Jean-René Belliard analyse le Proche-Orient

  • Burkina Faso : Coup d'Etat - La France prise à partie - La Russie acclamée

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    Vendredi soir 30 septembre 2022, des militaires emmenés par le capitaine Traoré ont annoncé la destitution de M. Damiba. Lui-même était arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en janvier, ayant renversé le président Roch Marc Christian Kaboré qu'il accusait d'inefficacité dans la lutte contre les violences jihadistes. Mais Damiba n'avait pas fait mieux et, ces derniers mois, des attaques frappant des dizaines de civils et de soldats se sont multipliées dans le Nord et l'Est du Burkina Faso, où des villes sont désormais soumises à un blocus des jihadistes.

    Quelques heures avant l'annonce de la destitution du lieutenant-colonel Damiba, vendredi soir 30 septembre 2022, plusieurs centaines de personnes avaient manifesté à Ouagadougou pour réclamer son départ, mais aussi la fin de la présence militaire française au Sahel, et une coopération militaire avec la Russie. L'influence de Moscou ne cesse de croître dans plusieurs pays d'Afrique francophone ces dernières années, particulièrement au Mali et en Centrafrique. Ci-dessous, photo d'un manifestant brandissant un drapeau russe :
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    Près de deux jours après l'annonce de la destitution du chef de la junte au pouvoir, la tension restait vive dimanche au Burkina Faso. Le lieutenant-colonel Damiba a d'abord fait savoir qu'il refusait d'abdiquer, avant d'accepter de démissionner dimanche soir.

    La France prise pour cible par les partisans de Traoré
    Dimanche, quelques dizaines de manifestants soutenant Ibrahim Traoré se sont rassemblés devant l'ambassade de France à Ouagadougou, mettant le feu à des barrières de protection et jetant des pierres à l'intérieur du bâtiment sur le toit duquel étaient positionnés des soldats français, d'autres arrachant des barbelés pour tenter d'escalader le mur d'enceinte du bâtiment diplomatique, a constaté un journaliste de l'AFP. Des gaz lacrymogènes ont été tirés depuis l'intérieur de l'ambassade pour disperser les manifestants, a-t-il également constaté. Vidéo.

    Samedi en fin d'après-midi, deux institutions françaises avaient déjà été prises pour cibles par des manifestants: un incendie s'était déclaré devant l'ambassade de France et l'Institut français à Ouagadougou, un autre devant l'Institut français à Bobo-Dioulasso.

    Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué que l'institut de Ouagadougou avait subi des "dommages importants", condamnant "avec la plus grande fermeté les violences contre nos emprises diplomatiques au Burkina Faso". Des affirmations sur les réseaux sociaux faisant état d'une protection accordée par la France au lieutenant-colonel Damiba ont participé à exciter la colère des manifestants pro-Traoré. Elles ont été formellement démenties tant par Paris que par M. Damiba lui-même.

    Le nouvel homme fort du Burkina Faso appelle au calme
    Dans un communiqué lu dimanche par l'un de ses proches à la télévision nationale, le capitaine Traoré, qui se trouvait à ses côtés, a appelé les manifestants à "se départir de tout acte de violence et de vandalisme (...) notamment ceux qui pourraient être perpétrés contre l'ambassade de la France ou la base militaire française" à Ouagadougou. Il a appelé "au calme et à la retenue". Evoquant des discussions en cours avec le camp du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba destitué vendredi, mais qui n'entend jusqu'alors pas abdiquer, le capitaine Traoré a affirmé que "les choses sont en train de rentrer progressivement dans l'ordre".

    Dimanche, outre l'ambassade, des manifestants se sont également rassemblés près du siège de la télévision nationale du Burkina Faso autour duquel le dispositif de blindés en place depuis vendredi avait été allégé, avec trois véhicules, au lieu d'une vingtaine. Plusieurs centaines de manifestants, réclamant la reddition définitive de M. Damiba, scandant des slogans anti-français et brandissant des drapeaux russes, ont accompagné le cortège du capitaine Traoré à la télévision où il est allé pour l'enregistrement de son communiqué.

