Konashenkov Igor (major-général )

  • Etat islamique: Le chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, tué lors d’un raid américain en Syrie

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    1347091.jpgLe chef du groupe Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi a été visé par un raid américain samedi en Syrie au cours duquel il a trouvé la mort, ont annoncé dans la nuit de samedi à dimanche les chaînes de télévision CNN et ABC.
    L’armée américaine a effectué des tests et confirme formellement la mort du chef du groupe jihadiste, a indiqué CNN.
    Huit hélicoptères américains auraient pris pour cible, dans le nord-ouest de la Syrie, dans la nuit de samedi à dimanche, des jihadistes de l’Etat islamique (Daech), faisant un nombre morts qui sera précisé ultérieurement, dont trois femmes et trois enfants.
    Les huit hélicoptères ont visé après minuit une maison et une voiture aux abords du village de Baricha à Idleb, une zone où se trouvaient des « groupes proches de l’EI ».
    L’opération de neutralisation de l’émir de l’organisation terroriste « Etat islamique » Abu Bakr al-Baghdadi a été menée peu après minuit près du village de Baricha. Des hélicoptères, des avions et des drones ont été utilisés pour mener à bien cette opération.
    Il est intéressant de signaler que la région montagneuse de Baricha est sous le contrôle du Turkistan Islamic Party (TIP). Un membre du TIP serait décédé au cours des affrontements entre les commandos U.S. et les jihadistes.
    S’il se confirme qu’Abou Bakr al-Baghdadi avait trouvé l’hospitalité chez le leader de Horas ad-Din, un groupe jihadiste affilié à al-Qaïda, dans une région dominée par le Turkistan Islamic Party, un groupe d’islamistes du Caucase, également affilié à al-Qaïda, cela laisserait supposer que les restes encore actifs de l’Etat islamique pourraient, ici ou là, chercher leur salut en se rapprochant, voire en faisant allégeance à des groupes affiliés à al-Qaïda.
    Un groupe des forces spéciales  a débarqué et attaqué un ensemble de bâtiments qui, selon plusieurs sources d’information, appartenaient à Abou al-Bara’a al-Halabi, le leader du groupe jihadiste Horas al-Din, affilié à al-Qaïda. Les soldats U.S. sont entrés dans la maison où était censé se trouver Abou Bakr al-Baghdadi en perçant un mur à l’explosif, la porte d’entrée étant piégée. Puis ils se sont affrontés avec un nombre indéterminé de membres de Daech. Abou Bakr al-Baghdadi a tenté de trouver refuge dans un des tunnels creusés sous la maison. La plupart des tunnels étaient sans issue, un seul avait une sortie à l’air libre mais celle-ci était sous le contrôle des forces spéciales.  Le chef de Daech s’est engouffré dans un tunnel sans issue avec trois de ses enfants. Les forces spéciales ont envoyé un chien de guerre pour tenter de le faire sortir mais le chef terroriste a déclenché l’explosion de sa ceinture explosive, se tuant net.
    Dans une déclaration, le président Trump a affirmé qu’Al-Baghdadi était mort « en gémissant, en pleurant et en criant », en essayant de se cacher dans le tunnel. « Il n’est pas mort en héros, il est mort comme un lâche », a déclaré le président.
    Le président américain a également déclaré que 11 jeunes enfants avaient été emmenés hors de la maison où se cachait al-Baghdadi, mais le dirigeant de l’EI, essayant de se cacher dans le tunnel, avait emmené trois enfants avec lui et a ensuite fait exploser une « ceinture de suicide ». en tuant ces enfants.
    Deux épouses d’al-Baghdadi auraient également été tuées. Elles portaient, elles aussi, des ceintures explosives, ce qui a obligé les soldats américains à les abattre.
    Au total, l’opération des forces spéciales américaines a duré quatre heures. Pendant environ une heure et demie, les hélicoptères ont tiré sur des cibles proches du village de Barisha. Deux drones étaient également impliqués. Après une première phase de l’attaque, les hélicoptères ont quitté la zone d’opération et sont revenus une demi-heure plus tard, pour poursuivre le bombardement. Les forces spéciales U.S. ont été débarquées à quelques kilomètres du camp de réfugiés de Turlah à minuit. Les affrontements au sol ont duré près de deux heures et demie. Les jihadistes se sont opposés aux forces U.S. à l’aide d’armes lourdes.
    Aucun soldat U.S. n’a été tué ou blessé au cours du raid.
    Auparavant, Fox News avait publié une interview d’un agent des services de renseignement irakiens affirmant qu’Abu Bakr al-Baghdadi s’était récemment caché dans les zones frontalières de la Syrie, utilisant des vêtements civils normaux et des véhicules civils, et que personne autour de lui n’avait de téléphones portables ou d’autres appareils électroniques qui pourraient le faire repérer.
