Jean-René Belliard analyse le Proche-Orient

  • Afghanistan : Quatre membres des forces de sécurité ont été tués dans une embuscade des talibans à Bamyan

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    Les responsables de la sécurité dans la province de Bamyan ont déclaré que samedi, à 5 heures du matin, quatre membres d'une unité spéciale de police ont été tués dans une embuscade des talibans dans la vallée de la chasse du district de Shibar.

    Le chef de la police de Bamyan, Sadegh Moradi, a déclaré que deux autres soldats avaient été blessés lors de l'attaque des talibans et emmenés à Kaboul pour y être soignés.

    Selon le chef de la police de Bamyan, on s'attendait à une attaque des talibans contre les points de contrôle "Baghak" à Dare Shekari, et pour cette raison, une unité de police spéciale avait été envoyée dans la région pour renforcer ces points de contrôle et tendre une embuscade aux talibans.

    Mais les forces de sécurité ont été prises en embuscade par les talibans dans la zone "Babuke" de la vallée de la chasse et que les combats étaient toujours en cours.

    Les responsables de la sécurité à Bamyan affirment que les forces de sécurité poursuivent leur opération contre les talibans dans la montagne et que des efforts sont déployés pour dégager la zone des talibans dès que possible.

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  • Burkina Faso : une quarantaine de terroristes neutralisés dans l’est

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    (Attentiion E.B.)

    Une quarantaine de terroristes ont été tués et trois autres capturés jeudi, par les forces de défense et de sécurité du Burkina Faso, lors d’une opération antiterroriste dans la localité de Tapoa-Djerma, situé à 25 kilomètres de Diapaga province de la Tapoa dans la région de l’est, a rapporté vendredi, l’Agence d’information du Burkina (AIB).

    Selon l’AIB, l’armée, informée jeudi, de la présence d’une importante colonne d’hommes armés dans la localité de Tapoa-Djerma, a lancé une opération d'envergure pour les repousser, appuyée par des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP, civils armés par le gouvernement du Burkina Faso pour épauler l'armée).

    "Une quarantaine de terroristes ont été abattus", indique l’AIB qui cite des sources sécuritaires locales. Plusieurs autres médias locaux ont confirmé ce bilan.

    "Quand l’armée a lancé l’assaut, les assaillants se sont dirigés vers la forêt du Parc W. c’est là qu’ils ont été neutralisés. Le bilan est d’au moins 40 terroristes tués, trois capturés, des armes et du matériel roulant récupéré", a déclaré une source administrative.

    Au retour de la mission, une équipe de l’armée est tombée dans une embuscade tendue par des individus armés non identifiés, blessant sept militaires, selon la même source.

    Les autorités burkinabè n'ont encore fait aucune déclaration au sujet de cette opération samedi à 09h00 GMT.

    Dans cette même région, six "Volontaires pour la défense de la patrie" (VDP), ont été tués le même jour (jeudi), dans une attaque perpétrée par des terroristes présumés, dans le village de Touldeni, selon un communiqué du maire de la commune de Fada N'gourma, Jean-Claude Louari.

    La riposte a permis d’"infliger des pertes importantes aux assaillants", obligeant ces derniers à fuir, a-t-il expliqué. Selon une source locale, une vingtaine de terroristes présumés ont été abattus.

    La situation sécuritaire au Burkina Faso est marquée par une recrudescence d'attaques terroristes dans plusieurs régions du pays depuis 2015, faisant de nombreuses victimes et des milliers de déplacés internes.

    Jeudi, au moins deux militaires ont été tués dans l'explosion de leur véhicule au passage d'un engin explosif improvisé dans la localité de Toéni dans le nord-ouest du pays.

  • Syrie : Des centaines de mercenaires syriens sont revenus de Libye

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    Plus de 1 400 militants syriens soutenus par la Turquie sont rentrés récemment de Libye, où ils se sont battus pour le gouvernement d'accord national (GNA), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 26 septembre.

    L'OSDH a déclaré que les militants syriens sont rentrés de Libye après avoir rempli leurs contrats. Ils ont tous été entièrement payés. Des rapports précédents ont révélé que les militants se sont vu promettre jusqu'à 2 000 dollars par mois.

