Khalimov Gulmurod "ministre des attentats"

  • Yémen : Les rebelles chiites houthis utilisent des drones kamikazes iraniens d’une portée allant jusqu’à 1500 km

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    La semaine dernière, Associated Press a publié un article sur les  drones utilisés par les combattants houthis du Yémen pour attaquer des cibles stratégiques ennemies.
    Cette publication est citée par de nombreux médias arabes qui affirment que des stations de pompage d’oléoducs en Arabie saoudite et quatre navires marchands près du port de Fujairah dans les Emirats arabes unis ont été attaqués au cours des dix derniers jours.
    Il apparait que les Houthis ont à disposition des drones iraniens. La publication d’AP évalue que ces drones peuvent opérer à une distance allant jusqu’à 1 500 km, et s’ils sont lancés depuis le Yémen, ils pourraient atteindre la centrale nucléaire en construction à l’ouest des EAU et l’aéroport international à Dubaï.
    AP apporte la preuve que l’attaque des stations de pompage d’oléoducs en Arabie saoudite a été menée à l’aide de drones. Les Houthis confirment avoir utilisé des drones pour effectuer cette opération. A noter que les Houthis utilisent des drones de combat depuis mars 2015, aussi bien en reconnaissance que dans des missions d’attaque.
    L’Associated Press publie la photo d’un des drones utilisés par les Houthis : Il s’agit d’un drone de 4,5 mètres d’envergure avec une poutre de queue en V, équipé d’un moteur arrière avec des réservoirs de carburant supplémentaires. Ce drone peut porter une charge de combat jusqu’à 18 kg. Les experts pensent qu’un tel drone est programmé pour frapper à un point spécifique (à une certaine latitude et longitude), et sa portée peut atteindre 1500 kilomètres.
    La rédaction a demandé à Denis Fedutinov, l’un des principaux spécialistes russes dans le domaine des véhicules aériens téléguidés, de lui faire part de ses commentaires. « Il y a eu une certaine évolution (si le mot est approprié dans ce contexte) dans l’utilisation des véhicules aériens sans pilote. Les drones kamikazes ont déjà été utilisés non seulement contre les forces de l’ordre, mais aussi pour des événements de masse et pour des personnalités politiques, comme le défilé au Venezuela, qui en est un exemple. Les aéroports sont de plus en plus visés, ce qui, heureusement, n’a pas encore eu de conséquences tragiques. Aujourd’hui, nous constatons qu’on utilise des drones pour attaquer des infrastructures dans l’espoir de causer des dommages économiques à l’ennemi. Nous pouvons supposer qu’à l’avenir, on peut s’attendre à ce que d’autres secteurs de l’énergie, des communications, des transports, etc. soient la cible des véhicules aériens sans pilote et que ces risques, bien sûr, doivent être pris en compte dans leur conception et leur exploitation « , a déclaré Fedutinov.
    Répondant à une question de notre équipe éditoriale sur l’évaluation de la portée maximale du drone houthi (1 500 km), Fedutinov a déclaré : « On peut supposer qu’un tel drone d’une masse au décollage de plusieurs dizaines de kilogrammes, transportant à son bord environ 10 kg de charge explosive, sera capable d’effectuer des vols de plus de 10 heures qui, à la vitesse de croisière, typique pour ces drones, donneront des paramètres similaires à la portée maximale annoncée.
    Contre Israël, l’Iran utilise généralement ses forces de substitution, le Hezbollah libanais, ainsi que le Djihad islamique et le Hamas à Gaza. Mais la distance entre la frontière occidentale de l’Iran et toute cible en Israël n’est pas supérieure à 1500 km.

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  • Gulmurod Khalimov, le ministre "des attentats" de Daech tué par une frappe russe

