22/06/2015

22 juin 2015 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient et d’Afrique du nord

Arabie saoudite
La Russie semble profiter de la dégradation des relations entre les Etats-Unis et ses alliés arabes traditionnels. Les causes sont nombreuses. Elles vont des tentatives de dialogue direct des Etats-Unis avec les ennemis des monarchies sunnites, l’Iran, dans le cadre des discussions sur son programme nucléaire ; les discussions sans lendemain à Oman entre des représentants houthis yéménites et des envoyés américains ; la visite catastrophique de Barack Obama et son épouse, Michelle, à Riyad. La visite avait pour but de présenter des condoléances à la famille royale après la mort du roi Abdallah. Souvenez vous comment Michele Obama était descendue de l’avion présidentiel à Riyad, habillée en couleurs vives alors qu’elle était habillée en couleurs sombres en arrivant à Washington. Et d’autres vexations qui ont fini par refroidir les relations entre les deux pays.
Aussi, il n’y a rien d’étonnant à ce que le prince saoudien, vice-héritier de la couronne et  ministre de la défense, Mohammed Ben Salman, vienne honorer de sa présence le Forum économique de Saint-Pétersbourg. Non seulement le prince a déclaré que son pays avait l’intention d’investir des milliards dans l’économie russe, mais il a également discuté avec le président Vladimir Poutine un certain nombre de questions stratégiques cruciales. Un retournement inouï de la géopolitique moyen orientale.
La Russie est comblée d’aise. D’abord parce qu’elle a besoin de puissants partenaires pour faire face à la crise diplomatique avec l’Occident voulu par Barack Obama et à ses représailles économiques.
Ensuite parce que l’Arabie saoudite est le plus puissant Etat sunnite au Moyen Orient. Non seulement, il jouit d’une influence politique et spirituelle considérable sur le monde musulman, mais il est aussi le pays qui contrôle la politique de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole).
L’Arabie saoudite, de son côté, redoute l’influence croissante de l’Iran dans la région. C’est pourquoi il a besoin d’alliés puissants. Or l’administration Obama manque de fiabilité, pour Riyad. Les Saoudiens n’ont pas caché leur souhait d’acquérir des missiles tactiques « Iskander » de fabrication russe. Il s’agit du plus avancé des systèmes de missiles balistiques. L’Arabie saoudite a également confirmé son intérêt pour le nucléaire civil et signé avec la Russie plusieurs accords à ce sujet. 
Au fait ! Pourquoi les Français ont-ils manqué cette opportunité ? Les Français avaient pourtant fait des efforts pour  montrer qu’ils partageaient les idées saoudiennes sur de nombreuses questions, comme la Syrie, ou encore les négociations nucléaires où Paris affichait une position de fermeté plus forte que Washington.  Moscou, par contre, soutient le président Bachar al-Assad.
Les Russes concèdent qu’il y a des divergences de vue, mais ils demandent de rechercher plutôt les convergences et une compréhension mutuelle. La Russie pense qu’il est possible d’établir un processus de normalisation multilatérale. Elle en veut pour preuve la récente visite à Riyad du vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahiyan. Et la Russie d’espérer qu’en plus des projets d’investissement et des ventes d’armes, très rentables pour Moscou, l’Arabie saoudite pourrait assouplir sa position intransigeante sur le sort de Bachar el-Assad, notamment au regard du danger représenté par l’Etat Islamique.

Egypte

Les relations entre Washington et l'Egypte, un allié clé de longue date dans la région, s'étaient légèrement refroidies depuis la destitution par l'armée de l'ex-président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, et la sanglante répression lancée contre ses partisans.
Mais elles sont quasiment redevenues normales fin mars, les Etats-Unis annonçant qu'ils mettaient fin au gel partiel de leur aide militaire annuelle qui s'élève à 1,3 milliard de dollars.
Témoin de ce dégel des relations entre l’Egypte et les Etats-Unis, la livraison de deux patrouilleurs lance-missiles à l’Egypte.
Les deux navires de guerre sont arrivés le 17 juin à Alexandrie et "devraient intégrer la flotte égyptienne dans les semaines à venir".
Washington avait déjà livré au Caire deux patrouilleurs lance-missiles similaires.
Les quatre navires, d'un coût total de 1,1 milliard de dollars "vont contribuer de manière significative à assurer la sécurité régionale, la lutte contre le terrorisme et la protection du commerce mondial", notamment "en assurant la protection (...) du canal de Suez et de la Mer rouge", a indiqué un communiqué de l’ambassade américaine au Caire.
"Cette livraison est un signe de l'engagement des Etats-Unis auprès de l'Egypte, et de nos intérêts sécuritaires partagés" explique le général Charles Hooper, un responsable de la défense attaché à l'ambassade américaine.
Il faut dire qu’il y avait urgence, la Russie ayant fait des efforts considérables, dernièrement, pour se rapprocher de l’Egypte, comptant sans doute prendre la place de son concurrent américain.

