09/06/2018

Yemen: A military assault on Hodeidah will almost certainly have catastrophic humanitarian impact

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A bloody battle just ahead
Yemeni government forces, supported by the Arab Coalition, are preparing to launch an assault on Hodeida, a strategically important port on the Red Sea. This is not the port through which international aid and, according to the Yemeni government and the Coalition, Iranian arms are delivered to the Shiite Houthi rebels.
The problem is that the region is densely populated – about 600,000 inhabitants and displaced. However, the government forces do not seem to be in a position to win quickly over their adversaries, which means that the battle is likely to drag on, making the port inoperable. This means that the blockade of the areas controlled by the Shiite rebels will worsen, which suggests an explosion of the humanitarian catastrophe, already one of the worst the world has known.
For its part, the Arab Coalition draws attention to the risks posed by the Houthis to shipping in the Red Sea, an international communication route of vital importance, at least for Europe. Already, Houthi rebels have repeatedly attacked Saudi oil tankers off Hodeida. It is therefore unlikely that both sides will pay any attention to the UN’s calls for restraint.
A bloody battle in preparation
Yemeni government forces, supported by the Arab Coalition, are preparing to launch an assault on Hodeida, a strategically important port on the Red Sea. This is not the port through which international aid and, according to the Yemeni government and the Coalition, Iranian arms are delivered to the Shiite Houthi rebels.
The problem is that the region is densely populated – about 600,000 inhabitants and displaced. However, the government forces do not seem to be in a position to win quickly over their adversaries, which means that the battle is likely to drag on, making the port inoperable. This means that the blockade of the areas controlled by the Shiite rebels will worsen, which suggests an explosion of the humanitarian catastrophe, already one of the worst the world has known.
For its part, the Arab Coalition draws attention to the risks posed by the Houthis to shipping in the Red Sea, an international communication route of vital importance, at least for Europe. Already, Houthi rebels have repeatedly attacked Saudi oil tankers off Hodeida. It is therefore unlikely that both sides will pay any attention to the UN’s calls for restraint.
UN sounds alarm on Hodeida
Humanitarian agencies in Yemen are deeply worried by the likely impact of a possible military assault on the port city of Hodeidah. The UN and its partners estimate that as many as 600,000 civilians are currently living in and around Hodeidah.
“A military attack or siege on Hodeidah will impact hundreds of thousands of innocent civilians,” said Ms. Lise Grande, the Humanitarian Coordinator for Yemen. “Humanitarian organisations have rushed to develop a contingency plan. In a prolonged worst case, we fear that as many as 250,000 people may lose everything— even their lives.”
In addition to being one of Yemen’s most densely populated areas, Hodeidah is the single most important point of entry for the food and basic supplies needed to prevent famine and a recurrence of a cholera epidemic. Close to 70 percent of Yemen’s imports, including commercial and humanitarian goods, enter through the ports of Hodeidah and Saleef, just to the north of Hodeidah.
Our top priority is helping to ensure the 22 million Yemenis who need some form of humanitarian aid and protection receive the assistance they need,” said Ms. Grande. “Cutting off imports through Hodeidah for any length of time will put Yemen’s population at extreme, unjustifiable risk.”
Across the country, people are desperate for food, medical help and protection. This is why humanitarian organisations have dramatically ramped up the amount of assistance we are providing. Yemen is already the worst humanitarian crisis in the world. With so many lives at stake, absolutely everything has to be done by the parties to the conflict to protect civilians and ensure they have the assistance they need to survive,” said Ms. Grande.
The UN and partners are requesting USD 3 billion through the 2018 Humanitarian Response Plan to support 22.2 million people in need. To date, USD 1.5 billion, half of resources necessary for the year, has been received.

