Jean-René Belliard analyse le Proche-Orient

  • Syrie : Explosion à Ras al-Aïn sur un marché en plein air - 4 personnes tuées parmi lesquelles une femme et un enfant

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    Une explosion sur un marché en plein air de Ras Al -Ain (Sere Kaniye en langue kurde) , une ville de la province de Hasakeh, a provoqué la mort de quatre personnes, dont une femme et un enfant. Huit autres personnes ont été blessées, certaines gravement. La bombe avait été placée dans une camionnette et a explosé sur le marché aux poulets.

    Le 3 février déjà, un attentat à l'explosif avait eu lieu près du rond-point d'Al-Barid (la poste) de la ville de Ras al-Ain, un secteur contrôlé par les forces turques et les factions rebelles syriennes pro-turques dans la province de Hasakeh. L'explosion, qui a blessé une personne, a été immédiatement suivie de l'explosion d'un second engin piégé dans la même zone, sans faire de victimes.

  • Jordanie : La crise liée à la pandémie favorise le "terrorisme", selon le roi Abdallah II

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    Abdallah II.jpgLe roi Abdallah II de Jordanie (photo) a estimé jeudi que les inégalités et la crise économique suscitées par la pandémie de Covid-19 étaient un terrain fertile pour l'épanouissement du "terrorisme".

    "L'accroissement des inégalités et l'approfondissement de la crise née de la pandémie vont favoriser les efforts de recrutement menés par les groupes État Islamique (Daech), Boko Haram (au Nigeria), les shebab (en Somalie) et el-Qaëda", a affirmé le souverain hachémite. Il prenait la parole en visioconférence lors d'un séminaire organisé par le Brookings Institution, think tank basé à Washington. L'objectif de ces rencontres est de réunir des dirigeants et experts pour discuter des priorités pour la nouvelle administration américaine au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. "Avoir concentré notre attention et nos ressources contre la pandémie nous a distraits de la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme. Or la guerre n'est pas terminée", a ajouté le souverain.

    Concernant le conflit israélo-palestinien, il a insisté une nouvelle fois sur le fait que "l'occupation (israélienne des territoires palestiniens) et la paix ne pouvaient pas coexister".

  • Allemagne : Verdict historique - un premier syrien reconnu coupable de crimes commis par le régime d'Assad

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    Le tribunal de Coblence a condamné à 4,5 ans de prison ce jeudi matin le demandeur d'asile syrien Eyad al-G. Il est reconnu coupable d'avoir participé à la répression d'une manifestation à Damas en 2011, après quoi les personnes interpellées ont été emmenées dans une prison réputée pour la torture. C'est la première fois en Europe qu'un employé du gouvernement Assad est condamné pour les crimes commis par le régime.

    Eyad al-G. (44 ans) et son unité étaient intervenus pour mater un rassemblement anti-Assad. L'unité avait interpellé une trentaine de personnes qui ont ensuite été emmenées à la prison d'Al Khatib. Eyad A. savait que la torture y était pratiquée, a-t-il dit plus tard à la police allemande.

    Le Syrien a fui en Allemagne quelques années après la manifestation et y a obtenu un permis de séjour. La justice a découvert son passé et l'a poursuivi en justice. Selon le tribunal allemand, al-G. travaillait pour  les services de renseignement syriens depuis 1996. Il a été condamné pour complicité de violations des droits de l'homme

    Eyad al-G. avait été arrêté dans le cadre d'une enquête sur un autre Syrien, qui séjournait également en Allemagne et avait été interpellé. Ce dernier, Anwar R., aurait été le chef d'une division du renseignement du régime. Ce département incarcérait les opposants au régime de Bachar al-Assad dans la prison d'Al Khatib et les y torturait. Anwar R. serait ainsi responsable de la torture de 4 000 personnes, dont au moins 58 sont décédées des suites des sévices subis. Les prisonniers recevaient, par exemple, des décharges électriques et étaient battus avec des bâtons et des fouets, suspendus au plafond, les pieds touchant à peine le sol. 

