Abou Bakr al-Baghdadi

  • Irak : Arrestation d'un leader de l'Etat islamique recherché par Washington

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    Sami Jassim al-Jaburi 2.jpegLes services de renseignement irakiens ont capturé lors d'une opération hors d'Irak un leader du groupe Etat islamique (Daech), Sami Jasim al-Jaburi (photo ci-contre), recherché par les Etats-Unis et présenté comme un responsable financier de l'organisation jihadiste, a-t-on annoncé lundi 11 octobre 2021 de source officielle.

    Washington offrait une récompense de cinq millions de dollars pour toute information concernant ce responsable ayant joué "un rôle essentiel dans la gestion des finances" de l'Etat islamique, selon un programme anti-terrorisme du département d'Etat américain. 

    Présenté comme un ancien adjoint de l'ancien chef de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, Sami Jasim al-Jaburi a été capturé au cours d'une opération des services de renseignement "à l'extérieur des frontières" irakiennes, a tweeté le Premier ministre d'Irak Moustafa al-Kazimi. Le Premier ministre ne précise pas où le leader jihadiste a été capturé, mais assure que l'opération a coïncidé avec les législatives anticipées de dimanche, quand "les héros des forces de sécurité protégeaient les élections". Sami Jasim al-Jaburi est "considéré comme l'un des jihadistes les plus recherchés au niveau international, et il est proche de l'actuel chef de l'organisation" jihadiste, Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi, selon un communiqué des forces de sécurité. Le communiqué le présente comme "le superviseur des dossiers financiers et économiques de l'organisation terroriste EI".

    En septembre 2015, le Trésor américain l'a inscrit sur sa liste de "terroristes" visés par des sanctions. "Alors qu'il était adjoint du chef de l'Etat islamique dans le sud de Mossoul (nord de l'Irak) en 2014, il aurait occupé un poste de ministre des Finances de Daech, supervisant les revenus du groupe tirés des ventes illicites de pétrole, de gaz, d'antiquités", selon le programme "Rewards for Justice" du département d'Etat. Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, l'Etat islamique a vu son "califat" vaciller sous le coup d'offensives successives dans ces deux pays. L'Irak a proclamé sa victoire contre les jihadistes fin 2017 et l'Etat islamique a été défait en Syrie en 2019.

    Aujourd'hui l'Etat islamique "maintient une présence largement clandestine en Irak et en Syrie et mène une insurrection soutenue de part et d'autre de la frontière entre les deux pays", selon un rapport onusien publié début 2021. Dans ces deux pays, l'organisation jihadiste conserverait "en tout 10.000 combattants actifs", d'après ce rapport. Traqué, le "calife" Abou Bakr al-Baghdadi a été éliminé dans une opération américaine en octobre 2019 en Syrie. Mais l'Etat islamique reste une menace, ses combattants ayant renoué avec la clandestinité et continuant de mener des attentats en Irak et en Syrie.

    Le dernier attentat d'envergure revendiqué par l'Etat islamique en Irak a visé en juillet dernier un marché du quartier chiite de Sadr City à Bagdad qui a fait une trentaine de morts.

  • Sahel : La France annonce la mort du chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara

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    Les forces françaises ont tué le chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara, Adnan Abu Walid Al-Sahrawi, a déclaré, jeudi 16 septembre 2021, le président français dans un tweet  : "C'est un autre grand succès dans notre guerre contre les groupes terroristes dans la région."

    Qui est « Adnan Abu Walid al-Sahrawi», le chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara ?
    "Al-Sahrawi" est né, selon les rapports, au début ou à la fin des années soixante-dix du siècle dernier dans la ville d'El-Ayoun au Sahara occidental une riche famille de marchands qui s'est réfugiée en Algérie. La famille vivait dans un camp appartenant au Front Polisario; Jeune homme, il a rejoint le Front Polisario et, après avoir obtenu son diplôme d'Algérie, il a rejoint l'Union de la jeunesse sahraouie en 1998. C'est à ce moment qu'il est entré dans l' Armée populaire de libération sahraouie (Polisario) et reçu un entraînement à l'école militaire appelée "école Martyr Al-Wali".