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Jean René Belliard
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08/06/2018

Yémen: un assaut contre Hodeida aura un impact « catastrophique » sur les civils, prévient l’ONU

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Une bataille sanglante en préparation
Les forces gouvernementales yéménites, appuyées par la Coalition arabe, se préparent à lancer l’assaut contre Hodeida, un port d’une importance stratégique considérable situé sur la Mer rouge. C’est par ce port qu’est acheminé l’aide internationale et, selon le gouvernement yéménite et la Coalition, les armes iraniennes à destination des rebelles chiites Houthis.
Le problème est que la région est très peuplée – environ 600.000 habitants et déplacés. Or, les forces gouvernementales ne semblent pas être en mesure de l’emporter rapidement sur leurs adversaires, ce qui signifie que la bataille risque de s’éterniser, rendant le port inopérable. En conséquences le blocus des zones contrôlées par les rebelles chiites va s’aggraver, ce qui laisse envisager une explosion de la catastrophe humanitaire, déjà l’une des pires que le monde ait connues.
De son côté, la Coalition arabe attire l’attention sur les risques que font peser les Houthis sur la navigation dans la Mer rouge, une voie de communication internationale d’une importance capitale, au moins pour l’Europe. Déjà, les rebelles houthis ont attaqué à plusieurs reprises des pétroliers saoudiens au large de Hodeida. Il est donc peu probable que les deux parties prêtent la moindre attention aux appels à la retenue lancés par l’ONU. 
L’ONU tire la sonnette d’alarme sur Hodeida

La coordinatrice humanitaire de l’ONU au Yémen a averti vendredi 8 juin 2018 que l’attaque des forces progouvernementales contre la ville portuaire de Hodeida (ouest), contrôlée par les rebelles houthis, aurait un « impact catastrophique » sur les civils.
600.000 civils coincés à Hodeida
« Une attaque militaire ou un siège touchera des centaines de milliers de civils innocents« , a dit Lise Grande dans un communiqué, dans lequel l’ONU estime à jusqu’à 600.000 le nombre de civils dans Hodeida et autour. « Dans les pires des cas, nous craignons que plus de 250.000 (d’entre eux) puissent tout perdre, même la vie », a mis en garde Mme Grande.
Hodeida, seul port d’entrée de l’aide humanitaire
Hodeida, sur la mer Rouge, est le principal point d’entrée des importations de marchandises et de l’aide humanitaire au Yémen, pays au bord de la famine et frappé par le choléra, qui vit « la pire crise humanitaire du monde » selon l’ONU.
Les troupes progouvernementales, appuyées par la coalition militaire commandée par l’Arabie saoudite, se rapprochent de cette ville portuaire d’où elles cherchent à chasser les rebelles chiites houthis, soutenus par l’Iran.
La coalition affirme que Hodeida est un point de départ pour des attaques rebelles en mer et le lieu par lequel l’Iran livrerait des armes aux houthis, ce que Téhéran dément.
« Notre priorité est de répondre aux besoins de 22 millions de Yéménites en aide humanitaire et en protection« , a affirmé la coordinatrice de l’ONU. Or une « coupure des importations via Hodeida pour une longue période fera courir à la population yéménite un risque injustifié« , a-t-elle dit.
Selon l’ONU, « près de 70% des importations yéménites, y compris les aides humanitaires et les médicaments, transitent par ce port et celui de Salif, juste au nord« .
Le médiateur de l’ONU au Yémen Martin Griffiths avait exprimé les mêmes préoccupations mardi à l’issue d’une visite à Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les rebelles.
« Outre les conséquences humanitaires d’une bataille, je suis aussi très inquiet concernant l’impact d’une telle attaque sur le processus politique » que l’ONU est « déterminée à faire avancer« , a dit M. Griffiths.
Le médiateur onusien a par ailleurs appelé « toutes les parties » au conflit à créer « un environnement favorable à la reprise » de négociations politiques.
Outre Hodeida et Sanaa, les houthis, issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme), contrôlent depuis fin 2014 de vastes régions du nord et de l’ouest.
Depuis 2015, le conflit au Yémen a fait près de 10.000 morts et plus de 55.000 blessés.

