une des rares restées aux mains des loyalistes, alors que le nord du pays est largement contrôlé par les Houthis.

    Un succès des insurgés serait un coup dur pour le pouvoir yéménite. Le royaume saoudien sunnite voisin est le rival régional de l'Iran chiite et ces deux pays se livrent une guerre par procuration au Yémen selon des experts.

    Recrudescence des combats alors que la nouvelle administration Joe Biden met fin au soutien à Riyad dans la guerre contre les rebelles yéménites
    La recrudescence des violences à Marib, ainsi que les attaques lancées ces dernières semaines par les rebelles contre le territoire saoudien, sont intervenues alors que la nouvelle administration américaine a décidé de mettre fin à son soutien à Riyad dans cette guerre et de retirer les Houthis de la liste des "organisations terroristes".

    Jeudi, lors d'un premier entretien téléphonique avec le roi Salmane d'Arabie saoudite, Joe Biden a entre autres évoqué "l'engagement des Etats-Unis à aider l'Arabie saoudite à défendre son territoire face aux attaques de groupes pro-Iraniens".

    Le conflit au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, a été déclenché en 2014 par une vaste offensive des rebelles chiites Houthis qui se sont emparés de vastes pans du territoire, y compris la capitale Sanaa qu'ils contrôlent toujours. La guerre a plongé le pays dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU, et fait des dizaines de milliers de morts, d'après des ONG internationales. Sans oublier les millions de déplacés et une population au bord de la famine.

    A Sanaa, une foule de partisans des rebelles est descendue vendredi dans la rue pour protester contre le blocus aérien imposé par la coalition.

  • Yémen : L'arrestation du leader d'el-Qaëda dans la Péninsule arabique (AQPA) revendiquée par l'ONU était une fake news

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    Le leader d'el-Qaëda dans la Péninsule arabique (AQPA) n'a pas été capturé comme l'avait annoncé l'ONU. Il est  toujours actif ont affirmé jeudi le SITE Intelligence Group, et deux chefs de tribus, se basant sur une vidéo récente.

    Khalid Batarfi, dit Abou Miqdad el-Kindi et chef depuis environ un an de cette branche d'el-Qaëda considérée comme particulièrement dangereuse, fait état dans cette vidéo publiée mercredi de l'attaque des partisans de Donald Trump contre le Capitole intervenue le mois dernier.  Sur ces images d'une durée d'une vingtaine de minutes, Batarfi affirme, faisant référence aux Etats-Unis, que l'attaque contre le Congrès par les partisans de l'ex-président américain n'est que "la pointe de l'iceberg de ce qui les attend, si Dieu le veut".

    Un rapport rendu au Conseil de sécurité des Nations unies la semaine dernière affirmait que Khalid Batarfi "avait été arrêté en octobre au cours d'une opération à Gheïda (province de Mahra), qui aaurait également entraîné le décès du commandant en second, Saad Atef el-Aoulaqi". Le document ne précisait pas par qui Batarfi avait été capturé, ni ce qu'il était devenu depuis. Mais selon deux chefs de tribus dans la région d'Al-Bayda au centre du Yémen où el-Qaëda est actif, il est fort probable que la personne arrêtée selon l'ONU soit un autre membre du groupe jihadiste.

    el-Qaëda dans la Pénisule arabique (AQPA) avait affirmé avoir nommé Batarfi, que l'on suppose âgé d'une quarantaine d'années, à sa tête en février 2020 après la mort de son prédécesseur Qassem al-Rimi suite à une frappe aérienne américaine au Yémen.

    Branche la plus dangereuse 
    Batarfi, considéré comme un terroriste international par les Etats-Unis depuis 2018, est apparu à de nombreuses reprises dans des vidéos, selon le SITE Intelligence Group, un groupe d'études sur les groupes extrémistes.

    Créée en 2009, AQPA est considérée par les Etats-Unis comme la branche la plus dangereuse du réseau jihadiste. Elle a profité du chaos entraîné par la guerre en cours depuis 2014 au Yémen entre rebelles chiites Houthis et pouvoir pour renforcer son emprise dans le sud et le sud-est du pays. L'organisation a mené ces dernières années des attaques au Yémen tant contre les rebelles Houthis que contre les forces gouvernementales.

    AQPA a aussi revendiqué des attaques aux Etats-Unis et en Europe, notamment celle du siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris en 2015, qui avait fait 12 morts, et une fusillade qui avait fait trois morts en 2019 sur une base aéronavale américaine en Floride.

    Depuis 2017, les Etats-Unis ont intensifié les attaques contre ce groupe. Selon des experts, le réseau a perdu aujourd'hui de son influence. Le conseiller à la sécurité nationale du président Biden a toutefois précisé que l'armée américaine allait continuer ses opérations ciblées contre AQPA au Yémen.

  • Yémen : Le leader d'el-Qaëda dans la Péninsule arabique (AQPA) arrêté au Yémen

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    Khalid Batarfi.jpegLe leader d'el-Qaëda dans la Péninsule arabique (AQPA), Khalid Batarfi (photo de 2015), a été arrêté en octobre 2020 au Yémen, où ce groupe jihadiste considéré comme particulièrement dangereux par Washington est bien implanté, indique un rapport de l'ONU rendu public jeudi 4 février 2021.

