Syrie

  • Syrie: Combats entre rebelles syriens pro-turcs et des Chrétiens syriaques

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais)

    De violents combats entre des miliciens chrétiens du Conseil militaire syriaque soutenus par les FDS, la coalition arabo-kurde, et des groupes de rebelles syriens soutenus par la Turquie.
    L'armée syrienne était apparemment présente à Dirbesiye, Ras al-Ain et Tal Tamr mais elle se serait retirée du secteur attaqué par les rebelles pro-turcs. La raison serait que les soldats syriens ne disposaient pas de suffisamment de munitions et de soutien logistique pour maintenir leur position sur les lignes de contact.
    La petite population chrétienne qui avait réussi à survivre à Daech fuit maintenant ses maisons dans la région de Khabur près de Tal Tamr en raison des attaques de rebelles pro-turcs (TFSA).
    La ville de Tal Tamr a été le premier point de refuge pour les résidents déplacés de Ras al-Ain et son hôpital est très important pour la région. Tal Tamr se trouve en dehors de ce que l'on appelle la " zone de sécurité " de 32 km de profondeur.

    en fuite.jpeg

     

  • Etat islamique: Le chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, tué lors d’un raid américain en Syrie

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe)

    1347091.jpgLe chef du groupe Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi a été visé par un raid américain samedi en Syrie au cours duquel il a trouvé la mort, ont annoncé dans la nuit de samedi à dimanche les chaînes de télévision CNN et ABC.
    L’armée américaine a effectué des tests et confirme formellement la mort du chef du groupe jihadiste, a indiqué CNN.
    Huit hélicoptères américains auraient pris pour cible, dans le nord-ouest de la Syrie, dans la nuit de samedi à dimanche, des jihadistes de l’Etat islamique (Daech), faisant un nombre morts qui sera précisé ultérieurement, dont trois femmes et trois enfants.
    Les huit hélicoptères ont visé après minuit une maison et une voiture aux abords du village de Baricha à Idleb, une zone où se trouvaient des « groupes proches de l’EI ».
    L’opération de neutralisation de l’émir de l’organisation terroriste « Etat islamique » Abu Bakr al-Baghdadi a été menée peu après minuit près du village de Baricha. Des hélicoptères, des avions et des drones ont été utilisés pour mener à bien cette opération.
    Il est intéressant de signaler que la région montagneuse de Baricha est sous le contrôle du Turkistan Islamic Party (TIP). Un membre du TIP serait décédé au cours des affrontements entre les commandos U.S. et les jihadistes.
    S’il se confirme qu’Abou Bakr al-Baghdadi avait trouvé l’hospitalité chez le leader de Horas ad-Din, un groupe jihadiste affilié à al-Qaïda, dans une région dominée par le Turkistan Islamic Party, un groupe d’islamistes du Caucase, également affilié à al-Qaïda, cela laisserait supposer que les restes encore actifs de l’Etat islamique pourraient, ici ou là, chercher leur salut en se rapprochant, voire en faisant allégeance à des groupes affiliés à al-Qaïda.
    Un groupe des forces spéciales  a débarqué et attaqué un ensemble de bâtiments qui, selon plusieurs sources d’information, appartenaient à Abou al-Bara’a al-Halabi, le leader du groupe jihadiste Horas al-Din, affilié à al-Qaïda. Les soldats U.S. sont entrés dans la maison où était censé se trouver Abou Bakr al-Baghdadi en perçant un mur à l’explosif, la porte d’entrée étant piégée. Puis ils se sont affrontés avec un nombre indéterminé de membres de Daech. Abou Bakr al-Baghdadi a tenté de trouver refuge dans un des tunnels creusés sous la maison. La plupart des tunnels étaient sans issue, un seul avait une sortie à l’air libre mais celle-ci était sous le contrôle des forces spéciales.  Le chef de Daech s’est engouffré dans un tunnel sans issue avec trois de ses enfants. Les forces spéciales ont envoyé un chien de guerre pour tenter de le faire sortir mais le chef terroriste a déclenché l’explosion de sa ceinture explosive, se tuant net.
