09/10/2018

Syrie: le retrait des combattants du Hezbollah de Syrie a entraîné une rupture avec le général Suleimani

Le site israélien NzivNet rapporte qu’un conflit a éclaté entre le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah et le commandant de l’unité Al-Quds, une unité d’élite, le corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran (CGRI), Hassan Suleimani.
Le site cite un rapport préparé par la communauté du renseignement israélien. Selon le document, le groupe libanais a rapatrié la moitié de ses militants hors de Syrie, soit environ 4 000 hommes. Les autres ont reçu l’ordre de se concentrer dans une zone proche de la frontière libanaise.
Selon le média, le président russe Vladimir Poutine souhaitait mettre un terme à l’activité des milices pro-iraniennes opérant sur le territoire syrien. Le Hezbollah a dû regagner des positions situées à la frontière avec Israël dans le sud du Liban.
Le redéploiement a indigné le commandant du CGRI, malgré le fait qu’il est conforme à la décision prise par le haut commandement du Hezbollah le 27 août et qui est de se préparer à un affrontement armé avec Israël. Le secrétaire général du mouvement chiite libanais, Hassan Nasrallah, a fait mention de ce projet à ses plus proches conseillers. La scène de la confrontation devrait être la « Galilée » occidentale.
Cependant, la décision prise par la direction du mouvement libanais a déplu au général Suleimani. En conséquence, les militants libanais ont commencé à tisser des liens avec les dirigeants iraniens en contournant le commandant de l’unité Al-Quds.
Le retrait des militants de Syrie n’a pas été coordonné avec Suleimani. Nasrallah a ignoré l’ordre direct du général d’arrêter le redéploiement. Il a également interdit à ses subordonnés de se soumettre aux ordres des militaire iraniens.
Les autorités iraniennes et syriennes ont tenté d’intervenir dans la résolution du conflit à la veille de l’attaque prévue contre la province d’Idlib. Le Hezbollah a promis de fournir des troupes pour l’offensive, mais cette promesse n’a pas été tenue.
Les dirigeants du mouvement chiite libanais n’ont pas apprécié l’envoi de miliciens chiites en provenance d’autres États sur le théâtre syrien, en raison du manque de formation militaire de ces militants. Il accuse également Suleimani de considérer les Arabes comme des personnes de deuxième rang.
NzivNet note que le conflit est connu et que l’administration américaine l’a considéré comme une preuve de l’affaiblissement de l’axe chiite. Le conseiller présidentiel pour la sécurité nationale, John Bolton, en a d’ailleurs discuté avec le secrétaire du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, Nikolai Patrushev.

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02/10/2018

France: Opération antiterroriste : trois islamistes chiites placés en garde à vue

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Trois islamistes chiites ont été placés en garde à vue, notamment pour détention illégale d’arme à feu, lors d’une opération antiterroriste visant le siège de l’association chiite « Centre Zahra France » et les domiciles de ses principaux dirigeants, dans le nord de la France, a-t-on appris de source proche du dossier.
Au total, onze personnes ont été interpellées mardi matin lors de l’opération de « prévention du terrorisme » menée par environ 200 policiers, visant l’association chiite et ses dirigeants à Grande-Synthe, dans le nord de la France.
Environ 200 policiers ont mené douze perquisitions administratives, dites « visites domiciliaires », selon des sources proches du dossier et préfectorale. Des armes et du matériel ont été saisis par les policiers, a précisé l’une d’elles. « Un certain nombre des individus qui font l’objet de visites domiciliaires détiennent des armes légalement pour partie », a précisé une deuxième source proche du dossier.
L’opération, commencée à 6h00 (04h00 GMT), « s’inscrit dans le cadre de la prévention du terrorisme », a affirmé la préfecture dans un communiqué.
Parallèlement, les avoirs de l’association visée, le « Centre Zahra France », ont été gelés pour une durée de six mois, selon un arrêté publié mardi au Journal officiel.
Le Centre Zahra-France
Le centre Zahra est l’un des principaux centres chiites d’Europe. Il héberge plusieurs associations parmi lesquelles le « Parti Antisioniste« , la « Fédération chiite de France » ou « France Marianne Télé« , dont « les fonds et ressources économiques » ont également été gelés pour six mois, à compter de mardi. Ces associations sont soupçonnées par les autorités françaises de légitimer le jihad et de faire l’apologie de mouvements terroristes comme le Hamas palestinien ou le Hezbollah libanais, des organisations soutenues par l’Iran.
Les activités de l’association sont « particulièrement suivies en raison du soutien marqué par ses dirigeants à plusieurs organisations terroristes et en faveur de mouvements prônant des idées contraires aux valeurs de la République« , a expliqué la préfecture. Ces « visites domiciliaires » ont été sollicitées par le préfet du Nord auprès du juge des libertés et de la détention du tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Elles sont prévues par le Code de la sécurité intérieure et en vertu de dispositions introduites par la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (SILT) du 30 octobre 2017.
Sur son site internet, l’association « Centre Zahra France » dit avoir pour but « de faire connaître le message de l’Islam à travers le regard du Prophète et de sa famille; de les faire connaître, de traduire leurs pensées et de témoigner de leurs œuvres ». Selon sa page Facebook, elle a été fondée en novembre 2009.
Les avoirs en France d’une direction du ministère iranien du renseignement gelés
Les avoirs en France de la direction de la sécurité intérieure du ministère iranien du renseignement et de la sécurité et de deux ressortissants iraniens ont été gelés pour six mois en vertu d’un arrêté publié mardi au Journal officiel.
L’un des deux Iraniens visé est identifié comme Assadollah Assadi (né le 22 décembre 1971 à Téhéran), qui est aussi le nom d’un diplomate iranien interpellé en Allemagne et soupçonné d’être impliqué dans un projet d’attentat fin juin contre un rassemblement d’un groupe d’opposition iranienne en France.

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20:06 Publié dans Frontlive-chrono, Hezbollah, Iran, Israel, Jean René Belliard | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

26/09/2018

Iran: Daech menace l’Iran de nouvelles attaques après l’attentat d’Ahvaz

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Le porte-parole du groupe jihadiste Etat islamique (EI) a menacé de mener de nouvelles attaques contre l’Iran après celle ayant fait 24 morts samedi lors d’un défilé militaire dans la ville d’Ahvaz, dans un message audio diffusé mercredi sur la messagerie Telegram.
« Ils ne se sont pas encore réveillés du choc, et ce ne sera pas le dernier (…) Le prochain sera bien pire et plus amer », affirme Aboulhassan al-Mouhajer dont le groupe avait revendiqué l’attentat d’Ahvaz.

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