Asayish

  • Syrie : Arrestation d'un responsable de l'Etat islamique

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    Selon des sources locales, les Asayish, forces de sécurité kurdes, ont capturé un membre important de Daech responsable de la planification des assassinats de l'Etat islamique, du recrutement et de la facilitation des activités des cellules terroristes. Il a été capturé à al-Shafaa (province de Deir ezZor). L'arrestation a été  rendue possible grâce aux renseignements fournis par la Coalition anti-Daech.

  • Syrie : Les forces spéciales kurdes capturent un important cadre de Daech

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    Les forces de sécurité kurdes, les Asayish, ont capturé un membre important de l'Etat islamique lors d'une opération à Dhiban, à l'est de Deir ezZor. Les Asayish ont bénéficié d'une couverture aérienne de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis pour mener à bien leur mission.

    Les forces spéciales kurdes ont récupéré une importante quantité de matériel pour l'entretien et la réparation d'armes.
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    Deux autres membres de Daech arrêtés dans la même région
    2 membres de Daesh ont été arrêtés lors d'une autre opération de sécurité à al_Ozba à l'est de Deir_Ezzor. Des armes et du matériel ont été récupérés. Là aussi, la Coalition internationale a assuré la protection aérienne des forces de sécurité au sol.

  • Syrie : Toujours des combats à Qamishli entre forces de sécurité kurdes et miliciens pro-régime

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    105733_dsc_0016-768x512.jpegL'assassinat d'un chef de tribu arabe a provoqué une reprise des affrontements entre les Forces de défense nationale (FDN) pro-gouvernementales et les Asayish, l'aile de sécurité des Forces démocratiques syriennes (FDS), dans la ville de Qamishli dans le nord-est de la Syrie. 

    Le chef, Hayis Al-Jaryan (photo ci-contre), a été abattu  quelques minutes seulement après avoir quitté une réunion des leaders trivaux avec les dirigeants des FDN dans le district de Tayy, vendredi 23 avril. Les violents affrontements se poursuivent depuis trois jours dans le district.

    Al-Jaryan, un chef éminent de la tribu Bani Sab'a, participait aux efforts visant à négocier un accord de cessez-le-feu à Qamishli.

    Les Asayish ont accusé les FDN d'avoir assassiné al-Jaryan, qui était un partisan des FDS. Cependant, pour la tribu Tayy, ce sont les Kurdes qui sont responsables de cet assassinat. 

    La mort de Hayis Al-Jaryan a provoqué une reprise des affrontements. Les Asayish ont lancé une nouvelle attaque contre les combattants des FDN dans le district de Tayy. Les kurdes ont capturé dans la matinée du vendredi 23 avril les écoles Fadel Hassan et Ibn Sina situées dans le district.

    La veille, une délégation de la police militaire russe et de l'armée arabe syrienne s'était rendue sur les lignes de front à Tayy et rencontré des officiers des Asayish. Un cessez-le-feu avait été négocié mais il s'est effondré en quelques heures.

    Les Forces Démocratiques Syriennes (kurdes) dont font partie les Asayish, sont accusées par leurs adversaires de vouloir profiter du conflit pour renforcer leur influence à Qamishli. Le conflit est présenté comme une lutte contre le régime, tandis que les forces kurdes sont en fait confrontées à des tribus arabes locales qui défendent leur territoire.

    Pour l'instant, les affrontements se limitent toujours au district de Tayy. Cependant, la situation pourrait bientôt devenir incontrôlable. Les tribus arabes du nord-est de la Syrie pourraient rejoindre le conflit et prêter main forte aux membres de la tribu Tayy aux prises avec les forces kurdes.

    Déjà, selon nos informations, la zone des affrontements entre Asayish et FDN s'est élargie pour inclure également le quartier de Hilko, après avoir été confiné au quartier d'al-Tai.

    Une source militaire au sein des Asayish a déclaré que leurs forces avaient avancé d'environ 300 mètres lors des affrontements du jeudi et qu'elles étaient maintenant très proches du rond-point d'al-Tayy.

    La source a ajouté que les Asayish avait trouvé une grande quantité d'armes et de munitions dans le détachement de Lilo, dont les Asayish ont pris le contrôle tard dans la nuit de mercredi.

