13/08/2017

AFGHANISTAN : Plusieurs dirigeants de la branche afghane de l'EI tués à Kunar

AFGHANISTAN : Plusieurs dirigeants de la branche afghane de l'EI tués à Kunar   
Plusieurs dirigeants de l'Etat islamique-Khorasan, la branche afghane de l'EI, ont été tués lors d'une frappe aérienne américaine en Afghanistan, indique le commandement allié à Kaboul dans un communiqué samedi 12 août.
L'attaque conduite jeudi 10 août a notamment coûté la vie à Abdul Rahman, considéré par l'armée américaine comme l'émir de la province de Kunar pour l'EI-K.
"La mort d'Abdul Rahman constitue un nouveau coup porté à la direction de l'EIIL-K", a déclaré le général John Nicholson, utilisant l'ancien acronyme de l'Etat islamique.
Trois autres dirigeants de l'organisation ont péri dans l'attaque aérienne menée dans l'est de la province de Kunar.
L'émir de l'organisation afghane, Abu Sayed, avait péri dans une opération aérienne américaine en juillet dans cette même province. Il était le troisième chef de la branche afghane de l'EI à se faire tuer depuis juillet 2016.
Khorasan 
Le Khorasan est le nom de l'ancienne région composée principalement de l'Afghanistan actuel plus de certaines zones orientales de l'Iran ainsi que de régions du Tadjikistan, du Turkménistan et de l'Ouzbékistan.
16 civils auraient été tués par un raid aérien américain - Les Américains démentent 
Des responsables afghans ont indiqué samedi que 16 civils, y compris des femmes et des enfants, avaient été tués dans un raid aérien américain à Nangarhar, mais l'armée américaine a réfuté ces affirmations, précisant que seuls des activistes avaient péri.
L'Etat islamique semble se déplacer du Moyen Orient vers l'Asie mineure 
Malgré des succès enregistrés sur le terrain par les unités spéciales afghanes et américaines, l'EI continue de mener des opérations meurtrières en Afghanistan. Cette évolution laisse craindre que l'organisation djihadiste cherche à déplacer son action du Moyen-Orient où elle est acculée vers l'Asie centrale.

Jean René Belliard

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12/07/2017

Turquie : Cinq membres de Daech tués lors d'une opération sécuritaire

Turquie : Cinq membres de Daech tués lors d'une opération sécuritaire      
Cinq membres de l'Etat islamique (Daech) ont été tués, mercredi 12 juillet, par la police turque lors d'une opération menée à l'aube dans la ville de Konya, dans le centre de la Turquie, a annoncé le parquet.
Quatre policiers ont été légèrement blessés.
Des unités d'élite de la police ont investi une maison à 5h15 sur la foi d'informations selon lesquelles une cellule islamiste y préparait un attentat.
Une fusillade a éclaté à l'arrivée de la police, qui a saisi cinq kalachnikovs, un pistolet et des munitions pendant le raid.
Les jihadistes abattus auraient pu choisir pour cible des événements programmés pour marquer le premier anniversaire du putsch manqué du 15 juillet 2016, rapporte l'agence de presse privée Dogan.
L'opération policière s'inscrivait dans le cadre de mesures prises par les autorités pour sécuriser les bâtiments situés le long de routes empruntées par les véhicules militaires, a déclaré de son côté le bureau du gouverneur de Konya.
5000 personnes soupçonnées de liens avec l'EI arrêtées par les services de sécurité turcs
Ankara a interpellé plus de 5.000 personnes soupçonnées de liens avec l'EI au cours des dernières années et expulsé quelque 3.300 militants islamistes étrangers venant de 95 pays, selon les autorités. A noter que sur les 3.300 jihadistes étrangers arrêtés en Turquie, 804 sont originaires de Russie, 435 d'Indonésie et 254 de France :

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Jean René Belliard

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10/07/2017

Irak : Mossoul - L'armée tente d'éliminer l'ultime poche de résistance des jihadistes

Mossoul : L'armée tente d'éliminer l'ultime poche de résistance des jihadistes
Les forces irakiennes tentaient lundi 10 juillet d'éliminer l'ultime poche de résistance des jihadistes de Daech à Mossoul après la visite du Premier ministre dans la ville dévastée, où il a félicité les troupes pour la "victoire". Haider al-Abadi a toutefois prévenu dimanche soir 9 juillet qu'il ne proclamerait officiellement la libération totale de l'ancien bastion du groupe Etat islamique (EI) qu'une fois que les derniers jihadistes auront été éliminés.

