14/10/2017

L'Irak au bord d'un nouveau conflit majeur qui pourrait entraîner la fin du pays

Irak
Kirkouk
Washington tente de réduire la tension à Kirkouk
Les Etats-Unis, qui ont des troupes déployées aussi bien aux côtés de l'armée irakienne que des peshmergas kurdes, tentent de calmer la tension depuis que Bagdad a lancé des opérations militaires dans la région de Kirkouk, a déclaré vendredi 13 octobre le ministre américain de la Défense Jim Mattis.
"Nous essayons de calmer les choses et de voir comment nous pouvons aller de l'avant sans perdre l'ennemi de vue", a déclaré M. Mattis à quelques journalistes, en référence au groupe Etat islamique (EI) que combat la coalition dirigée par les Etats-Unis. "Nous devons reconnaitre également qu'il faut trouver un moyen d'aller de l'avant", a-t-il ajouté, rappelant que les tensions entre le gouvernement de Bagdad et les nationalistes kurdes "est ancien".
C'est le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson qui dirige les efforts des États-Unis pour calmer la tension entre Bagdad et les Kurdes, "mais mes soldats sont intégrés au sein de ces forces et ils tentent eux aussi de s'assurer que tout conflit potentiel est écarté", a ajouté le secrétaire à la Défense, qui s'exprimait dans l'avion le ramenant de Miami, où il venait de visiter le commandement opérationnel chargé de l'Amérique du sud (SOUTHCOM).
Avance en direction de Kirkouk des forces gouvernementales, vendredi 13 octobre
Les forces gouvernementales irakiennes ont avancé vendredi dans le sud de la province pétrolière de Kirkouk, reprenant des positions occupées depuis trois ans par les combattants kurdes dans cette région du nord de l'Irak revendiquée par le Kurdistan autonome. Face à elles, des milliers de combattants kurdes étaient prêts à "défendre" leurs positions, selon les autorités kurdes en crise ouverte avec le gouvernement central depuis la tenue le 25 septembre de leur référendum d'indépendance contre l'avis de Bagdad.
Les Américains ont utilisé les Kurdes comme fer de lance contre l'Etat islamique
En Irak, les forces kurdes ont été utilisées comme fer de lance par la coalition menée par les Etats-Unis contre l'Etat islamique. Ce sont elles qui ont résisté aux jihadistes à une époque où l'armée irakienne était dans un état complet de désorganisation suite à l'offensive des jihadistes. Ce sont elles qui, au prix de sacrifices énormes, ont repoussé les combattants de Daech des zones frontalières du Kurdistan.
Les peshmergas, combattants kurdes, ont notamment pris part à la bataille dans la province de Ninive (nord), où se trouve Mossoul, reconquise le 10 juillet par les forces irakiennes.
Daech n'est pas complètement vaincu - tout le monde doit rester concentré
"Tout le monde devrait rester concentré sur la victoire contre l'EI", a noté M. Mattis. "Nous ne pouvons pas nous tourner les uns contre les autres maintenant. Nous ne voulons pas d'échanges de tirs".

