26/10/2017

Les jihadistes étrangers de l'Etat islamique (Daech) par nationalités et régions

Jihad global 
Jihadistes
Les jihadistes étrangers par nationalités et régions   
La Russie a dépassé la Tunisie en ce qui concerne le nombre de nationaux qui se battent dans les rangs de l'EI, selon l'enquête publiée par le groupe américain Soufan
Le rapport, intitulé "Au-delà du califat: les combattants étrangers et la menace des rapatriés", indique que 3 417 citoyens russes se battent dans les rangs de l'Etat islamique à ce jour, l'Arabie saoudite prend la deuxième place avec 3 244 citoyens.
La Jordanie et la Tunisie occupent la troisième et la quatrième place (3000 et 2926 personnes respectivement), et la France est cinquième avec ses 1910 citoyens ayant rejoint les rangs de Daech. 
Le rapport note que malgré le nombre croissant de combattants étrangers dans les rangs de l'EI, leur flux s'est pratiquement arrêté en raison du fait que l'EI a perdu le contrôle de territoires en Syrie et en Irak et en raison des mesures adoptées par de nombreux pays pour empêcher leurs citoyens de rejoindre les territoires encore contrôlés par l'Etat islamique. 
Les retours de jihadistes au pays 
Le nombre de "retours" est le suivant: 400 personnes sont rentrées en Russie, 760 en Arabie Saoudite, 250 en Jordanie, 800 en Tunisie et 271 en France.
9.000 citoyens de l'ex-URSS dans les rangs de l'Etat islamique 
Le président russe Vladimir Poutine a révélé en février qu'environ 9.000 personnes de l'ex-URSS se battaient dans les rangs de l'EI, citant des chiffres donnés par les services de sécurité et de renseignement. Cela correspond au rapport américain selon lequel 8 717 personnes originaires des anciennes républiques soviétiques se battent actuellement dans les rangs de l'EI.
Selon des informations françaises, plus de 240  retours en France depuis 2012, plus de la moitié en prison
(Soufan donne le chiffre de 271)
Plus de 240 personnes ont regagné la France depuis les zones de combats jihadistes de Syrie et d'Irak depuis 2012, dont une majorité sont en prison, a déclaré jeudi 26 octobre au Sénat le ministre de l'Intérieur français.
Interrogé par une sénatrice centriste, Nathalie Goulet, pour laquelle les retours de jihadistes en Europe depuis la Syrie et l'Irak "constituent une cause d'inquiétude à bref, moyen et long terme", le ministre a répondu que "ce problème" était "parfaitement pris en charge aujourd'hui" en France.
Selon lui, les accords passés entre la Turquie et la France pour maîtriser les flux migratoires permettent à Paris "d'avoir un regard particulièrement attentif sur celles et ceux qui reviennent des théâtres de guerre syro-irakiens", dont certains pourraient vouloir commettre des attentats en France.
"Plus de 240 majeurs et plus de 50 mineurs, dont la plupart ont moins de 12 ans", "sont revenus depuis 2012 sur le sol français", a détaillé le ministre. Depuis 2015, les femmes, hommes majeurs et les "quelques mineurs combattants" sont systématiquement placés en garde à vue, et "une très grande majorité", "plus de 130, est actuellement en prison", a-t-il ajouté. Les autres, en liberté, "sont tous l'objet d'un suivi administratif" (services de renseignements) ou "judiciaire".
Mme Goulet a néanmoins appelé à "être encore beaucoup plus vigilant" et à "accorder à ce sujet une attention majeure au niveau européen". "Nous ne pourrons pas nous en sortir autrement qu'en confortant nos frontières", or "Frontex (l'agence en charge des frontières extérieures de l'UE) fonctionne mal", et il faut davantage de "moyens" en "hommes" et en "matériel", a-t-elle jugé. Selon elle, parmi les "revenants", "les femmes présentent un danger à peu près équivalent aux hommes" et les enfants ont "un fort potentiel de dangerosité à terme".
Selon la justice française, en juin, sur un millier de Français partis en zone jihadiste irako-syrienne, environ 300 y avaient trouvé la mort et 700 adultes (dont 300 femmes) s'y trouvaient encore, avec quelque 400 enfants.  
 