    Anwar R. s'est enfui en Allemagne en 2014 et a obtenu un permis de séjour. Cependant, en 2016, il a été reconnu dans un centre pour demandeurs d'asile de Berlin par un avocat syrien des droits de l'homme qui avait également fui. Il  l'a reconnu comme étant l'un des hommes qui torturaient les prisonniers. En 2019, la police allemande a arrêté R. Les enquêteurs ont depuis entendu 40 témoins qui ont été torturés en prison. Eyad al G. a également témoigné sur le rôle de R., ce qui lui a permis de bénéficier d'une réduction de peine. Le jugement dans le cas de R.  aura lieu plus tard au cours de l'année 2021.

     

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  • Burkina Faso : 11 terroristes présumés neutralisés au Sahel

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    L’armée burkinabè a affirmé, jeudi, avoir "neutralisé" 11 terroristes et capturé un autre dans la province de l’Oudalan, dans la région du Sahel (nord-est), lors d’une opération menée du mardi au mercredi.

    Selon un communiqué de l’état-major général des armées du Burkina Faso, l’armée burkinabè a mené des opérations combinées contre des groupes terroristes armés (GAT) du 23 au 24 février 2021 dans les localités de Tasmakat, Bidy et Fourkoussou et dans la forêt de Bangao dans le Sahel.

    L’objectif était de retrouver les assaillants auteurs des récentes attaques contre les populations civiles dans la zone, indique l’armée, qui n’a pas communiqué sur le nombre de civils et de militaires tués par les terroristes.

    Ces opérations ont permis de "neutraliser 11 terroristes et d'en capturer un", ainsi que de récupérer du matériel des mains des assaillants, souligne le communiqué.

    La situation sécuritaire s’est dégradée depuis la semaine dernière dans le Sahel burkinabè.

    Deux femmes ont été tuées mardi soir, par l’explosion d'un engin improvisé dans la localité de Mansila dans la région du Sahel.

    Dans cette même région, jeudi dernier, huit civils ont été tués, dans une embuscade contre un véhicule de transport dans la localité de Tokabangou dans la commune de Markoye, selon un communiqué du gouvernement burkinabè.

    Depuis 2015, le Burkina Faso fait face dans plusieurs de ses régions à des attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes parmi les civils et les militaires, et des milliers de déplacés confrontés à une grave crise humanitaire.

  • Iran : Deux Kurdes tués par les forces de sécurité iraniennes à Piranshahr

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    L'Organisation Hangaw pour les Droits de l'Homme a rapporté jeudi 25 février que deux Kurdes avaient été tués la veille lorsque les forces de sécurité iraniennes ont ouvert le feu sur leur camion à Piranshahr.

    Le groupe de défense, qui suit de près les développements au Kurdistan iranien, a identifié les victimes comme étant Abdullah Naderi et Osman Naderi, deux frères.

    L'incident s'est produit sur la route Shinabad-Zidan dans la province de l'Azerbaïdjan occidental près d'Ourmia.

    À la suite de la fusillade mortelle, leur famille a organisé une manifestation devant le bureau de renseignement de Piranshahr. Les forces de sécurité ont réagi en détenant certains des proches des victimes, y compris leurs parents, et en les gardant pendant plusieurs heures, selon Hengaw.

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  • Iran : Un policier tué dans des heurts dans le sud-ouest du pays 

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    Un policier a été tué dans des heurts avec des "éléments criminels" dans le sud-ouest de l'Iran, au Sistan-Balouchistan, a rapporté jeudi 25 février 2021 l'agence de presse officielle Irna.

    Des médias d'Etat ont fait état mardi d'affrontements, dans la région de Saravan, ayant fait deux morts et plusieurs blessés. "A la suite (...) de rumeurs émanant de médias étrangers, des éléments criminels ont attaqué" un commissariat de Zahedan "avec des armes légères et des lance-grenades", a indiqué à Irna Abouzarmahdi Nakahei, le gouverneur de cette ville, capitale du Sistan-Balouchistan.

