5e Corps d'Assaut (pro-russe)

  • Syrie : Des hommes armés attaquent les postes de contrôle du régime à Al-Sanamayn, province de Daraa

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    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a fait état de plusieurs attaques menées par des inconnus armés aux premières heures de samedi matin 27 février. Les attaques ont visé des postes  militaires des forces du régime et des services de sécurité dans la ville d'Al-Sanamayn dans le nord de la province de Daraa . On ignore s'il y a eu des victimes. 

    D'autres hommes armés ont ouvert le feu sur un civil, travaillant comme chauffeur entre la Syrie et le Liban, dans la ville de Ghasam, dans l'est de la province de Daraa. Le chauffeur a survécu.

    Chaos sécuritaire dans la province de Daraa
    Depuis le début du chaos sécuritaire à Daraa, début juin 2019,  l'OSDH a documenté plus de 937 attaques et tentatives d'assassinat par balles ou mines en bords de route, ou encore par l'explosion de motos et  voitures piégées. Ces attaques et assassinats ont coûté la vie à 606 personnes :
    - 172 civils, dont 12 femmes et 16 enfants
    - 270 soldats du régime, loyalistes et collaborateurs des services de sécurité du régime
    - 114 rebelles ralliés au régime et servant dans les rangs des services de sécurité du régime, y compris d'anciens commandants rebelles
    - 23 miliciens syriens affiliés au Hezbollah libanais et aux forces iraniennes
    - 25 membres du  5e Corps d'assaut créé par la Russie.

  • Syrie : 20 combattants prorégime tués dans une attaque de l'Etat islamique

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    Au moins 20 combattants du régime syrien ont été tués mercredi 3 février 2021 dans une attaque imputée à l'Etat islamique menée dans le vaste désert central du pays, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    L'attaque a eu lieu aux petites heures du matin. Les jihadistes ont attaqué les troupes gouvernementales déployées le long d'une route reliant la ville de Sukhnah dans l'est de Homs à la ville d'Ithriyah dans l'est de Hama.

    Malgré sa mise en déroute en mars 2019 avec la chute de son "califat", l'Etat islamique continue de lancer des attaques meurtrières notamment dans le désert de la Badiya qui s'étend des provinces centrales de Homs et Hama, jusqu'à celle de Deir ez-Zor, dans l'extrême Est.

    Une attaque imputée aux jihadistes dans la province de Hama a tué "20 combattants des forces du régime et des groupes alliés", a indiqué l'OSDH. Parmi les victimes figurent 12 combattants d'une milice locale appelée "brigade Baqer. Les membres de la brigade Baqer décédés (photo) étaient tous originaires d'Alep. Fondée en 2012 à Alep, la Brigade Baqer est l'un des plus grands groupes soutenus par l'Iran en Syrie. Le groupe compte plus de 3000 combattants. Il opère sur plusieurs lignes de front, principalement contre les cellules de l'Etat islamique dans la région centrale.

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    Les jihadistes ont également essuyé des pertes, a ajouté l'OSDH, sans fournir de bilan exact.

    Après avoir autoproclamé en 2014 un "califat" à cheval sur la Syrie et l'Irak, l'Etat islamique a enchaîné les défaites dans les deux pays avant de s'écrouler en mars 2019 en Syrie. Ces derniers mois, la Badiya a été le théâtre de combats réguliers entre les jihadistes qui ont renoué avec la clandestinité et les forces du régime, appuyées par des frappes aériennes de l'allié russe.

    Fin décembre, au moins 37 soldats du régime ont été tués dans une attaque revendiquée par l'Etat islamique et visant un bus qui les ramenait chez eux pour une permission, selon l'OSDH. Il s'agissait d'un des assauts les plus meurtriers depuis la chute du "califat".

    Les forces pro-russes du Cinquième Corps d'assaut et la Brigade palestinienne al-Quds, continuent d'essayer de sécuriser la route Deir Ezzor-Homs avec l'appui des avions de combat russes. Mais cette route stratégique reste extrêmement dangereuse en raison des nombreuses embuscades tendues par les jihadistes de Daech.

    L'OSDH a rapporté que les affrontements entre les forces du régime et l'Etat islamique se poursuivaient toujours ce mercredi matin sur plusieurs axes au sein du triangle Alep-Hama-Raqqa et dans les deux provinces de Homs et Deir ez-Zor.

    Le nombre de pertes humaines pendant la période allant du 24 mars 2019 à nos jours a atteint 1270 morts dans les rangs des forces du régime et des militants qui leur sont fidèles de nationalités syrienne et non syrienne, dont au moins deux russes, en plus à 145 miliciens pro-iraniens de nationalités non syriennes, Ils ont tous été tués lors d'attaques, d'attentats et d'embuscades de l'Etat islamique dans l'ouest de l'Euphrate, le désert de Deir ez-Zor, Raqqa, Homs et As-Soueida.