    Les informations disponibles indiquent qu'il est l'un des fondateurs, en 2011 du groupe salafiste "Jama'at al-Tawhid wal-Jihad en Afrique de l'Ouest" dont il est devenu le porte-parole officiel. Ce groupe islamique malien est responsable de l'enlèvement de travailleurs humanitaires espagnols dans le camp de réfugiés de Tindouf en l'Algérie et d'un groupe de diplomates algériens au Mali, en 2012. Al-Sahrawi a ensuite rejoint l'organisation "Al-Mourabitoun", avant de rallier l'Etat islamique. Il a été le premier à prêter allégeance au calife auto-proclamé Abou Bakr al-Baghdadi, en mai 2015.

    En 2013, l'organisation "Jama'at al-Tawhid wal-Jihad en Afrique de l'Ouest" s'est transformée en « Al-Mourabitoun », et Adnan Abu Walid Al-Sahrawi a annoncé le 19 mai sa responsabilité dans l'enlèvement d'un Garde roumain d'une mine près de la région de Tambau.

    Une scission s'est produite au sein de l'organisation « Al-Mourabitoun » en mai 2015. Al-Sahrawi faisait partie d'un groupe qui a prêté allégeance à Al-Baghdadi, le chef de l'Etat islamique (Daech), tandis que Mokhtar Belmokhtar, une figure célèbre connue pour son association avec "Al-Qaida", a rejeté la démarche et a confirmé son serment d'allégeance à Ayman Al-Zawahiri.

    La rupture a vite tourné aux affrontements entre les deux groupes. Ils se sont combattus au nord de la région de Gao (Mali)  le 14 juin 2015, au cours duquel Abou Walid al-Sahrawi a été blessé et 14 autres ont été tués.

    Il a été rapporté que Yahya Abu al-Hamam, le chef d'"Al-Qaïda" dans la région du Sahel, a réprimandé al-Sahrawi dans une interview avec un journal en ligne mauritanien pour son allégeance à al-Baghdadi, mais a déclaré qu'ils étaient toujours en contact avec lui.

    L'EIGS a perpétré des attaques particulièrement meurtrières, visant civils et militaires, au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Il avait pris pour cible des soldats américains dans une attaque meurtrière en octobre 2017, au cours de laquelle quatre soldats américains des Forces spéciales et quatre Nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, près du Mali, dans le sud-ouest du Niger.

    Fin 2019, l'EIGS avait mené une série d'attaques d'ampleur contre des bases militaires au Mali et au Niger. Et le 9 août 2020, au Niger, le chef de l'EIGS avait personnellement ordonné l'assassinat de six travailleurs humanitaires français et de leurs guide et chauffeur nigériens. Cette attaque contre des jeunes engagés dans l'humanitaire avait suscité une vive émotion en France et au Niger, classé ensuite en zone rouge, soit "formellement déconseillée", à l'exception de la capitale Niamey, par le ministère français des Affaires étrangères.

    Plusieurs chefs djihadistes éliminés par l'opération française Barkhane mais d'autres sont toujours actifs
    Depuis le début de son intervention militaire au Mali en 2013, l'armée française a tué plusieurs membres de haut rang de l'EIGS dans le cadre de ses opérations visant des chefs djihadistes. 

