06/01/2015

5 et 6 janvier 2015 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Le quotidien al Akhbar a révélé, lundi 5 janvier 2015, que l'Iran et la Turquie étaient parvenus à un accord au sujet de la Syrie car l'Iran a renoncé à son insistance à vouloir maintenir Assad. Mais le nouveau président de la Coalition Nationale Syrienne est hostile à un dialogue avec Damas.

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03/01/2015

2 et 3 janvier 2015 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Les Américains seraient sur le point d'abandonner le programme d'entraînement et d'équipement des brigades rebelles qui luttent contre l'Armée Arabe Syrienne.

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16/12/2014

16 décembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Front irakien

Falloujah (province sunnite d'al-Anbar)
Les Jihadistes poursuivent la destruction de tous les sites religieux autres que les mosquées sunnites, prétextant qu’ils sont des lieux idolâtres :
Vidéo (langue arabe) de l’Etat islamique tournée à Falloujah :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=ca695033b010

Province de Salaheddine
L’armée irakienne est engagée dans de grandes opérations pour tenter de déloger les Jihadistes de l’Etat Islamique de la province de Salaheddine. Les forces de sécurité irakiennes, soutenues par des bataillons des comités populaires (milices chiites), ont réussi à reprendre les régions d’al-Makadima et Sheikh Jamil, au sud de Tikrit.
Vidéo de langue anglaise :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=b9324ec7c987

Les milices chiites inspirent méfiance aux Kurdes
Les miliciens chiites qui se trouvent dans le nord, c'est-à-dire des «territoires contestés» entre Kurdes et Bagdad, apparaissent comme une menace pour les Kurdes. On note ici ou là la présence de tensions latentes et même d’affrontements mineurs entre Chiites et Peshmergas.
Ces miliciens chiites sont arrivés dans ces régions pour affronter les Jihadistes de l’EI avec les encouragements de Bagdad et la bénédiction des autorités religieuses chiites irakiennes.  Ils ont participé aux batailles de Sadiya et Jalawla. Or, ces régions sont disputées entre Arabes et Kurdes. Et à présent que les Jihadistes sunnites en ont été chassés, on signale des affrontements de faible intensité entre Arabes chiites et Kurdes, les deux groupes revendiquant leur contrôle.
Ahmad al-Askari, un membre du comité de sécurité de Kirkouk, rejette toutes les autres forces envoyées dans la région. "Nous rejetons toute force en dehors du cadre de la Constitution et de la loi dans la région, en particulier dans les zones qui n’ont pas besoin d'autres forces," a-t-il dit.
Pour lui, le Kurdistan n’a pas besoin d’autres forces  car les forces kurdes sont là pour la protection. "Les zones qui sont sous le contrôle des forces Peshmergas n’ont pas besoin de troupes supplémentaires, sauf pour les contingents sur lesquels nous nous sommes mis d’accord « , a-t-il ajouté.
Ahmad alt-Askari a expliqué qu’il y avait un accord entre les forces kurdes et le commandant des milices chiites, Hadi al-Amiri, sur la présence de forces étrangères au Kurdistan: "S’ils veulent envoyer leurs forces dans une région où il ya des forces Peshmergas, ils doivent d'abord consulter les responsables Peshmergas."

Liban

Un espion du Mossad au sein du Hezbollah
Le Hezbollah a annoncé avoir arrêté un agent du Mossad.
Cet espion du Mossad était chargé de l'unité des opérations étrangères de la Résistance islamique, appelée "Brigade 910".
Le Hezbollah fait, depuis de nombreuses années, de gros efforts pour démasquer les agents d’Israël dans ses rangs.
L’homme récemment arrêté est originaire d’un village du sud du Liban et il ne cessait de se déplacer à titre pour, soi-disant, se affaires. L’espion aurait été recruté par le Mossad dans un pays de l’Asie de l’est.

