JEAN RENÉ BELLIARD

  • Syrie: Combats entre rebelles syriens pro-turcs et des Chrétiens syriaques

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    De violents combats entre des miliciens chrétiens du Conseil militaire syriaque soutenus par les FDS, la coalition arabo-kurde, et des groupes de rebelles syriens soutenus par la Turquie.
    L'armée syrienne était apparemment présente à Dirbesiye, Ras al-Ain et Tal Tamr mais elle se serait retirée du secteur attaqué par les rebelles pro-turcs. La raison serait que les soldats syriens ne disposaient pas de suffisamment de munitions et de soutien logistique pour maintenir leur position sur les lignes de contact.
    La petite population chrétienne qui avait réussi à survivre à Daech fuit maintenant ses maisons dans la région de Khabur près de Tal Tamr en raison des attaques de rebelles pro-turcs (TFSA).
    La ville de Tal Tamr a été le premier point de refuge pour les résidents déplacés de Ras al-Ain et son hôpital est très important pour la région. Tal Tamr se trouve en dehors de ce que l'on appelle la " zone de sécurité " de 32 km de profondeur.

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  • Etat islamique: Le chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, tué lors d’un raid américain en Syrie

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    1347091.jpgLe chef du groupe Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi a été visé par un raid américain samedi en Syrie au cours duquel il a trouvé la mort, ont annoncé dans la nuit de samedi à dimanche les chaînes de télévision CNN et ABC.
    L’armée américaine a effectué des tests et confirme formellement la mort du chef du groupe jihadiste, a indiqué CNN.
    Huit hélicoptères américains auraient pris pour cible, dans le nord-ouest de la Syrie, dans la nuit de samedi à dimanche, des jihadistes de l’Etat islamique (Daech), faisant un nombre morts qui sera précisé ultérieurement, dont trois femmes et trois enfants.
    Les huit hélicoptères ont visé après minuit une maison et une voiture aux abords du village de Baricha à Idleb, une zone où se trouvaient des « groupes proches de l’EI ».
    L’opération de neutralisation de l’émir de l’organisation terroriste « Etat islamique » Abu Bakr al-Baghdadi a été menée peu après minuit près du village de Baricha. Des hélicoptères, des avions et des drones ont été utilisés pour mener à bien cette opération.
    Il est intéressant de signaler que la région montagneuse de Baricha est sous le contrôle du Turkistan Islamic Party (TIP). Un membre du TIP serait décédé au cours des affrontements entre les commandos U.S. et les jihadistes.
    S’il se confirme qu’Abou Bakr al-Baghdadi avait trouvé l’hospitalité chez le leader de Horas ad-Din, un groupe jihadiste affilié à al-Qaïda, dans une région dominée par le Turkistan Islamic Party, un groupe d’islamistes du Caucase, également affilié à al-Qaïda, cela laisserait supposer que les restes encore actifs de l’Etat islamique pourraient, ici ou là, chercher leur salut en se rapprochant, voire en faisant allégeance à des groupes affiliés à al-Qaïda.
    Un groupe des forces spéciales  a débarqué et attaqué un ensemble de bâtiments qui, selon plusieurs sources d’information, appartenaient à Abou al-Bara’a al-Halabi, le leader du groupe jihadiste Horas al-Din, affilié à al-Qaïda. Les soldats U.S. sont entrés dans la maison où était censé se trouver Abou Bakr al-Baghdadi en perçant un mur à l’explosif, la porte d’entrée étant piégée. Puis ils se sont affrontés avec un nombre indéterminé de membres de Daech. Abou Bakr al-Baghdadi a tenté de trouver refuge dans un des tunnels creusés sous la maison. La plupart des tunnels étaient sans issue, un seul avait une sortie à l’air libre mais celle-ci était sous le contrôle des forces spéciales.  Le chef de Daech s’est engouffré dans un tunnel sans issue avec trois de ses enfants. Les forces spéciales ont envoyé un chien de guerre pour tenter de le faire sortir mais le chef terroriste a déclenché l’explosion de sa ceinture explosive, se tuant net.
    Dans une déclaration, le président Trump a affirmé qu’Al-Baghdadi était mort « en gémissant, en pleurant et en criant », en essayant de se cacher dans le tunnel. « Il n’est pas mort en héros, il est mort comme un lâche », a déclaré le président.
    Le président américain a également déclaré que 11 jeunes enfants avaient été emmenés hors de la maison où se cachait al-Baghdadi, mais le dirigeant de l’EI, essayant de se cacher dans le tunnel, avait emmené trois enfants avec lui et a ensuite fait exploser une « ceinture de suicide ». en tuant ces enfants.
    Deux épouses d’al-Baghdadi auraient également été tuées. Elles portaient, elles aussi, des ceintures explosives, ce qui a obligé les soldats américains à les abattre.
    Au total, l’opération des forces spéciales américaines a duré quatre heures. Pendant environ une heure et demie, les hélicoptères ont tiré sur des cibles proches du village de Barisha. Deux drones étaient également impliqués. Après une première phase de l’attaque, les hélicoptères ont quitté la zone d’opération et sont revenus une demi-heure plus tard, pour poursuivre le bombardement. Les forces spéciales U.S. ont été débarquées à quelques kilomètres du camp de réfugiés de Turlah à minuit. Les affrontements au sol ont duré près de deux heures et demie. Les jihadistes se sont opposés aux forces U.S. à l’aide d’armes lourdes.
