Jean-René Belliard analyse le Proche-Orient

  • l'Iran répond au meurtre du responsable du programme nucléaire iranien par une accélération du programme

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    Les députés iraniens ont décidé d'accélérer l'examen du projet de loi sur la revitalisation des activités nucléaires du pays, a rapporté ICANA.

    Une réunion pour examiner cette question s'est tenue le 27 novembre dans le contexte de l'assassinat du scientifique nucléaire Mohsen Fakhrizadeh.

    Le projet de loi "nucléaire» prévoit une augmentation du niveau d'enrichissement d'uranium jusqu'à 20% et plus (Il est actuellement de 4% au lieu des 3,67%, prévus par l'accord nucléaire).

    Téhéran pourrait utiliser des centrifugeuses pour l'enrichissement de l'uranium IR-2M à Natanz et installer des centrifugeuses IR-6 à l'usine de Fordo, alors que l'accord nucléaire autorise seulement l'utilisation de centrifugeuses IR-1 de première génération.

    Si le document est adopté, le réacteur d'Arak sera restauré dans la forme dans laquelle il était avant l'accord. En outre, la construction d'une autre installation similaire sera lancée.

    L'accord sur le programme nucléaire iranien implique sa transformation pour la production de radio-isotopes, de sorte qu'il serait impossible d'y produire du plutonium de qualité militaire.

    Rappelons que Fakhrizadeh a été éliminé au cours d'une attaque menée contre sa voiture avec un véhicule chargé d'explosifs et une fusillade. Téhéran soupçonne Israël et les Etats-Unis d'être derrière son assassinat.

  • Nigeria : Boko Haram massacre 44 agriculteurs dans le nord-est du Nigeria

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    Le groupe islamiste radical Boko Haram a massacré 44 agriculteurs, samedi, dans l'État du Borno, au nord-est du Nigeria. Huit agriculteurs sont également portés disparus et présumés kidnappés par les djihadistes. Selon des informations locales, toutes les victimes auraient été égorgées.

    L'ancien chef du syndicat des agriculteurs de Borno, Hassan Zambermari, a déclaré que les terroristes avaient pris pour cible des agriculteurs qui travaillaient dans une rizière dans le village de Garin Kwashiba (Zabarmari). Le village est situé à moins de dix kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno. Le mois dernier, 22 agriculteurs avaient déjà été tués dans leurs champs, situés non loin du lieu de l'attaque de samedi.

    A noter que l'attaque a eu lieu au moment où se déroulaient, samedi 28 novembre, les premières élections locales organisées depuis le début de l’insurrection de
    Boko Haram.

    Lors d'une conférence de presse, Zambermari a fait savoir que 44 agriculteurs avaient été tués et un un grand nombre d'autres blessés par les terroristes.

    Les forces de sécurité se sont rendues sur les lieux après l'attaque.

    Depuis 2009, plus de 20.000 personnes ont été tuées dans des attaques perpétrées par Boko Haram, un groupe islamiste apparu au Nigeria au début des années 2000.

    Depuis 2015, le groupe a mené des attaques dans des pays voisins du Nigeria, comme le Cameroun, le Tchad et le Niger.

    Le groupe terroriste a été le responsable direct de la mort d'au moins deux mille personnes au cours d'attaques menées dans le bassin du lac Tchad.

    Il est à noter que des centaines de milliers de personnes ont été forcées de fuir les attaques terroristes et les conflits dans le pays.

  • Érythrée : Le département d'État américain annonce 6 explosions à Asmara, la capitale érythréenne

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    Samedi 28 novembre, le département d'État américain a annoncé qu'il y avait eu des rapports faisant état de six explosions dans la capitale érythréenne, Asmara, tard hier soir, soulignant que la cause et le lieu des explosions n'étaient pas clairs.

    Le département d'Etat américain a déclaré dans un tweet qu '"à 10 h 13, le soir du 28 novembre, six explosions se sont produites à Asmara".

    Ce n'est pas la première fois que les forces de la région éthiopienne du Tigray, qui combattent les forces fédérales éthiopiennes, tirent des missiles sur l'Érythrée.

    Le Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) considère l'Érythrée comme un ennemi acharné en raison de ses liens étroits avec le premier ministre éthiopien, Abiy..

    Samedi soir, Abiy Ahmed a affirmé que "les forces fédérales avaient pris le contrôle de Mekele, la capitale du Tigray, quelques heures après y avoir lancé une offensive ".

    Le Front de libération du peuple du Tigray, un parti politique qui a commencé sa lutte contre le gouvernement le 4 novembre, a indiqué, lui, qu'il s'était retiré de Mekele.

     

  • Afghanistan : Au moins 26 membres des forces de l'ordre tués dans un attentat-suicide

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    Un kamikaze a attaqué dimanche 29 novembre une base de l'armée, tuant 26membres du personnel de sécurité dans ce qui est l'une des attaques les plus meurtrières contre les forces afghanes ces derniers mois.

    L'attaque a eu lieu à la périphérie de la capitale de la province de Ghazni (est), qui a été le théâtre de fréquentes batailles entre les talibans et les forces gouvernementales.

