80e brigade du Hashd al-Chaabi

  • Irak : Un commandant des forces de résistance de Sinjar (YBS) tué par un drone turc dans le nord de l'Irak

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    Mervan Bedel.jpegMardi 7 décembre, un drone turc a pris pour cible un véhicule dans la ville de Sinjar, dans le gouvernorat de Ninive, au nord de l'Irak. Selon des sources locales, deux personnes ont été tuées au cours de l'attaque. Vidéo.

    L'une des victimes a été identifiée comme étant Mervan Bedel (photo ci-contre), commandant des Forces de résistance yézidies de Sinjar (YBS).

    L'YBS vise est une milice des Yézidis irakiens. Elle avait été créée pour protéger les Yézidis des attaques de l'Etat islamique. Aujourd'hui, ses membres font partie des forces armées irakiennes et forment le 80e régiment du Hashd al-Chaabi, une coalition de groupes paramilitaires majoritairement chiites. Le YBS est accusé par la Turquie d'être étroitement associé au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). C'est la raison pour laquelle début 2021, la direction militaire irakienne a exigé que les combattants de l'YBS quittent leurs positions dans le nord de l'Irak, ce que les membres de YBS ont refusé. 

    En raison de leurs liens supposés avec le PKK, les dirigeants de YBS sont fréquemment pris pour cible par les forces turques.

    Said Hassan.jpegEn août 2021, une frappe de l'armée de l'air turque a éliminé un autre commandant supérieur de l'YBS, Said Hassan (photo ci-contre), qui a joué un rôle important dans la lutte contre les terroristes de l'Etat islamique.

    Said Hassan est devenu le chef de la milice en 2014 après que l'Etat islamique ait saisi une partie importante du territoire irakien. Il a ensuite commandé le 80e régiment. Il a été tué quelques heures avant sa rencontre avec le Premier ministre irakien Mustafa Al-Kazimi.

  • Irak : Raid aérien turc - Bagdad accuse la Turquie d'avoir bombardé une clinique

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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a démenti, samedi soir 21 août 2021, que la cible du raid aérien turc qui a fait huit morts mardi dans le nord-ouest de l'Irak était une clinique, affirmant qu'il s'agissait d'une base du groupe rebelle du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    "Contrairement aux allégations de l'organisation terroriste, la cible frappée n'était pas un hôpital ou un centre médical, mais un des lieux d'hébergement de cette organisation", a affirmé M. Erdogan lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, selon un communiqué de la présidence turque.

    M. Erdogan a aussi estimé que l'encerclement du PKK le poussait à adopter "ce genre de mensonges" et que la Turquie agissait avec "une haute sensibilité" lors de ce type d'opérations. Le raid aérien mené mardi par la Turquie contre une clinique du Sinjar, dans le nord-ouest de l'Irak, où était soigné un membre du PKK, a fait huit morts. Selon les autorités locales, quatre employés de la clinique et quatre combattants ont été tués.

    Les combattants faisaient partie de la 80ème brigade du Hachd al-Chaabi, une coalition de milices chiites irakiennes pro-iraniennes. La 80ème brigade est considérée comme proche du PKK et composée de Yezidis, une minorité qui avait été persécutée par le groupe Etat islamique à partir de 2014.

    Les forces turques mènent fréquemment des opérations contre les bases arrières du PKK dans le nord de l'Irak. Les raids turcs suscitent des tensions avec le gouvernement de Bagdad, mais le président turc répète régulièrement que son pays entend "s'occuper" du PKK dans ces régions si l'Irak n'est "pas en mesure de le faire".

    Dans un communiqué diffusé mercredi, le conseil irakien de sécurité nationale a "condamné les actions militaires unilatérales" et "rejeté l'utilisation des terres irakiennes pour régler des comptes", sans toutefois citer la Turquie.