    La Turquie a déployé plus de 18.000 militants syriens, dont 350 enfants, en Libye depuis l'année dernière pour soutenir les forces du GNA.

    Les militants syriens ont participé à une série d'attaques contre l'Armée nationale libyenne (ANL). Leur soutien a permis aux forces du GNA de réaliser des progrès significatifs dans l'ouest et le nord-ouest de la Libye au début de cette année.

    Aujourd'hui, après la mise en place d'un cessez-le-feu en Libye, de nombreux militants retournent en Syrie. Selon l'OSDH, 8.500 militants sont retournés dans leur pays jusqu'à présent.

    La GNA et l'ANL du maréchal Haftar sont aujourd'hui plus proches que jamais d'un règlement politique. La Russie et la Turquie faciliteraient les efforts de paix en Libye en travaillant au retrait de tous les combattants étrangers qui soutiennent les deux parties.

  • Syrie : Les jihadistes du "Khorasan" appellent les militants à déserter le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham

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    Un groupe de jihadistes du Khorasan, nom islamique du Pakistan et de l'Afghanistan, a appelé les militants à faire défection de Hayat Tahrir al-Sham (HTS) dans une nouvelle déclaration.

    HTS, qui était la branche officielle d'Al-Qaïda en Syrie, avant de s'en écarter, règne actuellement sur la région du Grand Edleb, au nord-ouest de la Syrie.

    Dans cette déclaration, publiée le 20 septembre, les jihadistes accusent HTS et son chef, Abu Mohamad al-Julani, de suivre la même voie "dépravée" que l'Etat islamique.

    "Al-Julani est devenu un oppresseur, un corrupteur", a déclaré le jihadiste dans la déclaration, ajoutant qu'Al-Julani a "brisé le serment d'allégeance [à Al-Qaida], obsédé les moudjahidin, brisé leurs rangs, les a empêchés de travailler contre les Nusayris [l'armée syrienne], a fait taire leurs voix, les a emprisonnés et a fait une descente dans leurs maisons".

    Les jihadistes ont également reproché à al-Julani d'avoir fait des concessions à l'Occident, notamment en autorisant l'armée turque à pénétrer dans le Grand Edleb.

    HTS s'efforce d'affirmer sa domination sur le Grand Edleb et tente d'apaiser l'Occident en sévissant contre les autres groupes jihadistes de la région. Au début de cette année, le groupe s'est affronté aux membres de Horas al-Din et d'autres groupes affiliés à Al-Qaida.

    Hayat Tahrir al-Sham a également arrêté un certain nombre de personnalités affiliées à Al-Qaïda, dont les djihadistes français regroupés autour d'Omar Diaby.

    La guerre d'Al-Julani contre les jihadistes étrangers en Syrie a apparemment commencé à provoquer les "vieilles gardes" d'Al-Qaida. Cela pourrait avoir de graves conséquences sur l'unité au sein de HTS.

  • L'Arménie transporterait des combattants kurdes au Nagarno-Karabakh, selon l'Azerbaïdjan

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    L'Arménie a transporté des combattants des Unités de protection du peuple kurde (YPG) et du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) vers le territoire contesté du Haut-Karabakh, a dénoncé le 25 septembre le quotidien turc Yeni Şafak, citant des médias azerbaïdjanais.

    Le Haut-Karabakh est une région enclavée de l'Azerbaïdjan, régie par la République de l'Artsakh, un État indépendant de facto à majorité ethnique arménienne, établi sur la base de l'Oblast autonome du Haut-Karabakh de la République d'Azerbaïdjan.

    L'Azerbaïdjan n'a pas exercé d'autorité politique sur la région depuis l'émergence du mouvement du Karabakh en 1988.

    Selon les médias azerbaïdjanais, l'Arménie transporte des combattants kurdes au Haut-Karabakh pour former des formations locales au sabotage, aux raids et aux engins explosifs improvisés.