Ultimatum
Les forces irakiennes donnent un ultimatum aux peshmergas
Un haut responsable kurde a affirmé que les forces irakiennes avaient donné aux combattants kurdes jusqu'à samedi soir 14 octobre pour se retirer sur leurs positions d'avant 2014 dans la riche province pétrolière de Kirkouk.
Profitant, il y a trois ans, du chaos né de la percée fulgurante des jihadistes de l'Etat islamique (Daech), les combattants kurdes s'étaient largement avancés dans cette province.
"Le temps imparti aux peshmergas pour revenir à leurs positions d'avant le 6 juin 2014 et remettre ces bases aux forces gouvernementales s'achèvera dans la nuit" de samedi à dimanche, a déclaré samedi ce haut responsable qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat.
Le gouvernement irakien n'avait pas confirmé cette information samedi matin.
Cette déclaration intervient alors que le président irakien Fouad Massoum, lui-même kurde, s'est rendu vendredi soir à Souleimaniyeh au Kurdistan pour y rencontrer des responsables.
Aucun détail sur la teneur de leurs discussions n'a filtré.
Plus tôt dans la journée, les forces irakiennes avaient repris sans combat des positions occupées depuis 2014 par les peshmergas kurdes dans le sud de la province de Kirkouk, que le Kurdistan autonome dispute aux autorités à Bagdad.
Cette avancée s'est faite dans un contexte de fortes tensions, Erbil prévenant que des "milliers de peshmergas" étaient déployés, prêts à se "défendre quel qu'en soit le prix".
Erbil est en crise ouverte avec Bagdad depuis son référendum d'indépendance tenu le 25 septembre contre l'avis des autorités centrales.
Vidéo (langue anglaise) : les forces de sécurité irakiennes et le Hashed al-Chaabi (coalition de milices chiites) en route vers Kirkouk :
https://www.liveleak.com/ll_embed?f=a9a0452f92b7

TuzKhurmatu 
Affrontements entre Kurdes et Chiites après un attentat près d'une mosquée chiite de Tuz Khurmatu 
Deux personnes ont été tuées et trois autres blessées par l'explosion d'une bombe près d'une mosquée chiite de la communauté turkomane dans la ville de Tuz-Khurmatu (province de Salahudine), provoquant des affrontements sporadiques dans cette ville divisée sur les plans ethniques et confessionnelles.
L'attentat a eu lieu après minuit 
Des affrontements sporadiques à l'arme légère ont aussitôt éclaté entre les Peshmergas (forces kurdes) et la coalition de milices chiites, Hashed al-Chaabi, dans la rue principale de la ville. 
Les affrontements, qui n'ont fait aucune victime, ont continué jusqu'à l'aube.  
Retour au calme dans la journée du 14 octobre
(Selon notre correspondant en Irak)
Après des heures d'échange de tirs entre les milices chiites du Hashed al-Shaabi soutenues par Bagdad et les forces kurdes Peshmergas à Tuz Khurmatu, le calme est revenu dans la ville. 
Depuis deux jours, le Hashed al-Shaabi a déployé des milliers de miliciens armés d'armes lourdes au sud de Kirkouk où sont stationnées les forces peshmergas kurdes. Leur objectif semble être de forcer les Peshmerga à quitter leurs positions actuelles pour prendre le contrôle des bases militaires et des champs de pétrole de la province de Kirkouk. 
Tuz Khurmatu 
Tuz-Khurmatu, à environ 90 km à l'est de Tikrit, la capitale provinciale de Salahudine, est composée principalement d'arabes et de turkmènes chiites et d'une importante population kurde de confession sunnite. 
La ville a déjà connu des affrontements répétés entre les Kurdes et les milices chiites, la ville et ses environs faisant partie des zones contestées entre le Kurdistan et le gouvernement central irakien.
Il y a aussi un conflit entre les Arabes sunnites et les brigades chiites du Hashed Shaabi, ou les peshmergas kurdes. 
Les zones contestées sont revendiquées à la fois par les Kurdes, les Arabes et les Turcomans.
Les Kurdes veulent intégrer les régions situées à la périphérie de leur région du Kurdistan, mais le gouvernement de Bagdad s'y oppose farouchement. 
L'attentat à la bombe dans la ville est survenu alors que les tensions montaient entre le gouvernement de Bagdad et le Kurdistan après la tenue du référendum controversé sur l'indépendance du Kurdistan et les zones contestées, y compris la ville de Tuz-Khurmatu.
L'Etat islamique va tout faire pour attiser les tensions 
Il est évident que l'Etat islamique va tout faire pour attiser les tensions entre les différentes communautés, provoquer le chaos et tenter d'en profiter pour progresser à nouveau. Les évènements de Tuz Khormatu sont donc à observer avec attention car l'attentat est sans doute l'œuvre de l'État islamique et pourrait préfigurer la stratégie que vont suivre les jihadistes.    
N'oublions pas non plus que l'Etat islamique a également recruté des jihadistes au sein de la communauté kurde et que les montagnes du Kurdistan ont servi de refuge aux jihadistes d'al-Qaïda après que ceux-ci aient été chassés d'Afghanistan par une intervention militaire américaine.   
 