    Dernière nouvelle : 
    L'Administration autonome vient d'annoncer vendredi soir 23 avril un accord sur un cessez-le-feu humanitaire à Qamishli. Malheureusement, en début de nuit, malgré le cessez-le-feu, un poste de contrôle des Asayish près du rond-point d'al-Shabab a été la cible de tirs depuis des zones contrôlées par le régime. Les nouveaux affrontements ont duré très peu de temps et le calme est revenu presqu'aussitôt. Ils démontrent cependant la fragilité de la situation sur le terrain.



     

  • Syrie : 125 "membres" de l'Etat islamique arrêtés dans le camp d'Al-Hol

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    Les forces kurdes en Syrie ont annoncé vendredi avoir arrêté 125 membres présumés du groupe Etat islamique (Daech) à l'issue de leur opération dans le camp de déplacés d'Al-Hol, récemment secoué par une série de meurtres et d'incidents sécuritaires.

    Les Forces démocratiques syriennes (FDS) et la police kurde des Assayish ont lancé dimanche une opération sécuritaire à Al-Hol, véritable cité de tentes où vivent près de 62.000 personnes, en grande majorité des femmes et des enfants, dans le nord-est de la Syrie en guerre. En cinq jours, "125 membres des cellules dormantes de l'Etat islamique ont été arrêtés", a annoncé vendredi le porte-parole des Assayish, Ali al-Hassan. Parmi eux se trouvent une vingtaine de "responsables" des cellules à l'origine d'assassinats ayant eu lieu dans le camp, a précisé le porte-parole lors d'une conférence de presse depuis la localité d'Al-Hol, retransmise par plusieurs chaînes de télévision. Depuis le début de l'année, "plus de 47 meurtres" ont été perpétrés dans le camp, a indiqué M. Hassan.

    Al-Hol accueille les femmes et les enfants étrangers de jihadistes de l'Etat islamique, mais aussi des familles syriennes et irakiennes. L'ONU a maintes fois mis en garde contre une détérioration de la situation sécuritaire à Al-Hol, secoué par des tentatives d'évasion et des attaques contre des gardes et des employés d'ONG.

    "De nombreux éléments de l'Etat islamique ont infiltré" le camp d'Al-Hol en se faisant passer "pour des civils dans le but d'y mener leurs activités et de se réorganiser", selon M. Hassan. Malgré les arrestations, "le danger n'a pas encore été éliminé", a-t-il averti. 

  • Syrie : Les rebelles pro-turcs déjouent une attaque de deux femmes kamikazes à Afrin, une ville syrienne sous contrôle turc

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    Jeudi 1er avril, l'Armée Nationale Syrienne (SNA), un groupe de rebelles pro-turcs, a déjoué un attentat suicide au cœur de la zone d'Afrin, occupée par la Turquie, dans le nord de la Syrie.

    Les unités de sécurité de l'ANS ont appréhendé deux femmes kamikazes qui se déplaçaient dans le centre-ville d'Afrin dans un SUV Hyundai Santa Fe. Les femmes portaient des ceintures explosives, qui ont été démontées par des démineurs appelés sur place.
    Al-Mohrar, un média affilié à l'ANS, a affirmé que les deux kamikazes étaient affiliés aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes.

    Les unités de protection du peuple et d'autres factions des FDS sont connues pour avoir mené des attaques à Afrin. Cependant, ces forces n'effectuent pas d'attentats suicides, ce qui suscite le doute quant à l'exactitude des accusations.

    Les attentats-suicides pourraient être liés à l'Etat islamique, dont les cellules sont connues pour être actives dans les zones occupées par la Turquie dans le nord et le nord-est, y compris Afrin.

    Afrin connaît un état d'anarchie depuis que la région a été occupée par l'armée turque et ses alliés syriens au début de 2018. Ankara n'a pas encore fait de sérieux efforts pour sécuriser la zone.

    Deux vidéos impressionnantes de l'arrestation des deux femmes kamikazes


  • Syrie : Plus de 50 "membres" de l'Etat islamique arrêtés dans le camp d'al-Hol

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    Les forces kurdes ont annoncé mardi 30 mars 2021 avoir arrêté 53 membres du groupe Etat islamique (Daech) depuis le lancement d'une opération de fouille camp de déplacés d'al-Hol, récemment secoué par une série de meurtres et d'incidents sécuritaires.