    Le 8 juin 2020, les forces françaises ont tué le chef d'AQMI Abdelmalek Droukdel lors d'un raid dans le nord du Mali. Cette élimination a touché l'organisation, mais d'autres puissants dirigeants liés à al-Qaïda continuent d'opérer dans le Sahel semi-désertique. Deux, en particulier, sont toujours en fuite et prêts à dominer le soulèvement djihadiste dans la région. Il s'agit de Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa, tous deux liés au réseau al-Qaïda. Le premier dirige la puissante alliance GSIM (Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans). C'est un vétéran des conflits internes au Mali. D'origine touareg, il s'est d'abord fait connaître lors d'une rébellion menée par son ethnie dans les années 1990. Après une période passée dans l'ombre et à mener des affaires privées, il revient publiquement au militantisme en 2012, avec un groupe nouvellement créé appelé Ansar Dine. Cette année-là, les séparatistes touaregs ont lancé un vaste soulèvement dans le nord du Mali. L'événement a déclenché un conflit sanglant, désormais étendu au Burkina Faso et au Niger voisins. Initialement allié des séparatistes, Ansar Dine s'en est immédiatement séparé et, avec d'autres groupes djihadistes, a pris le contrôle de plusieurs villes du nord du Mali jusqu'à ce que les troupes françaises chassent les combattants islamistes de ces zones en 2013. Ansar Dine est membre du GSIM, qui comprend également la Katiba Macina d'Amadou Koufa et AQMI (al-Qaïda au Maghreb Islamique). Iyad Ag Ghaly dirige cette alliance.

    Koufa, autre membre clé du GSIM, est considéré comme subordonné à Ag Ghaly. Son influence a commencé à grandir depuis qu'il a fondé la Katiba Macina en 2015. Il a été accusé d'exploiter les tensions entre bergers et agriculteurs et d'attiser les tensions ethniques dans le centre du Mali, où la milice a organisé nombre de ses attaques. Le centre du Mali est désormais devenu l'un des principaux théâtres des attaques djihadistes au Sahel. Les massacres à motivation ethnique sont également courants. Les pasteurs peuls sont souvent accusés d'être proches des djihadistes, une perception qui a conduit à des meurtres et à des affrontements avec d'autres groupes ethniques.

     

  • Turquie : un proche collaborateur supposé de l'ancien chef de Daech, Abu Bakr al-Baghdadi, détenu à Istanbul

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    La police turque affirme avoir arrêté à Istanbul un proche collaborateur de l’ancien chef de l’ État islamique tué, Abu Bakr al-Baghdadi.

    Le ressortissant afghan, identifié uniquement sous le nom de code de « Basim », a été arrêté mercredi 28 avril 2021 dans le quartier d'Atasehir, du côté asiatique de la ville d’Istanbul, selon un communiqué de la police.

    Les informations faisant état de l'opération conjointe avec l'agence de renseignement turque affirment que le suspect avait contribué à aider à cacher al-Baghdadi dans la province syrienne d'Edleb après la chute du groupe en 2019. On ignore pour l'instant si l'homme arrêté a bien été un proche collaborateur d'Abou Bakr al-Baghdadi, comme l'affirment les autorités turques.

    Al-Baghdadi a été tué lors d'un raid sur sa cache syrienne par les forces spéciales américaines en octobre 2019.

    L'agence de presse Demiroren a déclaré que Basim est soupçonné d'avoir organisé la formation de l’Etat islamique en Syrie et en Irak, ainsi que d’être membre du conseil de décision du groupe islamiste.

    Il est arrivé en Turquie avec un faux passeport et une carte d'identité, a indiqué l'agence.

    La Turquie détient régulièrement des suspects de l'Etat islamique, dont beaucoup sont soupçonnés d’avoir planifié des attaques dans le pays.