    Selon CNN, des tests sont en cours afin de pouvoir confirmer formellement la mort du chef du groupe jihadiste responsable de multiples attentats sanglants à travers le monde. Selon un responsable cité par ABC, il aurait fait exploser sa veste chargée d’explosifs pour se suicider.
    Autorités irakiennes : al-Baghdadi a été tué alors qu’il tentait d’emmener sa famille en Turquie
    Des sources au sein des agences de sécurité irakiennes ont reçu une notification de collègues syriens selon laquelle l’émir de « l’Etat islamique » Abu Bakr al-Baghdadi a été liquidé avec son garde du corps alors qu’il essayait de faire évacuer sa famille en Turquie et était en chemin vers la frontière turque.
    Les services de renseignements irakiens ont aidé à localiser al-Baghdadi
    La télévision d’Etat irakienne a rapporté dimanche matin, 27 octobre, que les renseignements irakiens ont aidé les Américains à découvrir où se trouvait Al-Baghdadi.
    Damas a également informé Téhéran de la mort d’al-Baghdadi
    Des responsables iraniens ont confirmé à Reuters que Téhéran avait été informé par Damas de la liquidation d’Abou Bakr al-Baghdadi.
    Ces responsables ont indiqué qu’ils avaient reçu des informations de leurs homologues syriens, qui avaient reçu des renseignements.
    Washington s’est coordonné avec la Turquie et la Russie
    La Turquie a affirmé dimanche avoir été en « coordination » avec les Etats-Unis avant le déroulement de l’opération américaine en Syrie qui aurait permis, selon des médias américains, de tuer le chef du groupe Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi.
    « En préalable à l’opération américaine dans la province d’Idleb en Syrie la nuit dernière, des échanges d’informations et une coordination ont eu lieu entre les autorités militaires des deux pays », a affirmé dans un tweet le ministère turc de la Défense. Le ministère turc n’a apporté aucun autre détail.
    Un haut responsable turc en a confirmé un peu plus à l’AFP, sous couvert d’anonymat. « Selon mes informations, al-Baghdadi était arrivé à cet endroit 48 heures avant l’opération américaine. Nous étions en coordination étroite avec les parties concernées » a-t-il déclaré. « L’armée turque avait été prévenue de l’opération. Je ne peux ni confirmer ni infirmer que des renseignements aient été partagés pour faciliter l’opération », a-t-il ajouté, en assurant que « nous continuerons de coordonner nos actions sur le terrain ».
    Auparavant, l’agence turque Anadolu a noté que l’espace aérien de l’Idleb est contrôlé par l’armée russe. C’est-à-dire que les Américains ont été contraints de coordonner cette opération avec le commandement des forces armées russes en Syrie, ce qu’a confirmé le président Trump dans une conférence de presse.
    Les Kurdes syriens disent avoir participé à la préparation de l’opération visant à éliminer al-Baghdadi
    Le commandant des Forces démocratiques syriennes (SDF) dirigées par des Kurdes, Mazlum Abdi, a déclaré qu’Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l’organisation terroriste d’État islamique, avait été liquidé lors d’une opération conjointe après cinq mois de travail de renseignement.
    La Russie ne croit pas en la mort du leader de Daech annoncée par Trump
    Le ministère russe de la Défense a remis en question la réalité et le succès des opérations spéciales américaines en Syrie.
    Cela a été rapporté le dimanche 27 octobre par l’agence de presse Interfax.
    « Le nombre croissant de participants directs et de pays qui auraient participé à cette « opération », chacun d’eux avec des détails absolument contradictoires, soulève des questions et des doutes raisonnables sur sa réalité et, en outre, sur son succès », – a déclaré Igor Konashenkov, représentant officiel du ministère russe de la Défense.
    Il a souligné que l’agence qu’il représente n’est pas au courant de l’aide et de l’assistance de l’armée russe dans cette opération, qui a été mentionnée par le président américain.
    Konashenkov a rappelé qu’aucune frappe aérienne récente de l’armée de l’air américaine n’a été enregistrée, et a également affirmé que le « décès » du chef de Daech n’aurait aucun impact opérationnel sur la situation en Syrie.
    Le ministère russe de la Défense a exigé des dirigeants américains qu’ils fournissent des preuves convaincantes de la mort du chef terroriste.
    « L’ensemble du territoire de la zone de désescalade d’Idlib, non contrôlée par le gouvernement syrien, est géré et contrôlé par la branche syrienne d’Al-Qaïda – le groupe terroriste Jabhat al-Nusra. Le groupe a toujours tué sans compromis les jihadistes de Daech et considère n’importe quel représentant de Daech sur le terrain, comme un concurrent au pouvoir en Syrie. Par conséquent, un séjour sans problème sur le territoire contrôlé par « Al-Qaïda syrien », de l’ancien dirigeant de Daech, mérite au moins quelques preuves directes des États-Unis ou d’autres participants à l’opération, » explique Konashenkov.

