16/09/2014

16 septembre : Guerres du Moyen Orient

Lourde responsabilité occidentale dans l’émergence du califat islamique
On peut aujourd’hui affirmer que l’administration américaine porte une lourde responsabilité dans l’émergence d’un califat islamique. Le blogger NotGeorgeSabra a clairement expliqué pourquoi :
- Quand les rebelles syriens semblaient gagner la guerre, en 2011 et 2012, l’administration américaine et la CIA ont imposé un blocus sur les livraisons à la rébellion d’armes lourdes. Barak Obama préférant une solution politique négociée pour mettre un terme au conflit et ne voulait pas permettre à la rébellion de gagner.
- Cette stratégie a fonctionné au-delà de toute espérance et les rebelles ont commencé à perdre leur momentum, permettant à l’armée d’Assad de se regrouper. Puis, grâce à une aide massive de l’Iran, et aussi de la Russie, elle a repris son offensive contre la rébellion, la bousculant dans de nombreuses régions. Devant la dégradation de la situation des rebelles, les Etats-Unis et certains de ses alliés ont alors autorisé les livraisons d’armes lourdes. Mais pas de missiles sol-air Manpads. Ceci aurait pourtant été la seule arme capable de mettre un terme à la campagne de bombardement à l’aide de barils de poudre entreprise par les hélicoptères et les avions du régime syrien. Et même ces Manpads n’auraient pas été efficaces contre les vols à haute altitude des avions de chasse assadistes.
- A partir du début de 2014, il faut se rendre à l’évidence. L’armée syrienne libre est non seulement menacée par l’armée assadiste, mais aussi par un nouvel acteur sur le terrain : les jihadistes de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL). Une organisation salafiste extrémiste comptant un grand nombre d’islamistes étrangers dans ses rangs. La menace a changé de genre et de dimension. Il ne s’agit plus seulement de lutter contre un dirigeant exécré par les dirigeants occidentaux pour ses crimes de guerre, Bachar el-Assad, mais contre une menace terroriste qui met en ligne, jour après jour, les vidéos de ses atrocités d’un autre âge. Les Américains s’empressent, avec leurs alliés arabes, de sélectionner des brigades rebelles « dignes de confiance » pour les entraîner et les armer. D’autant plus que la Conférence de Genève II, sensée apporter une solution politique s’est soldée par un échec. L’aide occidentale va concerner 40 000 combattants rebelles environ dans les régions d’Edleb, au nord, et Deraa, au sud.
- Trop tard, trop peu. Car, entretemps, les Jihadistes de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant, ont réussi à  capturer deux provinces syriennes, Deir ez-Zhor à l’est et Raqqa au nord, en chasser les autres brigades rebelles et l’armée assadiste et les transformer en véritable bastion. Puis, le 9 juin 2014, les Jihadistes de l’EI ont lancé une vaste offensive en Irak, capturant une énorme portion du territoire dans les provinces sunnites avant d’annoncer la création d’un califat islamique.
Voilà comment la pusillanimité de dirigeants occidentaux, l’absence de vision géopolitique et de clairvoyance a créé une situation  extrêmement délicate aujourd’hui.

Une intervention occidentale qui pourrait être vouée à l’échec
Les Etats-Unis ont convaincu un certain nombre de pays à rejoindre une coalition internationale pour une nouvelle intervention militaire au Moyen Orient.
Le problème de cette coalition tient au fait que les objectifs manquent de clarté, non seulement entre les participants, entre, par exemple, les Américains et plusieurs pays occidentaux, ou encore entre ces mêmes pays occidentaux et  les pays arabo-musulmans. Les uns veulent mettre un terme au pouvoir de Bachar el-Assad, les autres non. Certains veulent en finir avec un Etat irakien ou syrien issu d’un « arrangement  colonial », d’autres veulent, maintenir ces Etats dans l’inviolabilité de leurs frontières contre vents et marées. Et pour couronner le tout, les deux leaders occidentaux les plus en pointe de la lutte contre le califat, Obama et Hollande, ne sont pas des champions de la clarté et du pouvoir de décision. Chacun se souvient comment Barak Obama a renier la « ligne rouge » qu’il venait lui-même de fixer à Bachar el-Assad, seulement quelques jours avoir l’avoir décidée, provoquant une grave crise au sein de la rébellion syrienne et prenant Hollande au dépourvu, lui qui s’était précipité pour copier sa politique sur celle du président américain.
On peut donc s’inquiéter de voir une expédition militaire débutée sans vision stratégique claire et sans un chef charismatique à sa tête.

Front syrien

Combats tous azimuts en Syrie
Deir ez-Zhor
La destruction du pont as-Siyassa (politique en arabe) sur l’Euphrate à Deir ez-Zhor est un coup dur pour le califat islamique, incapable d’approvisionner les quartiers qu’ils contrôlent dans la grande ville de l’est syrien autrement que par bateau. Les Jihadistes assiégés dans Deir Ez-Zhor se trouvent désormais en mauvaise posture.