  • Daech publie un manuel d’instructions pour tuer des politiciens occidentaux

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    Daech a publié un manuel pour tuer les dirigeants du monde, exhortant les loups solitaires à se faire passer pour des journalistes afin de pouvoir passer des bombes en contrebande auprès de politiciens comme le président Trump.
    Lundi, al-Quraysh, un média pro-Daech, a publié un manuel intitulé ‘Comment assassiner les Leaders’, donnant aux jihadistes potentiels trois méthodes pour exécuter les ‘leaders politiques, les officiels et les chefs militaires’.
    Le manuel explique comment se faire passer pour un journaliste et comment dissimuler une arme à l’intérieur d’une caméra pour faire des ravages lors des conférences de presse.
    Le frère moudjahid, déguisé en journaliste, peut participer à des conférences de presse, des forums ou  des réunions qui lui permettent de cibler des personnalités ennemies clés. Il peut aussi utiliser la caméra comme un engin explosif ou pour cacher une arme à l’intérieur. L’affiche dit, selon le Middle East Research Institute.
    Mercredi, un média de Daech – Al-Taqwa Media Foundation – a montré un terroriste armé d’une lame en tenue militaire, debout derrière un Trump à genoux.
    La scène de l’exécution se lit comme suit : C’est ce que notre seigneur nous avait promis et il ne rompt pas une promesse, et l’Amérique pense avec ses alliés qu’ils font peur aux croyants ou qu’ils sont en train de vaincre les moudjahidin.
    Malgré la mort du chef de l’Etat islamique, Abu Bakr al-Baghdadi lors d’un raid américain en Syrie le 26 octobre, le culte de la mort propre aux jihadistes répand toujours son idéologie morbide du carnage dans les médias sociaux.
    Le guide en trois parties de Quraysh Media publié lundi propose d’autres méthodes pour attaquer des convois de VIP.
    Une deuxième tactique préconise l’utilisation de fusils de sniper à moyenne et longue portée pour attaquer les convois à partir de points d’observation élevés.
    Un loup solitaire peut perturber les convois des commandants ou leurs lieux de rassemblement en les attaquant avec des mitrailleuses ou des cocktails Molotov. dit le manuel.
    Ils peuvent également effectuer de telles opérations à l’aide d’armes blanches ou à partir d’endroits élevés.
    Enfin, le texte suggère de délimiter une zone potentielle d’attaque et de surveiller l’itinéraire d’un convoi afin d’exposer les failles de sécurité, ce qui permettrait également à l’agresseur d’envisager un  » plan de retrait « .
    C’est l’organisation Quraysh Media qui, au début du mois, a exhorté les partisans de Daech à allumer des incendies de forêt aux Etats-Unis et en Europe pour provoquer un chaos écologique.
    Le patron de l’Etat islamique, Al-Baghdadi, s’est fait exploser, avec deux de ses enfants, lors d’une opération des forces spéciales américaines sur un complexe fortement fortifié à Idlib, au nord-ouest de la Syrie, le mois dernier.
    L’assaut a été un coup dur pour le groupe, qui avait déjà perdu tous les territoires qu’il détenait en Syrie et en Irak lors d’une série de défaites militaires infligée par la coalition dirigée par les Etats-Unis.
    De nombreux combattants se sont échappés par les routes de contrebande vers le nord-ouest de la Syrie dans les derniers jours de la bataille avant la défaite territoriale du groupe au début de cette année. D’autres ont disparu dans les déserts de l’est de la Syrie et de l’Irak.
    Le groupe a nommé un successeur d’al-Baghdadi quelques jours plus tard, mais on sait peu de choses sur lui ou comment la structure du groupe a été affectée par les coups successifs.

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  • Etat islamique: Abdullah Qardash … Le sanguinaire successeur probable de Baghdadi à la tête de «l’Etat islamique»

