Abou Bakr al-Baghdadi

  • Etat islamique : Qui pourrait être le prochain calife ?

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    Deux responsables irakiens de la sécurité et trois analystes indépendants ont spéculé sur l'identité du futur chef de l'État islamique après la mort d' Abu Ibrahim al-Hashimi al-Quraishi le 3 février 2022. Les noms avancés sont ceux d'Abu Khadija, Abu Muslim, Abu Salih et Abu Yasser al-Issawi, qui font tous partie d'un petit cercle de djihadistes irakiens apparus au lendemain de l'invasion américaine de 2003.

    On pense que le groupe islamiste devrait nommer un successeur à al-Quraishi dans les semaines à venir.

    Un expert irakien qui conseille les services de sécurité irakiens, Fadhil Abu Rgheef, a déclaré qu'il y avait au moins quatre successeurs possibles. Le premier est Abu Khadija, dont le dernier rôle connu est celui de leader de l'Etat islamique pour l'Irak, le second est Abu Muslim, qui dirigeait le groupe dans la province sunnite irakienne d'al-Anbar, tandis que le troisième est Abu Salih. On a eu d'informations à son sujet, à part qu'il est connu pour être proche des deux derniers dirigeants de l'Etat islamique, al-Baghdadi et al-Quraishi.

    Abu Yaser al-Issawi.jpegEnfin, le quatrième nom est celui d'Abu Yasser al-Issawi (photo ci-contre), un commandant que Washington et Bagdad prétendaient avoir tué le 28 janvier 2021 , et qui est connu sous le nom de "Calife adjoint de Daech". Rgheef, al-Issawi pense qu'il est toujours en vie et pourrait être un atout pour le groupe car il a une longue expérience militaire. Un responsable de la sécurité irakienne a confirmé à Reuters qu'il y avait de fortes suspicions qu'al-Issawi soit toujours en vie, ajoutant que "s'il n'est pas mort, il sera candidat. Il a fait ses preuves dans la planification d'attaques militaires et a des milliers de partisans". Toujours selon ce responsable, avant de nommer un nouveau dirigeant, l'État islamique va probablement mener une opération de sécurité pour vérifier d'éventuelles fuites ayant conduit à la mort d'al-Quraishi.

    Hassan Hassan, rédacteur en chef du magazine New Lines, pense également que le nouveau chef pourrait être un vétéran djihadiste irakien. 

    Pour Rgheef, le nouveau chef devrait avoir des références militaires plus solides qu'al-Quraishi, qui, selon les responsables irakiens, était considéré par ses partisans comme davantage un esprit juridique islamique qu'un militaire. Aaron Zelin, chercheur au Washington Institute, a déclaré qu'une personnalité de premier plan est désormais très importante pour l'Etat islamique. Les responsables et analystes de divers pays s'accordent à dire qu'à ce jour l'État islamique est soumis à plus de pression qu'il ne l'a jamais été et qu'il ne pourra jamais rétablir son soi-disant califat. Cependant, il existe des opinions divergentes sur l'impact de la mort d'al-Quraishi sur le groupe islamiste.

    L'Etat islamique est issu de militants qui, après 2003, ont mené une insurrection islamiste sunnite contre les troupes américaines et les forces irakiennes. L'État islamique d'Irak, également connu sous le nom d'Al-Qaïda en Irak, était une émanation de l'organisation mondiale d'Al-Qaïda d'Oussama Ben Laden. Il a été le précurseur de l'État islamique, qui a pris forme dans le contexte de la guerre civile syrienne. . Al-Baghdadi et al-Quraishi, tous deux membres d'Al-Qaïda en Irak depuis sa création, ont été détenus par les forces américaines au milieu des années 2000. En revanche, aucun des quatre successeurs potentiels d'al-Quraishi n'a jamais été capturé par les forces américaines. Un responsable de la sécurité et un colonel de l'armée ont déclaré à Reuters que, depuis leur défaite territoriale en Irak en 2017 et en Syrie en 2019, les dirigeants de l'État islamique ont pu se déplacer de plus en plus facilement entre la Syrie et l'Irak en raison des zones laissées incontrôlées entre les différentes forces armées. Lahur Talabany, ancien chef du contre-terrorisme pour la région autonome du Kurdistan irakien, a déclaré : « Le califat a été vaincu mais l'Etat islamique n'a jamais été éradiqué. Je ne pense pas que nous ayons réussi à faire le travail ».

