Abu Yasser Al-Issawi. (tué le 27/01/2021)

  • Etat islamique : Qui pourrait être le prochain calife ?

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    Deux responsables irakiens de la sécurité et trois analystes indépendants ont spéculé sur l'identité du futur chef de l'État islamique après la mort d' Abu Ibrahim al-Hashimi al-Quraishi le 3 février 2022. Les noms avancés sont ceux d'Abu Khadija, Abu Muslim, Abu Salih et Abu Yasser al-Issawi, qui font tous partie d'un petit cercle de djihadistes irakiens apparus au lendemain de l'invasion américaine de 2003.

    On pense que le groupe islamiste devrait nommer un successeur à al-Quraishi dans les semaines à venir.

    Un expert irakien qui conseille les services de sécurité irakiens, Fadhil Abu Rgheef, a déclaré qu'il y avait au moins quatre successeurs possibles. Le premier est Abu Khadija, dont le dernier rôle connu est celui de leader de l'Etat islamique pour l'Irak, le second est Abu Muslim, qui dirigeait le groupe dans la province sunnite irakienne d'al-Anbar, tandis que le troisième est Abu Salih. On a eu d'informations à son sujet, à part qu'il est connu pour être proche des deux derniers dirigeants de l'Etat islamique, al-Baghdadi et al-Quraishi.

    Abu Yaser al-Issawi.jpegEnfin, le quatrième nom est celui d'Abu Yasser al-Issawi (photo ci-contre), un commandant que Washington et Bagdad prétendaient avoir tué le 28 janvier 2021 , et qui est connu sous le nom de "Calife adjoint de Daech". Rgheef, al-Issawi pense qu'il est toujours en vie et pourrait être un atout pour le groupe car il a une longue expérience militaire. Un responsable de la sécurité irakienne a confirmé à Reuters qu'il y avait de fortes suspicions qu'al-Issawi soit toujours en vie, ajoutant que "s'il n'est pas mort, il sera candidat. Il a fait ses preuves dans la planification d'attaques militaires et a des milliers de partisans". Toujours selon ce responsable, avant de nommer un nouveau dirigeant, l'État islamique va probablement mener une opération de sécurité pour vérifier d'éventuelles fuites ayant conduit à la mort d'al-Quraishi.

    Hassan Hassan, rédacteur en chef du magazine New Lines, pense également que le nouveau chef pourrait être un vétéran djihadiste irakien. 

    Pour Rgheef, le nouveau chef devrait avoir des références militaires plus solides qu'al-Quraishi, qui, selon les responsables irakiens, était considéré par ses partisans comme davantage un esprit juridique islamique qu'un militaire. Aaron Zelin, chercheur au Washington Institute, a déclaré qu'une personnalité de premier plan est désormais très importante pour l'Etat islamique. Les responsables et analystes de divers pays s'accordent à dire qu'à ce jour l'État islamique est soumis à plus de pression qu'il ne l'a jamais été et qu'il ne pourra jamais rétablir son soi-disant califat. Cependant, il existe des opinions divergentes sur l'impact de la mort d'al-Quraishi sur le groupe islamiste.

    L'Etat islamique est issu de militants qui, après 2003, ont mené une insurrection islamiste sunnite contre les troupes américaines et les forces irakiennes. L'État islamique d'Irak, également connu sous le nom d'Al-Qaïda en Irak, était une émanation de l'organisation mondiale d'Al-Qaïda d'Oussama Ben Laden. Il a été le précurseur de l'État islamique, qui a pris forme dans le contexte de la guerre civile syrienne. . Al-Baghdadi et al-Quraishi, tous deux membres d'Al-Qaïda en Irak depuis sa création, ont été détenus par les forces américaines au milieu des années 2000. En revanche, aucun des quatre successeurs potentiels d'al-Quraishi n'a jamais été capturé par les forces américaines. Un responsable de la sécurité et un colonel de l'armée ont déclaré à Reuters que, depuis leur défaite territoriale en Irak en 2017 et en Syrie en 2019, les dirigeants de l'État islamique ont pu se déplacer de plus en plus facilement entre la Syrie et l'Irak en raison des zones laissées incontrôlées entre les différentes forces armées. Lahur Talabany, ancien chef du contre-terrorisme pour la région autonome du Kurdistan irakien, a déclaré : « Le califat a été vaincu mais l'Etat islamique n'a jamais été éradiqué. Je ne pense pas que nous ayons réussi à faire le travail ».