    Aucun soldat U.S. n’a été tué ou blessé au cours du raid.
    Auparavant, Fox News avait publié une interview d’un agent des services de renseignement irakiens affirmant qu’Abu Bakr al-Baghdadi s’était récemment caché dans les zones frontalières de la Syrie, utilisant des vêtements civils normaux et des véhicules civils, et que personne autour de lui n’avait de téléphones portables ou d’autres appareils électroniques qui pourraient le faire repérer.
    Selon CNN, des tests sont en cours afin de pouvoir confirmer formellement la mort du chef du groupe jihadiste responsable de multiples attentats sanglants à travers le monde. Selon un responsable cité par ABC, il aurait fait exploser sa veste chargée d’explosifs pour se suicider.
    Autorités irakiennes : al-Baghdadi a été tué alors qu’il tentait d’emmener sa famille en Turquie
    Des sources au sein des agences de sécurité irakiennes ont reçu une notification de collègues syriens selon laquelle l’émir de « l’Etat islamique » Abu Bakr al-Baghdadi a été liquidé avec son garde du corps alors qu’il essayait de faire évacuer sa famille en Turquie et était en chemin vers la frontière turque.
    Les services de renseignements irakiens ont aidé à localiser al-Baghdadi
    La télévision d’Etat irakienne a rapporté dimanche matin, 27 octobre, que les renseignements irakiens ont aidé les Américains à découvrir où se trouvait Al-Baghdadi.
    Damas a également informé Téhéran de la mort d’al-Baghdadi
    Des responsables iraniens ont confirmé à Reuters que Téhéran avait été informé par Damas de la liquidation d’Abou Bakr al-Baghdadi.
    Ces responsables ont indiqué qu’ils avaient reçu des informations de leurs homologues syriens, qui avaient reçu des renseignements.
    Washington s’est coordonné avec la Turquie et la Russie
    La Turquie a affirmé dimanche avoir été en « coordination » avec les Etats-Unis avant le déroulement de l’opération américaine en Syrie qui aurait permis, selon des médias américains, de tuer le chef du groupe Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi.
    « En préalable à l’opération américaine dans la province d’Idleb en Syrie la nuit dernière, des échanges d’informations et une coordination ont eu lieu entre les autorités militaires des deux pays », a affirmé dans un tweet le ministère turc de la Défense. Le ministère turc n’a apporté aucun autre détail.
    Un haut responsable turc en a confirmé un peu plus à l’AFP, sous couvert d’anonymat. « Selon mes informations, al-Baghdadi était arrivé à cet endroit 48 heures avant l’opération américaine. Nous étions en coordination étroite avec les parties concernées » a-t-il déclaré. « L’armée turque avait été prévenue de l’opération. Je ne peux ni confirmer ni infirmer que des renseignements aient été partagés pour faciliter l’opération », a-t-il ajouté, en assurant que « nous continuerons de coordonner nos actions sur le terrain ».
    Auparavant, l’agence turque Anadolu a noté que l’espace aérien de l’Idleb est contrôlé par l’armée russe. C’est-à-dire que les Américains ont été contraints de coordonner cette opération avec le commandement des forces armées russes en Syrie, ce qu’a confirmé le président Trump dans une conférence de presse.
    Les Kurdes syriens disent avoir participé à la préparation de l’opération visant à éliminer al-Baghdadi
    Le commandant des Forces démocratiques syriennes (SDF) dirigées par des Kurdes, Mazlum Abdi, a déclaré qu’Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l’organisation terroriste d’État islamique, avait été liquidé lors d’une opération conjointe après cinq mois de travail de renseignement.
    La Russie ne croit pas en la mort du leader de Daech annoncée par Trump
    Le ministère russe de la Défense a remis en question la réalité et le succès des opérations spéciales américaines en Syrie.
    Cela a été rapporté le dimanche 27 octobre par l’agence de presse Interfax.
    « Le nombre croissant de participants directs et de pays qui auraient participé à cette « opération », chacun d’eux avec des détails absolument contradictoires, soulève des questions et des doutes raisonnables sur sa réalité et, en outre, sur son succès », – a déclaré Igor Konashenkov, représentant officiel du ministère russe de la Défense.
    Il a souligné que l’agence qu’il représente n’est pas au courant de l’aide et de l’assistance de l’armée russe dans cette opération, qui a été mentionnée par le président américain.
    Konashenkov a rappelé qu’aucune frappe aérienne récente de l’armée de l’air américaine n’a été enregistrée, et a également affirmé que le « décès » du chef de Daech n’aurait aucun impact opérationnel sur la situation en Syrie.
    Le ministère russe de la Défense a exigé des dirigeants américains qu’ils fournissent des preuves convaincantes de la mort du chef terroriste.
    « L’ensemble du territoire de la zone de désescalade d’Idlib, non contrôlée par le gouvernement syrien, est géré et contrôlé par la branche syrienne d’Al-Qaïda – le groupe terroriste Jabhat al-Nusra. Le groupe a toujours tué sans compromis les jihadistes de Daech et considère n’importe quel représentant de Daech sur le terrain, comme un concurrent au pouvoir en Syrie. Par conséquent, un séjour sans problème sur le territoire contrôlé par « Al-Qaïda syrien », de l’ancien dirigeant de Daech, mérite au moins quelques preuves directes des États-Unis ou d’autres participants à l’opération, » explique Konashenkov.