L’Etat islamique a évacué ses armes lourdes de Deir ez-Zhor (est syrien)
Les califatistes se préparent à faire face aux frappes aériennes de la coalition internationale. Ils ont évacué en toute hâte leur armement lourd des positions qu’ils occupent dans la province de Deir ez-Zhor, et diminué au strict minimum le nombre de ses miliciens stationnés dans les Q.G..
Des habitants ont dit avoir vu des convois de chars de l’EI prendre la direction de l’Irak. La plupart des miliciens qui ont prêté allégeance au califat se sont mis à l’abri. Ils ont ordonné aux habitants de Deir ez-Zhor de rester sur place, sans doute pour servir de boucliers humains en cas de raids aériens.
Dans le même temps, les accrochages se poursuivent entre les Jihadistes et l’armée d’Assad autour de l’ancien aéroport de Deir ez-Zhor, provoquant la mort de plus de 40 Salafistes.
 
Qalamoun (près de la frontière libanaise : pertes importantes du Front al-Nosra
La branche armée d'al-Qaïda en Syrie, le front al-Nosra, aurait subi des pertes importantes dans la région du Qalamoun. Un de ses chefs militaires, connu sous le pseudonyme d’Abou Omar al-Homsi  aurait été tué au cours des combats
Les pertes les plus importantes ont eu lieu dans le jurd de Flita, un village syrien du Qalamoun situé à proximité immédiate de la frontière libanaise. Un groupe de combattants du Front al-Nosra, qui tentait de progresser en direction de positions militaires de l’armée syrienne  est tombé dans une embuscade formée par des pièges explosifs. Des accrochages violents s’en sont suivis et des dizaines de miliciens auraient péri. 

Edleb (nord syrien)
Les Jihadistes du front al-Nosra livrent également une bataille sans merci à l’ouest du gouvernorat d’Edleb contre la milice du Front des révolutionnaires de Syrie (FRS), qu'ils accusent d’avoir exécuté il y a quelques jours un de leurs responsables de nationalité jordanienne, Abou Machari. Il en aurait résulté un nombre important de tués et d’enlèvements de part et d’autre dans la province de Jisr al-Choghour.
Il n’y a pas si longtemps, le Front al-Nosra et le Front des Révolutionnaires Syriens, un groupe très bien armé, combattaient ensemble contre l’armée d’Assad. Mais les relations se sont détériorées depuis peu.
Pendant ce temps, l’armée assadiste poursuit sa progression dans la province de Hama et s'est emparée du village al-Jadidat, ainsi que de Tal al-Milh
 
Alep
Des combats se poursuivent entre les Jihadistes du Califat islamique (Daesh) et le Front islamique, un groupe rebelle armé et financé par l’Arabie saoudite. Huit Jihadistes de l’Etat Islamique (Daesh) auraient été mis hors de combat. Les combats opposent également les califatistes à l’armée d’Assad.  Quelques 25 Jihadistes du califat auraient perdu la vie, la plupart étant des étrangers. Ils auraient été tués au cours d’un raid de l’armée de l’air assadiste  contre un de leurs sièges secrets a proximité de la centrale thermique à l’est d’Alep.

Damas
La situation sécuritaire s’est à nouveau dégradée dans la capitale syrienne où des obus se sont abattus  sur deux quartiers résidentiels : la banlieue d’Assad, et Douwaylia.
Ces bombardements à l’aide de roquettes Katioucha seraient le fait d’un groupuscule armé connu sous l’appellation «  l’Union Islamique des soldats du Levant ». Ce groupe aurait annoncé avoir lancé contre les quartiers de la capitale la deuxième phase de son opération baptisée « les missiles des soldats ». Il a déclaré vouloir pilonner, à partir du mardi 16 septembre, « la zone présidentielle dans le quartier al-Maliki» et « la région  sécuritaire et militaire dans le quartier de Mazzé ».
Les rebelles expliquent que l’attaque est une réponse aux massacres commis par le régime :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...
La première phase de cette campagne contre les quartiers de la capitale syrienne s’était soldée par la mort de 31 civils.
Plusieurs quartiers de Damas font également l’objet depuis la semaine passée de tentatives d’infiltration des rebelles.
La plus récente a été celle perpétrée lundi 15 septembre à partir du camp palestinien de Yarmouk, via les égouts, contre la région Az-Zahirat dans le quartier al-Maydane, mais l’armée aurait réussi à repousser l’attaque. Une attaque similaire avait eu lieu la semaine dernière à Dakhaniyyé à l’est de Damas. Elle aurait couté la vie au chef du sinistre département des renseignements aériens, le général Rida Hafez Makhlouf, connu sous le nom de guerre Abou Leith.
Originaire du fief alaouite de Qardaha, dans le gouvernorat de Lattaquié, Rida Hafez Makhlouf était un proche du président syrien Bachar al-Assad       
Les combats sont incessants dans le quartier de Jobar et à Douma où l’armée aurait réussi à faire quelques progrès. L’armée assadiste aurait découvert, du côté de la cite ouvrière d’Adra, un tunnel d’une longueur de 500 mètres de longueur et de 11 mètres de profondeur.
Cette vidéo montre les bombardements de Douma :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...