    Levée du couvre-feu
    En dépit des tensions, les putschistes ont indiqué que le couvre-feu instauré vendredi de 21h00 à 05h00 (locales et GMT) avait été levé. Les frontières restent pour l'instant fermées. Le lieutenant-colonel Damiba était arrivé au pouvoir en janvier par un coup d'Etat , accusé d'inefficacité dans la lutte contre les violences jihadistes. Mais ces derniers mois, des attaques frappant des dizaines de civils et de soldats se sont multipliées dans le Nord et l'Est du Burkina Faso, où des villes sont désormais soumises à un blocus des jihadistes.

    Le pays en proie à la violence islamiste
    Depuis 2015, les attaques régulières de mouvements armés affiliés à al-Qaïda et à l'Etat islamique ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes.

  • Украина: Лиман почти окружен - российские подразделения оказались в ловушке внутри города

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    Битва за Лиман
    Украинские силы, насчитывающие 6 000 бойцов, включая бойцов Международного легиона, быстро продвинулись в районе Лимана, который все еще удерживается российской армией. По последним данным, русские отступили со своих позиций в Дробышеве. На карте ниже оранжевым цветом показаны районы, недавно завоеванные украинской армией.

    К югу от Лимана фронт наконец-то сдвинулся, украинская армия взяла город Ямполь и продвигается на север.

    Российский канал в Telegram сообщает, что Лиман сейчас находится в окружении. Подразделения Луганской Народной Республики (ЛНР), резервные подразделения и части 20-й объединенной армии России (БТГ 488-й RFM/144-й DFM) оказались в ловушке в городе и подвергаются атакам с трех направлений. Вокруг Лимана и прилегающих населенных пунктов российские подразделения изолированы друг от друга и заперты в периметре города. 

    Падение Лимана стало бы очень плохой новостью для Владимира Путина, поскольку он собирается выступить с речью об аннексии украинской территории. На видеозаписи видно, как российские солдаты пытаются выбраться из Лиманского кармана.
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  • Ukraine : Liman pratiquement encerclée - des unités russes piégées à l'intérieur de la poche

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    Bataille de Liman
    Les forces ukrainiennes, au nombre de 6000 combattants parmi lesquels des éléments de la Légion internationale, ont fait des avancées rapides autour de la zone de Liman, toujours tenue par l'armée russe. Dernier développement en date, les Russes se sont retirés de leurs positions à Drobysheve. Sur la carte ci-dessous, les zones nouvellement conquises par l'armée ukrainienne apparaissent en orange.

    Au sud de Liman, le front a finalement bougé et l'armée ukrainienne a investi la localité de Yampil t progresse vers le nord.

    Une chaîne russe sur Telegram indique que Liman est désormais encerclé. Des unités de la République populaire de Lougansk (LNR), des unités de réserve et des éléments de la 20e armée interarmes russe (BTG 488e RFM/144e DFM) sont piégés dans la ville et subissent des attaques de trois directions. Autour de Liman et des localités environnantes, les unités russes sont isolées les unes des autres et coincées dans les périmètres de la ville. 

    La chute de Liman serait une très mauvaise nouvelle pour Vladimir Poutine au moment même où il va prononcer un discours sur l'annexion de territoires ukrainiens. Une vidéo semble montrer des soldats russes tentant de s'échapper de la poche de Liman.
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  • Украина: Украинская армия нанесла ракетный удар по гуманитарному конвою в Запорожье - десятки погибших

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    Утром в пятницу, 30 сентября, российские военные нанесли ракетный удар по гражданской гуманитарной колонне на выезде из Запорожья, сообщает глава областной военной администрации Александр Старух.

    По его данным, погибли не менее 23 человек, 28 получили ранения, передает телеграм-канал "Украина 24/7".

    "Люди стояли в очереди на выезд на временно оккупированную территорию, чтобы забрать своих родственников, отвезти помощь", – говорится в сообщении.

    Удар был нанесен по колонне, стоявшей вблизи контрольно-пропускного пункта в Васильевке. Это единственный работающий КПП, через который формируется колонна из гражданских автомобилей для выезда на оккупированную Россией территорию.
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    Как объяснил мэр Мелитополя Иван Федоров, люди периодически ездят в захваченные российскими войсками города и села, чтобы "поддержать своих родственников, передать жизненно важное лекарство мирному населению и вернуться назад".

