Niger

  • Niger : un policier tué dans une attaque près de la frontière Burkinabè

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    Un policier nigérien a été tué, dans la nuit de samedi à dimanche, dans l’attaque d’un poste de police, près de la frontière du Burkina Faso.
    «L’attaque s’est déroulée dans les environs de 20h (19h GMT). Des hommes armés se sont attaqués au poste de police de Komabangou. Ils ont mis le feu au poste et ont tué un policier», a indiqué Moussa Ibrahim, un habitant de Komabangou.
    Une source sécuritaire a, sous couvert d’anonymat, confirmé l’attaque et la mort d’un politicien, ajoutant qu’un assaillant a aussi été neutralisé.
    Aucune déclaration officielle n’a été faite et aucune revendication n’a été enregistrée à propos de cette attaque, dimanche à 13 h GMT.
    Komabangou
    La localité de Komabangou abrite un site aurifère et est située dans la région de Tillabéri, à l’ouest du Niger, près de la frontière avec le Burkina Faso. Elle fait partie de la zone du Gourma, située entre les frontières du Burkina, du Mali et du Niger, en proie ces derniers temps à des attaques attribuées à des terroristes.
    C’est la troisième attaque enregistrée dans la région nigérienne de Tillabéri en moins de trois semaines.
    Le 10 décembre, une attaque a visé un camp de l’armée nigérienne à Inatès, près de la frontière malienne. Soixante-onze militaires nigériens ont été tués dans cette attaque, selon un bilan officiel.
    Le 24 décembre, une escorte convoyant des agents chargés du recensement électoral est tombée dans une embuscade dans la localité de Sanam, toujours près de la frontière malienne.
    Quatorze militaires nigériens ont été tués et un autre a été porté disparu.

  • Niger : 14 militaires tués dans une attaque près de la frontière malienne

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    Quatorze militaires nigériens ont été tués alors qu’un autre est toujours porté disparu à la suite de l’embuscade qui avisé, mercredi, leur convoi dans l’ouest du Niger, près de la frontière malienne, a annoncé le ministère de l’Intérieur, jeudi soir.
    «Le mercredi 25 décembre 2019, un convoi d’éléments de la gendarmerie nationale et de la garde nationale du Niger escortant des équipes chargées de l’enrôlement électoral dans la commune de Sanam (département d’Abala) a été victime d’une embuscade tendue par des terroristes lourdement armés », a indiqué le ministère de l’intérieur dans un communiqué publié jeudi soir.
    Sept gendarmes et sept gardes ont été tués et un autre garde est porté disparu, a ajouté la même source.
    Précisant que les agents chargés de l’enrôlement n’ont subi aucun dommage, le communiqué indique que les assaillants ont subi «de nombreuses pertes», sans donner plus de détails.
    L’attaque n’a toujours pas été revendiquée vendredi à 09h00 GMT.
    C’est la deuxième attaque meurtrière enregistrée dans la région nigérienne de Tillabéri en l’espace de deux semaines.
    Le 10 décembre courant, une autre attaque avait visé le camp militaire d’Inatès, faisant 71 morts parmi les militaires nigériens, selon un bilan officiel.
    La région de Tillabéri, frontalière avec le Mali et le Burkina Faso est, depuis 2017, en proie à des attaques récurrentes attribuées à des groupes terroristes sévissant dans la région du Sahel.

  • Niger: Attaque sanglante contre la base militaire d’Inatès – 73 soldats tués, 12 blessés et plusieurs portés disparus

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    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD  LE 