    Dans une déclaration, le président Trump a affirmé qu’Al-Baghdadi était mort « en gémissant, en pleurant et en criant », en essayant de se cacher dans le tunnel. « Il n’est pas mort en héros, il est mort comme un lâche », a déclaré le président.
    Le président américain a également déclaré que 11 jeunes enfants avaient été emmenés hors de la maison où se cachait al-Baghdadi, mais le dirigeant de l’EI, essayant de se cacher dans le tunnel, avait emmené trois enfants avec lui et a ensuite fait exploser une « ceinture de suicide ». en tuant ces enfants.
    Deux épouses d’al-Baghdadi auraient également été tuées. Elles portaient, elles aussi, des ceintures explosives, ce qui a obligé les soldats américains à les abattre.
    Au total, l’opération des forces spéciales américaines a duré quatre heures. Pendant environ une heure et demie, les hélicoptères ont tiré sur des cibles proches du village de Barisha. Deux drones étaient également impliqués. Après une première phase de l’attaque, les hélicoptères ont quitté la zone d’opération et sont revenus une demi-heure plus tard, pour poursuivre le bombardement. Les forces spéciales U.S. ont été débarquées à quelques kilomètres du camp de réfugiés de Turlah à minuit. Les affrontements au sol ont duré près de deux heures et demie. Les jihadistes se sont opposés aux forces U.S. à l’aide d’armes lourdes.
    Aucun soldat U.S. n’a été tué ou blessé au cours du raid.
    Auparavant, Fox News avait publié une interview d’un agent des services de renseignement irakiens affirmant qu’Abu Bakr al-Baghdadi s’était récemment caché dans les zones frontalières de la Syrie, utilisant des vêtements civils normaux et des véhicules civils, et que personne autour de lui n’avait de téléphones portables ou d’autres appareils électroniques qui pourraient le faire repérer.
    Selon CNN, des tests sont en cours afin de pouvoir confirmer formellement la mort du chef du groupe jihadiste responsable de multiples attentats sanglants à travers le monde. Selon un responsable cité par ABC, il aurait fait exploser sa veste chargée d’explosifs pour se suicider.
    Autorités irakiennes : al-Baghdadi a été tué alors qu’il tentait d’emmener sa famille en Turquie
    Des sources au sein des agences de sécurité irakiennes ont reçu une notification de collègues syriens selon laquelle l’émir de « l’Etat islamique » Abu Bakr al-Baghdadi a été liquidé avec son garde du corps alors qu’il essayait de faire évacuer sa famille en Turquie et était en chemin vers la frontière turque.
    Les services de renseignements irakiens ont aidé à localiser al-Baghdadi
    La télévision d’Etat irakienne a rapporté dimanche matin, 27 octobre, que les renseignements irakiens ont aidé les Américains à découvrir où se trouvait Al-Baghdadi.
    Damas a également informé Téhéran de la mort d’al-Baghdadi
    Des responsables iraniens ont confirmé à Reuters que Téhéran avait été informé par Damas de la liquidation d’Abou Bakr al-Baghdadi.
    Ces responsables ont indiqué qu’ils avaient reçu des informations de leurs homologues syriens, qui avaient reçu des renseignements.
    Washington s’est coordonné avec la Turquie et la Russie