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    Qardash Abudllah.jpgLe président américain Donald Trump a déclaré dimanche que le chef de l’Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, avait été tué lors d’une opération militaire américaine au nord-est de la Syrie et de la Syrie.
    La mort de Baghdadi a suscité des interrogations quant à son possible successeur à la direction de l’organisation islamiste après sa mort. La réponse est qu’il est probable que le successeur d’Abou Bakr al-Baghdadi soit Abdullah Qardash (photo ci-contre).
    Baghdadi avait désigné Qardash comme son successeur en août 2019.
    L’annonce de la nomination de Qardash comme successeur de Baghdadi intervient près de quatre mois après la dernière apparition de Baghdadi le 29 avril, au cours de laquelle il avait fait référence aux attentats à la bombe perpétrés au Sri Lanka par des dizaines de personnes, ainsi qu’à la bataille de Baghouz en Syrie.
    Qardash et Baghdadi ont été en relations pendant près de 16 ans. Les deux hommes s’étaient connus dans la prison de Bucca dans la province de Bassora, dans le sud de l’Irak. Ils étaient alors détenus par les forces américaines et sont restés prisonniers pendant des années, avant d’être relâchés et de commencer une nouvelle carrière avec l’État islamique.
    Qardash est originaire de la ville de Tal Afar, à l’ouest de Mossoul, qui est devenue un fief majeur de l’Etat islamique et presque le quartier général des chefs de l’Etat islamique au lendemain de la chute de Mossoul. Les forces irakiennes ont facilité leur entrée dans la ville après avoir laissé s’échapper, volontairement, des centaines d’extrémistes de Daech.
    Selon un rapport publié par l’Agence de sécurité nationale irakienne sur la question du terrorisme et des groupes terroristes, il est probable que la direction de l’Etat islamique sous Qardash conduise à une phase « très sérieuse » de violences aveugles contre des civils, à titre de représailles. En d’autres termes, l’agence de sécurité irakienne s’attend à ce que, sous la direction de Qardash on ait à déplorer le retour d’opérations terroristes visant à stimuler le déclenchement de conflits sectaires en Irak.
    La possibilité que Qardash succède à Baghdadi a déjà provoqué l’inquiétude au sein des services de sécurité, qui l’ont classé comme l’un des « dirigeants les plus féroces et les plus cruels de Daech ». Les services de renseignement irakiens ont déclenché une alerte à propos de la personnalité de Qardash, de ses mouvements et de l’endroit où il pourrait se trouver.
    Pour l’expert en sécurité irakien, Fadhil Abu Ragheef, «Qardash se caractérise par sa cruauté, son autoritarisme et son militantisme et qu’il a été le premier à rejoindre Baghdadi lors de la chute de Mossoul».

  • Etat islamique: Le chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, tué lors d’un raid américain en Syrie