    Российская сторона утверждает, что удар нанесли вооруженные силы Украины. Об этом агентству РИА Новости заявил председатель движения "Мы вместе с Россией", член "главного совета военно-гражданской администрации Запорожской области" Владимир Рогов. В его изложении это звучит так: "Украинские боевики <...> ударили по колонне с десятками гражданских автомобилей, стоящими в очереди в районе рынка на Ореховской трассе на выезд из подконтрольной им части региона. По нашей информации, есть жертвы и много пострадавших". Рогов заявляет о 23 погибших и 34 раненых, настаивая на том, что обстрел осуществили украинские военные.

    Советник главы офиса президента Украины Кирилл Тимошенко заявляет, что речь идет о российском обстреле, по его данным были выпущены 16 ракет, в их числе ракеты ЗРК С-300 (по наземным целям наводятся по координатам). "Четыре ракетных удара нанесены в район авторынка, а также по пункту сосредоточения автотранспорта и граждан для выезда/въезда на/с временно оккупированной территории Украины. Там стояла колонна машин с гражданскими, следовавшими за своими родственниками на временно оккупированную территорию", – заявляет он.

    Генпрокуратура Украины заявляет: в результате обстрела российскими военными гуманитарной колонны в Запорожье погибли не менее 25 человек, около 50 получили ранения. "По данным следствия, 30 сентября 2022 года около 7:30 вооруженные силы страны-агрессора, пренебрегая нормами международного гуманитарного права, нанесли ракетный удар по Запорожью. Была обстреляна гражданская гуманитарная автоколонна с мирными жителями на выезде из города в районе авторынка. Пока известно о 25 погибших и около 50 раненых, среди пострадавших дети", - говорится в официальном сообщении гепрокуратуры Украины. Запорожской областной прокуратурой начато уголовное производство по факту нарушения законов и обычаев войны, спряженного с умышленным убийством (ч. 2 ст. 438 УК Украины).

    1 октября в Запорожье объявлен днем траура.

    В ночь на пятницу, 30 сентября, армия РФ продолжала обстреливать украинские города Днепр, Николаев и Никопольский район.

    Глава Днепропетровской областной администрации Валентин Резниченко сообщает, что в результате падения российских ракет "Искандер" в городе один человек погиб, пятеро получили ранения. Уничтожено транспортное предприятие. Во время пожара сгорели 52 автобуса, еще 98 пострадали. Повреждены несколько многоэтажных домов, гимназия, магазин и административные здания.

    Кроме того армия РФ нанесла три удара по Никопольскому району из реактивных установок залпового огня "Град" и тяжелой артиллерии.

    Глава Николаевской областной военной администрации Виталий Ким сообщил, что в Николаеве в результате попадания ракеты в многоэтажный жилой дом пострадали восемь человек.

    В ДНР заявляют, что за последние сутки в результате украинских обстрелов погибли два человека.

    Российские СМИ сообщают, что в ночь на пятницу, 30 сентября, в результате удара украинской армии по цели в Херсоне погиб первый заместитель главы администрации Херсонской области Алексей Катериничев, отвечавший за "безопасность". О смерти Катериничева пишет в своем телеграм-канале член Общественной палаты РФ Александр Малькевич. Он отметил, что Катериничев занимал должность в Херсоне полтора месяца.

  • Ukraine : l'armée ukrainienne mène une attaque au missile contre un convoi humanitaire à Zaporozhye - des dizaines de morts

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    Vendredi 30 septembre au matin, l'armée russe a lancé une attaque au missile contre un convoi humanitaire civil à la sortie de Zaporozhye, selon le chef de l'administration militaire régionale, Oleksandr Starukh.

    Selon lui, au moins 23 personnes ont été tuées et 28 ont été blessées, rapporte le canal Telegram Ukraine 24/7.

    "Les gens faisaient la queue pour partir vers le territoire temporairement occupé afin de récupérer leurs proches, pour prendre de l'aide", indique le rapport.

    La frappe a visé un convoi se trouvant près d'un poste de contrôle à Vasylivka. Il s'agit du seul point de contrôle opérationnel par lequel un convoi de véhicules civils se forme pour entrer dans le territoire occupé par la Russie.
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    Comme l'a expliqué le maire de Melitopol, Ivan Fedorov, les gens se rendent périodiquement dans les villes et villages occupés par les Russes pour "soutenir leurs proches, transmettre des médicaments vitaux aux civils et repartir".