  • Syrie : Les Forces spéciales américaines éliminent Abu Ibrahim al-Hashimi al-Qurayshi, le chef de l'Etat islamique

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    L'armée américaine a "éliminé du champ du bataille" le dirigeant du groupe Etat islamique, Abu Ibrahim al-Hashimi al-Qurayshi, lors d'une opération conduite dans le nord de la Syrie.

    Tôt le jeudi 3 février 2022, une force spéciale américaine arrivée à bord  de plusieurs hélicoptères a débarqué dans la région d'Atmeh située dans le nord de la province d'Edleb, près de la frontière turque et de Deir Ballut à la frontière entre la province d'Edleb et la région d'Afrin.

    Les hélicoptères sont arrivés de la région du nord-est de la Syrie, où la coalition dirigée par les États-Unis maintient plusieurs bases.

    Après l'atterrissage, les forces spéciales américaines,  soutenues par plusieurs hélicoptères d'attaque, des drones de combat et des avions de chasse, se sont violemment affrontées avec des militants non identifiés.

    Les combats ont duré environ deux heures. Selon plusieurs sources d'information, il y aurait eu des pertes dans les rangs américains. L'information sur d'éventuelles victimes américaines a été démentie par John Kirby, le porte-parole du Pentagone qui a assuré que les membres du commando étaient retournés sains et saufs vers leur base de départ.

    Selon des rapports non officiels, al-Quraishi aurait déclenché la bombe, se faisant exploser lui et sa famille alors que sa maison était encerclée par l'armée américaine. Selon des sources syriennes, 12 à 13 personnes, dont trois ou quatre femmes et six enfants, auraient été tuées dans la maison où vivait le chef de l'Etat islamique.
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    Charles Lister, chercheur principal au Middle East Institute de Washington, qui s'est entretenu avec des résidents locaux, a déclaré que l'opération avait duré plus de deux heures. Selon lui, le but des forces spéciales était de capturer le terroriste vivant. Lister a ajouté qu'il s'agissait de la plus grande opération de ce type en Syrie depuis l'assassinat du chef de « l'État islamique » Abou Bakr al-Baghdadi et de son « bras droit », le porte-parole de l'Etat islamique, Abou al-Hasan al- Mouhajira, en 2019.

    Crash d'un hélicoptère américain
    Des militants et des médias ont fait circuler des images montrant l'épave d'un hélicoptère que l'armée américaine a perdu lors de l'opération spéciale qu'elle a menée dans le gouvernorat d'Edleb.

    Les images montrent l'épave de l'hélicoptère, qui faisait partie d'un groupe de plusieurs L'hélicoptère aurait été détruit au sol lorsqu'il a été contraint d'atterrir en raison d'un problème mécanique.

    Identité d'abu Ibrahim al-Hashimi al-Qurayshi
    Après la mort d'Abu Bakr al-Baghdadi, c'est 'Abu Ibrahim al-Hashimi al-Qurayshi qui lui a succédé. 

    Abu Ibrahim al-Hashimi al-Qurayshi est né en octobre 1976 à Tal Afar, en Irak (nom de naissance Amir Muhammad Abdul Rahman al-Mauli al-Salbi). Ses parents étaient des Turkmènes irakiens. Il a reçu une éducation islamique à l'Université de Mossoul. Puis il a servi comme officier dans l'armée irakienne. Après la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, il a rejoint al-Qaïda, agissant en tant que "commissaire religieux" et "avocat de la charia".

