21/11/2017

Rohani à Macron: Non ! L'Iran "ne cherche pas à dominer" le Moyen-Orient

Iran 
Rohani
Rohani à Macron: Non! l'Iran "ne cherche pas à dominer" le Moyen-Orient    
L'Iran "ne cherche pas à dominer" le Moyen-Orient, a déclaré mardi 21 novembre le président iranien Hassan Rohani à son homologue français lors d'un entretien téléphonique, selon un communiqué de la présidence iranienne.
"Notre présence en Irak et en Syrie est à l'invitation des gouvernements de ces pays pour lutter contre le terrorisme (...). L'Iran ne cherche pas à dominer (...) la région", a déclaré M. Rohani à son homologue français, quelques jours après que la France s'est inquiétée des "tentations hégémoniques" de Téhéran au Moyen-Orient.
"Notre objectif est d'œuvrer pour la paix et la sécurité et d'éviter le démembrement des pays de la région", a assuré le président iranien au cours de cet entretien. "Après Daech, il faut aussi lutter contre les autres groupes terroristes", a-t-il ajouté.
Le président français avait affirmé vendredi 17 novembre que la France souhaitait que "l'Iran ait une stratégie régionale moins agressive" et que soit clarifiée "sa politique balistique qui apparaît comme non maîtrisée". Le 16 novembre, son ministre des Affaires étrangères, en visite à Riyad, avait critiqué ce qu'il avait qualifié de "tentations hégémoniques" de Téhéran au Moyen-Orient.
Le président français, qui a annoncé son intention de se rendre en Iran dans le courant de l'année 2018, a dit vendredi sa volonté de "dialoguer" avec Téhéran.
Rohani à Macron : Le Hezbollah fait partie du peuple libanais
Le président iranien, Hassan Rohani, a insisté sur l'importance du Hezbollah, le mouvement chiite libanais politique et armé, que soutient Téhéran.
"Le Hezbollah fait partie du peuple libanais, il est très populaire dans ce pays et son armement est défensif et sert à contrer d'éventuelles attaques contre le Liban", a insisté M. Rohani. Et de poursuivre : "Nous devons maintenant faire en sorte que les mouvements libanais forment un gouvernement en toute sécurité pour le bien de leur pays".
 
Myard 
Point de vue de Jacques Myard  sur la politique "iranienne" du gouvernement français
Le Proche et Moyen-Orient, un chaudron explosif ! 
Tous les observateurs saluent l'initiative du Président Macron de recevoir à Paris Saad Hariri exfiltré d'Arabie-Saoudite, une opération qui tire une épine du pied de Riyad, mais qui peut provoquer des retours de bâton contre les intérêts français.
La situation au Proche et Moyen-Orient dépasse très largement la personne de Saad Hariri qui apparaît comme l'otage de multiples forces géostratégiques antagonistes.
Tout d'abord, il y a l'Arabie Saoudite qui accuse l'Iran de pousser ses pions partout dans la région, au Yemen, en Irak comme en Syrie.
Cette présence iranienne forte n'est pas inexacte - sauf au Yémen - mais elle est aussi le résultat des erreurs de Riyad et de Washington depuis plus d'une décennie, surtout en Irak et en Syrie.
Ensuite, face à cette situation, l'Arabie Saoudite semble même envisager une alliance avec Israël contre l'Iran avec le soutien de Trump. Le grand mufti d'Arabie Saoudite Abdelaziz al-Cheïkh a d'ailleurs lancé une fatwa appelant "les musulmans à s'allier avec les Juifs pour combattre le Hamas et le Hezbollah", il est évident que c'est l'Iran qui est visé.
Dans ces conditions, lorsque Riyad "démissionne" S.Hariri, c'est avant tout le Hezbollah qui est visé, lequel, de plus, est la bête noire des Israéliens. Le risque est majeur pour la stabilité du Liban. Le mouvement chiite libanais dispose d'au moins 60.000 miliciens armés et aguerris, toute attaque contre lui peut provoquer la reprise de la guerre civile au Liban.
Dès lors, les déclarations du ministre Le Drian à Riyad selon lesquelles la France est « inquiète » de la « tentation hégémonique » de l'Iran au Moyen-Orient est de nature à entraîner Paris dans un conflit où il n'y a que des coups à prendre ; l'Iran est incontournable pour la stabilité de la région et c'est aussi pour nos entreprises un grand marché.
A ce titre la France devrait aussi s'interroger sur les conséquences pour nos entreprises de la volonté du Prince héritier de lutter contre la corruption, une noble cause...
Pierre Conesa, très bon connaisseur de l'Arabie Saoudite, souligne à raison les risques de la purge engagée par Ben Salmane Saoud pour les entreprises européennes dont les affaires ont largement prospéré grâce à quelques princes compréhensifs, aujourd'hui en disgrâce...
Pour toutes ces raisons Paris devrait plus que jamais garder en mémoire la règle d'or en diplomatie de Talleyrand : "Pas de zèle, Messieurs !"
Jacques MYARD - Maire de Maisons-Laffitte - Membre Honoraire du Parlement
Président du Cercle Nation et République.