    La maison attaquée par les forces spéciales U.S.
     

    Mohammed Alaa Ghanem@MhdAGhanem
     

    Video footage shows the aftermath of the purported operation to kill in , , . A burned out car, charred bodies, and torn limbs left at the scene. Also clearly a housing complex that has been reduced to rubble.

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  • Allo Allo oh Allo Beyrouth Min fadlak ya einaye

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    « Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas »

    Le Liban avait été le théâtre du premier round des guerres qui font rage depuis le début du XXIème siècle entre l’Islam et l’Occident. L’étincelle avait été le passage  d’un bus de fedayin dans les rues du quartier chrétien d’Aïn er-Remmané, un 13 avril 1975. Cet incident devait mettre le feu à la poudrière que constituait la présence armée de la résistance palestinienne dans les rues du Liban.

    L’Islam et la « gauche mondialiste » choisissait le camp de ceux qu’ils considéraient comme des « opprimés », c’est-à-dire le camp des réfugiés palestiniens, rejetant dans le camp des « nantis » et des « fachos » la communauté chrétienne libanaise.

    La guerre libanaise devait déboucher sur une progressive prise de conscience révolutionnaire de l’Islam ou préceptes coraniques, charia et revendications sociologiques se trouvaient mélangés. Des volontaires de tous les pays musulmans répondaient à un soi-disant appel au « jihad » et accouraient à Beyrouth pour prêter main forte au camp islamo-progressiste.

    Les dirigeants de l’islam chiite libanais étaient au début du conflit relativement neutres et ouverts au dialogue entre communauté chrétienne et camp sunnite. Il est vrai que l’islam chiite est une minorité confessionnelle, tout comme les chrétiens d’Orient. Mais vers la fin des années 70, les Chiites ont soudain repris le flambeau de la révolution islamique, bénéficiant du soutien du pouvoir alaouite qui régnait à Damas et de révolutionnaires islamiques iraniens venus s’entraîner à la guerre sur le sol libanais. Ce sont ces volontaires iraniens qui, aguerris dans les combats de rues à Beyrouth, sont revenus en Iran pour constituer le bras armé de la révolution islamique.

    L’Islamisme politique parvenu au pouvoir à Téhéran a très rapidement exprimé sa volonté d’universaliser sa révolution, développant une politique d’appui à tous les mouvements révolutionnaires chiites à travers le monde musulman, et notamment au Liban.

    Le Liban s’est retrouvé malgré lui, le théâtre du premier round du conflit entre communautés chiite et sunnite. Bénéficiant du soutien financier et militaire de Téhéran, le Hezbollah est devenu une organisation si puissante qu’aucune autre force politique n’est capable de s’y opposer, pas même l’Etat libanais.

    Le conflit chiite-sunnite s’est encore exacerbé après l’invasion de l’Irak par les forces de la coalition internationale menée par les Etats-Unis (2003). L’administration américaine de l’époque, encore choquée par les attentats jihadistes du 11 septembre 2001, voyait le mal partout et était bien décidée à le vaincre comme leurs aînés l’avaient fait après l’affront de Pearl Harbour par l’aéronavale japonaise en 1941.

    Le pouvoir de Saddam Hussein, le dictateur irakien, exerçait son pouvoir en s’appuyant sur la communauté sunnite, minoritaire en Irak. Les Américains mettront un terme à la prédominance sunnite, favorisant la majorité chiite.   Du coup, la communauté sunnite s’est révoltée, se radicalisant et se livrant à d’atroces représailles contre les chiites.