    En 2004, al-Quraishi a été arrêté par l'armée américaine et emmené à la prison de Camp Bucca, dans le sud de l'Irak, où il a rencontré Abu Bakr al-Baghdadi.

    Les dirigeants américains ont déclaré qu'en 2008, alors qu'il était en prison, al-Quraishi était un informateur pour l'armée américaine. 

    On sait qu'en 2014, il a quitté les rangs d'Al-Qaïda, prêtant allégeance au calife de l'État islamique.

    En juin 2014, al-Quraishi a joué un rôle clé dans la prise de contrôle de Mossoul par l'Etat islamique. Peu de temps après, il devient l'un des organisateurs du génocide contre les Yézidis, notamment, il est à l'origine du massacre de Sinjar. Après ces événements, il est devenu le chef adjoint de l'Etat islamique. En Syrie, al-Quraishi a supervisé les opérations contre l'Armée syrienne libre (ASL) à Alep et l'Armée arabe syrienne (AAS) à Deir Ezzor. Il a personnellement supervisé la sélection des kamikazes et la conduite des opérations suicides de l'Etat islamique.  

    Les autorités américaines avaient promis 10 millions de dollars en échange d'informations menant à l'arrestation d'al-Quraishi.

    La mort d'al-Quraishi est sans aucun doute un coup dur pour l'Etat islamique. Cependant, cela ne devrait pas affecter  les opérations du groupe islamiste dans le monde à long terme.

    Atmeh, à la frontière turque
    Atmeh est située dans la partie nord-est du Grand Edlib, le long de la ligne de séparation avec Afrin occupée par la Turquie. La ville est un bastion de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), affilié à Al-Qaïda, qui contrôle de facto la région.
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  • Irak : Arrestation d'un leader de l'Etat islamique recherché par Washington

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    Sami Jassim al-Jaburi 2.jpegLes services de renseignement irakiens ont capturé lors d'une opération hors d'Irak un leader du groupe Etat islamique (Daech), Sami Jasim al-Jaburi (photo ci-contre), recherché par les Etats-Unis et présenté comme un responsable financier de l'organisation jihadiste, a-t-on annoncé lundi 11 octobre 2021 de source officielle.

    Washington offrait une récompense de cinq millions de dollars pour toute information concernant ce responsable ayant joué "un rôle essentiel dans la gestion des finances" de l'Etat islamique, selon un programme anti-terrorisme du département d'Etat américain. 

    Présenté comme un ancien adjoint de l'ancien chef de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, Sami Jasim al-Jaburi a été capturé au cours d'une opération des services de renseignement "à l'extérieur des frontières" irakiennes, a tweeté le Premier ministre d'Irak Moustafa al-Kazimi. Le Premier ministre ne précise pas où le leader jihadiste a été capturé, mais assure que l'opération a coïncidé avec les législatives anticipées de dimanche, quand "les héros des forces de sécurité protégeaient les élections". Sami Jasim al-Jaburi est "considéré comme l'un des jihadistes les plus recherchés au niveau international, et il est proche de l'actuel chef de l'organisation" jihadiste, Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi, selon un communiqué des forces de sécurité. Le communiqué le présente comme "le superviseur des dossiers financiers et économiques de l'organisation terroriste EI".

    En septembre 2015, le Trésor américain l'a inscrit sur sa liste de "terroristes" visés par des sanctions. "Alors qu'il était adjoint du chef de l'Etat islamique dans le sud de Mossoul (nord de l'Irak) en 2014, il aurait occupé un poste de ministre des Finances de Daech, supervisant les revenus du groupe tirés des ventes illicites de pétrole, de gaz, d'antiquités", selon le programme "Rewards for Justice" du département d'Etat. Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, l'Etat islamique a vu son "califat" vaciller sous le coup d'offensives successives dans ces deux pays. L'Irak a proclamé sa victoire contre les jihadistes fin 2017 et l'Etat islamique a été défait en Syrie en 2019.