Front irakien

Ouest de Ramadi
Le ministère de l'intérieur irakien a révélé dimanche 21 juin que les avions de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, en coopération avec la septième brigade de l'armée, avaient bombardé un convoi de Jihadistes de l'Etat Islamique qui se dirigeait vers la région d'al-Jebbeh, à l'ouest de Ramadi dans la province sunnite d'al-Anbar. Cinq Jihadistes auraient péri dans ce raid selon les autorités irakiennes.

Baiji
Les combats se poursuivent pour le contrôle de la raffinerie de Baiji disputée entre l'armée irakienne et les miliciens de l'EI depuis des semaines.
Les commandos de la police fédérale (force de réaction rapide) auraient mis hors de combat neuf Jihadistes au cours des dernières opérations militaires dans le secteur de Baiji. Parmi les morts se trouve un responsable de l'EI, le cheikh saoudien Abou Hudhayfah.
Ci-dessous trois vidéos de propagande de milices chiites irakiennes engagées dans les combats de Baiji :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=acacd034623a
Une autre vidéo mise en ligne par la brigade de l'Imam Ali (Chiite) :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=acacd034623a
et
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=5de1fab9018a

Samarra
L'armée irakienne et les milices chiites passent la région de Samarra au peigne fin pour débusquer les membres de l'Etat Islamique qui pourraient s'y cacher. C'est ainsi que 34 partisans supposés de l'Etat Islamique, des Sunnites, ont été arrêtés, dont un Afghan et un Saoudien. Les arrestations ont eu lieu dans les régions d'al-Ishaqi et d'al-Jazira. Plusieurs personnes arrêtées sont accusées d'avoir piégé des voitures pour des attaques kamikazes. D'autres sont soupçonnées de trafics de pétrole au profit de l'EI.

Province de Mossoul
Dans ma newsletter du dimanche 21 juin, j'ai mentionné la mort de huit ressortissants allemands membres de l'EI parmi 22 Jihadistes tués. Il s'agit en fait de 42 miliciens de Daech mis hors de combat au cours d'affrontements avec les Peshmergas kurdes près de la ville de Mossoul. Parmi eux, figure le responsable militaire de la province de Talkif, connu sous l'alias d'Abou Alqama. Il s'agit d'un Jihadiste de nationalité afghane. Il aurait été tué avec dix autres Jihadistes dans une région située à 20 km au nord de Mossoul.

Israël

Israël et des groupes palestiniens accusés de "crimes de guerre" par l'ONU
La Commission indépendante d'enquête des Nations Unies sur le conflit à Gaza en 2014 a réuni "des informations substantielles mettant en évidence de possibles crimes de guerre commis par Israël et par les groupes armés palestiniens". C’est ce qu’affirme un rapport d'enquête des Nations Unies publié lundi 22 juin 2015 à Genève.

Miliciens syriens soignés en Israël
Selon la télévision israélienne, 1647 miliciens syriens blessés se sont faits soigner dans des hôpitaux israéliens.

Une unité druze israélienne pour venir en aide aux Druzes syriens ?
Le sort des Druzes syriens captive les médias israéliens. L’Etat hébreu, qui compte une population druze, redoute un massacre alors que le commandement de la coalition rebelle du Front du Sud fait justement très attention à ne pas s'affronter avec les Druzes syriens.
Qu'à cela ne tienne, l'idée de la création d'une unité druze qui serait chargée d'intervenir pour défendre les Druzes syriens fait son chemin dans les esprits. On lui a déjà choisi un nom. Elle s'appellerait « Ansar al- Mouwahiddine » (les partisans des Unificateurs -unificateurs étant l'appellation des druzes). Les télévisions israéliennes lui ont déjà  consacré une émission spéciale. Les membres de cette future unité seraient d'anciens officiers de Tsahal.
L'un d'entre eux, Mhanna Kanaane, un ancien général de l'armée israélienne, est apparu sur la seconde chaine de la télévision israélienne pour défendre la cause des Druzes syriens, assurant vouloir être « le premier martyr dans la défense de Souweïda », sans doute à la tête de cette unité druze.

Liban

Jurd d'Ersal
L'Etat islamique a réussi à s'implanter solidement dans le jurd d'Ersal, une région montagneuse à cheval sur la frontière entre le Liban et la Syrie. Ils subissent des pertes, certes, mais ils infligent également des pertes aux miliciens du Hezbollah qui les combattent comme en témoigne cette vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=c4466bd3fe46
et qui montre la destruction d'un véhicule blindé du Hezbollah par un missile Konkurs, un missile antitank téléguidé. L'EI clame avoir tué un commandant du Hezbollah, Hassan Ali Jaafar et avoir capturé un autre milicien chiite.