    La partie russe affirme que la frappe a été effectuée par les forces armées ukrainiennes. Le président du mouvement "Nous sommes ensemble avec la Russie" et membre du "conseil principal de l'administration militaire et civile de la région de Zaporozhye", Vladimir Rogov, a déclaré à l'agence de presse RIA Novosti. Vladimir Rogov a expliqué : "Les militants ukrainiens <...> ont frappé un convoi avec des dizaines de véhicules civils faisant la queue près du marché d'Orekhovskaya sur l'autoroute Orekhovskaya pour quitter la partie de la région sous leur contrôle. Selon nos informations, il y a des victimes et de nombreux blessés." M. Rogov fait état de 23 morts et 34 blessés, insistant sur le fait que les bombardements ont été effectués par l'armée ukrainienne.

    Kirill Timoshenko, conseiller du chef du bureau présidentiel ukrainien, affirme, lui, qu'il s'agit d'un bombardement russe. Selon ses informations, 16 missiles ont été tirés, dont des SAM S-300 (qui visent des cibles au sol par coordonnées). "Quatre missiles ont frappé la zone du marché automobile, ainsi qu'un véhicule et un point de concentration de citoyens pour quitter/entrer dans le territoire temporairement occupé de l'Ukraine. Il y avait un convoi de véhicules avec des civils qui suivaient leurs proches dans le territoire temporairement occupé", déclare-t-il.

    Selon le bureau du procureur général d'Ukraine, au moins 25 personnes ont été tuées et environ 50 blessées lorsque des soldats russes ont bombardé un convoi humanitaire à Zaporozhye. "Selon l'enquête, le 30 septembre 2022, vers 7h30, les forces militaires du pays agresseur, ignorant les normes du droit humanitaire international, ont lancé une attaque de missiles sur Zaporozhye. Un convoi humanitaire avec des civils a été bombardé à la sortie de la ville, près du marché aux voitures. Jusqu'à présent, nous connaissons environ 25 morts et une cinquantaine de blessés, dont des enfants", a déclaré le bureau du procureur général ukrainien dans un rapport officiel. Le bureau du procureur de la région de Zaporozhie a lancé des poursuites pénales pour violation des lois et coutumes de la guerre, qui se conjugue avec le meurtre avec préméditation (partie 2 de l'article 438 du code pénal ukrainien).

    Le 1er octobre est déclaré jour de deuil à Zaporozhye.

    Dans la nuit du vendredi 30 septembre, l'armée russe a continué à bombarder les villes ukrainiennes de Dnipro, Mykolaiv et le district de Nikopol.

    Le chef de l'administration régionale de Dnipropetrovsk, Valentin Reznichenko, rapporte que des des tirs de missiles russes Iskander sur la ville ont tué une personne et en ont blessé cinq autres. Une compagnie de transport a été détruite. Cinquante-deux bus ont brûlé au cours de l'incendie et quatre-vingt-dix-huit autres ont été endommagés. Plusieurs bâtiments à plusieurs étages, un gymnase, un magasin et des bâtiments administratifs ont été endommagés.

    En outre, l'armée russe a lancé trois frappes contre la région de Nikopol avec des lance-roquettes multiples Grad et de l'artillerie lourde.

    Le chef de l'administration militaire régionale de Mykolayiv, Vitaliy Kim, a déclaré que huit personnes ont été blessées lorsqu'une roquette a touché un immeuble résidentiel à plusieurs étages à Mykolayiv.

    La République populaire de Donetsk (pro-russe) a déclaré que deux personnes avaient été tuées au cours des dernières 24 heures à la suite de bombardements ukrainiens.

    La DNR a déclaré que deux personnes avaient été tuées au cours des dernières 24 heures à la suite de bombardements ukrainiens.

    Les médias russes ont rapporté que dans la nuit du vendredi 30 septembre, le premier chef adjoint de l'administration régionale de Kherson, Oleksiy Katerinichev, qui était chargé de la "sécurité", a été tué dans une frappe de l'armée ukrainienne sur une cible à Kherson. Aleksandr Malkevich, membre de la Chambre publique russe, a parlé de la mort de Katerinichev sur son canal Telegram. Il a noté que Katerinichev était en fonction à Kherson depuis un mois et demi.