    D’Irak, le jihadisme sunnite s’est exporté dans un grand nombre de pays, de la région dans un premier temps, puis dans le reste du monde. Le monde vit désormais dans la hantise des attentats jihadistes.

    Les Chiites ne sont pas en reste. Les mouvements révolutionnaires chiites sont à l’œuvre en Syrie, au Liban, au Yémen et dans plusieurs pays du Golfe. L’Arabie saoudite, pilier de l’islam sunnite, se sent menacée depuis que l’Iran a démarré un programme nucléaire. Les Etats Unis tentent d’y mettre un terme à coups de sanctions économiques et embargo sur les livraisons iraniennes de pétrole. L’Iran réplique par des attaques de navires pétroliers ou de gisements de pétrole.

    Les pays occidentaux, et notamment la France, s’interrogent sur leur avenir avec l’arrivée massive de réfugiés musulmans des pays du Moyen Orient et du Sahel. Les débats sur le voile islamique prennent sur les plateaux de télévision un arrière-goût de guerre confessionnelle. Les partis se divisent. Il n’y a plus ni gauche ni droite. Il y a ceux qui refusent l’Islam et sa conception sociologique basée sur le Coran, qu’ils considèrent comme rétrograde et une menace pour les valeurs de l’Occident et il y a les autres qui pensent le contraire.

    On s’était habitué à voir le monde en noir et blanc, entre islamiste radicalisé ou non et laïcisme.

    Et soudain, il y a le mouvement de protestation libanais 

    Dans les rues de Beyrouth et des autres villes libanaises, on assiste médusé à la manifestation d’une foule immense, toute confession confondue. Il n’y a plus de Maronites, de Musulmans chiites ou sunnites, de Druzes, Grecs-orthodoxes ou catholiques. Il y a un ras-le-bol général contre la classe politique jugée incompétente dans son ensemble.

    L’étincelle parait insignifiante au départ : Le refus d’une taxe sur l’application de la messagerie cryptée Whatsapp. Insignifiante ? Par tant que cela. L’attachement des Libanais à Whatsapp a des raisons profondes. Quand la moitié des jeunes des quartiers chiites de Beyrouth doivent s’expatrier pour trouver un emploi dans les pays du Golfe ou en Afrique, le seul moyen de communication à bas prix entre les membres des familles restés sur place et les jeunes expatriés est précisément l’application Whatsapp.

    Une autre raison du mouvement de révolte contre la « taxe Whatsapp » tient au fait que plus personne ne fait confiance aux médias officiels. Les gens préfèrent trouver les informations sur Internet et les réseaux en ligne comme Facebook, Twitter ou Instagram. C’est d’ailleurs un phénomène mondial.

    Ces réseaux en ligne échappent par ailleurs aux milieux économico-politiques officiels. Ce que les médias qualifient souvent de « fake news » sont en fait des informations hostiles aux pouvoirs en place, qu’ils soient médiatiques, culturels ou politiques. Ces « fake news » représentent la plupart du temps un défoulement populaire, une opposition sans grand danger, tout au moins au Liban, pays encore démocratique malgré les menaces qui fusent de toutes parts.

    Et soudain, comme cela a été le cas en France avec le mouvement des gilets jaunes, l’opposition populaire, voire populiste, qui s’exprimait sur les réseaux sociaux, est brutalement descendue dans les rues de Beyrouth, de Tripoli et ailleurs.

    C’est l’affolement dans la classe politique. Jusqu’ici, la population libanaise se rangeait sagement dans les compartiments confessionnels qu’on lui avait aménagés. Les chiites devaient obéir au Hezbollah ou au Amal, les Chrétiens à Michel Aoun ou aux Forces Libanaises, et les Sunnites aux nombreux leaders de leur communauté.

    Or le mouvement de protestation qui a envahi les rues de Beyrouth n’obéit plus à ces leaders traditionnels. La rue se fout d’être chiite, sunnite ou chrétienne. Elle veut abattre tous ces leaders qu’elle accuse de corruption et d’incompétence.

    Quel avenir pour ce mouvement de contestation ?

    C’est toute la question. Comme dans le cas des « gilets jaunes », il n’y a pas de leaders, pas d’alternative politique claire hormis un rejet global de la classe dirigeante.

    Or, il y a fort à parier que dans les quartiers de Beyrouth, au Sud Liban ou à Tripoli, dans la montagne druze ou chrétienne, les leaders traditionnels vont mettre en mouvement leurs milices pour reprendre le contrôle des foules.

    Le vent de laïcisme ne sera-t-il qu’une tornade éphémère ou des alysés de la liberté ? Un nouveau printemps arabe et laïc est-il en train de montrer le bout de son nez ? L’avenir le dira mais en tout cas, les « confessional-ismes » viennent de prendre un sacré coup de vieux !