Séances de tortures à la prison de Roumieh
Deux vidéos montrant des séances de tortures de prisonniers jihadistes à la prison de Roumieh ont choqué les Libanais. Les vidéos montrent des gardiens humiliant leurs prisonniers et les frappant avec des tuyaux en plastique. Les images ont déclenché une vague d'indignation sur les réseaux sociaux durant le weekend et au sein de la classe politique.
Le Premier ministre Tammam Salam a appelé le ministre de l'Intérieur Nohad Machnouk ainsi que le ministre de la Justice Achraf Rifi à une réunion pour décider des mesures nécessaires pour punir les responsables et éviter que cela ne se reproduise. Seront également présents à la réunion le directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Ibrahim Basbous, et le procureur général près la Cour de cassation, le juge Samir Hammoud. De son côté, le leader des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a demandé lundi 22 juin l'ouverture "d'une enquête transparente". Dans un message sur son compte twitter, il a exigé que "les mesures nécessaires soient prises afin que des comportements semblables ne se répètent pas".
Walid Joumblatt, le chef du Parti socialiste progressiste, a déclaré dans un tweet, que « ces scènes de torture à Roumieh semblaient tout droit sorties des prisons syriennes, pas libanaises ».
Nouhad Machnouk, en sa qualité de ministre de tutelle des prisons, a réagi dans une conférence de presse qu'il a tenue dimanche 21 juin dans l'après-midi. Il a expliqué que « ces images ont été tournées au cours de la perquisition du bâtiment D de la prison de Roumieh suite à une rébellion des détenus islamistes ». Cette perquisition aurait eu lieu le 20 avril 2015, quelque trois mois après que ces détenus islamistes aient été mutés du fameux bâtiment B de la prison, que les Islamistes avaient érigé en place forte et qui était impénétrable, même pour les forces de l'ordre.
En attendant, cinq gardiens ont été déférés devant le tribunal militaire.

Front syrien

Quatre fronts majeurs
Après une série de succès militaires des rebelles au cours du printemps 2015, les fronts semblent s'être stabilisés.
Il y a actuellement quatre fronts majeurs :

2015-06-22 Batailles en cours.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Le front Edleb-Hama: Le champ de bataille se situe au nord-ouest de la Syrie. Les miliciens de Jeich al-Fateh (l'armée de la victoire) - parmi lesquels on trouve les Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) - ont tenté par deux fois, sans succès, d'expulser les forces loyalistes hors de leurs dernières positions dans la province d'Edleb.
Les rebelles sont déjà maîtres de la capitale provinciale, Edleb, ainsi que des villes de Jisr al-Shoughour, d'Ariha, et de plusieurs bases militaires de cette région. L'Armée Arabe Syrienne résiste encore à Frikka, la dernière ville tenue par le pouvoir le long de l'autostrade M-4 qui va d'Alep à Lattaquié, sur la côte méditerranéenne.
Une victoire des rebelles à Frikka leur permettrait de prendre le contrôle de la plaine d'al-Ghab, dans la province de Hama, dont un tiers est déjà entre leurs mains. Cela leur ouvrirait la voie vers la place-forte de la communauté alaouite (celle du président), c'est-à-dire vers Lattaquié.
2 - Le front d'Alep
Si l'on en croit les dernières nouvelles en provenance de ce secteur, les rebelles de Jeich al-Fateh (le Front de la victoire) ont déjà commencé à grignoter les positions gouvernementales à l'ouest de la ville. On ne sait pas encore si les affrontements qui viennent d'avoir lieu sont les signes avant coureurs d'une offensive de grande envergure avec pour objectif la prise totale de la ville.
Les rebelles sont entrés à Layramoun, Khalidiya et Rashidin mais ils semblent que les troupes loyalistes aient réussi à les stopper. Par contre, il est difficile pour l'instant de vérifier les revendications divergentes entre rebelles et le pouvoir syrien. Le gouvernement affirme avoir repris les bâtiments perdus au début de la semaine passée. Les rebelles démentent.
3 - Le front Deraa-Souweida (sud syrien)
Les lignes de front au sud de la Syrie se sont figées aux frontières entre les provinces de Deraa et de Souweida après la prise de la base de la brigade 52 de l'armée loyaliste. La poursuite de l'offensive en direction de l'importante base aérienne d'al-Thalah a été interrompue après un premier échec des rebelles.