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Les jihadistes refusent de se rendre - Ils veulent mourir
De "violents" affrontements étaient en cours lundi dans le réduit d'environ 200 m sur 100 m où sont retranchés les derniers jihadistes dans la vieille ville, selon le général Sami al-Aridhi, un des commandants des forces d'élite du contre-terrorisme (CTS). "Ils (les jihadistes) n'acceptent pas de se rendre. Ils crient +Nous ne nous rendrons pas, nous voulons mourir", a-t-il ajouté. Mais "les opérations sont dans leur phase finale" et "il est probable que (les combats) se terminent aujourd'hui", a-t-il jugé.
3.000 à 4.000 civils seraient toujours dans la poche des jihadistes
Le général Aridhi a indiqué que ses troupes avaient été renseignées sur la présence d'entre 3.000 et 4.000 civils dans la poche jihadiste mais ce chiffre n'a pas pu être confirmé de source indépendante.
On fête la victoire à Bagdad
Dimanche, le Premier ministre Abadi avait jugé la victoire "certaine" et chargé les forces de sécurité d'établir la sécurité dans la ville et de la débarrasser des mines et explosifs.
A Bagdad, sur la place Tahrir, des habitants ont fêté dans la nuit de dimanche à lundi la reprise de la deuxième ville d'Irak par les forces irakiennes, soutenues dans leur offensive de près de neuf mois par la coalition internationale dirigée par Washington.
Et à Mossoul :
Vidéo :
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L'Etat islamique l'affirme : "Les villes ne sont pas libérées, elles sont détruites"
Communiqué de Dar al-Malahim du 8 juillet :

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Il est un fait que la victoire à Mossoul a été obtenue au prix de la vie de soldats et civils, d'une crise humanitaire énorme et de destructions colossales, spécialement dans la vieille ville.
Des photos montrent l'ampleur des dégâts dans la vieille ville. Plus un toit ne semble tenir en place, nombre de bâtiments sont complètement aplatis et des coupoles sont percées de trous d'obus, laissant présager que la reconstruction prendra du temps.
Des milliers de personnes vont rester déplacées pendant des mois
Près d'un million de civils ont fui la ville depuis le début de l'offensive et 700.000 d'entre eux sont toujours déplacés, selon l'ONU. Et même si la majorité d'entre eux souhaitent rentrer chez eux au plus vite, il est peu probable que leur retour soit possible avant longtemps car la vaste majorité des habitations sont détruites, fortement endommagées, quand elles ne sont pas truffées de pièges explosifs mortels. Les infrastructures étant détruites, la plupart des quartiers sont privés d'eau et d'électricité.
"Il est probable que des milliers de personnes vont devoir rester déplacées pendant plusieurs mois", a prévenu le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) lundi 10 juillet dans un communiqué. "Beaucoup n'ont de plus maison et les services de base comme l'eau et l'électricité, ainsi que les infrastructures comme les écoles et les hôpitaux, ont besoin d'être reconstruits ou réparés", a expliqué le HCR.
Des ONG demandent à la communauté internationale de soutenir la reconstruction
Vingt-huit organisations humanitaires présentes en Irak, dont Oxfam et Save the children, ont publié un communiqué demandant aux autorités de ne pas forcer les déplacés à rentrer chez eux et exhortant la communauté internationale à soutenir la reconstruction.
L'Iran a déjà promis d'aider à la reconstruction
L'Iran, qui soutient certaines milices chiites irakiennes dans le combat contre l'EI, a déjà proposé à Bagdad son aide pour la reconstruction de villes d'où les jihadistes ont été chassés au terme de violents combats, comme Mossoul, Tikrit, Ramadi et Fallouja.
La prise de Mossoul ne signifie pas le coup de grâce pour l'Etat islamique
La prise des derniers quartiers de Mossoul ne signifie pas le coup de grâce pour l'Etat islamique qui détient toujours des portions de territoires en Irak, et des secteurs plus importants encore en Syrie, même s'il a également perdu du terrain dans ce pays depuis 2015 et que son fief de Raqqa est assiégé par des forces soutenues par les Etats-Unis. Le groupe ultraradical conserve également les capacités de mener des attentats à la bombe meurtriers.

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Jean René Belliard

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