    L'OSDH a également documenté le meurtre de 4 civils travaillant dans les champs de gaz et de 11 bergers en plus d'une citoyenne, d'une jeune fille et de deux hommes dans les attaques de l'Etat islamique. Les pertes de l'Etat islamique sont estimées par l'OSDH à 703 jihadistes tués au cours de la même période au cours d'attaques et de bombardements aériens.

  • Syrie : La 4ème division de l'armée syrienne attaque d'anciens rebelles pro-russes dans la province de Daraa (sud)

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    Dimanche 24 janvier au matin, des unités de la 4 e division de l'Armée arabe syrienne (AAS), dirigée par Maher al-Assad, le frère du président syrien, ont lancé une attaque contre d'anciens rebelles dans la campagne de l'ouest de Deraa.
     
    L'attaque aurait commencé par de violents bombardements contre des positions rebelles dans les villes de Muzayrib, al-Yadudah et Tafas. Les bombardements ont visé le bureau personnel de Khaldoun al-Zoubi, un ancien commandant de l'armée syrienne libre et un dirigeant actuel de la faction «Fajr Al-Islam» (Aube de l'Islam) dans l'ouest de Daraa.
     
    Selon des sources locales, de violents affrontements ont éclaté lorsque les éléments de la 4e division ont voulu progresser vers les trois villes. La Ligue libre de Horan a affirmé qu'un char de combat avait été touché et qu'une unité d'infanterie de la 4 e division avait été prise en embuscade par d'anciens rebelles pendant les affrontements. Ces affirmations doivent encore être vérifiées. Il s'agit en tous les cas des affrontements  les plus violents depuis que le régime syrien a regagné Daraa, notamment en raison de l'utilisation d'armes lourdes par les deux parties. Le bilan provisoire des combats serait de 4 morts et des blessés parmi les soldats de la 4e division. Plusieurs membres du «Fajr Al-Islam» auraient également été tués et blessés mais leur nombre n'a pas été communiqué.

    Les combats ont éclaté après l'échec des négociations de samedi 23 janvier. Le régime syrien exigeait la déportation d'anciens commandants et combattants des factions rebelles dans la province d'Edleb et la remise des armes lourdes aux mains des rebelles.
     
    Selon l'Organisation Syrienne des Droits de l'Homme (OSDH), les ex-rebelles ont réussi à repousser les attaques de la 4e Division et ont déclenché une contre-attaque, au milieu d'un échange de tirs de roquettes entre les deux camps. Les affrontements se sont terminés dans l'après-midi après une rencontre entre des officiers de la 4 e division et les chefs de la 8e brigade, une unité du 5e corps d'assaut, une unité formée par la Russie et composée d'anciens rebelles. La réunion était organisée par la police militaire russe.
     
    Les membres du 5e corps d'Assaut bénéficient du soutien des combattants locaux de la province de Daraa. Cependant, aucune attaque ou provocation n'a été signalée dans d'autres régions.
     
    En début de semaine, la 4e Division avait déployé d'importants renforts à Daraa. Plus tard, la division a commencé à mettre en œuvre un plan visant à renforcer les mesures de sécurité dans l'ouest de Deraa. Les points de contrôle ont été renforcés et de nouveaux postes ont été créés.
     
    Des dizaines d'attaques ont visé les troupes syriennes et même d'anciens rebelles dans l'ouest de Deraa et dans d'autres parties du gouvernorat au cours de l'année 2020.
     
    L'attaque limitée du 24 janvier visait probablement à faire pression sur les anciens rebelles pour qu'ils acceptent les nouvelles mesures de l'AAS dans l'ouest de Deraa, qui visent à améliorer la sécurité. Les rebelles, cependant, peuvent choisir d'aggraver la situation pour tenter de maintenir leur influence.

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  • Syrie : Nouvelle attaque de l'Etat islamique sur la route ithriya-Raqqa : 6 soldats tués - des militaires disparus

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    Dimanche 3 janvier, des membres de l'Etat islamique ont mené de nouvelles attaques contre des bus sur la route Raqqa-Salamiyya, près de Wadi al-Azib, à seulement 10 km à l'ouest d'Ithriya, dans la province de Hama.  Un bus civil et un bus militaire transportant les forces gouvernementales ont essuyé des tirs. Six personnes seraient décédées, des militaires selon les premières informations. 9 autres personnes seraient blessées. La circulation sur cette route serait coupée alors que les affrontements se poursuivent.