    "Nous avons reçu 26 corps et 17 blessés pour l'instant. Tous sont des membres des forces de sécurité", a déclaré à l'AFP Baz Mohammad Hemat, directeur de l'hôpital de Ghazni. Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur Tareq Arian, le kamikaze "a utilisé une voiture remplie d'explosifs", dans le district de Deh Yak, vers 7h30 du matin.

    Nasir Ahmad Faqiri, un membre du conseil provincial de Ghazni, a dénombré 26 victimes et 16 blessés, précisant que la cible était une base de l'armée afghane.

    L'attentat n'a pas été revendiqué pour l'instant, mais la province de Ghazni est le théâtre de combats sans relâche entre forces afghanes et talibans. S'ils ont arrêté de cibler les forces américaines dans le cadre de l'accord américano-taliban signé en février à Doha, les insurgés n'ont fait cependant qu'intensifier leurs violences contre les forces afghanes depuis.

    Lien permanent Catégories : AFGHANISTAN, Ghazni (ville) 0 commentaire
  • Ethiopie : L'armée lance son offensive sur la capitale du Tigray

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    Des "tirs à l'arme lourde" ont touché samedi Mekele, la capitale de la région dissidente du Tigray (nord) où l'armée éthiopienne mène une opération militaire, ont affirmé les autorités locales, qui y sont retranchées.
    L'information a été confirmée à l'AFP par deux responsables humanitaires ayant des équipes dans cette ville qui comptait 500.000 habitants avant le début du conflit.

    Trois semaines après le début des combats, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a ordonné jeudi à l'armée d'enclencher la "dernière phase" de l'opération militaire démarrée le 4 novembre, en lançant une offensive sur Mekele, le fief des dirigeants du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF), qu'il combat.

    L'armée fédérale "a commencé à toucher avec des armes lourdes et de l'artillerie le centre de Mekele, qui abrite une importante population et des organisations de développement", ont déclaré les autorités tigréennes dans un communiqué diffusé samedi à la télévision locale, Tigray TV. "Hier, de la même manière, de nombreux secteurs de Mekele ont été bombardés par des avions militaires", affirment-elles également.

    Aux dernières nouvelles, les unités de l'armée fédérale seraient entrées à Mekele, selon le gouvernement éthiopien.

    Le gouvernement local appelle la communauté internationale "à condamner les attaques d'artillerie et d'avions militaires et les massacres" commis sur "les civils et les infrastructures" par M. Abiy et par Issaias Afeworki, le président érythréen, qu'il accuse d'aider Addis Abeba. Le gouvernement tigréen a promis "une réponse proportionnée".

    Vendredi soir, au moins une roquette tirée depuis le Tigray a ciblé la capitale de l'Erythrée, Asmara, ont indiqué à l'AFP quatre diplomates basés dans la Corne de l'Afrique. Elle serait selon l'un d'eux tombée "au sud d'Asmara". D'éventuels victimes ou dégâts ne sont toujours pas connus. Le TPLF, qui avait visé Asmara il y a dix jours avec des armes similaires, accusant l'Erythrée de servir de base à l'armée éthiopienne, n'a pas revendiqué ce tir. Ni l'Ethiopie, ni l'Erythrée n'ont réagi pour le moment.

    "Maintenir l'ordre"
    Samedi matin, l'armée éthiopienne a affirmé sur la radio-télévision Fana BC, affiliée au pouvoir, qu'elle contrôlerait dans "quelques jours" Mekele. Elle déclarait contrôler plusieurs localités des environs, dont celle d'Agula, à moins de 40 km au nord de la capitale régionale, mais n'avait pas précisé si des combats avaient déjà lieu à Mekele.

    La vérification sur le terrain et de source indépendante des affirmations de l'un et l'autre camp est difficile, le Tigray étant quasiment coupé du monde depuis le début du conflit. Vendredi, sur Tigray TV, les autorités tigréennes avaient appelé leurs administrés à se battre, affirmant que l'armée fédérale bombardait leurs "villes et villages", en y "infligeant de lourds dégâts".

    Inquiète d'une propagation du conflit à l'échelle régionale, la communauté internationale a également alerté sur de possibles "crimes de guerre" en Ethiopie et tenté de faire pression sur M. Abiy pour qu'il accepte une médiation. L'UA, dont le siège est à Addis Abeba, a nommé en ce sens trois envoyés spéciaux, les anciens présidents mozambicain Joaquim Chissano, libérienne Ellen Johnson-Sirleaf et sud-africain Kgalema Motlanthe. Après les avoir rencontrés vendredi, M. Abiy a exprimé sa "gratitude" mais a rappelé que son gouvernement avait "la responsabilité constitutionnelle de maintenir l'ordre (au Tigray) et à travers le pays". L'UA a remercié dans un communiqué M. Abiy d'avoir reçu ses émissaires, à qui ce dernier a affirmé que l'opération militaire "ne durerait pas longtemps", qu'un comité allait être établi pour "répondre aux besoins humanitaires essentiels" et qu'un corridor humanitaire "allait être identifié et annoncé".