 

12/11/2017

Liban : Le Mossad a-t-il tenté de déstabiliser le Liban pour le compte de l'Arabie saoudite?

Liban 
Mossad
Le Mossad a-t-il tenté de déstabiliser le Liban pour le compte de l'Arabie saoudite?  
Un responsable de la sécurité libanaise a déclaré à la chaîne de télévision al-Mayadeen, le 11 novembre, que les forces de sécurité libanaises avaient arrêté un agent du Mossad (service de renseignement et des opérations spéciales) dans la ville libanaise de Saida. 
Le responsable a révélé que la personne appréhendée était en train de surveiller le convoi de Bahia Hariri, députée libanaise et sœur aînée du Premier ministre démissionnaire,  Saad al-Hariri.
Rappelons que Saad Hariri a démissionné le 4 novembre, alors qu'il se trouvait à Riyad, en Arabie saoudite, prétextant que le Hezbollah, la milice chiite libanaise, et l'Iran avaient l'intention d'attenter à sa vie. 
Selon al-Mayadeen TV, l'agent du Mossad, un Libanais âgé de 60 ans, travaillait comme chauffeur de taxi. Le responsable de la sécurité libanaise aurait également expliqué à al-Mayadeen TV que l'agent israélien tentait de recruter des personnes pour établir une cellule du Mossad à Saia afin de mener des "attaques terroristes".
Le ministère libanais de l'intérieur a démenti les allégations de Mayadeen TV mais... 
Le ministère libanais de l'Intérieur a démenti les allégations de la chaîne télévisée al-Mayadeen dans une déclaration officielle et mis en garde contre la diffusion de fausses rumeurs. 
Cependant, le site officiel du ministre libanais de l'Intérieur n'a pas mis en ligne de déclarations officielles réfutant les revendications d'al-Mayadeen.
Il est possible que seule une version papier de la déclaration du ministère de l'intérieur ait été diffusée aux médias libanais.
La sécurité libanaise n'a pas démenti les informations d'al-Mayadeen 
De son côté, la sécurité nationale libanaise, le principal service de renseignement libanais, qui a démantelé un réseau du Mossad il y a un mois, n'a pas démenti les allégations de la chaîne al-Mayadeen ou ne l'a pas encore fait. 
Si les informations d'al-Mayadeen TV s'avèrent exactes, cela pourrait confirmer les accusations du Hezbollah, à savoir que l'Arabie saoudite tenterait de provoquer des tensions confessionnelles au Liban avec la contribution d'Israël, ou tout au moins du Mossad. Le Hezbollah et l'Iran auraient en effet été accusés d'avoir assassiné la sœur de Saad Hariri, ce qui aurait mis le feu à le rue sunnite, provoqué un conflit qui se serait vite internationalisé avec pour objectif l'élimination de la puissance armée du Hezbollah.

Jean René Belliard

03/11/2017

Israël promet d'aider un village druze du Golan syrien attaqué par des jihadistes

Israël-Cisjordanie-Gaza 
Golan
Israël promet d'aider un village druze du Golan syrien attaqué par des jihadistes
L'armée israélienne a publié un rare communiqué de soutien à un village druze du Golan syrien contrôlé par les forces gouvernementales et visé vendredi 3 novembre par une attaque jihadiste du groupe Hayat Tahrir ash-Sham (ex-Front al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaïda).
L'armée est prête "à éviter que (le village) d'Hader soit attaqué ou occupé, dans le cadre de notre engagement envers la population druze", majoritaire dans ce village visé par une attaque ayant fait neuf morts vendredi matin, a indiqué le porte-parole de l'armée, le général de brigade Ronen Manelis.

Jean René Belliard

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