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    1347091.jpgLe chef du groupe Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi a été visé par un raid américain samedi en Syrie au cours duquel il a trouvé la mort, ont annoncé dans la nuit de samedi à dimanche les chaînes de télévision CNN et ABC.
    L’armée américaine a effectué des tests et confirme formellement la mort du chef du groupe jihadiste, a indiqué CNN.
    Huit hélicoptères américains auraient pris pour cible, dans le nord-ouest de la Syrie, dans la nuit de samedi à dimanche, des jihadistes de l’Etat islamique (Daech), faisant un nombre morts qui sera précisé ultérieurement, dont trois femmes et trois enfants.
    Les huit hélicoptères ont visé après minuit une maison et une voiture aux abords du village de Baricha à Idleb, une zone où se trouvaient des « groupes proches de l’EI ».
    L’opération de neutralisation de l’émir de l’organisation terroriste « Etat islamique » Abu Bakr al-Baghdadi a été menée peu après minuit près du village de Baricha. Des hélicoptères, des avions et des drones ont été utilisés pour mener à bien cette opération.
    Il est intéressant de signaler que la région montagneuse de Baricha est sous le contrôle du Turkistan Islamic Party (TIP). Un membre du TIP serait décédé au cours des affrontements entre les commandos U.S. et les jihadistes.
    S’il se confirme qu’Abou Bakr al-Baghdadi avait trouvé l’hospitalité chez le leader de Horas ad-Din, un groupe jihadiste affilié à al-Qaïda, dans une région dominée par le Turkistan Islamic Party, un groupe d’islamistes du Caucase, également affilié à al-Qaïda, cela laisserait supposer que les restes encore actifs de l’Etat islamique pourraient, ici ou là, chercher leur salut en se rapprochant, voire en faisant allégeance à des groupes affiliés à al-Qaïda.
    Un groupe des forces spéciales  a débarqué et attaqué un ensemble de bâtiments qui, selon plusieurs sources d’information, appartenaient à Abou al-Bara’a al-Halabi, le leader du groupe jihadiste Horas al-Din, affilié à al-Qaïda. Les soldats U.S. sont entrés dans la maison où était censé se trouver Abou Bakr al-Baghdadi en perçant un mur à l’explosif, la porte d’entrée étant piégée. Puis ils se sont affrontés avec un nombre indéterminé de membres de Daech. Abou Bakr al-Baghdadi a tenté de trouver refuge dans un des tunnels creusés sous la maison. La plupart des tunnels étaient sans issue, un seul avait une sortie à l’air libre mais celle-ci était sous le contrôle des forces spéciales.  Le chef de Daech s’est engouffré dans un tunnel sans issue avec trois de ses enfants. Les forces spéciales ont envoyé un chien de guerre pour tenter de le faire sortir mais le chef terroriste a déclenché l’explosion de sa ceinture explosive, se tuant net.
    Dans une déclaration, le président Trump a affirmé qu’Al-Baghdadi était mort « en gémissant, en pleurant et en criant », en essayant de se cacher dans le tunnel. « Il n’est pas mort en héros, il est mort comme un lâche », a déclaré le président.
    Le président américain a également déclaré que 11 jeunes enfants avaient été emmenés hors de la maison où se cachait al-Baghdadi, mais le dirigeant de l’EI, essayant de se cacher dans le tunnel, avait emmené trois enfants avec lui et a ensuite fait exploser une « ceinture de suicide ». en tuant ces enfants.
    Deux épouses d’al-Baghdadi auraient également été tuées. Elles portaient, elles aussi, des ceintures explosives, ce qui a obligé les soldats américains à les abattre.
    Au total, l’opération des forces spéciales américaines a duré quatre heures. Pendant environ une heure et demie, les hélicoptères ont tiré sur des cibles proches du village de Barisha. Deux drones étaient également impliqués. Après une première phase de l’attaque, les hélicoptères ont quitté la zone d’opération et sont revenus une demi-heure plus tard, pour poursuivre le bombardement. Les forces spéciales U.S. ont été débarquées à quelques kilomètres du camp de réfugiés de Turlah à minuit. Les affrontements au sol ont duré près de deux heures et demie. Les jihadistes se sont opposés aux forces U.S. à l’aide d’armes lourdes.
    Aucun soldat U.S. n’a été tué ou blessé au cours du raid.
    Auparavant, Fox News avait publié une interview d’un agent des services de renseignement irakiens affirmant qu’Abu Bakr al-Baghdadi s’était récemment caché dans les zones frontalières de la Syrie, utilisant des vêtements civils normaux et des véhicules civils, et que personne autour de lui n’avait de téléphones portables ou d’autres appareils électroniques qui pourraient le faire repérer.
    Selon CNN, des tests sont en cours afin de pouvoir confirmer formellement la mort du chef du groupe jihadiste responsable de multiples attentats sanglants à travers le monde. Selon un responsable cité par ABC, il aurait fait exploser sa veste chargée d’explosifs pour se suicider.
    Autorités irakiennes : al-Baghdadi a été tué alors qu’il tentait d’emmener sa famille en Turquie
    Des sources au sein des agences de sécurité irakiennes ont reçu une notification de collègues syriens selon laquelle l’émir de « l’Etat islamique » Abu Bakr al-Baghdadi a été liquidé avec son garde du corps alors qu’il essayait de faire évacuer sa famille en Turquie et était en chemin vers la frontière turque.
