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    France : L'assaillant de Marseille détenteur d'un passeport tunisien
     
    L'assaillant qui a tué dimanche 1er octobre deux jeunes femmes (deux cousines) sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille était détenteur d'un passeport tunisien et les enquêteurs mènent des investigations pour confirmer son identité, a déclaré lundi 2 octobre le procureur de Paris.
    Connu sous sept identités des services de police pour des faits de droit commun, l'homme avait été interpellé vendredi 29 septembre à Lyon pour vol à l'étalage. Dans le cadre de sa garde à vue, "il a alors présenté un passeport tunisien délivré le 18 novembre 2014 au nom de Ahmed H., né le 9 novembre 1987 à Bizerte en Tunisie", a indiqué le procureur François Molins lors d'une conférence de presse. Des investigations sont "en cours pour s'assurer de l'authenticité" du passeport, qu'il n'avait pas sur lui au moment de l'attaque à Marseille.
    L'assaillant n'avait pu être détenu dans un centre de rétention administrative car un fonctionnaire était absent
    L'assassin qui a tué deux jeunes femmes dimanche 1er octobre à Marseille (sud-est), n'avait pas pu être détenu la veille de l'attaque, malgré son arrestation pour vol, car le fonctionnaire ayant autorité à le faire était absent, a-t-on appris lundi 2 octobre de sources proches de l'enquête.
    L'assaillant avait été interpellé pour vol et placé en garde à vue, le vendredi précédant l'attaque à Lyon (est).
    En situation irrégulière, il tombait sous le coup d'une mesure de reconduite à la frontière, et était donc susceptible d'être placé auparavant dans un centre de rétention administrative. Mais "la personne de permanence à la préfecture du Rhône (est), ayant autorité pour signer l'Obligation de quitter le territoire (OQTF) et le placement en centre de rétention de l'assaillant de Marseille, était absente", ce qui a empêché la procédure d'arriver à son terme, a expliqué une de ces sources. "Il y avait aussi un problème de disponibilité de place en rétention le samedi matin", a fait valoir de son côté une source proche du dossier, confirmant une information du quotidien Le Parisien.
     
    Jean René Belliard

     

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