Mleiha
Cette localité située à l’est de Damas était tombée aux mains des rebelles au printemps de 2013. Elle a été reprise par l’arméee assadiste à la mi-août 2014 à l’issue d’une bataille de cinq mois. 
Cette vidéo montre ce qu’il reste de la ville. Les artificiers sont toujours en train de désamorcer les nombreux pièges laissés par les rebelles dans la ville :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Raqqa
Les califatistes ont abattu un Mig de l’armée assadiste à d Raqqa, la place forte du califat islamique :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

Front irakien

Bagdad
L’armée de l’air américaine a bombardé des positions jihadistes au sud-ouest de Bagdad pour la première fois depuis le début de l’opération aérienne U.S.
Le Commandement central américain (CENTCOM) a déclaré mardi 16 septembre 2014 que l'attaque a été lancée après que les forces irakiennes aient réclamé des secours. Au moins une position de l’EI a été mise hors de combat.
Les avions de combat américains avaient déjà frappé des positions jihadistes à l’ouest de l’Irak la semaine dernière, ce qui a permis à l’armée irakienne de reprendre le J barrage de Haditha.
Les bombardiers américains ont également attaqué, ce mardi 16 septembre, plusieurs positions de l’EI à proximité de Mount Sinjar, détruisant six véhicules.
Ces nouvelles attaques portent à 162 le nombre des interventions aériennes  américaines depuis le 8 Août 2014.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

22/08/2014

22 juillet – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Front syrien

Les Occidentaux ont un gros problème en Syrie
Personne ne semble savoir comment faire pour mettre un terme à la guerre civile syrienne qui a déjà fait 191 000 morts et des dizaines de millions de gens malheureux (blessés, emprisonnés, violés, torturés, réfugiés, déplacés).
L’arrivée sur la scène syrienne des Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) puis de l’Etat Islamique (l’ancienne al-Qaïda en Irak du temps des Américains) a compliqué la situation au point que les Occidentaux pourraient être enclins à trouver que Bachar el-Assad pourrait encore avoir un rôle-clé pour faire face à la menace de l'Etat Islamique.
Après avoir diabolisé Bachar el-Assad, les Occidentaux pourraient être contraints de renouer les contacts avec le président syrien.
En effet, les Occidentaux, après être restés relativement indifférents à la menace représentée par les Jihadistes de l'État islamique, commencent à prendre conscience de leur dangerosité. Entre les Jihadistes de l’Etat Islamique et les forces de Bachar el-Assad, on ne trouve plus guère que le Front Islamique soutenu par l’Arabie saoudite et dont on ne peut pas dire qu’il défend un concept modéré de l’Islam. L’opposition démocratique que les Occidentaux appelaient de leurs vœux a été laminée en raison même des tergiversations occidentales à s'engager dans le conflit syrien. Et on ne peut que le comprendre !
Du coup les forces de Bachar el-Assad représentent la seule alternative. C’est la seule aujourd’hui qui puisse garantir le droit des minorités alaouites, chrétiennes et druzes, un droit cher au cœur des gouvernements occidentaux. Bachar el-Assad le sait et attend patiemment qu'on lui fasse un appel du pied, soit en secret, via les services de renseignement, soit par la voie diplomatique. Une victoire de la stratégie du pouvoir syrien qui a beaucoup fait pour favoriser l'apparition des Jihadistes dans le conflit syrien, en libérant en 2012, par exemple, des Islamistes notoires des geôles syriennes et en s’abstenant pendant de longs mois de bombarder les secteurs tenus par les militants de l’Etat Islamique. 
En attendant, un ancien général américain, le général Martin Dempsey, a suggéré le 21 août que l'armée américaine devrait élargir son théâtre d’opération et bombarder les Jihadistes de l’EI non seulement en Irak, mais aussi en Syrie. Cette suggestion a aussitôt été approuvée par le secrétaire à la défense américain, Chuck Hagel, qui a déclaré : « regarder toutes les options "pour arrêter l'expansion de l'État islamique, comme étant le plus sophistiqué et le mieux financé parmi tous les groupes que nous avons vus jusqu’ici. »
Cependant, ni Hagel ni Dempsey sont allés jusqu'à dire si les Américains devaient aider les insurgés syriens.