tribus 
20.000 membres de tribus arabes sunnites prêts à défendre Kirkouk des milices chiites Hashed al-Chaabi
Muzham al-Huwet, porte-parole des tribus 
Les tribus arabes sunnites de la plaine de Ninive ont juré de combattre côte à côte avec les forces peshmergas du Kurdistan contre toute attaque contre la région du Kurdistan, a déclaré le porte-parole des tribus. 
S'exprimant samedi 14 octobre sur le site Internet al-Yawm, Muzahm al-Huwet, le porte-parole des tribus, a affirmé que 20 000 combattants des tribus étaient bien décidés à s'opposer à toute attaque contre Kirkouk. 
Il a ajouté que les combattants étaient armés de différents types d'armes légères et lourdes. 
 
Yezidies 
Ò
Les femmes yézidies ont le doigt sur la gachette pour défendre le Kurdistan
Les femmes yézidies, martyrisées par les jihadistes de Daech après l'offensive de 2014, ont bien l'intention de s'opposer à toute agression visant les territoires kurdes à Sinjar ou ailleurs. C'est ce qu'a déclaré le commandant des forces Yezidies "Peshmerga".
Khate Shingali, qui commande la Brigade des filles Yezidies Roj, a déclaré qu'elles étaient prêtes à défendre le Kurdistan aux côtés d'autres forces peshmergas, contre toute attaque éventuelle.
La région du Kurdistan est maintenant menacée par les milices chiites du Hashed al-Shaabi, soutenues par Bagdad, au sud de Kirkouk et au nord de Mossoul.
Shingali a déclaré que les combattantes yézidies étaient prêtes à aller à Kirkouk pour défendre les habitants de la ville kurde. 

 

