Accord de Riyad (Gouvernement/sudistes)

  • Yémen : Les séparatistes sudistes renoncent à leur autonomie

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    Les séparatistes du sud du Yémen ont annoncé mercredi renoncer à leur autonomie et se sont dit prêts à mettre en oeuvre l'accord de Riyad, qui prévoit un partage du pouvoir dans le sud entre le gouvernement et eux.
    Le Conseil de transition du sud (STC) "annonce qu'il renonce à sa déclaration d'autonomie" afin de permettre la mise en place de l'accord de Riyad, a écrit sur Twitter le porte-parole du STC, Nizar Haitham, évoquant le rôle joué par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.
    Le gouvernement soutenu par l'Arabie saoudite et le Conseil de transition du Sud soutenu par les Émirats arabes unis sont en théorie des alliés dans la lutte contre les rebelles chiites Houthis soutenus par l'Iran. Cependant, cette alliance était extrêmement volatile.
    Les séparatistes sudistes ont capturé Aden une première fois en janvier 2018 et une deuxième fois en août 2019. Les tentatives de résolution du conflit ont conduit à la signature des accords de Riyad, qui prévoyaient la création d'organes gouvernementaux unifiés.
    L'Arabie saoudite a confirmé avoir proposé un plan pour "accélérer" la mise en oeuvre de l'accord de Riyad de 2019, a commenté l'agence de presse officielle saoudienne. Le plan prévoit que le Premier ministre yéménite forme un nouveau gouvernement d'ici à 30 jours, ainsi que la nomination d'un nouveau gouverneur à Aden, la capitale du sud, où sont basés les séparatistes.
    Les efforts de l'Arabie saoudite "ont conduit le gouvernement yéménite et le Conseil de transition du sud à accepter le mécanisme proposé pour mettre en oeuvre l'accord de Riyad", s'est félicité le vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled ben Salmane, sur Twitter. L'obtention de ce consensus "montre qu'il est possible de résoudre les dissensions au Yémen à travers le dialogue, sans recours à la force", a ajouté le prince saoudien.
    Guerre dans la guerre
    Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, exilé en Arabie saoudite, avait exhorté fin juin les séparatistes à "mettre fin à l'effusion de sang" et à respecter un accord de partage du pouvoir, lors de sa première prise de parole depuis leur déclaration d'autonomie du sud en avril.
    Le conflit entre le gouvernement et les séparatistes du STC, en principe alliés contre les rebelles houthis, représentait une guerre dans la guerre au Yémen.
    L'accord dit "de Riyad" a été signé en novembre 2019 et prévoit un partage du pouvoir dans le sud du Yémen entre le gouvernement et les séparatistes. Mais ses dispositions n'ont quasiment pas été mises en place et ont vite été caduques.
    Fin juin, la coalition militaire menée par Riyad au Yémen avait déployé des observateurs saoudiens pour surveiller un cessez-le-feu décrété entre les forces pro-gouvernementales, qu'elle soutient, et les combattants séparatistes, après des accrochages dans le Sud.
    Cette guerre dans la guerre a rendu encore plus complexe un conflit qui, en cinq ans, a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué, selon l'ONU, la pire crise humanitaire en cours dans le monde au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique.
    L'insécurité alimentaire aiguë devrait fortement augmenter dans le sud du Yémen, pays ravagé par la guerre, en raison d'une combinaison de facteurs qui ont été exacerbés par la maladie de Covid-19, selon un rapport de plusieurs agences de l'ONU publié il y a quelques jours. Selon ce document, qui ne couvre que les régions du sud du Yémen, le nombre de personnes "confrontées à des niveaux élevés d'insécurité alimentaire aiguë" devrait passer de 2 millions en février-avril à 3,2 millions en juillet-décembre, soit une augmentation de 60%.