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    L’armée nigérienne a subi ses plus lourdes pertes depuis qu’elle est confrontée au défi jihadiste, lors de l’attaque mardi du camp d’Inates, localité située à quelques kilomètres de la frontière malienne, dans la région de Tillabéri.
    « Malheureusement, on déplore le bilan suivant: 73 militaires tués, 12 blessés, des portés disparus, et un nombre important de terroristes neutralisés », selon un communiqué du ministère de la Défense, lu à la télévision nationale.
    « Les combats », qui ont duré trois heures, ont été « d’une rare violence combinant des tirs d’artillerie et l’emploi de véhicules kamikaze par l’ennemi », a ajouté le ministère.
    Des centaines de « terroristes » sont arrivés, vraisemblablement du Mali, en plusieurs colonnes composées de plusieurs dizaines de motos et de véhicules, dont des blindés, a encore précisé le ministère
    Les jihadistes ont pilonné le camp à l’aide d’obus, et beaucoup de victimes sont décédées dans des explosions de dépôts de munitions et de carburant., a précisé le ministère.
    L’ampleur inédite des pertes subies a été ressentie jusqu’au sommet de l’Etat, alors que le président français Emmanuel Macron devait accueillir samedi ses homologues du Sahel pour « re-clarifier le cadre et les conditions politiques » de l’intervention militaire française dans la région.
    « Le président de la République, chef suprême des armées, Issoufou Mahamadou, a interrompu sa participation à la Conférence sur la paix durable, la sécurité et le développement en Afrique qui se tient à Assouan en Égypte, pour rentrer à Niamey suite au drame survenu à Inatès », a indiqué la présidence sur twitter. Il présidera jeudi une réunion du Conseil national de sécurité, a-t-elle ajouté.
    De son côté, le président français a annoncé reporter la conférence sur le Sahel à janvier 2020.
    Cette attaque est la plus meurtrière depuis le début de l’offensive jihadiste au Niger, en 2015. Au-delà de ce pays, c’est tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina -, qui est visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes armés, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane. Pour rappel, le lundi 9 décembre, une autre attaque avait visé le poste militaire d’Angando, près de Tillia, dans la région voisine de Tahoua, toujours à la frontière malienne. Elle s’est soldée par la mort de 3 soldats et 14 terroristes selon un communiqué du gouvernement.
    Face à la dégradation de la situation, le gouvernement avait décidé, à l’issue d’un conseil des ministres le mardi 10 décembre, de proroger pour une période de trois mois, l’état d’urgence décrété en 2017 dans plusieurs départements des régions de Tillabéri et de Tahoua.
    Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d’ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés.
    Depuis octobre, il est aussi formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire.
    De son côté, le Mali a été frappé par un automne sanglant, lors duquel plus de 140 soldats ont été tués, provoquant un véritable traumatisme.
    Le Burkina avait perdu 24 militaires en août, dans un assaut contre la base de , également près de la frontière malienne.
    Base d’Inatès
    Inates se situe au coeur d’une région en proie à la contrebande et aux trafics. La base militaire y avait déjà été ciblée le 1er juillet quand 18 soldats nigériens y avaient perdu la vie, dans une attaque revendiquée par l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS).
    Macron demande « davantage de clarté » sur le rôle de la France au Sahel
    Cette attaque survient alors que le président français Emmanuel Macron avait invité les présidents du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie à le retrouver le 16 décembre à Pau, dans le sud-ouest de la France.
    M. Macron souhaitait davantage de « clarté » de la part de ses homologues sahéliens sur la présence française au moment où celle-ci suscite une contestation grandissante, avec notamment des manifestations antifrançaises. Une partie de l’opinion publique sahélienne attribue la dégradation sécuritaire à la présence même des troupes étrangères.
    En novembre, l’état-major burkinabè avait même mis en garde les avions français qui survoleraient intempestivement son territoire.
    Le président français attend de ses hôtes qu’ils « assument » publiquement auprès de leurs opinions le fait que les soldats français sont au Sahel à la demande des pays concernés, et non pas pour des « visées néocoloniales ».
    C’est une « condition nécessaire » et il tirera les conséquences si elle n’est pas remplie, a-t-il ajouté.
    Mais l’invitation de l’ancienne puissance coloniale a sonné comme une « convocation », selon plusieurs experts, qui regrettent qu’Emmanuel Macron n’ait pas fait preuve de plus d’écoute et de partage.