    La maison attaquée par les forces spéciales U.S.
     

    Mohammed Alaa Ghanem@MhdAGhanem
     

    Video footage shows the aftermath of the purported operation to kill in , , . A burned out car, charred bodies, and torn limbs left at the scene. Also clearly a housing complex that has been reduced to rubble.

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  • Syrie Le MoD russe accuse les USA de favoriser le passage des jihadistes d'Irak en Syrie

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    Le MoD russe accuse les USA de favoriser le passage des jihadistes d'Irak en Syrie
    Igor Konashenkov 
    Le ministère russe de la Défense a accusé les États-Unis et "leur coalition contre l'Etat islamique" de "fool play" (jeu truqué) dans la guerre contre l'État islamique en Irak.
    Le ministère russe a porté ses accusations après avoir observé le faible nombre de frappes aériennes menées par la coalition dirigée par les États-Unis contre le groupe État islamique en septembre. La baisse des frappes aériennes aurait permis aux membres du groupe jihadiste de gagner la Syrie, affirme Moscou. Cela aurait permis, toujours selon Moscou, à l'Etat islamique de se redéployer dans la province de Deir ez-Zhor pour mener la bataille contre les forces pro-gouvernementales syriennes. 
    «Dans la partie occidentale de l'Irak, d'où les forces terroristes gagnent la rive orientale de l'Euphrate (où les forces aérospatiales russes ne sont pas en activité), le territoire contrôlé par l'EI continue de croître et il est de plus en plus vaste que celui (qu'il contrôle) en Syrie ", a déclaré mardi le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konashenkov. 
    Il a ajouté que l'analyse des chiffres des frappes aériennes fournies par le Pentagone dans le cadre de la campagne de lutte contre l'Etat islamique  permet "de voir des changements étranges". 
    "Par exemple, en septembre, avec le début de l'opération menée par les troupes syriennes soutenues par les forces aérospatiales russes pour reconquérir la province Deir ez-Zhor, la coalition internationale dirigée par les États-Unis a considérablement réduit l'intensité de ses frappes contre l'EI, effectuant près de cinq fois moins de raids en Irak qu'en Syrie", a déclaré Konashenkov.
    Il poursuit : "Curieusement, cette diminution de l'intensité des frappes en Irak a coïncidé avec le redéploiement de grandes forces terroristes des zones frontalières de l'Irak vers Deir ez-Zhor où elles tentent maintenant de s'implanter sur la rive orientale de l'Euphrate.
    La coalition dirigée par les Etats-Unis qui fait semblant de mener la lutte contre l'EI, surtout en Irak, voit tout cela, mais continue à prétendre combattre activement contre l'EI en Syrie, pour une raison quelconque ". 
    Konashenkov a déclaré qu'au cours de la semaine dernière, les troupes syriennes et les forces aérospatiales russes se sont concentrées sur la bataille contre l'Etat islamique dans la ville d'al-Mayadin, dans la vallée de l'Euphrate.
    Les avions russes effectuent environ 150 frappes par jour contre les positions de l'Etat islamique près de Mayadin. 
    Cependant, en dépit d'être presque encerclé par l'armée syrienne à Mayadin, l'État islamique reconstitue ses rangs et ses approvisionnements dans la vallée de l'Euphrate où les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis mènent leur propre opération contre l'État islamique. 
    C'est pourquoi e porte-parole russe s'interroge sur les vrais objectifs des efforts militaires de la coalition dirigée par les États-Unis. 
    "Le ravitaillement des terroristes d'Irak soulève de sérieuses questions sur les véritables objectifs des opérations anti-terroristes menées dans la région par les avions des États-Unis et de la soi-disant coalition internationale ", a déclaré Konashenkov. 
    Fin septembre, dans une précédente accusation, le ministère russe de la Défense avait publié des photos montrant la présence de forces américaines à proximité des positions de l'Etat islamique, affirmant n'avoir observé aucun combat. 
     
