04/06/2018

Des agents du « Mossad » ont tué deux conseillers militaires iraniens en Libye

Des agents du « Mossad » ont tué deux conseillers militaires iraniens en Libye

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La chaîne de télévision Al Arabiya rapporte que des agents du renseignement israélien « Mossad » ont liquidé en Iran deux conseillers militaires iraniens.
La chaîne de télévision saoudienne affirme que l’Iran cherche à renforcer son influence sur les pays d’Afrique du Nord pour « exporter la révolution selon le modèle de Khomeiny« . C’est de cette manière, note Al-Arabiya, que Téhéran a opéré en Syrie.
Selon « Al-Arabiya », des diplomates iraniens et des représentants des forces de sécurité iraniennes ont tenu en Tunisie et à Malte des réunions secrètes avec d’influents politiciens, des militaires et des hommes d’affaires libyens, afin d’obtenir un effet de levier en Libye.
En particulier, deux conseillers militaires du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran (CGRI) ont été envoyés au sud de la Libye. C’est là qu’ils ont été tués dans des circonstances mystérieuses, a déclaré Al-Arabiya, citant ses propres sources au sein des services de sécurité libyens.
Selon ces sources, les Israéliens auraient observé les deux membres du CGRI dès leur arrivée en Libye depuis la Tunisie. L’élimination des Iraniens a été réalisée dans l’une des villes du sud libyen par des rebelles locaux recrutés par le Mossad, affirme Al-Arabiya, se basant sur ses sources
Il y a cependant des détails qui semblent très douteux dans les informations données par Al-Arabiya. En particulier, le média saoudien affirme que les conseillers iraniens auraient cherché à rencontrer des représentants du groupe terroriste sunnite Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), ou encore avec des Islamistes qui ont fui Raqqa, l’ex-place-forte de Daech en Syrie, pour gagner  la Libye via la Turquie et le Soudan. La réunion devait se tenir à Ubari, dans le sud-ouest de la Libye, affirme le rapport, mais à la veille de la réunion, les représentants du CGRI avaient été tués.
L’objectif, c’est l’uranium
Selon des sources libyennes, les experts militaires iraniens se seraient montrés intéressés par la région montagneuse au sud-ouest de la capitale Tripoli, près de la frontière avec la Tunisie, une région riche en ressources naturelles, y compris l’uranium.
Téhéran est impatient d’importer des cargaisons et chercherait à utiliser des groupes armés et des organisations extrémistes basés dans le sud de la Libye pour de saper la stabilité dans la région et prendre le contrôle des ressources d’uranium.
Maroc et Mauritanie
En mai 2018, le Maroc a brutalement rompu ses liens avec l’Iran. Rabat entendait protester contre le soutien du Hezbollah au Front Polisario qui lutte pour l’indépendance de l’ancien Maroc espagnol, rattaché désormais au Maroc.
Aujourd’hui, c’est au tour de la Mauritanie de dénoncer le prosélytisme iranien sur son territoire.
Les autorités ont convoqué l’ambassadeur de la République islamique pour protester contre les activités de l’Association de l’Imam Ali qui «menace la stabilité du pays» tandis que deux autres centres culturels étaient fermés.
Selon le site mauritanien Saharamedia.net qui a révélé l’information, il a été signifié au diplomate que la Mauritanie «ne tolérerait aucune activité de l’ambassade, ou de toute partie liée à elle, visant à changer la confession ou la croyance de la société mauritanienne».
Les autorités reprochent en effet au «Centre de l’Imam Ali» d’être devenu une véritable husseiniyya (lieu de culte chiite) dans la capitale. Un lieu affilié à l’Association «Ahl al-Beit» (La famille du prophète), créée par les autorités iraniennes et chargée de distribuer des bourses d’études ou d’envoyer des personnes en Iran et au Liban pour être formés au chiisme.
Outre la suspension des activités de cette instance culturelle, qui «menace l’unité et la croyance de la société mauritanienne», les autorités ont destitué l’imam du centre de culte, placé désormais sous l’autorité du ministère des Affaires islamiques, et l’ont remplacé par un autre, d’obédience sunnite plus conforme au culte pratiqué dans le pays.
L’Algérie n’a pas jugé bon d’endiguer le prosélytisme chiite dans le pays
Sans doute en raison d’une convergence de vue avec le pouvoir à Téhéran sur certains dossiers politiques, les autorités algériennes ont laissé se développer dans le pays une campagne de prosélytisme dirigée par l’Iran à tel point qu’il existe aujourd’hui dans le pays une forte communauté chiite composée essentiellement de convertis sunnites.
La tactique employée a été la suivante : Des ressortissants étrangers, résidents en Europe et ailleurs et appartenant à cette branche de l’islam, se sont mariés avec des Algériennes. «Les épouses restaient dans le pays. Elles servaient ainsi de couverture pour justifier les multiples déplacements de l’époux dans le pays. La même tactique a été utilisée au Maroc et en Mauritanie.

Jean René Belliard
Groupe Ptolémée : +33757910350 

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