Base aérienne militaire de Tabqa (près de Raqqa – nord syrien)
Les médias de l’Etat syrien ont enfin rompu le silence concernant l'offensive menée par les Jihadistes de l'Etat Islamique contre les positions de l’armée d’Assad dans le nord. Citant une source militaire ils ont nié que les djihadistes soient entrés dans la base aérienne militaire de Tabqa, précisant qu’"un grand nombre de terroristes avait été anéanti". Selon la chaine de télévision libanaise hezbollahie, Al-Manar, et Al-Mayadeen, une chaîne pro-régime, toutes deux basées à Beyrouth, plus de 150 djihadistes auraient été tués.
La base aérienne militaire de Tabqa est la dernière position majeure du régime dans la province de Raqqa après que les jihadistes aient récemment pris le contrôe d'autres bases militaires.
L'armée syrienne riposte en utilisant au maximum sa force aérienne. Un total de 122 sorties ont été effectuées par l’armée de l’air contre les Jihadistes de l'État islamique le week-end dernier, dont 26 sur des bâtiments occupés par les Jihadistes à Raqqa même. Des missiles ont étalement été tirés sur des cibles près de la base aérienne de Tabqa  pour repousser les assaillants.
Les soldats d’Assad auraient réussi à tendre une embuscade dans la nuit du 21 au 22 août à un nombre de 200 à 300 jihadistes, dont la moitié des étrangers. Les Jihadistes se dirigeaient vers la base de Tabqa à bord de dizaines de véhicules surmontés de mitrailleuses anti-aériennes et de canons et précédés par deux camions suicide. Plutôt que d’attendre que l’attaque ne se développe, le commandant de la base a envoyé des forces spéciales de l’armée miner un endroit où il savait que les Jihadistes devaient nécessairement passer. Il a également demandé à l’armée de l’air un support aérien. Aussi, quand les camions suicide se sont lancés contre l’entrée nord de la base de Tabqa, ils ont été détruits par le tir de trois missiles anti-char Kornet. On a identifié le second  kamikaze. Il s’agit d’un Saoudien nommé Majed al-Sahim (alias Abou Hajer).
majed_sahim.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Jihadistes, qui se lançaient à l’assaut derrière les camions suicide ont voulu poursuivre  soit à pied, soit à bord de véhicules. Mais les défenseurs de la base ont alors déclenché les explosifs placés par les forces spéciales, tuant un grand nombre des assaillants, tandis que les bombardiers Sukhoï (utilisés pour la première fois dans la guerre civile syrienne) finissaient la besogne. Au total, 140 Jihadistes auraient été mis hors de combat. Parmi les Jihadistes de l’EI tués au cours de l’assaut figurent Abou-l-Mathna le Belge, Abou Saïf le britannique et Abou Sarah al-Ansari.

Daech (l’Etat Islamique) aurait exécuté un de ses dirigeants pour collusion avec les Occidentaux
Selon des comptes Twitter de l’EI, l’un de ses plus hauts responsables du mouvement jihadiste aurait été exécuté. Il était accusé d’avoir collaboré avec des services de renseignement britanniques.
Il s’agit d’Abou Obeida le Marocain. Il occupait un poste équivalent au chef des renseignements.
Il aurait été impliqué dans la mort d’un célèbre dirigeant d’Al-Qaïda,  Abou Khaled al-Souri qui commandait la milice Ahrar al-Cham, l’une des composantes de la coalition de milices pro saoudiennes, le Front Islamique.
Originaire d’Alep, Abou Khaled était très proche de la sphère des dirigeants historiques d’Al-Qaïda, dont Oussama ben Laden, son successeur Ayman al-Zawahiri, sans oublier le fondateur des « jihadistes arabes » en Afghanistan, cheikh Abdallah Azzam. Abou Khaled avait combattu en Afghanistan, en Tchétchénie, puis en Irak aux côtés de Zarkaoui, puis d’Abou Omar al-Baghdadi, le calife de l'Etat Islamique.
Abou Khaled avait été chargé par al-Zawahiri le chef d’al-Qaïda de trouver le moyen de mettre fin à la guerre impitoyable que se livraient en Syrie les deux frères ennemis d’Al-Qaïda, Daech (alors appelé Etat Islamique d’Irak et du Levant) et le front al-Nosra.
Il avait été tué lors d’une violente explosion qui avait ravagé son Q.G dans le quartier al-Halak à Alep.
Sa mort avait été imputée à Daech (Etat Islamique), soupçonné d’avoir voulu se venger de la mort de son numéro deux en Syrie Haji Bakr.
Daech lui en voulait également pour avoir intercédé en faveur du Front al-Nosra auprès de Zawahiri, ce qui avait valu à l’EI d’être désavoué par la direction d’al-Qaïda pour son engagement en Syrie, demandant aux Jihadistes de Daech de se limiter à l’Irak.