    Selon ce rapport adressé au Conseil de sécurité des Nations unies, Khalid Batarfi, dit Abou Miqdad el-Kindi, "a été arrêté en octobre 2020 au cours d'une opération à Gheïda (province de Mahra), qui a également entraîné le décès du commandant en second, Saad Atef el-Aoulaqi". Le document ne précise pas par qui Batarfi a été capturé, ni ce qu'il est devenu depuis. Il s'agit toutefois de la première confirmation officielle de cette arrestation, évoquée en octobre dans des "informations non confirmées" par le SITE Intelligence Group, selon lesquelles cette capture était le fait des forces de sécurité yéménites. Batarfi, qui serait âgé d'une quarantaine d'années, avait pris la tête d'AQPA en février 2020 après la mort de l'ancien chef du groupe Qassem al-Rimi, tué dans une frappe aérienne américaine au Yémen.

    AQPA
    Créé en 2009, AQPA est considérée par les Etats-Unis comme la branche la plus dangereuse du réseau jihadiste. Elle a profité du chaos entraîné par la guerre en cours depuis 2014 au Yémen entre rebelles Houthis et pouvoir pour renforcer son emprise dans le sud et le sud-est du pays. L'organisation a mené ces dernières années des attaques au Yémen tant contre les rebelles Houthis que contre les forces gouvernementales.

    Charlie Hebdo
    AQPA a aussi revendiqué des attaques aux Etats-Unis et en Europe, notamment celle du siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris en 2015, qui avait fait 12 morts, et une fusillade qui avait fait trois morts en 2019 sur une base aéronavale américaine en Floride.

    Depuis 2017, les Etats-Unis ont intensifié les attaques contre ce groupe. Selon des experts, le réseau a perdu aujourd'hui de son influence. "Outre les pertes occasionnées au sein de son commandement, AQPA subit une érosion parmi ses rangs, du fait de dissensions et de désertions, menées principalement par un des anciens lieutenants de Batarfi", indique le rapport de l'ONU. Le document met toutefois en garde contre "la menace constante" que continue à faire peser ce groupe jihadiste au Yémen. Il évoque notamment une "attaque importante" qui a fait plusieurs morts à Lodar, dans la province d'Abiyan, malgré "la relative quiétude ayant suivi la capture de Batarfi".

    Le président américain Joe Biden a annoncé jeudi la fin du "soutien" et des "ventes d'armes" à la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite au Yémen, qui mène depuis des années des opérations offensives contre les rebelles houthis.

    Toutefois, le conseiller à la sécurité nationale du président Biden a précisé que l'armée américaine allait continuer ses opérations ciblées contre AQPA au Yémen.

  • Yémen : El-Qaëda exécute un dentiste accusé d'espionnage

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    Des hommes armés d'El-Qaëda au Yémen ont crucifié un dentiste accusé par le réseau jihadiste d'espionnage au profit du gouvernement et d'avoir guidé des frappes de drones américains contre ses membres, a indiqué dimanche un responsable.

    L'exécution a eu lieu samedi à Somaa, un district de la province d'Al-Baïda dans le centre du pays en guerre, a précisé à l'AFP ce responsable provincial sous le couvert de l'anonymat. Le corps du dentiste, Motthar al-Youssoufi, crucifié, a été ensuite suspendu à un mur du centre de santé où il avait sa clinique, selon lui. El-Qaëda dans la péninsule arabique (Aqpa) a publié une vidéo contenant, selon l'organisation, des "aveux" du dentiste qui reconnaît avoir collaboré avec les services de sécurité du gouvernement et avoir placé des puces pour guider les tirs de drone américain visant des membres du réseau.

    Al-Qaëda dans la Péninsule Arabique (AQPA)
    Le réseau jihadiste garde une présence dans la province d'Al-Baïda, contrôlée par le gouvernement, après s'être retiré de nombreuses positions dans le sud et l'est du pays, a ajouté le même responsable. D'après lui, l'organisation a l'intention d'exécuter un autre Yéménite également accusé d'espionnage et détient cinq hommes et sept femmes qu'elle soupçonne de la même activité.

    Les USA ont intensifié leurs attaques contre AQPA depuis l'arrivée en fonction de Donald Trump
    Basé au Yémen, le réseau AQPA est considéré par les Etats-Unis comme la branche la plus dangereuse d'El-Qaëda. Depuis l'entrée en fonction de Donald Trump en 2017, les Etats-Unis ont intensifié les attaques contre ce groupe. AQPA avait profité du chaos entraîné par la guerre en cours depuis 2014 au Yémen entre rebelles et pouvoir pour renforcer son emprise dans le sud et le sud-est du pays, mais selon des experts le réseau a perdu aujourd'hui de son influence. L'organisation a mené ces dernières années des attaques au Yémen tant contre les rebelles chiites houthis que contre les forces gouvernementales. Elle a aussi revendiqué des attaques en Europe et aux Etats-Unis.

  • Frontlive-Chrono du samedi 1er février 2020 - Dernières nouvelles du Moyen Orient, d'Afrique du nord et du Sahel

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    Autorité palestinienne (AP) : Abbas a annoncé lors d’une réunion à la Ligue Arabe qu’il avait cessé tout contact avec Israël et les Etats-Unis

    Samedi 1er février, les ministres arabes des affaires étrangères se sont réunis au Caire, au siège de la Ligue Arabe, pour discuter de « l’accord du siècle » proposé par le président américain Donald Trump. La réunion, qui a été convoquée à l’initiative de la partie palestinienne, a été suivie par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud…

    Yémen : Les États-Unis espèrent la confirmation de la liquidation du chef d’Al-Qaida au Yémen qui a déjà survécu à deux tentatives d’assassinat.

    Les États-Unis ont mené une frappe aérienne contre le chef de la filiale d’Al-Qaïda au Yémen après des mois de traque à l’aide de la surveillance aérienne et d’autres renseignements, révèlent trois responsables américains en activité ou anciens. Les responsables s’affirment confiants que le leader d’Al-Qaïda, Qassim al-Rimi, a été tué lors d’un raid aérien…