     

  • Yémen : Le Qatar et de la Turquie accroissent leur influence au Yémen

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    Le mouvement politique yéménite proche du Qatar, connu sous le nom de "courant de Doha", a intensifié ses accusations contre la coalition internationale dirigée par les Saoudiens. Parallèlement, des milices islamistes ont lancé une offensive avec le soutien du Qatar et de la Turquie.
    Selon le journal al-Arab, le mardi 7 juillet, sur la base de sources yéménites locales, le vice-président du Parlement yéménite, Abdul Aziz Jabbari, est arrivé dans le gouvernorat de Ma'rib, quelques jours après les critiques portées par les éléments pro-qataris contre la coalition dirigée par l'Arabie saoudite.
    Le 3 juillet, Jabbari a souligné que dans le contexte des tensions entre les groupes séparatistes du Sud et le gouvernement yéménite, les forces du pouvoir soutenu par l'Arabie saoudite et reconnu internationalement perdent le contrôle du pays. Jabbari a ajouté que le gouvernement officiel ne durerait pas longtemps.
    La position anti-saoudienne de jabbari s'inscrit dans une campagne plus large des "hommes de Doha", qui visent à saboter l'accord de Riyad du 5 novembre 2019, dont l'objectif est de mettre fin aux tensions sécessionnistes du Sud et de créer un nouveau gouvernement avec une représentation équitable du Conseil de transition du Sud (CTS) et des autres forces politiques yéménites. En parallèle, l'Arabie Saoudite continue de faire des efforts dans la lutte contre les rebelles chiites Houthi, aux côtés des forces du président yéménite, Mansour Hadi.
    Plusieurs représentants du mouvement pro-qatari doivent se rendre à Doha ou à Ankara pour tenter de former un nouveau bloc politique opposé au gouvernement internationalement reconnu, c'est-à-dire opposé à la coalition menée par l'Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis. Ce mouvement bénéficierait du soutien de la Turquie, du Qatar et des Frères musulmans. Parmi les représentants du "courant de Doha" figure également un ancien ministre des transports, Saleh al-Jabwani, qui, après une visite secrète dans la capitale qatarie, a prévu la création d'un camp d'entraînement militaire financé par le Qatar. Selon les mêmes sources, al-Jabwani a également pour rôle de préparer le terrain à l'influence qatarie dans la province de Shabwa. Une mission équivalente à celle menée par Jabbari dans la province de Ma'rib.
    Selon des sources al-arabes, Ma'rib, Shabwa, outre Taez et al-Mahra, sont des gouvernorats où règne un climat hostile à l'intervention saoudienne au Yémen, et où l'axe Doha-Ankara n'aurait aucune difficulté à profiter des erreurs de la coalition dirigée par Riyad. Parallèlement, dans ces régions, les activités subversives du "courant de Doha" peuvent trouver le soutien et la couverture de dirigeants politiques qui sont membres des Frères musulmans et qui, pour autant, sont toujours bien vus par Riyad et Abu Dhabi. Leur stratégie consiste à soutenir ouvertement la coalition arabe et, en même temps, à essayer de permettre à l'alliance Turco-Qatarie de prendre le contrôle des institutions de l'État au niveau local ainsi que des forces de sécurité et de l'armée.
    Outre une campagne médiatique systématique visant à accroître les tensions entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU) au sein du camp gouvernemental, il existe également, selon certaines sources, des activités militaires suspectes consistant à recruter et à former de véritables milices pour soutenir la coalition anti-saoudienne. Ces éléments seraient progressivement infiltrés au sein des forces yéménites légitimes. En outre, des sources politiques à Taez ont confirmé que les Frères musulmans prévoyaient d'achever le contrôle de la province et de déployer des groupes armés dans la zone sud de Hajariya après que les miliciens d'un politicien pro-qatari aient attaqué les forces locales pro-gouvernementales et assassiné leur chef, le brigadier Adnan al-Hammadi, qui a refusé de passer sous le contrôle turco-qatari dans la province. Pendant ce temps, les Houthis contrôlent toujours une grande partie de la ville de Taez, la capitale provinciale, suite à une trêve non déclarée entre eux et les Frères musulmans.
    L'influence du Qatar ne doit pas être sous-estimée, car elle favorise l'expansion croissante de la Turquie au Yémen, créant un axe hostile à Riyad et à Abu Dhabi et, par conséquent, capable de miner davantage la stabilité yéménite et les efforts déployés jusqu'à présent.

     

  • Frontlive-Chrono du dimanche 26 avril 2020

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