Vidéo mise en ligne par l'armée loyaliste et montrant la résistance des soldats syriens face au harcèlement de la base al-Thalah par les rebelles de la coalition du Front du sud :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=652be08566c6

Il semble que le centre de commandement basé en Jordanie ait été surpris par l'offensive contre la base aérienne lancée dans la foulée de la prise de la base de la brigade 52. L'action contre la base aérienne n'avait été ni planifiée ni coordonnée. A cela s'ajoute que le centre de commandement basé en Jordanie ne souhaite pas s'attirer l'animosité de la communauté druze qui, pour l'instant, continue d'afficher sa neutralité dans le conflit. Or, une opération militaire dans la province de Souweida, majoritairement druze, pose le risque d'une confrontation avec les Druzes. C'est donc par la négociation, de préférence aux armes, que la coalition du Front du Sud tente de rallier à elle la communauté druze.
4 - Le front de Quneitra
La question druze se pose également aux rebelles en ce qui concerne leur offensive entamée la semaine dernière dans la province de Quneitra, au sud-ouest de la Syrie, près de la zone démilitarisée avec Israël.
Une coalition rebelle baptisée Jeich al-Hauran a vu le jour pour forcer les forces loyalistes à quitter la province de Quneitra. Les rebelles ont réussi à occuper plusieurs villages et à prendre position sur des collines. Mais ils se sont arrêtés près de la ville de Hadar dont la population est en majorité druze.
Vidéo dans la province de Quneitra - La vidéo montre l'offensive de Jeich al-Hauran dans les monts rouges, au nord-est de Hadar :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=d32Gj6kFJl0
 
Une pause actuelle mais pour combien de temps ?
La pause qui règne depuis quelques jours sur la plupart des lignes de front est interprétée par les forces loyalistes comme le signe qu'ils ont redressé la situation après les défaites militaires qu'ils ont subies au cours du printemps 2015. Les soldats loyalistes ont reculé, non seulement contre les rebelles mais aussi face à l'État islamique qui s'est emparée de la ville historique de Palmyre. Il est vrai que depuis, l'armée syrienne a réussi à mettre en échec une tentative de l'État islamique de prendre la ville de Hasaké et l'aéroport de Deir ez-Zhor situé à l'est du pays.
Mais il est clair que les forces loyalistes sont toujours sur la défensive, sans perspective immédiate de regagner le territoire perdu depuis mars 2015. Les dernières grandes offensives menées par l'armée syrienne remontent à février 2015, et elles se sont soldées soit par une défaite cuisante, comme au nord d'Alep, ou à des gains très limités, comme au sud de Damas.
Finalement, c'est l'Etat Islamique qui pourrait sauver Bachar al-Assad en affaiblissant les autres formations rebelles comme Jeich al-Fateh au nord, ou Jeich al-Islam (l'armée de l'Islam) dans la banlieue de Damas. Mais les rebelles de Jeich al-Fateh viennent de faire la démonstration qu'ils pouvaient lancer une offensive contre Alep tout en affrontant les Jihadistes de l'Etat islamique au nord de la capitale du nord syrien.
Finalement, la seule question est de savoir combien de temps la pause va durer et où les combats de grande envergure vont reprendre ?

Province d'Edleb
L'armée syrienne utiise de gros véhicules fortement fortifiés pour renforcer leurs positions. Mais celui-ci, localisé sur la position "al-Baraka", l'une des dernières positions fortifiées de l'armée loyaliste dans la province d'Edleb n'a pas résisté à un tir de missile antitank TOW.
Vidéo mise en ligne par le 1er régiment du Sahel (rebelles) :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=d8b9a896fe34

Qalamoun
On en arrive à trouver anecdotique l'activité de l'Etat Islamique en Syrie depuis que, affaibli par les frappes de la coalition internationale, il a subi une série de revers à Hasaké, ainsi qu’au nord d'Alep et dans le Qalamoun. Finalement, son dernier succès aura été la prise de Palmyre, ce qui fait qu'on peut se demander si ce rapide retrait de l'armée syrienne n'a pas été voulu par le pouvoir pour mettre la communauté internationale devant ses responsabilités face aux menaces qui pèsent sur les trésors de la cité antique.
On a appris, lundi 22 juin, que plusieurs membres de l'Etat Islamique ont encore été tués alors qu'ils tentaient d'infiltrer des positions de l'armée syrienne et du Hezbollah dans le jurd de Jarajir, dans le Qalamoun. Deux de leurs véhicules ont également été détruits.
Jihadisme international

Jihadisme international

Photo d'un haut commandant de l'Etat Islamique : As-Suwaydawi
Cet ancien officier de l'armée de Saddam Hussein a été l'un des co-fondateurs de l'Etat Islamique. On dit qu'il se serait radicalisé au contact des Jihadistes étrangers qui, comme le Jordanien al-Zarqawi sont venus en Irak pour faire le jihad contre l'armée américaine et s'en prendre à la communauté chiite irakienne.

Abou Mohammad as-Suwaydawi 2.jpg
 As-Suwaydawi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean René Belliard