    Vidéo des accusations russes (langue russe sous-titrée en anglais) :
    https://www.liveleak.com/ll_embed?f=af2739a915bb

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  • Syrie : Moscou avertit Washington après des tirs de rebelles soutenus par les USA contre les forces du régime

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    Syrie 
    DeirezZhor
    Moscou avertit Washington après des tirs de rebelles soutenus par les USA contre les forces du régime
    La Russie a accusé, jeudi 21 septembre, les rebelles syriens appuyés par Washington d'avoir ouvert le feu contre les troupes gouvernementales près de Deir ez-Zhor et averti les militaires américains qu'un nouvel incident du même type entraînerait une riposte.
    "Les troupes syriennes ont été victimes à deux reprises de tirs nourris d'artillerie et de mortier depuis des positions situées sur la rive orientale de l'Euphrate, où se trouvent des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) et des forces spéciales américaines", a déclaré le général Igor Konachenkov de l'armée russe, cité dans un communiqué.
    Selon le général, des militaires des forces spéciales russes se trouvent actuellement aux côtés des troupes de Bachar el-Assad dans les zones qui ont été prises pour cible.
    Les endroits d'où proviennent les tirs seront frappés immédiatement, avertit Moscou
    Moscou a informé un haut représentant de l'armée américaine via un canal de communication au Qatar que, désormais, "les tentatives de tirs provenant des zones où se trouvent les combattants des FDS seront stoppées immédiatement". "Les endroits d'où proviennent les tirs dans ces zones seront immédiatement frappés à l'aide de tout l'équipement militaire disponible", a-t-il averti.
    La Russie avait déjà accusé mardi les groupes rebelles syriens soutenus par les Etats-Unis de prendre pour cible les forces de Bachar el-Assad et de gêner leur progression face aux jihadistes de l'Etat islamique (Daech) sur l'Euphrate.
    Selon l'armée russe, les rebelles ont également ouvert des barrages situés en amont de l'Euphrate pour gêner la traversée du fleuve par l'armée du régime, qui mène une offensive contre les jihadistes de l'EI à Deir ez-Zhor,.
    En franchissant l'Euphrate, l'armée gouvernementale s'est rapprochée du théâtre d'opération des rebelles appuyés par Washington.  
    Les FDS ont accusé l'aviation russe de les avoir bombardées 
    Samedi, les FDS ont accusé l'aviation russe de les avoir bombardées au nord-est de Deir ez-Zor, ce que Moscou dément.
    Plus de 85% du territoire de Deir ez-Zhor libérés par les forces du régime
    "Plus de 85% du territoire de Deir ez-Zhor se trouve sous le contrôle des troupes syriennes. La ville sera entièrement libérée la semaine prochaine", a indiqué Igor Konachenkov.
     
    Jean René Belliard