8ème Brigade (pro-russe)

  • Syrie : Un général russe appelle à la réduction de la présence iranienne en Syrie:

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    Chvarkov.jpgAncien chef du centre russe pour la réconciliation des belligérants en Syrie, le lieutenant général Sergueï Chvarkov (photo) s'est opposé à l'expansion de la présence iranienne sur le sol syrien, rapporte RIA Novosti.

    "Une nouvelle pénétration à grande échelle de l'Iran en Syrie créera un certain nombre d'obstacles assez sérieux à l'avancement des réformes et au développement du processus politique en Syrie et entraînera des complications dans les relations avec Israël, les États-Unis, la Turquie et les pays arabes sunnites", a déclaré le chef militaire.

    Chvarkov estime que la présence iranienne compliquera également le financement étranger de projets de reconstruction de la Syrie, compliquera le règlement politique et le retour des réfugiés chez eux. Le général note que l'assistance russe et iranienne ne suffira pas à résoudre ces problèmes.

    Chvarkov a ajouté que les activités de l'Iran empêcheront également la levée des sanctions américaines contre la Syrie.

    On a noté depuis quelque temps de plus en plus de signes d'un conflit d'intérêts entre Russes et Iraniens en Syrie. Dans ce contexte, l'ancien commandant des milices pro-russes, Muhammad al-Masri, a été tué début septembre dans la province de Daraa, dans le sud-ouest de la Syrie.

    Le journal Al-Sharq al-Awsat a affirmé qu'il avait été tué par les autorités syriennes et qu'il ne s'agissait pas de la première tentative d'assassinat de miliciens pro-russes sur le terrain. Une tentative précédente avait eu lieu le 20 juin, lorsqu'un engin explosif avait été placé à bord d'un bus transportant des soldats d'une unité pro-russe revenant d'une base d'entraînement russe à proximité de Lattaquié. 12 soldats ont été tués et25 blessés.

    Chvarkov,, cité par le journal, a déclaré qu'en juin, al-Masri avait été arrêté par les autorités syriennes, mais que la partie russe avait obtenu sa libération.

    Selon les analystes cités par al-shark al Awsat, l'élimination du chef de l'unité pro-russe est à inscrire dans le cadre de la lutte d'influence entre la Russie et l'Iran dans le sud-ouest de la Syrie, une région stratégique en raison de sa proximité avec Israël. D'autres pensent que les meurtres sont le résultat de l'anarchie dans la région provoquée par les affrontements larvés entre Russes et Iraniens.

  • Syrie : Un autre commandant de la 8ème brigade du 5ème Corps soutenu par la Russie survit à une tentative d'assassinat à Daraa

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    Vendredi 18 septembre, un autre commandant de la 8e brigade soutenue par la Russie, une unité du 5e corps de l'armée arabe syrienne (AAS) iincorporant d'anciens rebelles, a survécu à une tentative d'assassinat dans l'est de la province de Daraa.

    Des tireurs non identifiés ont ouvert le feu sur le commandant "Yasser Hamed al-Zoubi (photo ci-dessus), alors qu'il passait sur une route reliant les villes de al-Jizah et Elemtaih. Le commandant a échappé à la tentative d'assassinat sans blessures graves.

    Al-Zoubi était un combattant des forces de la jeunesse d'Al-Sunnah, une faction de l'Armée libre syrienne, avant accepté l'accord de réconciliation de 2018 à Daraa.

    Selon des sources locales, Al-Zoubi a été l'un des premiers combattants à se joindre au processus de réconciliation. Plus tard, il s'est engagé dans la 8e brigade et est devenu commandant de terrain dans cette unité soutenue par la Russie.

    La veille, un attentat à l'explosif avait visé Ali Ahmed al-Sabah al-Miqdad, commandant adjoint de la 8e brigade et Qassem al-Sabah al-Miqdad, directeur financier de l'unité, dans l'est de Daraa. L'attaque a échoué.

    Aucun groupe n'a encore revendiqué les récentes attaques contre les commandants de la 8ème Brigade. L'Etat islamique reste cependant le principal suspect. Les cellules de Daech sont très actives dans l'est de la province de Daraa.