Alep
Alep - carte.png 
La guerre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'armée syrienne libre (ASL), le Front Islamique, les forces du régime et l'Etat Islamique se combattent les uns les autres pour des gains territoriaux infimes
Trois vidéos. La première montre des membres de la Brigade Noureddine al-Zanki (membre du Front islamique pro-saoudien) tirant à la mitrailleuse sur une position occupée par les soldats d’Assad dans le quartier de Salah ed-Dine :
https://www.youtube.com/watch?v=3DR7eVyzqVA&list=UUtk...
Ou réalisant un coup direct contre un bâtiment occupé par les soldats d’Assad dans le même quartier :
https://www.youtube.com/watch?v=pWY_1fdletU&feature=p...
Cette vidéo montre les destructions après un bombardement aux barils d’explosifs au cours de la nuit du 21 au 22 août du quartier d’al-Hulak :
https://www.youtube.com/watch?v=ioQdLqfBPTM&feature=p...

Ghouta orientale
L’armée syrienne poursuit son avancée depuis qu’elle s’est emparée de Mleiha, une ville clé dans la région. Les soldats d’Assad sont parvenus à atteindre l’usine pharmaceutique Talco à Jisrine, la plus grande de Syrie.  Un haut officier de l’armée syrienne, le colonel Adnane Omrane, directeur de la direction de la défense aérienne, a perdu la vie durant les combats
Après de laborieuses négociations, la brigade Oum al-Mou’minine a décidé de déposer les armes et de se rendre aux forces régulières. En représailles, le Front Islamique dirigé par Zahrane Allouche (pro-saoudien) a enlevé 31 miliciens de la brigade Oum al-Mou’minine, à moins qu’ils ne se soient ralliés, refusant de se rendre aux forces de Bachar el-Assad.

Adra (banlieue de Damas)
Adra est une cité industrielle située au nord-est de Damas, dans la Ghouta orientale. Le QG de l’armée islamique, la principale composante du Front islamique (soutenu par l’Arabie saoudite) vient d’être atteint par un baril d’explosifs faisant plusieurs morts :
Vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=uEx7gf_g7d4&feature=p...

Un accord également à Qoddam
Un autre accord de « réconciliation » entre insurgés et l’armée de Bachar el-Assad a eu lieu dans le quartier de Qoddam, au sud de la capitale syrienne. Cet accord a permis aux habitants déplacés de rentrer chez eux.
L’accord stipule un cessez-le feu et l’installation de barrages de l’armée sur toutes les entrées du quartier. Les noms des miliciens faits prisonniers seront échangés avec ceux des soldats enlevés par les miliciens.  
Cette vidéo montre le etour de déplacés au quartier d’al-Asali après un accord de « réconciliation » :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
Les retrouvailles des familles après une longue séparation :
https://www.youtube.com/watch?v=f7XEC3kKyEw&feature=p...

Qalamoun
Quinze miliciens du Hezbollah ont été tués dans la région syrienne du Qalamoun, proche de la frontière libanaise lors de combats avec les rebelles syriens, affirme la Coalition nationale syrienne dans un communiqué publié jeudi 21 août sur son site.
Les combats ont eu lieu dans le jurd de Fleita dans le Qalamoun, précise la Coalition, soulignant que les combattants de l'opposition syrienne ont pris le contrôle de nouveaux points dans la région.
Mardi, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) avait annoncé qu'Abou Abdallah al-Iraki, un chef irakien du groupe jihadiste de l’État islamique (EI) impliqué dans des attentats suicide au Liban, avait été tué par le Hezbollah dans le Qalamoun. Plusieurs voitures piégées en provenance de Syrie avaient pu entrer au Liban via cette région, avant que celle-ni ne soit sous le quasi-contrôle du régime et du parti chiite.

Front irakien

Un demi-million de déplacés
Le HCR mène actuellement une vaste opération humanitaire, qui a démarré mercredi 20 août, visant à aider un demi-million de personnes ayant fui les attaques des jihadistes dans le nord de l’Irak. Le HCR espère faire parvenir 2410 tonnes d'aide dans la région.

700 000 déplacés au Kurdistan
"La région du Kurdistan en Irak accueille maintenant près de 700 000 déplacés irakiens, la plupart étant arrivés début juin", a déclaré un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d'un point de presse. Mercredi, le HCR avait indiqué avoir comptabilisé quelque 600 000 déplacés irakiens dans cette même région. M. Edwards a expliqué que le HCR n'était pas en mesure de dire si les 100 000 déplacés supplémentaires correspondaient à l'arrivée de nouveaux déplacés ou s'il s'agissait de personnes déjà arrivées au Kurdistan qui avaient décidé de s'enregistrer auprès des humanitaires.
La plupart des déplacés vivent encore dans des écoles, des mosquées, des églises, des bâtiments inachevés et ailleurs.