Front libyen

Bataille des terminaux pétroliers
Les combattants de Fajr Libya, une coalition de milices islamistes qui contrôle la capitale Tripoli et plusieurs villes de l'ouest, cherchent à s'emparer depuis plusieurs jours de la région pétrolière d'al-Hilal (croissant de lune en arabe) qui comprend les terminaux d'al-Sedra, de Ras Lanouf et de Brega. Les forces  loyales au gouvernement reconnu par la communauté internationale veulent, naturellement, les en empêcher.
Mardi 16 décembre, pour la première fois, Fajr Libya (l’Aubde de la Libye) a envoyé un avion militaire mener un raid contre le terminal pétrolier d’al-Sedra. L’avion n’a pu s’approcher de sa cible car la défense antiaérienne des forces loyalistes l’en ont empêché, obligeant le bombardier a tirer ses missiles dans une zone déserte sans faire ni victimes ni dégâts.
Selon Ali Al-Hassi, le porte-parole des gardes de sécurité protégeant les sites pétroliers dans la région d'Al-Hilal, l’objectif du raid aérien pourrait avoir été les avions et les hélicoptères de l’armée de l’air libyenne stationnés sur une  piste d'atterrissage de la compagnie pétrolière de Ras Lanouf, à quelques kilomètres de là. L’armée avait en effet envoyé, lundi 14 décembre, des renforts à l'aéroport de Ras Lanouf pour défendre les installations de la région d'Al-Hilal.

Front syrien

Province d’Edleb (Nord syrien)
Le Front al-Nosra (el-Qaïda en Syrie) s’est emparé, dimanche 14 décembre 2014, de la base militaire de Wadi el-Deif, à proximité immédiate de la ville rebelle de Maaret el-Nouman. Quelques heures plus tard, les brigades islamistes rebelles Jund al-Aqsa et Ahrar ech-Cham prenaient le contrôle de la base militaire de Hamidiyé, située dans la même région. La base tombait après de violents combats et malgré les nombreux raids de l’armée de l’air syrienne. Un hélicoptère militaire réussissait à évacuer, dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 décembre, les officiers supérieurs de la base de Hamidiyé, juste avant la chute du camp.

Des pertes d’une importance stratégique considérable pour l’Armée Arabe Syrienne
La perte de ces deux bases est un coup dur pour l’AAS car elles servaient aux opérations aériennes et au ravitaillement des troupes stationnées dans le nord de la Syrie. Situées le long de l’autoroute reliant la province centrale de Hama à celle d’Alep, ces bases devaient jouer un rôle crucial pour reprendre le contrôle de cette voie stratégique nécessaire à l’acheminement des renforts de l’AAS pour la bataille d’Alep.
La perte de ces bases met également en lumière l’épuisement de l’armée, engagée sur plusieurs centaines de fronts à travers le pays et surtout l’usure du matériel et l’appauvrissement des munitions.

Le Front al-Nosra en sort renforcé
Le Front al-Nosra, qui représente al-Qaïda en Syrie, est sorti renforcé de cette victoire. Il a pu lancer de nombreux combattants dans l’offensive. Il a surtout engagé du matériel militaire lourd, comme des tanks et des canons de gros calibre, qu’il avait saisis à l’issue de ses affrontements victorieux contre les rebelles du Front révolutionnaire syrien, un groupe rebelle soutenu par l'Occident.
On peut dire à présent que la région frontalière au nord de la Syrie est entièrement contrôlée par le Front al-Nosra, la branche d’al-Qaïda en Syrie, et les brigades islamistes comme Ahrar ech-Cham, alors que cette région était dominée depuis deux ans par les rebelles dits modérés.
Vidéo tournée par le Front al-Nosra à l’intérieur de la base de Wadi el-Deif :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Comme à chaque fois qu’une base est prise, un matériel militaire considérable est tombé aux mains des Jihadistes :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
et
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=232be81212a3
Près de 200 soldats syriens et jihadistes ont péri ces dernières 24 heures lors de la prise des deux bases militaires par le Front al-Nosra et deux brigades islamistes. 120 soldats ont aussi été faits prisonniers par le Front Al-Nosra.
Vidéo du Front al-Nosra :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=e1c8cac654bc

Front yéménite

Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique attaque un leader d’Ansarullah
Un terrible attentat a été perpétré, mardi 16 décembre, à Rada, dans la province de Baïda. La cible était le domicile d’Abdallah Idriss, un chef d’Ansarullah. L’attentat à la voiture piégée a fait 25 morts, contre 15 enfants. Leur bus scolaire se trouvait à proximité de la maison d’Abdallah Idriss lorsque le kamikaze s’est fait exploser dans son véhicule.
 
