Mogadiscio

  • Etat islamique: Les jeunes femmes, nouvelle cible de la propagande de l’EI, selon Europol

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    Le jihadisme accorde désormais plus d’importance au rôle des jeunes femmes nées autour des années 2000, qui constituent la nouvelle cible de la propagande du groupe Etat islamique (EI), a déclaré vendredi Europol.
    L’agence européenne de coopération entre les polices criminelles, basée à La Haye, a dressé lors de la publication d’un rapport un portrait robot des femmes visées par la communication du groupe Etat islamique, à la recherche de recrues après la chute en mars de son dernier bastion.
    Nous parlons en particulier de millénaires », a déclaré Manuel Navarette, directeur du Centre européen de lutte contre le terrorisme (ECTC, selon son acronyme en anglais) d’Europol.
    « La propagande de l’EI est axée sur les femmes âgées de 16 à 25 ans, un groupe plus vulnérable à ces activités et qui ont accès aux réseaux sociaux. L’Etat islamique s’est adapté à la nouvelle cible », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.
    Très présent sur internet et plus particulièrement sur les réseaux sociaux, l’EI cible particulièrement les jeunes femmes. Au fil des années, celles-ci ont obtenu au sein du groupe un rôle bien plus « offensif » que « défensif », comme cela était davantage le cas dans les groupes jihadistes avant l’apparition de l’EI.
    Les femmes ont obtenu un rôle bien plus actif, tout en gardant la responsabilité de la tenue du foyer, de la garde des enfants et du bien-être des époux, indique le rapport.
    Lorsque l’EI a commencé à perdre du terrain, l’organisation « a commencé à demander aux femmes de prendre un rôle différent, d’assister en tant que médecin ou d’une manière différente, pas seulement en tant que femme au foyer traditionnelle », a expliqué M. Navarette.
    Suite à la chute en mars du « califat » de l’EI, le groupe est resté actif dans plusieurs pays du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie, et continue d’être présent sur internet.
    « L’inquiétude est que cette implication accrue des femmes puisse ouvrir la voie à des changements potentiellement majeurs », souligne le rapport d’Europol, notant une hausse notamment en France et au Royaume-Uni des arrestations de femmes « liées à des activités de terrorisme ».
    La communauté internationale est confrontée au casse-tête du rapatriement de quelque 4.000 femmes et 8.000 enfants de combattants capturés ou tués en Syrie et en Irak.

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  • Frontlive-chrono – Mercredi 22 mai 2019