    La Turquie a affirmé dimanche avoir été en « coordination » avec les Etats-Unis avant le déroulement de l’opération américaine en Syrie qui aurait permis, selon des médias américains, de tuer le chef du groupe Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi.
    « En préalable à l’opération américaine dans la province d’Idleb en Syrie la nuit dernière, des échanges d’informations et une coordination ont eu lieu entre les autorités militaires des deux pays », a affirmé dans un tweet le ministère turc de la Défense. Le ministère turc n’a apporté aucun autre détail.
    Un haut responsable turc en a confirmé un peu plus à l’AFP, sous couvert d’anonymat. « Selon mes informations, al-Baghdadi était arrivé à cet endroit 48 heures avant l’opération américaine. Nous étions en coordination étroite avec les parties concernées » a-t-il déclaré. « L’armée turque avait été prévenue de l’opération. Je ne peux ni confirmer ni infirmer que des renseignements aient été partagés pour faciliter l’opération », a-t-il ajouté, en assurant que « nous continuerons de coordonner nos actions sur le terrain ».
    Auparavant, l’agence turque Anadolu a noté que l’espace aérien de l’Idleb est contrôlé par l’armée russe. C’est-à-dire que les Américains ont été contraints de coordonner cette opération avec le commandement des forces armées russes en Syrie, ce qu’a confirmé le président Trump dans une conférence de presse.
    Les Kurdes syriens disent avoir participé à la préparation de l’opération visant à éliminer al-Baghdadi
    Le commandant des Forces démocratiques syriennes (SDF) dirigées par des Kurdes, Mazlum Abdi, a déclaré qu’Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l’organisation terroriste d’État islamique, avait été liquidé lors d’une opération conjointe après cinq mois de travail de renseignement.
    La Russie ne croit pas en la mort du leader de Daech annoncée par Trump
    Le ministère russe de la Défense a remis en question la réalité et le succès des opérations spéciales américaines en Syrie.
    Cela a été rapporté le dimanche 27 octobre par l’agence de presse Interfax.
    « Le nombre croissant de participants directs et de pays qui auraient participé à cette « opération », chacun d’eux avec des détails absolument contradictoires, soulève des questions et des doutes raisonnables sur sa réalité et, en outre, sur son succès », – a déclaré Igor Konashenkov, représentant officiel du ministère russe de la Défense.
    Il a souligné que l’agence qu’il représente n’est pas au courant de l’aide et de l’assistance de l’armée russe dans cette opération, qui a été mentionnée par le président américain.
    Konashenkov a rappelé qu’aucune frappe aérienne récente de l’armée de l’air américaine n’a été enregistrée, et a également affirmé que le « décès » du chef de Daech n’aurait aucun impact opérationnel sur la situation en Syrie.
    Le ministère russe de la Défense a exigé des dirigeants américains qu’ils fournissent des preuves convaincantes de la mort du chef terroriste.
    « L’ensemble du territoire de la zone de désescalade d’Idlib, non contrôlée par le gouvernement syrien, est géré et contrôlé par la branche syrienne d’Al-Qaïda – le groupe terroriste Jabhat al-Nusra. Le groupe a toujours tué sans compromis les jihadistes de Daech et considère n’importe quel représentant de Daech sur le terrain, comme un concurrent au pouvoir en Syrie. Par conséquent, un séjour sans problème sur le territoire contrôlé par « Al-Qaïda syrien », de l’ancien dirigeant de Daech, mérite au moins quelques preuves directes des États-Unis ou d’autres participants à l’opération, » explique Konashenkov.