    Des sources azerbaïdjanaises ont affirmé que l'ambassadeur d'Arménie en Irak, Hrachya Poladian, avait orchestré l'accord avec le YPG et le PKK en Syrie et en Irak. Poladian a également conclu un accord avec l'Union patriotique du nord de l'Irak pour le transfert des combattants kurdes d'Irak.

    Les combattants kurdes suivraient plusieurs itinéraires à travers l'Iran pour atteindre le Haut-Karabakh. Les deux principales routes sont les suivantes :

    De Sulaymaniyah en Irak à Sabis, puis à Kermanshah en Iran et de là au Nagorno-Karabakh.

    Du Mont Qandil en Irak à l'Urmiya en Iran puis au Haut-Karabakh.

    Les allégations de l'Azerbaïdjan contre l'Arménie semblent être une réponse aux récentes informations selon lesquelles des militants syriens soutenus par la Turquie se rendraient en Azerbaïdjan pour y travailler comme mercenaires pour les forces armées du pays.

    Un récent rapport de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a révélé que la Turquie avait déjà envoyé 300 militants syriens en Azerbaïdjan.

    De nombreux rebelles syriens soutenus par la Turquie ont confirmé le déploiement en Azerbaïdjan. Un message audio récemment divulgué a même révélé que les militants, dont la plupart sont des radicaux, étaient choqués que l'Azerbaïdjan soit un pays à majorité chiite.

    Message audio des radicaux sur leur refus de se battre avec des chiites

    Les forces armées azerbaïdjanaises et l'armée arménienne se sont engagées dans une série d'escarmouches en juillet. À l'époque, la Turquie s'était engagée à fournir une assistance militaire aux forces armées azerbaïdjanaises.

    Les récents rapports sur le déploiement en Azerbaïdjan de militants syriens soutenus par la Turquie et les déclarations des médias azéris sur la coopération en cours entre Erevan et les groupes kurdes indiquent que la tension entre les deux pays va continuer à augmenter.

  • Syrie : Une attaque de drones prend pour cible l'armée syrienne dans le sud d'Edleb

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    Samedi 25 septembre dans la soirée, des drones ont attaqué les troupes de l'armée arabe syrienne (AAS) dans la partie sud de la région du Grand Edleb.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un certain nombre de drones, lancés par des rebelles, ont frappé les positions de l'armée près des villes de Kafr Battikh et Dadikh. Aucune perte matérielle ou humaine n'a été signalée.

    L'OSDH affirme qu'il s'agit de la deuxième attaque de ce type cette semaine. La première attaque a visé les troupes syriennes à al-Jub al-Hamar, dans le nord-ouest de la province de Hama, il y a quelques jours.

    "Les factions (rebelles) travaillent au développement de drones et à l'entraînement du personnel pour les utiliser au cas où les forces du régime tenteraient d'avancer [dans le Grand Edleb]", peut-on lire dans le rapport de l'OSDH.

    Le groupe Hay'at Tahrir al-Sham, anciennement affilié à Al-Qaida, qui contrôle le Grand Edleb, serait à l'origine d'une série d'attaques de drones qui ont visé les forces russes et les troupes de l'AAS au cours des deux dernières années. La majorité des attaques du groupe jihadiste s'est soldée par un échec complet.

    Ces attaques constituent une violation flagrante du cessez-le-feu dans le Grand Idlib. Le cessez-le-feu, qui a été mis en place le 5 mars, semble être sur le point de s'effondrer.

  • Liban : Affrontements entre l'armée libanaise et des terroristes à Wadi Khaled

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    Des affrontements ont eu lieu samedi 26 septembre entre l'armée libanaise et un groupe syrien armé à Wadi Khaled, rapporte la LBCI.
    Certaines informations mentionnent que l'opération a commencé lorsqu'une unité de la Branche de renseignement des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) est tombée sur un groupe armé syro-libanais, ce qui a provoqué des affrontements dans la région d'Al-Fard, après quoi l'armée libanaise est intervenue en soutien. Les éléments armés étaient retranchés dans une maison isolée à la périphérie de la ville d'Al-Fard à Wadi Khaled.
    Selon la chaîne, le groupe est accusé de préparer des attentats terroristes. L'armée n'a pas publié de communiqué à ce sujet.

    Voir la vidéo des affrontements