    "Plusieurs milliers de morts"
    Aucun bilan précis des combats au Tigray n'est jusqu'ici disponible, mais le centre de réflexion International Crisis Group (ICG) a estimé vendredi que "plusieurs milliers de personnes sont mortes dans les combats". Par ailleurs, plus de 43.000 Ethiopiens ont fui au Soudan voisin, selon le HCR, l'agence onusienne chargée des réfugiés. Un nombre indéterminé de personnes se déplacent également à l'intérieur du Tigray, et de l'Ethiopie. Le Comité international de la Croix-Rouge a indiqué vendredi avoir comptabilisé au moins 2.000 déplacés dans le nord-est du pays.

    Les tensions entre M. Abiy et le TPLF, qui a dominé pendant près de trois décennies l'appareil politique et sécuritaire de l'Ethiopie, n'ont cessé de croître depuis l'arrivée au pouvoir du Premier ministre en 2018. Elles ont culminé avec l'organisation au Tigray en septembre d'un scrutin régional qualifié "d'illégitime" par Addis Abeba, puis avec l'attaque début novembre de deux bases de l'armée fédérale attribuée aux forces du TPLF, ce que dément ce dernier.

  • Indonésie : Des chrétiens tués par des islamistes liés à l'Etat islamique

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    Des extrémistes islamistes liés à l'Etat islamique (EI) ont tué quatre chrétiens, dont un a été décapité et un autre brûlé vif, dans un village isolé sur l'île de Sulawesi, en Indonésie, ont annoncé samedi les autorités. Ces hommes armés de sabres et d'armes à feu sont arrivés vendredi matin dans le village de Lembantongoa, dans le centre de l'île, tuant quatre hommes et mettant le feu à une demi-douzaine de maisons, y compris une où avaient lieu les prières et les services religieux, a précisé la police. Le motif de l'attaque n'était pour l'instant pas clair et aucune arrestation n'a pu être effectuée, a ajouté la police.

    Mais selon les autorités, cette attaque serait le fait des East Indonesia Mujahideen (les Moudjahidine de l'Est de l'Indonésie, MIT), basé sur l'île de Sulawesi, l'un d'une dizaine de groupes radicaux dans le pays qui ont fait allégeance à l'Etat islamique.

    L'Indonésie, le pays à population majoritairement musulmane le plus peuplé du monde, fait face depuis des années à des violences de la part de groupes combattants islamistes, tandis que la région du Sulawesi Central connaît depuis des décennies des violences entre chrétiens et musulmans. "Nous sommes arrivés à la conclusion que les assaillants étaient bien du MIT après avoir montré des photos de membres de ce groupe aux témoins de l'attaque", a déclaré le chef de la police locale, Yoga Priyahutama.

    L'église de fortune était vide au moment de l'attaque, menée tôt le matin par environ huit militants. Heureusement, a-t-il souligné, la plupart des gens étaient chez eux à ce moment. Le chef du village, Rifai, a précisé que les quatre victimes étaient des hommes. L'un a été poignardé, un autre décapité, le troisième presque décapité, et le dernier brûlé vif dans sa maison. Si cette attaque est bien le fait du MIT, ce serait la première depuis qu'une unité anti-terroriste a tué son dirigeant il y a quatre ans.

    En 2018, a expliqué une experte sur le terrorisme basée à Jakarta, Sidney Jones, le MIT était soupçonné d'avoir envoyé à Palu, lorsque cette ville de Sulawesi avait été touchée par un tremblement de terre suivi d'un tsunami, des hommes se faisant passer pour des humanitaires et chargés en fait de recruter de nouveaux membres.

  • Somalie : Un attentat suicide dans un restaurant fait 7 morts à Mogadiscio

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    Au moins sept personnes en Somalie ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d'un attentat-suicide visant un restaurant très fréquenté de Mogadisciovendredi soir, a déclaré un responsable de la police.

    L'attaque a eu lieu près de l'aéroport de Mogadiscio dans un restaurant populaire fréquemment visité par les membres du gouvernement et les responsables de la sécurité.

    Abdifatah Hassan, un officier de police de Mogadiscio, a confirmé que l'attaque avait tué au moins sept personnes.

    Selon des sources médicales, au moins 10 personnes ont également été blessées lors de l'attaque et ont été transportées à l'hôpital pour y être soignées.

    Ismail Mukhtar Oronjo, un porte-parole du gouvernement somalien, a déclaré qu'il s'agissait d'un attentat suicide. Le kamikaze s'est fait exploser à l'intérieur du restaurant.

    L'attentat a été revendiqué par le groupe terroriste islamiste al-Shabaab, affilié à Al-Qaïda, d'être responsable de l'attaque.

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    Parmi les victimes décédées, on trouve Bishar Abdulkadir Elmi [Sufi Yare] (photo de gauche), chef de liaison de l'immigration à l'ambassade de Somalie à Addis-Abeba, en Ethiopie. Egalement, Abdirizak UK (photo de droite) un officier travaillant pour le groupe Shabeel, une société de sécurité privée basée en Somalie.

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    Deux autres victimes : 

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