     
    On rapporte  également la disparition près de Palmyre, dans l'est de la province de Homs, de deux camions du 5e corps d'assaut, une unité de l'armée arabe syrienne entraînée par les Russes 

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  • Syrie : Le 5ème Corps d'assaut (une unité pro-russe) a créé un réseau de positions le long de la frontière irako-syrienne

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    Le 5 e corps d'assaut de l' Armée arabe syrienne (AAS),  soutenu par la Russie, a été déployé pour la première fois à la frontière sirako-syrienne, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 17 décembre.

    Selon l'OSDH, les troupes du 5 e corps d'assaut ont été déployées dans un certain nombre de postes frontières situés près de la ville de Boukamal.

    «Plusieurs milices soutenues par l'Iran, y compris le Mouvement Hezbollah al-Nujabaa, le Hezbollah irakien et Harakat al-Abdal, ont cédé plusieurs postes au 5 e Corps, conformément à un accord russo-iranien dont les termes n'ont pas encore été divulgués». affirme l'OSDH.

    La semaine dernière, la police militaire russe a établi un quartier général à Boukamal. Le poste frontière de Qa'im avec l'Irak est situé à moins de 7 km du centre de la ville.

    Les forces russes opèrent dans le sud de la province de Deir Ezzor depuis près de trois ans. Leur présence dans la région vise à contrer l'Etat islamique  et à faire rempart à la coalition dirigée par les États-Unis, qui maintiennent une force importante sur la rive est de l'Euphrate.

    Des sources pro-israéliennes affirment que la présence russe croissante dans le sud de Deir Ezzor et le long de la frontière avec l'Irak pourrait être le signe d'un retrait iranien proche de la région.

    Les forces soutenues par l'Iran ont été initialement déployées dans la région parce que l'AAS était occupée sur de nombreux fronts dans le sud et le centre de la Syrie. La plupart de ces fronts ont été traités au cours des deux dernières années et ne nécessitent plus des contingents importants de l'AAS..

     

  • Irak : Des militants kurdes syriens attaquent des Peshmergas (Kurdes irakiens) à partir du nord-est syrien 

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    Le ministère des Affaires Peshmergas du gouvernement régional du Kurdistan irakien (KRG) a annoncé le 16 décembre que ses forces avaient été attaquées par les Unités de protection du peuple (YPG).

    Le vice-ministre des Peshmergas, Sarbast Lazgin, a déclaré aux journalistes qu'un groupe de huit combattants des YPG avait tenté de se faufiler du nord-est de la Syrie vers le territoire du KRG tôt le matin. Les Peshmergas ont averti le groupe de Kurdes syriens de rebrousser chemin. Cependant, cinq des combattants syriens ont ignoré les avertissements des Kurdes irakiens

    Un peu plus tard, une position frontalière peshmerga dans la région, où la tentative d'infiltration a eu lieu, a été attaquée par 50 à 60 hommes armés venant du nord-est de la Syrie.

    Le nord-est de la Syrie est contrôlé par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis. Les YPG  (Kurdes syriens) constituent l'essentiel des Forces Démocratiques Syriennes.

    L'attaque contre les Peshmergas a été condamnée par le Premier ministre du KRG Masrour Barzani, qui l'a qualifiée d '«attaque non provoquée des YPG».

    «Il s'agit d'une violation claire et illégale du territoire de la région du Kurdistan et de l'autorité du gouvernement régional du Kurdistan», a déclaré Barzani. «Les YPG ne sont pas  autorisés à utiliser l'aide étrangère pour lancer des attaques sur notre territoire. Toute répétition porterait gravement atteinte à la sécurité régionale. »

    Barzani a appelé la coalition dirigée par les États-Unis à veiller à ce que les YPG ne lancent aucune nouvelle attaque contre les Peshmergas depuis la région du nord-est de la Syrie.

    Le commandant en chef des FDS, Mazloum Abdi, a qualifié l'attaque contre les Peshmergas de «honteuse», affirmant sur Twitter que toutes les attaques contre le KRG et les Peshmergas devaient cesser.

    Ce n'est pas le premier incident de ce genre. Deux jours plus tôt, un peshmerga avait été tué dans des affrontements avec des combattants du PKK,  dans la région d'Amedi, dans la province de Duhok.

     

  • Syrie : Tensions entre le 5ème corps d’assaut (pro-russe) et les miliciens chiites du Hezbollah (pro-iranien)
Samedi

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    Samedi 28 novembre, la police militaire russe a intensifié ses patrouilles dans la ville de Mayadine, dans l’est de la province de Deir ez-Zor.

L’intensification des patrouilles de la police militaire russe est due aux tensions entre le 5ème corps (pro-russe) et le milice chiite du Hezbollah dans la ville de Mayadin suite à une querelle entre les patrouilles des deux groupes armés.

    Le 5ème Corps d’assaut, intégré à l’Armée Arabe Syrienne (AAS) fidèle à Bachar al-Assad est sous l’administration des conseillers militaires russes, ce qui explique les raisons de l’intervention de la police militaire russe.