     

  • Syrie : Le président Vladimir Poutine apprécie peu la présence iranienne dans le sud de la Syrie

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    Jeudi 27 août, l'analyste militaire israélien Yoni Ben Menachem a déclaré que le président russe Vladimir Poutine n'était pas satisfait de la présence militaire de l'Iran en Syrie et des efforts iraniens pour contrôler les ressources naturelles de ce pays.

    Selon l'article de Menahem, Poutine considère l'activité iranienne, qui vise, entre autres, à ouvrir un nouveau front contre Israël sur les hauteurs du Golan syrien, comme une menace majeure pour la stabilité que la Russie travaille à établir en Syrie.

    La Russie cherche à récolter les fruits de son investissement en Syrie , et notamment en participant à la reconstruction du pays, affirme Menahem.

    Le sud de la Syrie est considéré comme l'un des fronts qui inquiète le président Poutine, en particulier le Golan, dans lequel le Hezbollah, avec l'aide militaire de la Syrie et de l'Iran, a mis en place une infrastructure opérationnelle et de renseignement pour attaquer Israël.

    Cette zone pourrait conduire à un affrontement militaire majeur avec Israël.

    C'est pour résoudre ce problème que "Moscou a mis en place une force militaire qui lui est fidèle dans le sud de la Syrie", explique Yoni Ben Menachem.

    Il a ajouté: "Il y a quelques jours, un cours de formation militaire s'est achevé avec la participation de plusieurs centaines de combattants de la 8e brigade dans la ville de Busra al-Sham dans la région de Daraa au sud de la Syrie."

    Il a souligné que "ceux qui ont participé au stage ont scandé des slogans contre le régime de Bachar al-Assad, et ont brandi une banderole sur laquelle on pouvait lire : la Syrie appartient à son peuple".

    La huitième brigade est dirigée par Ahmed al-Awda, un haut commandant du cinquième corps d'assaut, qui a annoncé la création de «l'armée unie», ou encore «l'armée de Houran».

    Ahmed al-Awda est né à Busra al-Sham, province de Daraa. Il a d'abord combattu dans les rangs du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham (anciennement Jabhat al-Nusra, la fiiale d'al-Qaïda en Syrie), mais il a ensuite fait défection.

    En 2013, la force militaire mise en place par Al-Awda était soutenue par les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Jordanie et une partie des États du Golfe.

    En 2017, «il s'est rapproché des Russes, et en 2018 il a rejoint le Cinquième Corps qui est directement placé sous le commandement de l'armée russe. Il a alors été nommé commandant de la région sud», écrit Menachem.

    Le 23 juillet, Ahmed al-Awda a annoncé que l'armée de Houran "deviendrait une seule unité militaire qui sera assez forte, non seulement pour défendre le Houran, mais aussi pour défendre toutes les parties de la Syrie".

    Selon des sources syriennes, al-Awda «tente depuis longtemps de recruter les jeunes hommes de la région qui refusent de rejoindre l’armée de Bachar al-Assad et se rebellent contre son régime», ajoute Menachem.

    Il a expliqué que "l'armée unifiée" que les Russes sont en train de mettre en place sera constituée "de rebelles contre le régime syrien, qui ont intérêt à maintenir le calme et la stabilité dans le Golan syrien sans affrontements avec Israël".

    Il y a un dialogue politique et militaire entre Israël et la Russie, et les deux pays veulent maintenir le calme dans le sud de la Syrie et ne pas provoquer d'escalade militaire.

    Si l '«armée de Houran» voyait effectivement le jour, elle pourrait constituer une force qui serait utilisée pour contrecarrer les intentions de l'Iran et du Hezbollah d'ouvrir un nouveau front contre Israël depuis le plateau du Golan, selon des estimations stratégiques à Tel Aviv.

    Néanmoins, l'analyste militaire israélien Yoni Ben Menachem soutient dans son article qu'Israël ne devrait pas interférer par le biais de ses unités de renseignement dans ce qui se passe dans la région.

    "Il devrait laisser les Russes faire le travail", a-t-il ajouté. L'objectif des Russes est de parvenir au calme et à la stabilité dans la région, et cela constitue également un intérêt israélien », selon Ben Menachem.