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    Oléoduc est-ouest.jpg

    L’Arabie saoudite a interrompu mardi les opérations sur un oléoduc majeur du royaume après une attaque de drones ayant visé deux stations de pompage près de la capitale Riyad, a annoncé le ministre de l’Energie Khalid al-Falih.
    Dans une déclaration relayée par l’agence officielle saoudienne Spa, M. Falih a indiqué que deux stations de pompage avaient été visées par des « drones armés », ce qui a provoqué un « incendie » et des « dégâts mineurs » à une station, avant que le sinistre ne soit maîtrisé. L’attaque a eu lieu entre 06h00 et 06h30 locales (03h00 et 03h30 GMT), a-t-il précisé. La compagnie Aramco « a pris des mesures de précaution et a interrompu temporairement les opérations sur l’oléoduc » Est-Ouest qui relie la Province orientale, une région saoudienne riche en pétrole, et le port de Yanbu sur la mer Rouge, a-t-il dit.
    Cet oléoduc d’une longueur de 1.200 kilomètres a une capacité d’au moins cinq millions de barils par jour.
    M. Falih a condamné l’attaque de mardi, soulignant que « les derniers actes de terrorisme et de sabotage dans le Golfe (…) visent non seulement le royaume (saoudien), mais aussi la sécurité des approvisionnements pétroliers dans le monde et l’économie mondiale ».
    « Ces attaques prouvent une fois de plus qu’il est important pour nous de faire face aux entités terroristes, y compris les miliciens houthis au Yémen qui sont soutenues par l’Iran », a-t-il affirmé. Le ministre saoudien a conclu sa déclaration en affirmant que « les approvisionnements et les exportations de brut et de produits pétroliers (saoudiens) fonctionnent normalement sans interruption ».
    Revendication des rebelles chiites yéménites
    Plus tôt, la chaîne de télévision al-Massirah, contrôlée par les rebelles au Yémen voisin, avait fait état d’une « opération militaire majeure » contre des cibles saoudiennes avec « l’utilisation de sept drones » contre des « installations vitales » saoudiennes.
    « Cette importante opération militaire est une réponse à l’agression persistante et au blocus de notre peuple et nous sommes prêts à mener des frappes encore plus dures », a déclaré ce militaire cité par al-Massira sur Twitter.
    L’Arabie saoudite intervient militairement depuis 2015 dans le conflit au Yémen pour aider le pouvoir face aux rebelles houthis, soutenus politiquement par l’Iran.
    Dimanche, de mystérieux « actes de sabotage » ont été commis sur quatre navires dans le Golfe, dont deux pétroliers saoudiens, selon les autorités des Emirats arabes unis, pays allié de Riyad.
    On ne sait pas si les houthis, qui sont en guerre au Yémen contre la coalition militaire sunnite dirigée par d’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, voulaient ainsi revendiquer la responsabilité de l’attaque de dimanche, qui a eu lieu près de l’émirat de Fujairah.
    L’émirat se trouve juste à l’entrée du détroit d’Ormuz. Les autorités des EAU n’ont pas précisé la nature de l’attaque ni qui était derrière elle.
    Les houthis ont à plusieurs reprises lancé des attaques de drones et de missiles contre l’Arabie saoudite et ont également revendiqué des attaques de drones sur les Émirats arabes unis.
    La Coalition émirati-saoudienne
    La coalition émirati-saoudienne, soutenue par l’Occident, a commencé à bombarder le Yémen par voie aérienne en mars 2015 pour tenter de rétablir le gouvernement reconnu par la communauté internationale, renversé du pouvoir par les houthis l’année précédente et contraint de quitter la capitale Sanaa.
    La guerre au Yémen est considérée comme une guerre par procuration entre les deux puissances de la région, l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite. Les houthis refusent d’être considérés comme des pions avancés par l’Iran. Ils disent que leur révolution a pour but de lutter contre la corruption.
    Les Emirats et l’Arabie saoudite sont également de proches alliés des Etats-Unis qui n’ont cessé de durcir le ton contre Téhéran, que ce soit sur le dossier nucléaire ou ses « actions déstabilisatrices » au Moyen-Orient.
    Les prix du pétrole en forte hausse après l’annonce de l’attaque des rebelles chiites yéménites
    Les prix mondiaux du pétrole mardi après-midi ont ont progressé de 1 à 1,4% dans le contexte des nouvelles de l’attaque de drones contre le principal pipeline d’Arabie saoudite, selon les bourses de valeurs.
    À 14h29, heure de Moscou, le coût des contrats à terme standardisés pour le mois de juillet pour le mélange de pétrole brut Brent de la mer du Nord a augmenté de 1,37%, à 71,17 dollars le baril, tandis que celui des contrats à terme standardisés pour le mois de juin a augmenté de 1,03% à 61,67 dollars. Le matin, la hausse du coût des deux types de pétrole était de 0,3 à 0,4%.
    L’Arabie saoudite frappe des positions houthies au Yémen
    L’armée de l’air saoudienne a lancé 17 frappes contre une base insurgée houthie près de la ville d’Abbas, dans le nord-ouest du Yémen.
    Les coups ont été portés en réponse à l’attaque des stations de pompage d’oléoducs en Arabie saoudite par les Houthis à l’aide de drones.
    Détails sur les cibles attaquées
    L’Arabie saoudite a annoncé une attaque par drone des deux stations de pompage 8 et 9 d’Aramco.
    Ces stations de pompage 8 et 9 soutiennent le flux de pétrole et de gaz à travers les gazoducs de la région orientale jusqu’à Yanbu, sur la mer Rouge, en passant par Dawadmi et Afif, près de Riyad, .
    Ces deux pipelines majeurs, reliant les installations de production de pétrole dans la région orientale du royaume jusqu’au port de Yanbu ont été installés en 1982.
    L’un des gazoducs transporte le gaz naturel liquide provenant d’installations de traitement du gaz situées dans la région de Shadqam, à 1 871 kilomètres de Yanbu.
    L’autre pipeline, qui s’étend sur 1 200 kilomètres, transfère du pétrole brut de la région d’Abqaiq.
    Le pipeline, connu sous le nom de pipeline Est-Ouest, est surveillé et contrôlé par ordinateur.
    L’oléoduc de pétrole brut, d’un diamètre de 122 cm, était à l’origine capable de transporter 1,85 million de barils de pétrole brut par jour jusqu’à Yanbu pour le raffinage et l’exportation.
    Saudi Aramco a augmenté plus tard sa capacité pour atteindre 3,2 millions de barils par jour en élargissant le diamètre de tube parallèle de 142 cm (56 pouces).
    L’agrandissement de la station de pompage à la fin de 1992 a porté la capacité du pipeline à 4,5 millions de barils par jour.
    Les installations pétrolières de Yanbu comprennent 11 réservoirs de stockage à toit flottant (1 million de barils chacun), auxquels s’ajoute un réservoir de 1,5 million de barils par jour, le plus grand réservoir du Royaume, construit en 1992 pour augmenter la capacité journalière.
    Le système est relié à quatre lignes de remplissage de 142 cm de diamètre chacunes, reliant des réservoirs de stockage aux plateformes de remplissage de pétroliers.
    Le système est capable de fournir 130 000 barils de pétrole brut par heure et par poste.

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