  • Afghanistan : Au moins 19 morts dans un attentat visant des étudiantes de la communauté chiite hazara

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    Fd4lVN4XkAE_GxK.jpegAu moins 19 personnes ont été tuées, vendredi 30 septembre 2022 à Kaboul, dans un attentat suicide, dont la plupart des victimes sont des femmes. L'attentat suicide a pris pour cible un centre de formation pour étudiants de la capitale afghane situé dans un quartier peuplé par la communauté chiite hazara. Ci-contre : photo d'une des victimes décédées.

    "Les étudiants se préparaient à un examen lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser dans ce centre éducatif. Malheureusement, 19 personnes sont décédées et 27 autres ont été blessées", a déclaré Khalid Zadran, porte-parole de la police.

    "Nous étions environ 600 (étudiants) dans la classe, mais la plupart des victimes sont des filles", a témoigné à l'AFP l'AFP un étudiant témoin de l'explosion. Ce centre de formation prépare des étudiants, âgés de 18 ans et plus, à leurs examens d'entrée à l'université.

    Cet attentat qui vise une nouvelle fois le monde de l'éducation s'est produit dans le quartier de Dasht-e-Barchi, dans l'ouest de Kaboul, une zone à prédominance musulmane chiite où vit la communauté minoritaire hazara, théâtre de certaines des attaques les plus meurtrières commises en Afghanistan.

    L'éducation est une question extrêmement sensible en Afghanistan à majorité sunnite, les talibans empêchant de nombreuses filles de reprendre l'enseignement secondaire.

    Le groupe État islamique, avec lequel les talibans entretiennent des divergences idéologiques, s'oppose également à l'éducation des femmes et des filles. L'Etat islamique-Khorasan, principale menace du régime taliban, a revendiqué plusieurs attentats ces derniers mois. 

    Des vidéos postées sur les médias sociaux et des photos publiées par les médias locaux montrent des victimes ensanglantées transportées depuis les lieux de l'explosion.

    Des équipes de sécurité ont été déployées sur les lieux pendant que les familles affluaient dans les différents hôpitaux en pleurs, à la recherche de leurs proches.

    Dans un hôpital au moins, les talibans ont toutefois obligé les familles des victimes à quitter le site, craignant qu'une nouvelle attaque ne soit lancée au milieu de la foule.

    Des listes des personnes décédées ou blessées ont été accrochées à l'entrée des établissements hospitaliers où convergent les ambulances, a constaté l'AFP.

    "Attaquer des cibles civiles prouve la cruauté inhumaine de l'ennemi et son absence de normes morales", avait déclaré un peu plus tôt le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Abdul Nafy Takor.

    Le 20 avril dernier, au moins six personnes avaient été tuées et 24 blessées dans deux explosions ayant frappé une école pour garçons dans ce même quartier de l'ouest de la capitale.

    Dasht-e-Barchi a été lourdement frappé ces dernières années et depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021 par plusieurs attaques revendiquées par l'Etat islamique-Khorasan, la branche régionale de l'Etat islamique, qui considère les hazaras comme hérétiques.

    En mai 2021, une série d'explosions s'était également produite devant un établissement scolaire pour filles de ce même quartier, faisant 85 morts, en majorité des lycéennes, et plus de 300 blessés. L'Etat islamique est fortement soupçonné d'avoir mené cette meurtrière attaque.

    Des attaques de moindre ampleur, revendiquées par l'Etat islamique-Khorasan, ont encore eu lieu à Dasht-e-Barchi en novembre et décembre 2021.

    Le retour au pouvoir des talibans en août 2021 a mis fin à deux décennies de guerre en Afghanistan et a entraîné une réduction significative de la violence, mais la sécurité a commencé à se détériorer au cours des derniers mois.

  • Afghanistan : Manifestation de femmes afghanes à Kaboul en soutien aux femmes iraniennes

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    Un certain nombre de femmes ont défilé près de l'ambassade d'Iran à Kaboul en soutien aux femmes iraniennes, suie à la mort de Mahsa Amini.

    Dans cette vidéo, les manifestants scandent les slogans "Femmes, vie et liberté", "L'Iran s'est soulevé, maintenant c'est notre tour" et "De Kaboul à l'Iran, dites non à la dictature".

    La manifestation a été dispersée par les talibans qui ont tiré à balles réelles.