Pakistan

Peshawar
Décidément, il ne faisait pas bon être un enfant dans les pays musulmans ce mardi 16 décembre. 141 personnes, dont 132 enfants, ont été tuées ce mardi dans l'attaque par un commando taliban de l'école pour enfants de militaires de Peshawar. C’est l’attaque terroriste la plus sanglante de l’histoire du Pakistan. 124 personnes, dont 121 enfants, ont également été blessées dans cette assaut commando achevé en fin d'après-midi. Tous les assaillants ont été tués par les forces de l’ordre.

Jihadisme international

Australie
A présent que la prise d’otages a connu son épilogue sanglant à Sydney, le temps est venu de se poser un certain nombre de questions.

Le preneur d’otages aurait dû attirer l’attention de la police australienne
Tout d’abord parce qu’il utilisait plusieurs alias : Les médias ont affirmé qu’il s’appelait Man Haron Monis. Il utilisait également les noms de Manteghi Boroujerdi et Mohammad Hassan Mantegyi. Le gouvernement australien lui avait accordé l’asile politique. Au début, il passait pour un chiite religieux pro-occidental et critique de l’Iran.
L’homme jouait en fait un rôle. Il s’est avéré être (ou être devenu) un Islamistes sunnite antioccidental et non pas un religieux chiite libéral.
Un casier judiciaire
L’homme n’était pas un inconnu de la justice australienne. A commencer par les raisons qui avaient servi à justifier son asile politique. Il aurait menti prétextant être en danger dans son propre pays.

Les autorités australiennes ont cru n’importe quoi
En fait, les autorités australiennes, sans doute paralysées par une législation favorable à ce genre d’histoire, avaient cru n’importe quoi. Elles ont cru qu’il avait travaillé pour le service de Renseignement et de sécurité iranien (du Shah) avant de fuir l’Iran en 1996.  Il a affirmé avoir fourni à l'ONU des informations secrètes concernant le gouvernement iranien.
Le gouvernement iranien veut me faire taire, parce que j’ai des informations secrètes sur le gouvernement et sur leurs opérations terroristes pendant la guerre, a-t-il affirmé. J’ai envoyé une lettre au Secrétaire général des Nations Unies et j’ai reçu une réponse de quelqu’un au nom de M. Kofi Annan affirmant qu’ils allaient faire quelque chose, a-t-il poursuivi. Et il terminait en jurant de son amour pour l’Occident.
Si nous expliquons le sens du mot «islamique» comme société religieuse, et si nous disons que la société islamique est une société religieuse, une société qui a une relation avec Dieu, et veut être honnête, alors nous pouvons dire que l’Australie, le Canada, l’Angleterre, les États-Unis, et de nombreux pays occidentaux, sont des sociétés religieuses. Ils ne disent pas: «Nous sommes religieux», mais en fait nous pouvons voir l'esprit de la religion dans ces sociétés. Par contre, les pays du Moyen-Orient, ou d’Asie, qui affirment  «Nous sommes islamiques », ont un nom islamique, mais en fait ils ne sont pas des sociétés religieuses et des gouvernements religieux, a-t-il poursuivi.
Les autorités australiennes n’ont vu que ce qu’elles voulaient voir, à savoir que ce réfugié politique était un Iranien libéral fuyant le régime iranien qui détenait sa famille en otage et qui professait son admiration pour la société occidentale.

Le cheikh avait un autre visage et un autre langage
Le Cheikh avait en fait un autre visage. Ou bien il s’était métamorphosé au fil des ans.  Il s’est mis à envoyer des lettres d’injures aux familles des soldats tombés au combat en Irak, puis en tenant des propos islamistes extrémistes. Au point qu’en fin de compte, les autorités sécuritaires australiennes, enfin conscientes de la dangerosité du personnage, lui avaient confisqué son passeport pour l’empêcher de partir faire le Jihad au Moyen Orient. Pas suffisant, cependant, puisqu’en fin de compte, cet islamiste s’est livré à un acte de terreur en plein centre de Sydney.

Jean René Belliard