16/08/2017

Irak : 7 membres des forces de sécurité tués dans une attaque jihadiste à Baiji

Irak : 7 membres des forces de sécurité tués dans une attaque jihadiste à Baiji    
Sept membres des forces de sécurité irakiennes ont été tués lors d'affrontements mercredi 16 août avec des jihadistes à Baïji, ville située au nord de Bagdad et reprise fin 2014 au groupe Etat islamique (EI), a indiqué le ministère de l'Intérieur.
"A cinq heures du matin, cinq membres de l'EI qui portaient des ceintures d'explosif se sont attaqués à des bâtiments des forces de sécurité" à Baiji, à 200 kilomètres au nord de Bagdad, a rapporté à l'AFP le maire de la ville Mohammed Mahmoud.
Des affrontements ont éclaté et ont duré trois heures, selon M. Mahmoud.
Ils se sont soldés par la mort de "sept membres des forces de sécurité", tandis que "six autres ont été blessés", a indiqué le brigadier général Saad Maan, porte-parole du ministère de l'Intérieur.
"Cinq kamikazes qui tentaient de s'en prendre aux forces de sécurité" ont également été tués, a-t-il ajouté.
Baiji 
Grande ville pétrolière, Baïji se trouve dans la province de Salaheddine, où les forces gouvernementales sont parvenues à chasser l'EI de son chef-lieu Tikrit.
Comme Baïji, Tikrit avait été conquise en juin 2014 par l'EI lors de l'offensive fulgurante qui lui avait permis de s'emparer de vastes pans du territoire face à la débandade des troupes irakiennes.
Quelques mois plus tard, grâce au soutien de l'aviation de la coalition internationale menée par Washington, de tribus et de milices, les forces irakiennes ont commencé à reprendre du terrain à l'EI.
Le groupe extrémiste mène toutefois régulièrement des attaques dans des villes reprises par les autorités irakiennes.
Analyse
L'attaque de Baiji augure de ce qui va se produire au cours des prochains mois en Irak.
L'État islamique et d'autres groupes d'insurgés sunnites vont harceler les forces de sécurité partout où elles ne sont ni assez fortes ni politiquement suffisamment souples pour bénéficier du soutien de la population des régions sunnites dans leur lutte contre les insurgés.
Les attaques terroristes contre les forces de sécurité avaient déjà commencé à Mossoul alors que la ville n'était pas encore complètement libérée. 
Le groupe jihadiste a ainsi endeuillé le début de la fête religieuse musulmane de l'Eid en lançant une vague d'attentats-suicide et d'attentats à la voiture piégée dans l'est de Mossul à peine libéré, les 23 et 24 juin. Alors que les derniers jihadistes livraient leur dernier combat dans la vieille ville, 40 combattants de l'Etat islamique ont lancé, le 26 juin, un dans les districts de Tanak et de Yarmuk, situés à l'extrémité ouest de la ville de Mossoul, provoquant la panique au sein de la population qui venait à peine de rentrer dans leurs foyers à peine libérés.
Il n'est pas difficile de prévoir que les combattants de l'Etat islamique qui viennent de perdre une grande partie du territoire qu'ils avaient conquis en 2014, vont revenir aux tactiques du terrorisme et de l'insurrection qu'ils avaient déjà utilisées avant 2014.  
L'objectif de la campagne de terrorisme que devrait adopter l'Etat islamique sera de prouver à la population que les forces de sécurité sont impuissantes à protéger la population et en particulier les cadres dirigeants, les combattants tribaux sunnites et tous ceux qui participent de près ou de loin à l'exercice de l'autorité d'un Etat qui reste, malgré ses récents succès militaires, très faible. . Une partie de la population sunnite d'Irak est toujours sensible aux arguments présentés par les jihadistes, à savoir que la communauté sunnite est maltraitée en Irak. C'est d'ailleurs ce sentiment qui avait conduit une partie de la population sunnite à  soutenir de manière plus ou moins active l'offensive de l'État islamique contre les forces gouvernementales.
Un autre facteur qui pourrait relancer l'insurrection sunnite sous une forme différente est la méfiance, voire l'hostilité des Sunnites vis-à-vis des milices chiites qui ont participé au combat contre l'Etat islamique et ont pris pied dans des régions où elles ne sont pas les bienvenues.  Car il faut savoir que l'équilibre démographico-confessionnel dans chaque partie de l'Irak est un point de grande sensibilité. Dans certaines régions, les Sunnites sont dominants démographiquement et dirigent la gouvernance locale et la police; Dans d'autres, ils sont une minorité souvent maltraitée et humiliée depuis la chute de Saddam Hussein. Dans d'autres régions enfin, l'équilibre ethno-sectaire n'est pas clair ou changeant, favorisant une extrême radicalisation identitaire au sein du gouvernement local et des forces de sécurité. Les griefs locaux et les choix des leaders  peuvent être des moteurs puissants ou des entraves à la participation sunnite à l'insurrection.