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    Gulmurod Khalimov, le ministre "des attentats" de Daech tué par une frappe russe
    Khalimov au centre (photo d'archive) 
    Le ministère russe de la Défense a déclaré aujourd'hui que les avions de guerre russes avaient réussi à éliminer le ministre "des attentats" de l'Etat islamique.  Il s'agit de Gulmurod Khalimov. Il a été tué avec trois autres commandants de terrain près de Deir ez-Zhor, dont "l'émir" de la ville, Abou Mohammed al-Chemali.
    Une quarantaine de jihadistes en tout ont été tués au cours de la même frappe.  
    La disparition de Khalimov pourrait avoir une incidence sur la capacité de l'EI à défendre ses positions à l'intérieur et à l'extérieur de la ville. Cet ancien colonel des forces spéciales tadjikes, d'ethnie ouzbèke, avait rallié l'Etat islamique et était devenu ministre des "attentats" de l'organisation islamique à la mort d'Abou Mohammed al-Adnani.
    La frappe a été décidée sur la base d'un renseignement obtenu par le renseignement russe selon lequel des commandants de l'EI devaient tenir une réunion près de Deir ez-Zhor pour évoquer l'avancée de l'armée syrienne dans la région, a précisé le ministère dans un communiqué publié sur Facebook.  
    Khalimov avait été formé par les Américains 
    Le colonel Khalimov avait été formé jadis par des conseillers américains. Il était même venu plusieurs fois aux États-Unis pour suivre une formation à la lutte contre le terrorisme. Il était invité par  la sécurité diplomatique / Anti-terrorisme du Département d'Etat américain.
    Selon le Département d'Etat américain, Khalimov a été impliqué dans cinq programmes financés par les Américains entre 2003 et 2014.
    Sans le savoir, les Américains avaient  ainsi formé l'une de ses plus grandes menaces à des programmes tels que  "réponse à la crise", "négociation" d'otages" et "leadership tactique".
    Khalimov avait rejoint l'Etat islamique en avril 2015. Il avait naturellement été accueilli à bras ouverts par les jihadistes en raison de sa familiarité avec l'armée américaine et sa connaissance des stratégies de renseignement.
    Khalimov a gravi rapidement les échelons de commandement au sein de Daech. Il avait pris le commandement d'un des principaux fronts irakiens, celui de la province de Ninive. Il s'agissait d'une promotion inhabituelle pour l'État islamique, parce que, traditionnellement, ce sont des commandants de deuxième ou troisième rang qui dirigent des combattants dans une province, ceci pour éviter qu'ils soient "détectés et détruits" par les forces américaines en Irak.
    En nommant le colonel Gulmurod Khalimov comme successeur d'Adnani, Daech signifiait qu'il avait la ferme intention d'étendre la guerre à l'Asie centrale : Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizstan, Tadjikistan et Turkménistan. On peut ajouter à cette liste la Tchétchénie et le Daghestan. Cette nomination étaitt également un encouragement à tous les Islamistes originaires de ces pays et qui sont disséminés à travers le monde, et tout particulièrement l'Amérique du nord et l'Europe.
    Le Département d'Etat américain offrait 3 millions$ pour Khalimov 
    Khalimov avait été étiqueté comme "terroriste mondial" par le Département d'Etat américain, en vertu du décret exécutif 13224 du 29 septembre 2015. Le Département d'Etat américain offrait une récompense de 3millions$ pour Khalimov.   
    2 frères et 2 neveux de Khalimov tués en juillet au Tadjikistan 
    A noter qu'en juillet 2017, deux frères et deux neveux de Gulmurod Khalimov avaient été tués au Tadjikistan après avoir tenté d'attaquer au couteau un policier, selon une source au sein du ministère de l'Intérieur tadjik.  
    Information sur Abou Mohamed al-Chemali, "l'émir" de Deir ez-Zhor
    Abou Mohammed al-Chemali s'appelle en fait Tarek al-Jarba, un jihadiste d'origine saoudienne chargé de faire passer des combattants étrangers en Syrie. Les Etats-Unis offraient cinq millions de dollars pour toute information conduisant à sa capture.
     
    Jean René Belliard

  • Le colonel Gulmurod #Khalimov – #ministre des #attentats de #Daech

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    La filière ouzbèke dans les derniers attentats de l'Etat islamique
    Ces derniers jours, deux attentats sanglants ont été menés par des Ouzbèks, l'un dans le métro de Moscou et le second à Stokholm. Il est peut être utile de rappeler ce que nous avions écrit dans la newsletter du 6 septembre 2016. A cette époque, nous avions dit que Gulmurod Khalimov avait été nommé au poste de "ministre des attentats" de l'EI, en remplacement d'Abou Mohammad al-Adnani, tué par la frappe d'un drone américain. Nous avions prévenu que cet ancien colonel des forces spéciales tadjikes allait assurément s'appuyer sur un réseau de terroristes originaires d'Asie centrale, dans lesquels il avait toute confiance et dont il partageait la langue, plutôt que sur les Arabes.    

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