    La maison attaquée par les forces spéciales U.S.
     

    Mohammed Alaa Ghanem@MhdAGhanem
     

    Video footage shows the aftermath of the purported operation to kill in , , . A burned out car, charred bodies, and torn limbs left at the scene. Also clearly a housing complex that has been reduced to rubble.

    Vidéo intégrée
    Vidéo intégrée
     
     
     
  • Syrie : Des rebelles pro-turcs syriens ont capturé des familles de Daech dans le camp d’Ain Issa

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais)

    (Source Defense Post)

    De nouvelles informations concernant l’évasion de femmes liées à l’Etat islamique d’un camp dans le nord-est de la Syrie suggèrent que des dizaines d’entre elles ont en fait été enlevées par des rebelles soutenus par la Turquie, sans doute dans le but de les échanger contre une rançon.
    Des centaines de femmes de Daech et leurs enfants se seraient échappées d’une section sécurisée du camp d’Ain Issa le 14 octobre après une attaque aérienne turque dans la région. D’après les rapports initiaux, les réfugiés ont d’abord fui le camp, ce qui a incité les femmes de Daech à les suivre, tandis que d’autres ont affirmé que les gardes des Forces démocratiques syriennes qui surveillaient les quelque 1 000 femmes et enfants dans une annexe sûre du camp leur ont ouvert les portes et leur ont demandé de partir.
    Jusqu’à cette semaine, le camp d’Ain Issa abritait 13 000 personnes, la plupart d’entre elles déplacées par les combats de la guerre civile en Syrie.
    Une source d’une organisation humanitaire opérant dans la région a déclaré vendredi 18 octobre que des forces soutenues par la Turquie avaient envahi Ain Issa, et le personnel a rapporté que  » les troupes se sont rendues dans la zone où vivaient des familles étrangères et ont pris environ 150 familles étrangères « .
    Ils ont ensuite mis le feu aux bureaux du secteur et du camp, avant de partir avec les familles.
    « Cela ne fera qu’aggraver une situation désastreuse et dangereuse « , a déclaré la source, qui a demandé l’anonymat pour assurer la sécurité des travailleurs humanitaires dans le nord-est de la Syrie.
    Une Britannique du camp, Tooba Gondal, a déclaré au Telegraph vendredi qu’elle avait quitté le camp de son plein gré, qu’elle avait par la suite rencontré des combattants rebelles syriens et qu’elle était actuellement détenue près de la frontière turque.
    Gondal a montré des photos suggérant qu’elle serait détenue par les rebelles pro-turcs d’Ahrar al-Sharqiya. The Telegraph affirme que ce groupe rebelle islamiste détient effectivement un certain nombre de femmes en échange d’une rançon pour leur permettre de passer illégalement en Turquie.
    La source humanitaire a déclaré qu’elle avait été surprise par la façon dont les combattants avaient enlevé les femmes sans incident.
    Le sort de la plupart des autres femmes et enfants étrangers reste inconnu. Neuf femmes françaises se seraient échappées, a rapporté The Independent mercredi. Trois orphelins britanniques découverts dans le camp par une équipe de la BBC ont été secourus, et une Irlandaise, Lisa Smith, serait également détenue par Ahrar al-Sharqiya. L’Irish Times a rapporté que quelqu’un prétendant représenter le groupe tentait de vendre une interview avec Smith.
    Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a déclaré jeudi que le camp d’Ain Issa était pratiquement vide et que la plupart des résidents s’étaient installés dans le camp de Mahmudi près de Tabqa.
    Daech a affirmé jeudi qu’elle avait libéré des femmes de Mahmudi, mais il n’y a pas eu de rapports étayés d’une quelconque libération.
    Les organisations humanitaires, y compris l’ONU, opèrent actuellement dans le nord-est de la Syrie avec un personnel limité et la situation humanitaire est catastrophique pour près de 200 000 personnes qui ont fui leur foyer depuis que la Turquie a commencé son incursion le 9 octobre.
    En outre, de nombreuses organisations ont détruit leurs dossiers et leur matériel en quittant les camps, a indiqué la source humanitaire, afin d’assurer la protection de leur personnel et des personnes déplacées.
    L’armée arabe syrienne, qui est entrée dans de nombreuses régions du nord en début de semaine à la suite d’un accord militaire avec les FDS, a établi des points de contrôle et le personnel des organisations humanitaires a peur de voyager, craignant d’être enrôlé de force dans l’armée, selon la source.
    Ahrar al-Sharqiya est l’un des groupes qui combattent les FDS dans le nord de la Syrie sous la bannière de l’armée nationale syrienne, en réalité une force rebelle pro-turque. Les rebelles ont été accusés de violations graves, y compris d’éventuels crimes de guerre, après avoir affiché des vidéos montrant des exécutions sur l’autoroute M4 qui traverse le nord-est du pays. Ils ont également admis l’exécution d’une femme politique kurde, Hevrin Khalaf, sur la même route.
    Les combats entre les FDS et les groupes soutenus par la Turquie à Ras al-Ayn se sont poursuivis vendredi malgré un cessez-le-feu de 120 heures annoncé la nuit précédente par le vice-président américain Mike Pence après une rencontre avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.
    Selon les termes de l’accord, et selon les déclarations précédentes du président américain Donald Trump, la Turquie est censée être responsable des milliers de combattants de Daech et de leurs familles en détention dans le nord-est de la Syrie. Cette responsabilité incombait aux FDS et à ses services de sécurité intérieure, qui ont averti qu’ils ne pourraient plus assurer la sécurité des prisonniers de Daech si la Turquie poursuit son offensive dans le nord-est du pays.

    D'autres articles aujourd'hui sur le site Frontlive-Chrono