    La police a riposté entraînant la fuite des assaillants, mais un officier est tombé en "martyr" dans les affrontements, a-t-il ajouté sans préciser quand ces événements avaient eu lieu. Des violences avaient déjà éclaté à partir de lundi 23 février dans cette province à un point de passage avec le Pakistan voisin.

    Selon le vice-gouverneur du Sistan-Balouchistan Mohammad-Hadi Marashi, elles avaient débuté quand un groupe de "trafiquants de carburant" avaient voulu entrer sur le territoire iranien. "Mais apparemment, les forces pakistanaises (...) leur ont tiré dessus", tuant l'un d'eux et en blessant quatre autres, a indiqué mardi M. Marashi à Irna.

    Toujours selon cette source, une partie du groupe a profité du chaos pour traverser la frontière et "attaqué le commissariat de Shamsar", une ville frontalière. La police a riposté aux tirs et les affrontements ont fait "plusieurs blessés", dont l'un est décédé à l'hôpital.

    D'autres personnes ont attaqué et endommagé mardi le bureau du gouverneur de Saravan, une ville proche de Shamsar, avant de s'enfuir, a ajouté M. Marashi.

    Le chef de la police du Sistan-Balouchistan, Ahmad Taheri, a indiqué jeudi à l'agence de presse Tasnim que des centaines de personnes étaient impliquées dans l'attaque de mardi, assurant que la police avait désormais la situation en main.

    Les événements de mardi pour lesquels plusieurs morts ont faussement été rapportés, selon M. Nakahei, ont servi d'"excuse" à l'attaque de Zahedan. Province déshéritée majoritairement sunnite et baloutche, le Sistan-Balouchistan a été déstabilisé entre 2005 à 2010 par une rébellion menée par un groupe baloutche sunnite.

    Les attentats ou les accrochages entre forces de l'ordre et groupes armés y restent fréquents. Téhéran impute ces violences à des groupes jihadistes ou séparatistes et accuse Islamabad de les soutenir. La population iranienne est chiite à 90%.

  • Allemagne : Un groupe islamiste radical interdit

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    Les autorités sécuritaires allemandes prennent la menace au sérieux et ont décidé de d'interdire, jeudi 24 février, l'association salafiste  Jama'atu Berlin, également connue sous le nom de Tawhid Berlin. Selon le ministre régional de l'Intérieur Andreas Geisel, l'organisation ciblée est le successeur de l'association des mosquées salafistes «Fussilet 33», qui avait été fermée en 2017 en raison de liens avec Anis Amri, un demandeur d'asile tunisien débouté qui avait détourné un camion et utilisé comme véhicule bélier sur un marché de Noël à Berlin, tuant 12 personnes et en blessant plus de 50 autres en 2016.

    Suite à cette interdiction, des descentes de police ont été menées le même jour dans plusieurs endroits. Plus de 800 policiers ont été utilisés pour fouiller 24 localités à Berlin et deux dans l'état voisin de Brandebourg. 

    Le journal allemand Tagesspiegel a déclaré que le groupe glorifiait  "l'État islamique" sur Internet et appelait à tuer les Juifs, ajoutant que des poursuites pénales étaient en cours contre certains de ses membres.

    Le journal ajoute que le groupe avait également eu des contacts avec Anis Amri.

    Les islamistes radicaux cherchant à appliquer la charia et prônent la violence pour établir des États où serait pratiqué le véritable islam.

    Le nombre d'islamistes radicaux a augmenté en Allemagne pour atteindre un niveau record de 12150 en 2019, ont indiqué les services de renseignements intérieurs allemands dans leur rapport annuel de 2020.

    Ils ont ajouté que le nombre de salafistes avait plus que triplé depuis 2011 et que la scène islamiste radicale en Allemagne traversait une phase de consolidation, précisant que les islamistes faisaient pour l'instant profil bas en public.