 

 

17:36 Publié dans Arabie saoudite, Etat Islamique, France, Jordanie, Russie, Tunisie, Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

25/08/2017

Syrie : L'Etat islamique inflige un revers à l'armée syrienne à l'est de la province de Raqqa

L'Etat islamique (Daech) a tué 34 membres des forces pro-régime lors d'une contre-attaque dans la province de Raqqa, a annoncé vendredi 25 août l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Selon cette ONG, les jihadistes ont repris de larges parts de territoire aux forces du régime de Bachar el-Assad dans l'est de la province de Raqqa.
L'armée syrienne cherche à progresser dans la province de Raqqa pour arriver dans celle voisine de Deir ez-Zhor, située à l'est du pays, et en chasser l'EI qui la contrôle presque totalement. Les jihadistes assiègent notamment depuis 2015 les forces progouvernementales et les civils dans la ville de Deir ez-Zhor.
Au mois d'août, les forces prorégime étaient arrivées jusqu'à la périphérie de Maadan, la dernière ville encore tenue par l'EI dans l'est de la province de Raqqa avant Deir ez-Zor.
Mais durant leur contre-attaque, les jihadistes sont parvenus jeudi 24 août à "repousser de 30 km les forces prorégime depuis la périphérie de la (ville) de Maadan", selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
"Ils ont beaucoup progressé....et ont élargi la zone qu'ils contrôlent le long de la rive sud du fleuve Euphrate", a-t-il ajouté.
L'offensive des forces de Bachar el-Assad dans la province de Raqqa, soutenues par l'aviation russe est distincte d'une opération lancée depuis juin par les Forces démocratiques syriennes (FDS) - une coalition de groupes rebelles arabo-kurdes soutenue par les Etats-Unis-- pour prendre à l'EI la ville de Raqqa.
Les FDS affirment avoir chassé l'organisation jihadiste la plus redoutée au monde de 60% de la cité qu'elle contrôle depuis 2014.
Jeudi, dans une autre partie de la Syrie, les forces prorégime avaient réussi à encercler totalement les jihadistes de l'EI dans des régions désertiques. Cette bataille fait également partie de la vaste offensive menée sur plusieurs fronts pour reconquérir Deir ez-Zhor.

FDS
Après Raqqa, les FDS veulent poursuivre vers Deir ez-Zhor
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), la coalition de groupes rebelles kurdes et arabes soutenue par les Etats-Unis, s'apprêtent à lancer une offensive dans la province de Deir ez-Zhor pour en chasser les jihadistes de l'Etat islamique (Daech), a annoncé un représentant des FDS.
L'opération débutera "dans les semaines qui viennent", en parallèle à la bataille de Raqqa, capitale autoproclamée du mouvement, a précisé Ahmed Abou Khaoula, chef du conseil militaire des FDS pour Deir ez-Zhor.
L'alliance dominée par les rebelles kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) a lancé en juin l'offensive de Raqqa après plusieurs mois d'encerclement et de raids aériens de la coalition sous commandement américain.
Ahmed Abou Khaoula a ajouté que son unité, qui compte 4.000 hommes, se trouvait déjà sur place et avait "libéré" plusieurs localités.
Course de vitesse entre forces fidèles à Bachar al-Assad soutenues par Russes et Iraniens, et forces soutenues par les USA
Les forces gouvernementales syriennes soutenues par l'armée russe et les miliciens chiites du Hezbollah libanais mènent leur propre offensive dans la province qui est presque entièrement aux mains des jihadistes. Damas ne tient qu'une partie de son chef lieu et une base militaire.
L'annonce d'une offensive des FDS dans cette région est à inscrire dans la course de vitesse que se livrent les forces soutenues par l'Iran et les forces soutenues par les Etats-Unis pour le contrôle de la frontière irako-syrienne et les riches régions pétrolières de la région.
Des incidents ont déjà opposé forces loyalistes et forces spéciales américaines notamment à proximité de la base U.S. d'al-Tanf en Syrie, à proximité des frontières irakienne et jordanienne.

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12/06/2017

Les espions israéliens ont pénétré l'un des secteurs les mieux gardés de l'Etat islamique

De notre correspondant en Israël, Nathan R.
Selon le journal The New York Times, des agents israéliens ont réussi à pénétrer dans le laboratoire secret de l'Etat islamique et de mettre la main sur les secrets les mieux gardés des jihadistes.

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