    Aujourd'hui l'Etat islamique "maintient une présence largement clandestine en Irak et en Syrie et mène une insurrection soutenue de part et d'autre de la frontière entre les deux pays", selon un rapport onusien publié début 2021. Dans ces deux pays, l'organisation jihadiste conserverait "en tout 10.000 combattants actifs", d'après ce rapport. Traqué, le "calife" Abou Bakr al-Baghdadi a été éliminé dans une opération américaine en octobre 2019 en Syrie. Mais l'Etat islamique reste une menace, ses combattants ayant renoué avec la clandestinité et continuant de mener des attentats en Irak et en Syrie.

    Le dernier attentat d'envergure revendiqué par l'Etat islamique en Irak a visé en juillet dernier un marché du quartier chiite de Sadr City à Bagdad qui a fait une trentaine de morts.

  • Sahel : La France annonce la mort du chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara

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    Les forces françaises ont tué le chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara, Adnan Abu Walid Al-Sahrawi, a déclaré, jeudi 16 septembre 2021, le président français dans un tweet  : "C'est un autre grand succès dans notre guerre contre les groupes terroristes dans la région."

    Qui est « Adnan Abu Walid al-Sahrawi», le chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara ?
    "Al-Sahrawi" est né, selon les rapports, au début ou à la fin des années soixante-dix du siècle dernier dans la ville d'El-Ayoun au Sahara occidental une riche famille de marchands qui s'est réfugiée en Algérie. La famille vivait dans un camp appartenant au Front Polisario; Jeune homme, il a rejoint le Front Polisario et, après avoir obtenu son diplôme d'Algérie, il a rejoint l'Union de la jeunesse sahraouie en 1998. C'est à ce moment qu'il est entré dans l' Armée populaire de libération sahraouie (Polisario) et reçu un entraînement à l'école militaire appelée "école Martyr Al-Wali".

    Les informations disponibles indiquent qu'il est l'un des fondateurs, en 2011 du groupe salafiste "Jama'at al-Tawhid wal-Jihad en Afrique de l'Ouest" dont il est devenu le porte-parole officiel. Ce groupe islamique malien est responsable de l'enlèvement de travailleurs humanitaires espagnols dans le camp de réfugiés de Tindouf en l'Algérie et d'un groupe de diplomates algériens au Mali, en 2012. Al-Sahrawi a ensuite rejoint l'organisation "Al-Mourabitoun", avant de rallier l'Etat islamique. Il a été le premier à prêter allégeance au calife auto-proclamé Abou Bakr al-Baghdadi, en mai 2015.

    En 2013, l'organisation "Jama'at al-Tawhid wal-Jihad en Afrique de l'Ouest" s'est transformée en « Al-Mourabitoun », et Adnan Abu Walid Al-Sahrawi a annoncé le 19 mai sa responsabilité dans l'enlèvement d'un Garde roumain d'une mine près de la région de Tambau.

    Une scission s'est produite au sein de l'organisation « Al-Mourabitoun » en mai 2015. Al-Sahrawi faisait partie d'un groupe qui a prêté allégeance à Al-Baghdadi, le chef de l'Etat islamique (Daech), tandis que Mokhtar Belmokhtar, une figure célèbre connue pour son association avec "Al-Qaida", a rejeté la démarche et a confirmé son serment d'allégeance à Ayman Al-Zawahiri.

    La rupture a vite tourné aux affrontements entre les deux groupes. Ils se sont combattus au nord de la région de Gao (Mali)  le 14 juin 2015, au cours duquel Abou Walid al-Sahrawi a été blessé et 14 autres ont été tués.