    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), soutenues par la coalition internationale antijihadistes, ont lancé dimanche une vaste opération sécuritaire à al-Hol, véritable cité de tentes où vivent près de 62.000 personnes, en grande majorité des femmes et des enfants.

    Depuis l'annonce de la chute du "califat" de l'Etat islamique en mars 2019, les autorités kurdes ont maintes fois mis en garde contre des cas de radicalisation et des attaques dans le camp, où se trouvent les femmes et les enfants étrangers de jihadistes, mais aussi des familles syriennes et irakiennes.

    Dans un communiqué mardi, la police kurde des Assayish a rapporté "l'arrestation de 53 membres de l'Etat isamique, dont cinq chefs des cellules qui menaient des attaques terroristes dans le camp". Les forces de sécurité ont confisqué "des téléphones mobiles et plusieurs ordinateurs portables", précise la police kurde.

    Mardi, un correspondant de l'AFP a vu des combattants des forces kurdes lourdement armés déployés aux abords du camp pendant que des unités menaient des fouilles à l'intérieur. Certains résidents observaient les opérations à l'entrée de leur tente.

    Un responsable média de la principale milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), Simand Ali, a indiqué lundi à l'AFP que la plupart des personnes arrêtées étaient des Syriens et des Irakiens.

    Des "couteaux, des treillis militaires et des iPad" ont été retrouvés, parfois dans "des petites tranchées", a-t-il ajouté. Al-Hol est le plus grand des deux camps de déplacés gérés par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie en guerre.

    Plus de 40 meurtres y ont été recensés depuis le début de l'année, selon les autorités kurdes qui pointent du doigt des cellules de l'Etat islamique. Une source humanitaire avait également évoqué des tensions tribales. Le camp a aussi connu des tentatives d'évasion et des attaques contre des gardes et des employés d'ONG.

    Environ 10.000 femmes et enfants étrangers vivent dans une annexe qui leur est réservée, selon un rapport onusien. Les autorités kurdes réclament leur rapatriement mais la plupart des pays, notamment européens, rechignent à reprendre leurs citoyens. Certains, dont la France, ont rapatrié un nombre limité d'enfants, souvent des orphelins.

  • Syrie : Les Forces Démocratiques Syriennes publient des détails sur leurs opérations contre Daech à Deir ezZor

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    Jeudi 18 février, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de combattants dominée par les Kurdes et soutenues par les États-Unis ont donné des détails sur leur opération contre les cellules de l'Etat isamique à Deir Ezzor.

    L'opération a été lancée le 4 février pour venger Saada al-Hermas et Hind al-Khudair, deux responsables locaux des FDS  assassinés par des jihadistes de Daech dans le sud-est de Deir Ezzor en janvier. L'opération des FDS a été menée dans l'ensemble de la partie de Deir Ezzor sous leur contrôle. L'opération s'est terminée le 14 février.

    Dans leur communiqué officiel, les FDS ont révélé que 87 membres  de Daech à Deir Ezzor ont été appréhendés au cours de l'opération de dix jours.

    Les jihadistes capturés comprennent les responsables du meurtre d'al-Hermas et d'al-Khudair, ainsi qu'Ibrahim Abdul Razak, un commandant local de l'Etat islamique connu sous le nom d '«Hitler».

    «Au cours de cette opération, nous avons porté un coup dur aux tentatives de l'Etat islamique de se revitaliser et d'intensifier ses activités, et la campagne a atteint ses objectifs», indique le communiqué.

    Des unités des FDS ont également découvert un tunnel creusé par le groupe islamiste dans la ville d'al-Dshishah au sud-est de la province de Deir Ezzor.

    Au cours de l'opération, les armes suivantes ont été saisies par les FDS:
    15 fusils d'assaut de type Kalachnikov;
    Une mitraillette Uzi;
    Quatre fusils Sniper;
    Huit armes de poing;
    Cinq fusils de chasse;
    Deux grenades à main;
    Deux mines terrestres.
    Plusieurs unités kurdes des Unités de Protection du Peuple (YPG) des unités kurdes de protection des femmes (YPJ) et des forces de sécurité des FDS, appelées Asayish, ont pris part à l'opération. La coalition dirigée par les États-Unis a également apporté son soutien.

    L'opération à grande échelle a infligé des pertes aux cellules de l'Etat islamique à Deir Ezzor. Cependant, cela n'a pas mis fin à la présence du groupe terroriste dans la région.