Les Peshmergas kurdes tentent de reprendre la ville de Jalawla
Les combattants kurdes ont lancé vendredi 22 août une offensive pour tenter de reprendre aux jihadistes de l'Etat islamique (EI) la ville de Jalawla.
Jalawla, située à 130 km au nord-est de la capitale irakienne et à une trentaine de km de la frontière iranienne, est une localité stratégique sur la ligne de front d'un millier de km défendue par les forces kurdes. Elle est revendiquée par les Kurdes comme faisant partie du Kurdistan, ce que refusent d’admettre les autorités de Bagdad et les fondamentalistes de l’EI.
La ville était tombée aux mains des jihadistes le 11 août après de violents combats qui avaient fait un nombre indéterminé de morts dans les deux camps.
"Les peshmergas (combattants kurdes) ont avancé sur Jalawla à partir de différents axes" avant l'aube, a précisé Shirko Mirwais, un responsable de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), ajoutant qu'ils avaient déjà repris plusieurs positions et isolé les insurgés.

Vers une nouvelle guerre des mosquées ?
En Irak, le phénomène des attaques visant mosquées sunnites ou chiites n’est pas un phénomène nouveau. La « guerre des mosquées » fait rage depuis le printemps 2013, à coups de bombes ou même d’obus de mortier. Des dizaines d’attaques avaient eu lieu avant même l’offensive éclaire des Jihadistes de l’Etat Islamique. Mais la destruction systématique des mosquées chiites dans les régions conquises par les insurgés sunnites devait fatalement raviver les tensions sectaires déjà très vives entre la minorité sunnite et la majorité chiite.
Aujourd’hui 22 août, des hommes armés ont tiré sur des fidèles au moment de la prière du vendredi dans la mosquée sunnite Musab Omair de la région de Hamreen, de la province de Diyala, faisant au moins 70 morts et des dizaines de blessés.
Les responsables de cette attaque ne sont pas toujours clairement identifiés. Les auteurs des attaques contre les mosquées sunnites peuvent aussi bien être le fait de milices chiites, omniprésentes à Bagdad, que des extrémistes sunnites reprochant aux fidèles de ne pas adhérer à leur vision rigoriste de l’islam.
Mais il semble que dans ce cas, les terroristes soient des miliciens chiites. Le massacre pourrait porter un coup fatal aux efforts du nouveau premier ministre de rétablir la confiance entre les communautés sunnite et chiite. L’attaque pourrait être une réponse à la mort de  miliciens chiites tués au cours d'affrontements dans la région. Il pourrait également s’agir d’une vengeance après l’explosion d’une bombe près d’une patrouille de miliciens chiites enrôlés dans la lutte contre les Jihadistes de l’EI par le gouvernement. On a constaté, d’ailleurs, que ces miliciens chiites sont de plus en plus impliqués dans des assassinats sectaires brutaux, notamment à Bagdad.

Front libanais

Ersal (nord-est du Liban, à la frontière syrienne)
La tension reste très vive dans la région d’Ersal, théâtre de violents combats entre les Jihadistes du Front al-Nosra associé aux fondamentalistes de l’Etat Islamique et les soldats de l’armée libanaise.
On sait que l’armée libanaise avait subi un sérieux revers au début de l’affrontement. Celui avait été déclenché par l’arrestation « fortuite » d’un chef jihadiste, à un barrage de l’armée. Des soldats auraient été enlevés après avoir abandonné leurs positions sous la pression des combattants islamistes ou auraient déserté pour les rejoindre. On ne sait pas trop. Un grand nombre de questions sont soulevées néanmoins par cette affaire. Qui avait renseigné l’armée sur l’identité de ce Jihadiste, Imad Jomaa, arrêté alors que celui-ci semblait avoir pris l’habitude, depuis deux ans, de franchir les barrages de l’armée positionné dans la région d’Ersal sans être inquiété outre mesure. On prétend que le « tuyau » venait du Hezbollah, et était destiné à piéger l’armée libanaise et la forcer à se joindre au Hezbollah dans sa bataille contre les fondamentalistes sunnites. Autre question : Si ces militaires ont déserté, on peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles cette unité avait une seule couleur communautaire ? Pourquoi, enfin, est-on toujours dans l’ignorance de l’identité des déserteurs ?
Le sort de ces prisonniers de la bataille d’Ersal est aujourd’hui l’objet d’âpres discussions entre l’association des oulémas musulmans, les Jihadistes et l’armée libanaise.
Dernière question : Le commandement militaire libanais avait-il pris suffisamment de mesures pour protéger les militaires et empêcher l'effondrement de leurs positions durant les premières heures de la bataille, et pourquoi, par exemple, les soldats de l'armée sont restés de dix heures du matin jusqu'à quatre heures du soir, sans renfort et sans que rien ne soit tenté pour leur porter assistance ?
Il semble que peu de choses aient changé depuis cet affrontement. Le passage d’al-Hosn est toujours accessible sans aucun contrôle de l’armée libanaise aux Jihadistes du Front al-Nosra et de l’Etat Islamique (Daech) qui peuvent ainsi passer du Liban à la Syrie ou vice et versa.
Aujourd’hui, les négociations pour la libération des militaires libanais sont dans l’impasse. Et le Front al-Nosra a haussé le ton et proféré des menaces à l’encontre des soldats. Accusant les négociateurs de ne pas respecter leurs promesses, ils menacent de diffuser bientôt une video dans laquelle deux  soldats libanais exhorteront  l'Etat à répondre à leurs  demandes sinon un soldat sera exécuté toutes les 48 heures. Et pour marquer sa détermination, le Front al-Nosra a chassé  les membres de l’Association des oulémas musulmans d’Ersal, «parce que l’Association  nous a trahis», a déclaré l’Emir d’al-Nosra  pour la région du Qalamoun,  Abu Malik Talli.
Le chef du Front al-Nosra affirme avoir suffisamment fait pour montrer sa bonne volonté dans les négociations.  « Nous avons remis à la  délégation des soldats. Ensuite, nous leur avons donné encore et encore, puis nous avons remis à Cheikh Moustafa plusieurs militaires sans échange. Tous les militaires que nous avons remis en liberté sont  un signe de bonne volonté de notre part et de bonnes intentions. Paradoxalement,  l'État libanais ne nous a rien offert»,a-t-il affirmé.
De son côté, l’Etat Islamique (Daech) cherche à gagner du temps, afin d'acheminer plus de renforts à Ersal et n'a en fait aucune  intention de négocier.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