  • Irak : Sept morts dans des combats entre l'Etat islamique et forces de l'ordre

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    Au moins sept combattants ont été tués dans des affrontements, samedi 20 février, au nord de Bagdad entre des membres de l'Etat islamique (Daech) et les forces de sécurité lors d'un raid contre l'organisation islamiste radicale.

    "Nous avons reçu des informations selon lesquelles l'Etat islamique tenait une réunion dans une maison pour planifier des attaques et des attentats suicide dans la capitale Bagdad", a déclaré à des journalistes le général Ahmad Salem, chef du commandement des opérations de Bagdad.

    Une force conjointe des forces de la 54e BDE, 6e Division de l'armée irakienne, et de combattants tribaux loyalistes a attaqué, sur la base de renseignements, un repaire de jihadistes situé à Basateen al-Tabi, district de Tarmiyah, dans les plaines de Tarmiyah, selon un communiqué de l'armée. Les affrontements qui ont suivi ont tué cinq jihadistes et deux membres des tribus loyalistes. Après un ratissage des lieux, le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi est arrivé sur place et a rencontré de hauts commandants militaires.

    Le raid est intervenu près d'un mois après que deux kamikazes aient tué plus de 30 personnes sur une place bondée de Bagdad, l'attaque la plus sanglante  dans la capitale irakienne en trois ans. Les kamikazes s'étaient infiltrés à Bagdad depuis le nord et l'Etat islamique avait revendiqué l'attaque. Quelques jours plus tard, plus de 10 combattants du Hashd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires chiites intégrés à l'Etat, étaient tués dans une embuscade de l'Etat islamique, également au nord de la capitale.

    Depuis, les forces de sécurité ont intensifié leurs efforts pour traquer au nord de Bagdad les cellules dormantes de l'Etat islamique. Le Premier ministre a annoncé le 28 janvier l'élimination d'Abou Yasser al-Issaoui, présenté comme le dirigeant en Irak du groupe jihadiste. Début février, les forces de sécurité ont tué un autre chef de l'Etat islamique qui, selon elles, avait aidé à transporter les deux kamikazes à Bagdad.

    Par ailleurs, On a appris, samedi 20 février, qu'un membre important du Kataëb Hezbollah avait été tué par l'explosion d'une bombe artisanale dans la province de Babel. La milice Kataëb Hezbollah, affilie à l'Iran, est très présente dans le gouvernorat de Babel. 

    Fin 2017, l'Irak avait annoncé sa "victoire" face à l'Etat islamique après avoir chassé les jihadistes de tous les bastions urbains du pays. Dans leur guerre de trois ans contre les jihadistes, les forces irakiennes ont reçu l'aide cruciale de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis. Les attaques de l'Etat islamique dans les zones urbaines ont considérablement diminué depuis lors, mais les troupes irakiennes continuent de combattre des cellules dormantes dans les zones montagneuses et désertiques.

  • Irak : L'armée américaine annonce avoir liquidé le chef de l'Etat islamique en Irak

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    Le porte-parole de la coalition internationale anti-Daech» en Irak et en Syrie, le colonel Wayne Maruto, a annoncé avoir liquidé le leader de l'organisation jihadiste en Irak, Abou Yasser Al-Issawi (photo), natif de Fallujah. Abu Yasser al-Issawi était la deuxième personne dans la hiérarchie de l'État islamique. Il dirigeait la conduite des opérations en Irak. Il a été éliminé une semaine après l'attaque terroriste qui a tué 32 personnes sur un marché de Bagdad fréquenté par la population chiite.

    Maruto a déclaré  sur "Twitter" que "le chef de l'Etat islamique en Irak, Abou Yasser, avait été tué lors d'une frappe aérienne près de Kirkouk, le 27 janvier. " l'opération conjointe des forces irakiennes et de la coalition internationale a conduit à la mort de 10 terroristes de l'Etat islamique ". Outre Abou Yasser, un autre jihadiste de haut rang a été tué. Il s'agit d'Abou Sadik, le Wali (gouverneur) du Kurdistan de l'Etat islamique.

    Il a ajouté: "La mort d'Abou Yasser représente un autre coup dur pour les efforts de Daech de faire son retour en Irak", soulignant que "la coalition continuera son travail pour éliminer les principaux dirigeants du champ de bataille et saper l'organisation terroriste.

    Jeudi 28 janvier, le Premier ministre irakien Mustafa Al-Kazimi avait annoncé l'élimination du "vice-calife de l'organisation "Daech" en Irak. "Nous avons tenu notre promesse ... Nos forces armées héroïques ont liquidé le commandant de l'Etat islamique Abu Yasir al-Issawi, lors d'une opération de renseignement", a écrit le Premier ministre.


    Au cours de la même opération conjointe,