28/11/2018

https://www.frontlive-chrono.com du mercredi 28 novembre 2018

Afghanistan: forte explosion près de la société privée de sécurité britannique G4S à Kaboul

 

Algérie : Bouteflika, « manœuvres politiques » en vue des prochaines élections présidentielles

 

Cameroun : 29 blessés dans un attentat-suicide dans l’extrême-nord

 

Italie : arrestation d’un Libanais d’origine palestinienne préparant un attentat au nom de l’EI

 

Syrie: Saoudiens et émiratis auraient déployés des troupes à l’est de l’Euphrate

 

Syrie: Nouveau round de négociations à Astana (Kazakhstan)

 
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09/10/2018

Syrie: le retrait des combattants du Hezbollah de Syrie a entraîné une rupture avec le général Suleimani

Le site israélien NzivNet rapporte qu’un conflit a éclaté entre le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah et le commandant de l’unité Al-Quds, une unité d’élite, le corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran (CGRI), Hassan Suleimani.
Le site cite un rapport préparé par la communauté du renseignement israélien. Selon le document, le groupe libanais a rapatrié la moitié de ses militants hors de Syrie, soit environ 4 000 hommes. Les autres ont reçu l’ordre de se concentrer dans une zone proche de la frontière libanaise.
Selon le média, le président russe Vladimir Poutine souhaitait mettre un terme à l’activité des milices pro-iraniennes opérant sur le territoire syrien. Le Hezbollah a dû regagner des positions situées à la frontière avec Israël dans le sud du Liban.
Le redéploiement a indigné le commandant du CGRI, malgré le fait qu’il est conforme à la décision prise par le haut commandement du Hezbollah le 27 août et qui est de se préparer à un affrontement armé avec Israël. Le secrétaire général du mouvement chiite libanais, Hassan Nasrallah, a fait mention de ce projet à ses plus proches conseillers. La scène de la confrontation devrait être la « Galilée » occidentale.
Cependant, la décision prise par la direction du mouvement libanais a déplu au général Suleimani. En conséquence, les militants libanais ont commencé à tisser des liens avec les dirigeants iraniens en contournant le commandant de l’unité Al-Quds.
Le retrait des militants de Syrie n’a pas été coordonné avec Suleimani. Nasrallah a ignoré l’ordre direct du général d’arrêter le redéploiement. Il a également interdit à ses subordonnés de se soumettre aux ordres des militaire iraniens.
Les autorités iraniennes et syriennes ont tenté d’intervenir dans la résolution du conflit à la veille de l’attaque prévue contre la province d’Idlib. Le Hezbollah a promis de fournir des troupes pour l’offensive, mais cette promesse n’a pas été tenue.
Les dirigeants du mouvement chiite libanais n’ont pas apprécié l’envoi de miliciens chiites en provenance d’autres États sur le théâtre syrien, en raison du manque de formation militaire de ces militants. Il accuse également Suleimani de considérer les Arabes comme des personnes de deuxième rang.
NzivNet note que le conflit est connu et que l’administration américaine l’a considéré comme une preuve de l’affaiblissement de l’axe chiite. Le conseiller présidentiel pour la sécurité nationale, John Bolton, en a d’ailleurs discuté avec le secrétaire du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, Nikolai Patrushev.

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12/11/2017

Liban : Le Mossad a-t-il tenté de déstabiliser le Liban pour le compte de l'Arabie saoudite?

Liban 
Mossad
Le Mossad a-t-il tenté de déstabiliser le Liban pour le compte de l'Arabie saoudite?  
Un responsable de la sécurité libanaise a déclaré à la chaîne de télévision al-Mayadeen, le 11 novembre, que les forces de sécurité libanaises avaient arrêté un agent du Mossad (service de renseignement et des opérations spéciales) dans la ville libanaise de Saida. 
Le responsable a révélé que la personne appréhendée était en train de surveiller le convoi de Bahia Hariri, députée libanaise et sœur aînée du Premier ministre démissionnaire,  Saad al-Hariri.
Rappelons que Saad Hariri a démissionné le 4 novembre, alors qu'il se trouvait à Riyad, en Arabie saoudite, prétextant que le Hezbollah, la milice chiite libanaise, et l'Iran avaient l'intention d'attenter à sa vie. 
Selon al-Mayadeen TV, l'agent du Mossad, un Libanais âgé de 60 ans, travaillait comme chauffeur de taxi. Le responsable de la sécurité libanaise aurait également expliqué à al-Mayadeen TV que l'agent israélien tentait de recruter des personnes pour établir une cellule du Mossad à Saia afin de mener des "attaques terroristes".
Le ministère libanais de l'intérieur a démenti les allégations de Mayadeen TV mais... 
Le ministère libanais de l'Intérieur a démenti les allégations de la chaîne télévisée al-Mayadeen dans une déclaration officielle et mis en garde contre la diffusion de fausses rumeurs. 
Cependant, le site officiel du ministre libanais de l'Intérieur n'a pas mis en ligne de déclarations officielles réfutant les revendications d'al-Mayadeen.
Il est possible que seule une version papier de la déclaration du ministère de l'intérieur ait été diffusée aux médias libanais.
La sécurité libanaise n'a pas démenti les informations d'al-Mayadeen 
De son côté, la sécurité nationale libanaise, le principal service de renseignement libanais, qui a démantelé un réseau du Mossad il y a un mois, n'a pas démenti les allégations de la chaîne al-Mayadeen ou ne l'a pas encore fait. 
Si les informations d'al-Mayadeen TV s'avèrent exactes, cela pourrait confirmer les accusations du Hezbollah, à savoir que l'Arabie saoudite tenterait de provoquer des tensions confessionnelles au Liban avec la contribution d'Israël, ou tout au moins du Mossad. Le Hezbollah et l'Iran auraient en effet été accusés d'avoir assassiné la sœur de Saad Hariri, ce qui aurait mis le feu à le rue sunnite, provoqué un conflit qui se serait vite internationalisé avec pour objectif l'élimination de la puissance armée du Hezbollah.

Jean René Belliard