    Il a été rapporté que Yahya Abu al-Hamam, le chef d'"Al-Qaïda" dans la région du Sahel, a réprimandé al-Sahrawi dans une interview avec un journal en ligne mauritanien pour son allégeance à al-Baghdadi, mais a déclaré qu'ils étaient toujours en contact avec lui.

    L'EIGS a perpétré des attaques particulièrement meurtrières, visant civils et militaires, au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Il avait pris pour cible des soldats américains dans une attaque meurtrière en octobre 2017, au cours de laquelle quatre soldats américains des Forces spéciales et quatre Nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, près du Mali, dans le sud-ouest du Niger.

    Fin 2019, l'EIGS avait mené une série d'attaques d'ampleur contre des bases militaires au Mali et au Niger. Et le 9 août 2020, au Niger, le chef de l'EIGS avait personnellement ordonné l'assassinat de six travailleurs humanitaires français et de leurs guide et chauffeur nigériens. Cette attaque contre des jeunes engagés dans l'humanitaire avait suscité une vive émotion en France et au Niger, classé ensuite en zone rouge, soit "formellement déconseillée", à l'exception de la capitale Niamey, par le ministère français des Affaires étrangères.

    Plusieurs chefs djihadistes éliminés par l'opération française Barkhane mais d'autres sont toujours actifs
    Depuis le début de son intervention militaire au Mali en 2013, l'armée française a tué plusieurs membres de haut rang de l'EIGS dans le cadre de ses opérations visant des chefs djihadistes. 

    Le 8 juin 2020, les forces françaises ont tué le chef d'AQMI Abdelmalek Droukdel lors d'un raid dans le nord du Mali. Cette élimination a touché l'organisation, mais d'autres puissants dirigeants liés à al-Qaïda continuent d'opérer dans le Sahel semi-désertique. Deux, en particulier, sont toujours en fuite et prêts à dominer le soulèvement djihadiste dans la région. Il s'agit de Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa, tous deux liés au réseau al-Qaïda. Le premier dirige la puissante alliance GSIM (Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans). C'est un vétéran des conflits internes au Mali. D'origine touareg, il s'est d'abord fait connaître lors d'une rébellion menée par son ethnie dans les années 1990. Après une période passée dans l'ombre et à mener des affaires privées, il revient publiquement au militantisme en 2012, avec un groupe nouvellement créé appelé Ansar Dine. Cette année-là, les séparatistes touaregs ont lancé un vaste soulèvement dans le nord du Mali. L'événement a déclenché un conflit sanglant, désormais étendu au Burkina Faso et au Niger voisins. Initialement allié des séparatistes, Ansar Dine s'en est immédiatement séparé et, avec d'autres groupes djihadistes, a pris le contrôle de plusieurs villes du nord du Mali jusqu'à ce que les troupes françaises chassent les combattants islamistes de ces zones en 2013. Ansar Dine est membre du GSIM, qui comprend également la Katiba Macina d'Amadou Koufa et AQMI (al-Qaïda au Maghreb Islamique). Iyad Ag Ghaly dirige cette alliance.

    Koufa, autre membre clé du GSIM, est considéré comme subordonné à Ag Ghaly. Son influence a commencé à grandir depuis qu'il a fondé la Katiba Macina en 2015. Il a été accusé d'exploiter les tensions entre bergers et agriculteurs et d'attiser les tensions ethniques dans le centre du Mali, où la milice a organisé nombre de ses attaques. Le centre du Mali est désormais devenu l'un des principaux théâtres des attaques djihadistes au Sahel. Les massacres à motivation ethnique sont également courants. Les pasteurs peuls sont souvent accusés d'être proches des djihadistes, une perception qui a conduit à des meurtres et à des affrontements avec d'autres groupes ethniques.

     

  • Turquie : un proche collaborateur supposé de l'ancien chef de Daech, Abu Bakr al-Baghdadi, détenu à Istanbul

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    La police turque affirme avoir arrêté à Istanbul un proche collaborateur de l’ancien chef de l’ État islamique tué, Abu Bakr al-Baghdadi.