16/08/2014

16 août 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Front irakien

D’importantes tribus sunnites ont pris les armes contre les Jihadistes de l’EI
D'importantes tribus sunnites ont pris les armes vendredi 15 août dans l'ouest de l'Irak contre les Jihadistes de l’EI (appelé Daech en arabe) selon des informations obtenues d’un leader tribal.
Le soulèvement concerne 25 tribus sunnites de la province d'al-Anbar, où Daech contrôle des secteurs importants.
Analyse :
Le remplacement de Nouri al-Maliki par Haïdar Abadi approuvé par l’Arabie saoudite et les Américains, (tandis que l’Iran abandonnait al-Maliki), pourrait avoir donné le signal aux tribus qu’il était temps de remettre de l’ordre dans les provinces sunnites irakiennes et qu’elles devaient désormais affronter et chasser les Jihadistes (en majorité étrangers) de leur région.
Il faut dire que l’offensive menée par les Jihadistes de l’EI commençait par poser de sérieux problèmes à l’administration Obama. Les atrocités commises récemment par les Jihadistes de l’EI contre les Chrétiens et les Yazidis, profitant du retrait brutal et inexpliqué des Peshmergas avaient projeté les Américains en première ligne. Ceux-ci se trouvaient au pied du mur et se devaient de réagir pour satisfaire l’opinion internationale et protéger le Kurdistan et accessoirement le contrat signé par la société pétrolière Exxon avec les autorités kurdes. Mais qui dit intervention, même aérienne, dit personnel au sol, ne serait ce que pour renseigner sur les cibles potentiels et régler les tirs. Or, l'opinion américaine était visiblement allergique à un déploiement de militaires au sol, si petit soit-il. C'est la raison pour laquelle l'Arabie saoudite semble avoir donné un ordre de partir au combat aux tribus sunnites.
"Cette révolte populaire a été convenue par toutes les tribus souhaitant combattre Daech qui a fait couler notre sang", a expliqué à l'AFP cheikh Abdeljabbar Abouricha, un des leaders du soulèvement.
Le général Ahmed Saddak, de la police d'al-Anbar, a fait état du soutien des forces de sécurité gouvernementales à ce soulèvement, déclenché à 06H00 locales (03H00 GMT) vendredi 15 août.
"Les combats se poursuivent", a-t-il assuré faisant état de 12 Jihadistes tués. "Nous n'arrêterons pas avant la libération d'al-Anbar", a-t-il ajouté.
Cette contre-offensive a commencé par des attaques sur plusieurs secteurs au nord-ouest de Ramadi, selon MM. Abouricha et Saddak.
Le colonel de police Ahmed Choufir a pour sa part indiqué que les Brigades Hamza, un groupe qui avait lutté par le passé contre les extrémistes liés à Al-Qaïda, avait repris du service. Il a indiqué que ce groupe avait pour mission de repousser les insurgés hors des secteurs qu'ils tiennent à l'ouest de Haditha, une autre ville de la province d'al-Anbar.