    Les services de renseignements irakiens ont aidé à localiser al-Baghdadi
    La télévision d’Etat irakienne a rapporté dimanche matin, 27 octobre, que les renseignements irakiens ont aidé les Américains à découvrir où se trouvait Al-Baghdadi.
    Damas a également informé Téhéran de la mort d’al-Baghdadi
    Des responsables iraniens ont confirmé à Reuters que Téhéran avait été informé par Damas de la liquidation d’Abou Bakr al-Baghdadi.
    Ces responsables ont indiqué qu’ils avaient reçu des informations de leurs homologues syriens, qui avaient reçu des renseignements.
    Washington s’est coordonné avec la Turquie et la Russie
    La Turquie a affirmé dimanche avoir été en « coordination » avec les Etats-Unis avant le déroulement de l’opération américaine en Syrie qui aurait permis, selon des médias américains, de tuer le chef du groupe Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi.
    « En préalable à l’opération américaine dans la province d’Idleb en Syrie la nuit dernière, des échanges d’informations et une coordination ont eu lieu entre les autorités militaires des deux pays », a affirmé dans un tweet le ministère turc de la Défense. Le ministère turc n’a apporté aucun autre détail.
    Un haut responsable turc en a confirmé un peu plus à l’AFP, sous couvert d’anonymat. « Selon mes informations, al-Baghdadi était arrivé à cet endroit 48 heures avant l’opération américaine. Nous étions en coordination étroite avec les parties concernées » a-t-il déclaré. « L’armée turque avait été prévenue de l’opération. Je ne peux ni confirmer ni infirmer que des renseignements aient été partagés pour faciliter l’opération », a-t-il ajouté, en assurant que « nous continuerons de coordonner nos actions sur le terrain ».
    Auparavant, l’agence turque Anadolu a noté que l’espace aérien de l’Idleb est contrôlé par l’armée russe. C’est-à-dire que les Américains ont été contraints de coordonner cette opération avec le commandement des forces armées russes en Syrie, ce qu’a confirmé le président Trump dans une conférence de presse.
    Les Kurdes syriens disent avoir participé à la préparation de l’opération visant à éliminer al-Baghdadi
    Le commandant des Forces démocratiques syriennes (SDF) dirigées par des Kurdes, Mazlum Abdi, a déclaré qu’Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l’organisation terroriste d’État islamique, avait été liquidé lors d’une opération conjointe après cinq mois de travail de renseignement.
    La Russie ne croit pas en la mort du leader de Daech annoncée par Trump
    Le ministère russe de la Défense a remis en question la réalité et le succès des opérations spéciales américaines en Syrie.
    Cela a été rapporté le dimanche 27 octobre par l’agence de presse Interfax.
    « Le nombre croissant de participants directs et de pays qui auraient participé à cette « opération », chacun d’eux avec des détails absolument contradictoires, soulève des questions et des doutes raisonnables sur sa réalité et, en outre, sur son succès », – a déclaré Igor Konashenkov, représentant officiel du ministère russe de la Défense.
    Il a souligné que l’agence qu’il représente n’est pas au courant de l’aide et de l’assistance de l’armée russe dans cette opération, qui a été mentionnée par le président américain.
    Konashenkov a rappelé qu’aucune frappe aérienne récente de l’armée de l’air américaine n’a été enregistrée, et a également affirmé que le « décès » du chef de Daech n’aurait aucun impact opérationnel sur la situation en Syrie.
    Le ministère russe de la Défense a exigé des dirigeants américains qu’ils fournissent des preuves convaincantes de la mort du chef terroriste.
    « L’ensemble du territoire de la zone de désescalade d’Idlib, non contrôlée par le gouvernement syrien, est géré et contrôlé par la branche syrienne d’Al-Qaïda – le groupe terroriste Jabhat al-Nusra. Le groupe a toujours tué sans compromis les jihadistes de Daech et considère n’importe quel représentant de Daech sur le terrain, comme un concurrent au pouvoir en Syrie. Par conséquent, un séjour sans problème sur le territoire contrôlé par « Al-Qaïda syrien », de l’ancien dirigeant de Daech, mérite au moins quelques preuves directes des États-Unis ou d’autres participants à l’opération, » explique Konashenkov.

    La maison attaquée par les forces spéciales U.S.
     

    Mohammed Alaa Ghanem@MhdAGhanem
     

    Video footage shows the aftermath of the purported operation to kill in , , . A burned out car, charred bodies, and torn limbs left at the scene. Also clearly a housing complex that has been reduced to rubble.

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  • Frontlive-Chrono – Jeudi 2 mai 2019

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    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le jeudi 2 mai 2019

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    • Syrie: Les forces syriennes et russes intensifient leurs opérations militaires dans la province d’Edleb – Abonnés seulement
    • Syrie : L’Etat islamique se renforce dans le désert syrien – Continuer la lecture

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