20/11/2017

Irak : 300 femmes et enfants étrangers de l'EI transférés à Bagdad avant expulsion vers leur pays

Irak 
femmesjihadistes
300 femmes et enfants étrangers de l'EI transférés à Bagdad avant expulsion vers leur pays    
Environ 300 femmes et enfants de jihadistes étrangers capturés à Mossoul, ancienne "capitale" irakienne de l'Etat islamique (Daech), ont été transférés du nord de l'Irak vers Bagdad, "en vue de leur expulsion vers leur pays", a indiqué lundi 20 novembre à l'AFP un responsable.
"Il s'agit de la deuxième vague et il y en aura encore deux ou trois autres", a précisé à l'AFP Noureddine Qablan, vice-président du Conseil provincial de Ninive. "Au total, plus de 1.200 membres de familles de jihadistes étrangers seront transférés" depuis le centre de rétention de Tel Keif, au nord de Mossoul, vers un centre de rétention de la capitale, a-t-il ajouté.
Un haut responsable de la sécurité irakienne avait indiqué mi-septembre, à l'arrivée de ces familles à Tel Keif, qu'il s'agissait de 509 femmes et 813 enfants appartenant à 13 nationalités d'Europe, d'Asie et d'Amérique. Une source au sein du gouvernement irakien avait précisé à l'AFP qu'environ 300 femmes étaient de nationalité turque. Selon l'ONG Norwegian Refugee Council (NRC), qui réclame "un accès humanitaire à ces femmes et ces enfants", ils sont surtout originaires de Turquie, d'Azerbaïdjan, de Russie et du Tadjikistan.
L'avenir des jihadistes capturés ainsi que de leurs familles fait l'objet de débats dans les pays d'origine.
Les jihadistes français prisonniers en Irak seront jugés en Irak, a par exemple récemment affirmé le ministre français des Affaires étrangères, ajoutant que les enfants seraient traités "au cas par cas".
En Syrie voisine toutefois, des responsables russes sont venus récupérer mi-novembre 13 femmes et 29 enfants tchétchènes dans la ville de Raqqa, ancienne "capitale" syrienne de l'EI reprise au groupe jihadiste en octobre.

Jean René Belliard

13/11/2017

Syrie : Les Kurdes ont remis à la Russie des familles des jihadistes tchétchènes

Syrie 
Les Kurdes ont remis à la Russie des familles des jihadistes tchétchènes
(De notre correspondant en Russie, Leonid R.)
Les autorités kurdes du nord de la Syrie ont remis aux représentants de la Fédération de Russie des femmes et des enfants de jihadistes tchétchènes de l'État islamique.
Ils avaient été capturés pendant les combats de Raqqa. 
Au total, 13 femmes et 29 enfants ont été remis à la Russie. Ce sont tous des citoyens de la Fédération de Russie.
Selon les Kurdes, aucun d'entre eux n'a pris part aux hostilités. 
Des milliers de citoyens de pays européens, y compris des Russes, se sont battus dans les rangs de Daech.
L'écrasante majorité des jihadistes originaires de la Fédération de Russie sont originaires du Caucase du Nord. Beaucoup de dirigeants du groupe islamiste étaient originaires du Caucase 
Rappelons qu'un nombre important d'étrangers a été capturé par l'armée irakienne au cours des combats pour Mossoul. On estime à 1400 le nombre de femmes et d'enfants des jihadistes de Daech détenus par les forces irakiennes.
Ils sont gardés dans un camp situé au sud de Mossoul. 
La majorité des personnes détenues dans ce camp sont originaires de Turquie.
Cependant,il y a parmi elles  un nombre important de citoyens d'États de l'ex-URSS : Russes, Azerbaïdjanais, Kirghizes, Ouzbèkes. 

Jean René Belliard

ptolemee@belliard74.com

11/04/2017

Le colonel Gulmurod #Khalimov – #ministre des #attentats de #Daech

La filière ouzbèke dans les derniers attentats de l'Etat islamique
Ces derniers jours, deux attentats sanglants ont été menés par des Ouzbèks, l'un dans le métro de Moscou et le second à Stokholm. Il est peut être utile de rappeler ce que nous avions écrit dans la newsletter du 6 septembre 2016. A cette époque, nous avions dit que Gulmurod Khalimov avait été nommé au poste de "ministre des attentats" de l'EI, en remplacement d'Abou Mohammad al-Adnani, tué par la frappe d'un drone américain. Nous avions prévenu que cet ancien colonel des forces spéciales tadjikes allait assurément s'appuyer sur un réseau de terroristes originaires d'Asie centrale, dans lesquels il avait toute confiance et dont il partageait la langue, plutôt que sur les Arabes.    

Lire la suite