    Le ressortissant afghan, identifié uniquement sous le nom de code de « Basim », a été arrêté mercredi 28 avril 2021 dans le quartier d'Atasehir, du côté asiatique de la ville d’Istanbul, selon un communiqué de la police.

    Les informations faisant état de l'opération conjointe avec l'agence de renseignement turque affirment que le suspect avait contribué à aider à cacher al-Baghdadi dans la province syrienne d'Edleb après la chute du groupe en 2019. On ignore pour l'instant si l'homme arrêté a bien été un proche collaborateur d'Abou Bakr al-Baghdadi, comme l'affirment les autorités turques.

    Al-Baghdadi a été tué lors d'un raid sur sa cache syrienne par les forces spéciales américaines en octobre 2019.

    L'agence de presse Demiroren a déclaré que Basim est soupçonné d'avoir organisé la formation de l’Etat islamique en Syrie et en Irak, ainsi que d’être membre du conseil de décision du groupe islamiste.

    Il est arrivé en Turquie avec un faux passeport et une carte d'identité, a indiqué l'agence.

    La Turquie détient régulièrement des suspects de l'Etat islamique, dont beaucoup sont soupçonnés d’avoir planifié des attaques dans le pays.

  • Daech publie un manuel d’instructions pour tuer des politiciens occidentaux

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    Daech a publié un manuel pour tuer les dirigeants du monde, exhortant les loups solitaires à se faire passer pour des journalistes afin de pouvoir passer des bombes en contrebande auprès de politiciens comme le président Trump.
    Lundi, al-Quraysh, un média pro-Daech, a publié un manuel intitulé ‘Comment assassiner les Leaders’, donnant aux jihadistes potentiels trois méthodes pour exécuter les ‘leaders politiques, les officiels et les chefs militaires’.
    Le manuel explique comment se faire passer pour un journaliste et comment dissimuler une arme à l’intérieur d’une caméra pour faire des ravages lors des conférences de presse.
    Le frère moudjahid, déguisé en journaliste, peut participer à des conférences de presse, des forums ou  des réunions qui lui permettent de cibler des personnalités ennemies clés. Il peut aussi utiliser la caméra comme un engin explosif ou pour cacher une arme à l’intérieur. L’affiche dit, selon le Middle East Research Institute.
    Mercredi, un média de Daech – Al-Taqwa Media Foundation – a montré un terroriste armé d’une lame en tenue militaire, debout derrière un Trump à genoux.
    La scène de l’exécution se lit comme suit : C’est ce que notre seigneur nous avait promis et il ne rompt pas une promesse, et l’Amérique pense avec ses alliés qu’ils font peur aux croyants ou qu’ils sont en train de vaincre les moudjahidin.
    Malgré la mort du chef de l’Etat islamique, Abu Bakr al-Baghdadi lors d’un raid américain en Syrie le 26 octobre, le culte de la mort propre aux jihadistes répand toujours son idéologie morbide du carnage dans les médias sociaux.
    Le guide en trois parties de Quraysh Media publié lundi propose d’autres méthodes pour attaquer des convois de VIP.
    Une deuxième tactique préconise l’utilisation de fusils de sniper à moyenne et longue portée pour attaquer les convois à partir de points d’observation élevés.
    Un loup solitaire peut perturber les convois des commandants ou leurs lieux de rassemblement en les attaquant avec des mitrailleuses ou des cocktails Molotov. dit le manuel.
    Ils peuvent également effectuer de telles opérations à l’aide d’armes blanches ou à partir d’endroits élevés.
    Enfin, le texte suggère de délimiter une zone potentielle d’attaque et de surveiller l’itinéraire d’un convoi afin d’exposer les failles de sécurité, ce qui permettrait également à l’agresseur d’envisager un  » plan de retrait « .
    C’est l’organisation Quraysh Media qui, au début du mois, a exhorté les partisans de Daech à allumer des incendies de forêt aux Etats-Unis et en Europe pour provoquer un chaos écologique.
    Le patron de l’Etat islamique, Al-Baghdadi, s’est fait exploser, avec deux de ses enfants, lors d’une opération des forces spéciales américaines sur un complexe fortement fortifié à Idlib, au nord-ouest de la Syrie, le mois dernier.
    L’assaut a été un coup dur pour le groupe, qui avait déjà perdu tous les territoires qu’il détenait en Syrie et en Irak lors d’une série de défaites militaires infligée par la coalition dirigée par les Etats-Unis.
    De nombreux combattants se sont échappés par les routes de contrebande vers le nord-ouest de la Syrie dans les derniers jours de la bataille avant la défaite territoriale du groupe au début de cette année. D’autres ont disparu dans les déserts de l’est de la Syrie et de l’Irak.
    Le groupe a nommé un successeur d’al-Baghdadi quelques jours plus tard, mais on sait peu de choses sur lui ou comment la structure du groupe a été affectée par les coups successifs.