Les Kurdes tentent de reprendre le barrage de Mossoul aux jihadistes de l’EI
Les forces kurdes, soutenues par l'aviation américaine, ont lancé samedi 16 août une offensive pour reprendre aux jihadistes de l'Etat islamique (EI) le barrage de Mossoul que ces derniers avaient occupé le 7 août dernier.
Les peshmergas soutenus par l’armée de l’air américaine ont réussi à reprendre le contrôle du côté est du barrage et les combats continuent.

Nouvelles informations sur des massacres commis par les jihadistes de l’EI
Des jihadistes ont tué des dizaines de personnes, en majorité des membres de la minorité yazidie, dans le village irakien de Kocho (nord), selon des témoins et des responsables locaux.
"Nous avons des informations de nombreuses sources, dans la région et via les services de renseignement, que (vendredi 15 août) après-midi, un convoi d'hommes armés (de l'EI) est entré dans ce village", a déclaré à l'AFP un haut responsable irakien, Hoshyar Zebari. "Ils s'en sont pris aux habitants, en majorité des Yazidis qui n'ont pas fui leurs maisons", a-t-il dit, en référence à cette minorité kurdophone non-musulmane, considérée comme hérétique par les jihadistes. "Ils ont commis un massacre contre les habitants", a affirmé M. Zebari, disant qu'"environ 80 personnes ont été tuées".
Harim Kamal Agha, un haut responsable de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) dans la province de Dohuk, frontalière de celle de Ninive, a fait état de 81 morts, ajoutant que les assaillants avaient conduit les femmes dans des centres de détention qu'ils contrôlent.
Mohsen Tawwal, un combattant yazidi, a affirmé à l'AFP par téléphone avoir vu un grand nombre de corps dans le village. "On a réussi à pénétrer dans une partie de Kocho, où les habitants étaient assiégés, mais on est arrivé trop tard", a-t-il dit. "Il y avait des cadavres partout. On a seulement réussi à emmener deux personnes vivantes, toutes les autres ont été tuées", a-t-il ajouté.

Le leader de l’EI a fui vers la Syrie
Le leader de l’Etat Islamique, le calife autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi aurait fui Mossoul pour revenir en Syrie afin d’échapper à d’éventuelles frappes aériennes américaines. C’est tout au moins ce qu’a affirmé Saeed Mamo Zinni, le porte-parole du PDK, le Parti Démocratique du Kurdistan, au quotidien As-Sharq al-Awsat.
Selon les services de renseignement, Abou Bakr al-Baghdadi aurait gagné la Syrie dans un convoi de 30 véhicules Humvee.

Front syrien

Mleiha a bien été prise par les soldats d’Assad
Cette vidéo de l’AFP confirme la prise de Mleiha par l'armée d'Assad, un succès après une longue série de revers. Les rebelles avaient réussi à rompre le siège de la ville mais ils n'étaient pas parvenus à se redéployer pour consolider leurs gains, ce qui a permis à l’armée de lancer une contre-offensive victorieuse.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

Bataille de Marea entre les Jihadistes de l’Etat Islamique et les rebelles du Front Islamique
De violents combats ont eu lieu samedi 16 août entre les rebelles du Front Islamique (pro-saoudien) et les Jihadistes de l’Etat Islamique à l’est de Marea. Cette localité est la place forte du Front islamique, le plus important groupe rebelle qui combat à la fois  les troupes d’Assad et les jihadistes de l’Etat Islamique. Le Front Islamique est soutenu par l’Arabie saoudite.
"La pression militaire est maintenant sur Marea, ", a déclaré Abou Omar, porte-parole du Conseil Révolutionnaire de Marea.
Les rebelles ont envoyé des renforts et des armes pour défendre Marea, comme en témoigne cette vidéo qui montre une colonne des Kataëb al-Zanki partant pour la région.
https://www.youtube.com/watch?v=4lYW8ql-APs&list=UUtk...
"Les rebelles considèrent qu'il s'agit d'une des batailles les plus importantes contre l’Etat Islamique... Il n'est pas question de perdre», a ajouté Abou Omar.
Les Jihadistes de l’Etat Islamique utilisent des armes lourdes, parmi lesquelles des chars et de l’artillerie, saisies à l’occasion de la  déroute de l'armée irakienne lors de l’offensive éclair de Juin dernier. Ces armes avaient été fournies aux forces irakiennes par les Etats-Unis.
Les Jihadistes de l’Etat Islamique se sont déjà emparés d’une dizaine de villages dans la région de Marea et Azaz les 14 et 15 août. On craint beaucoup pour les dizaines de rebelles capturés compte tenu de la cruauté dont font preuve les Jihadistes envers leurs prisonniers.
Azaz, à côté de la frontière avec la Turquie, est une autre cible des Jihadistes de l’Etat Islamique qui cherchent à  développer leur "califat" autoproclamé en Syrie et en Irak

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)