Les dirigeants sunnites locaux peuvent conduire leurs communautés vers ou loin du militantisme.
Un autre facteur qui inquiète le gouvernement irakien est la proximité aux confins du territoire irakien de zones de combats accompagnés de zones de "non-droit" où il est facile de se procurer des armes et des munitions.
La guerre civile en Syrie est clairement la plus grande préoccupation à cet égard, et elle peut être considérée comme un facteur causal majeur dans l'intensification de l'insurrection en Irak depuis 2012.
Les zones frontalières entre l'Iran et l'Irak sont un sanctuaire idéal pour Al-Qaïda et les affiliés de l'État islamique opérant dans les districts de l'est de l'Irak comme Halabja, Khanaqin et Balad Ruz.
Il y a également à l'intérieur même de l'Irak des espaces qui échappent toujours à l'autorité du gouvernement. C'est le cas de la région située entre les rivières Tigre et Diyala (y compris la région de Hawija, les montagnes d'Hamrin et le désert de Jallam), une zone de terrains difficiles d'accès.
Les déserts occidentaux bordant la Syrie (provinces d'al-Anbar et de Ninive), et les étendues à la frontière Iran-Irak, au nord-est de Bagdad, sont particulièrement difficiles à pacifier. 
Ces trois facteurs - l'efficacité de l'armée irakienne, le soutien sunnite local pour l'insurrection et le contrôle des sanctuaires insurrectionnels - varieront considérablement selon les provinces et les districts d'Irak. En termes généraux, l'Irak peut être divisée en trois «micro-climats» en termes d'attractivité pour les activités des insurgés sunnites.
Dans la ville de Bagdad et dans la plupart des régions au sud de la capitale (totalisant 40 des 102 districts irakiens), les sunnites sont une minorité démographique. Les forces de sécurité sont dirigées par des Chiites et les régions sont assez éloignées des espaces (en Irak et en Syrie) où les insurgés sunnites sont encore actifs. Cela signifie qu'ils seraient forcés de monter des «attaques de longue portée» vers les régions chiites. En juin 2014, la progression de l'État islamique s'est arrêtée dès que les insurgés sunnites ont atteint la périphérie de Bagdad. Les grandes populations sunnites à Bagdad n'ont pas bougé pour soutenir l'Etat islamique.
La mobilisation rapide des miliciens chiites au sein des Hashed al-Sha'abi (forces populaires de mobilisation, ou PMF) a été une preuve forte de la stabilité ultime de la zone de domination Shiite dans cette région. 
Il existe également une zone de domination kurde soumise à une polarité ethnique (plutôt que sectaire) qui compte environ 36 des 102 districts irakiens. Bien que les Kurdes irakiens soient principalement sunnites (et incluent des adhérents au jihadisme), leurs partis politiques et leurs agences de renseignement maintiennent un contrôle étroit de leur zone de domination démographique. Une frontière dure - complète avec des fossés, des bermes, des clôtures et des points de contrôle - sépare une grande partie de la région du Kurdistan des zones majoritairement sunnite arabe. Par contre, là où le Kurdistan se fond dans des zones majoritairement sunnites arabes, la situation est encore précaire. Les attaques aériennes américaines ont stabilisé les Kurdes lorsque leur capitale, Erbil, a été attaqué en août 2014. Mais il est peu probable que l'État islamique aurait réussi à saisir des zones ajoritairement kurdes majoritairement du Kurdistan et la ligne de front ethnique n'a pratiquement jamais été franchie par les jihadistes.
A Bagdad, au Kurdistan et dans les régions majoritairement chiites, l'Etat islamique ou les insurgés sunnites ne peuvent finalement qu'envoyer de temps en temps des attaques kamikazes, souvent cruelles et sanglantes mais sans conséquences stratégiques.
La situation restera très dangereuse dans les régions sunnites où de nombreux insurgés sont toujours organisés en réseaux et cellules et n'attendent qu'un ordre pour surgir à l'improviste et lancer une attaque contre un point faible de la défense irakienne ou une cible stratégique.
Bleu, région arabe chiite - beige, région arabe sunnite, vert clair, région kurde et rose, région mixte (arabe, kurde, turkmène, yazidis) 

 

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30/05/2017

Les Peshmergas kurdes lancent un avertissement aux milices chiites (zk)

Les Peshmergas kurdes lancent un avertissement aux milices chiites 

Dans une déclaration ferme, le Commandement général des forces  Peshmerga a accusé le Hashed al-Chaabi (la coalition de milices chiites pro-iraniennes) et les «Kurdes mercenaires» de violer un accord conclu entre Erbil et Bagdad avant le lancement de l'offensive de Mossoul et les a mis en garde contre ce qui pourrait provoquer des problèmes. 

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