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  • Etat islamique: Abdullah Qardash … Le sanguinaire successeur probable de Baghdadi à la tête de «l’Etat islamique»

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    Qardash Abudllah.jpgLe président américain Donald Trump a déclaré dimanche que le chef de l’Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, avait été tué lors d’une opération militaire américaine au nord-est de la Syrie et de la Syrie.
    La mort de Baghdadi a suscité des interrogations quant à son possible successeur à la direction de l’organisation islamiste après sa mort. La réponse est qu’il est probable que le successeur d’Abou Bakr al-Baghdadi soit Abdullah Qardash (photo ci-contre).
    Baghdadi avait désigné Qardash comme son successeur en août 2019.
    L’annonce de la nomination de Qardash comme successeur de Baghdadi intervient près de quatre mois après la dernière apparition de Baghdadi le 29 avril, au cours de laquelle il avait fait référence aux attentats à la bombe perpétrés au Sri Lanka par des dizaines de personnes, ainsi qu’à la bataille de Baghouz en Syrie.
    Qardash et Baghdadi ont été en relations pendant près de 16 ans. Les deux hommes s’étaient connus dans la prison de Bucca dans la province de Bassora, dans le sud de l’Irak. Ils étaient alors détenus par les forces américaines et sont restés prisonniers pendant des années, avant d’être relâchés et de commencer une nouvelle carrière avec l’État islamique.
    Qardash est originaire de la ville de Tal Afar, à l’ouest de Mossoul, qui est devenue un fief majeur de l’Etat islamique et presque le quartier général des chefs de l’Etat islamique au lendemain de la chute de Mossoul. Les forces irakiennes ont facilité leur entrée dans la ville après avoir laissé s’échapper, volontairement, des centaines d’extrémistes de Daech.
    Selon un rapport publié par l’Agence de sécurité nationale irakienne sur la question du terrorisme et des groupes terroristes, il est probable que la direction de l’Etat islamique sous Qardash conduise à une phase « très sérieuse » de violences aveugles contre des civils, à titre de représailles. En d’autres termes, l’agence de sécurité irakienne s’attend à ce que, sous la direction de Qardash on ait à déplorer le retour d’opérations terroristes visant à stimuler le déclenchement de conflits sectaires en Irak.
    La possibilité que Qardash succède à Baghdadi a déjà provoqué l’inquiétude au sein des services de sécurité, qui l’ont classé comme l’un des « dirigeants les plus féroces et les plus cruels de Daech ». Les services de renseignement irakiens ont déclenché une alerte à propos de la personnalité de Qardash, de ses mouvements et de l’endroit où il pourrait se trouver.
    Pour l’expert en sécurité irakien, Fadhil Abu Ragheef, «Qardash se caractérise par sa cruauté, son autoritarisme et son militantisme et qu’il a été le premier à rejoindre Baghdadi lors de la chute de Mossoul».