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05/06/2018

Syrie: L’Iran a investi plusieurs milliards en Syrie et n’est pas prêt à se soumettre à la Russie ou à Israë

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Selon le journal saoudien « Al-Sharq al-Awsat », publié à Londres,  la Russie et Israël tenteraient de faire pression sur l’Iran pour obtenir qu’il retire ses forces (iraniennes et pro-iraniennes) de Syrie. Cependant, pour la publication, Téhéran entend bien « récolter les fruits » de ses investissements en Syrie, qui, sont estimés à environ 30 milliards $ au cours des dernières années.
L’évaluation des investissements iraniens en Syrie, tant sur les plans militaires que civils,  a été proposée par Mansour Farhang, scientifique américain et ancien diplomate iranien.
Nadim Shehadi, un expert du Moyen-Orient à l’École de droit et de diplomatie à l’Université Tufts Fletcher (Etats-Unis), estime que l’Iran dépense en Syrie environ 15 milliards de dollars par an, et il estime, lui, le total des investissements iraniens en Syrie à environ  105 milliards $.
Le gros des montants investis sont dus principalement à l’établissement de bases militaires pour le stationnement de ses propres forces armées en Syrie, pour le recrutement, la formation des miliciens chiites du Moyen-Orient et d’Asie du Sud et pour l’indemnisation des familles des personnels tués et blessés.
Il y a actuellement en Syrie
11 base militaires iraniennes, 15 bases du Hezbollah et 9 bases des milices chiites pro-iraniennes ou d’autres pays selon al-Shark al Awsat. Ces bases sont réparties un peu partout en Syrie – à l’ouest, près de la frontière avec le Liban, à l’est, près de la frontière avec l’Irak et dans le nord, près de la frontière avec la Turquie. L’Iran cherche également à installer une base militaire dans le sud de la Syrie, près de la frontière avec Israël et la Jordanie, ce à quoi Israël, les États-Unis et la Russie se sont déclarés résolument opposés.
Comme indiqué par al-Shark al Awsat, les Iraniens investissent massivement dans des projets civils en Syrie. En particulier, grâce aux Fonds de charité islamique « Jihad al-Bina », Téhéran a financé la reconstruction d’écoles, de routes et des infrastructures à Alep ou d’autres villes détruites par les combats (le même fonds avait financé la restauration du sud de Beyrouth après la guerre entre le Hezbollah et Israël à l’été 2006 ).
Ces derniers mois, des entreprises iraniennes ont gagné l’appel d’offres lancée par le gouvernement syrien pour la fourniture de machines agricoles, la production de phosphates, la réparation des réseaux électriques et la production de sucre.
Les
Iraniens contrôlent de fait une grande partie de la frontière syro-irakienne, des axes routiers majeurs reliant un certain nombre de  régions d’importance stratégique dans l’est de la Syrie et l’une des principales canalisations d’eau.
Téhéran a octroyé à Damas des prêts importants: au moins 4,5 milliards de dollars à partir de 2013.
Les analystes cités par « Al-Sharq Al-Awsat », pensent que l’Iran ne se retirera de la Syrie que dans le cas, aujourd’hui improbable, d’une défaite militaire du régime de Bachar al-Assad. Nadim Shehadi pense que les Iraniens peuvent faire des concessions tactiques, afin de ne pas gâcher leurs relations avec Moscou, mais ils resteront en Syrie.
De nombreux médias iraniens ont publié des éditoriaux ces derniers jours pour vivement critiquer les dirigeants russes pour leur entente avec Israël. Par exemple, un blogueur israélien « Abou Ali » a attiré l’attention sur l’une de ces parutions dans le journal iranien « Eve » (proche du président iranien Hassan Rohani), où le président russe Vladimir Poutine est appelé  « menteur » et accusé de négocier avec les Israéliens « dans le dos » des alliés iraniens et syriens.

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