24/09/2018

Iran: Des suspects arrêtés en lien avec l’attaque du défilé militaire d’Ahvaz

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Les services de sécurité iraniens ont arrêté un grand nombre de suspects liés à l’attaque commise samedi lors d’un défilé militaire à Ahvaz, rapporte lundi l’agence iranienne Mizan qui cite le ministre aux Renseignements. « Nous allons identifier tous les terroristes liés à cette attaque. Une grande partie de ce réseau a déjà été arrêtée », a déclaré Mahmoud Alavi en marge des funérailles de plusieurs victimes.
Cet attentat, qui a fait 25 morts, est l’un des plus meurtriers jamais commis contre les Gardiens de la révolution, organisation paramilitaire dépendant directement de l’ayatollah Ali Khamenei, et il constitue un coup dur porté à l’appareil sécuritaire iranien au moment où les Etats-Unis et l’Arabie saoudite tentent d’isoler l’Iran au Moyen-Orient.
L’attaque a eu lieu le matin du 22 septembre. Les rapports des médias iraniens ont rapporté que les terroristes, armés de fusils Kalachnikov, avaient tiré sur un défilé militaire et sur les tribunes. Parmi les morts et blessés, il y a des soldats, mais aussi des civils, y compris des femmes et des enfants. Un journaliste a également été mortellement blessé.
Les autorités iraniennes ont affirmé que trois terroristes avaient été tués sur place. Le quatrième a été blessé et capturé (selon des informations non confirmées, il serait mort à l’hôpital). Les terroristes étaient habillés en uniforme des Gardes révolutionnaires (CGRI) et « Bassidji » (volontaires).
Deux revendications
La responsabilité de l’attaque a été revendiquée par le « Mouvement arabe pour la libération d’Ahvaz » (ASMLA), qui serait lié à l’Arabie saoudite, selon les Iraniens. L’un de ses dirigeants, Yakub Khur al-Tasteri, a informé les médias de la responsabilité du mouvement dans l’attaque. L’organisation terroriste « Etat islamique » a également revendiqué la responsabilité de l’attaque.
Les médias iraniens ont également accusé l’organisation «Mouvement patriotique arabe démocratique à Ahvaz» d’être responsable de l’attaque. Cependant, les dirigeants de cette organisation ont déclaré qu’elle n’était pas impliquée dans l’action terroriste, soulignant qu’elle rejetait de telles méthodes de lutte.
Des pays occidentaux accusés par l’Iran
Un haut responsable militaire iranien a déclaré que les terroristes qui avaient mené l’attaque étaient liés aux Etats-Unis et au « Mossad » israélien. Selon sa version, les militants ont été formés dans deux pays du golfe Persique. Le guide suprême iranien Ali Khamenei et le président iranien Hassan Rouhani ont évoqué les accusations contre les Etats-Unis.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré que derrière l’attaque se trouvaient des « sponsors régionaux du terrorisme ». Cette expression est utilisée par les responsables iraniens pour mentionner les États-Unis et Israël.
Plus tard, le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué les ambassadeurs des Pays-Bas et du Danemark, ainsi que le Chargé d’affaires du Royaume-Uni et des Émirats arabes unis dans le cadre de l’attaque terroriste d’Ahvaz. Le ministère iranien des Affaires étrangères a dit aux représentants de ces trois pays que les personnes impliquées dans l’attaque terroriste d’Ahvaz se cachaient dans leur pays. Téhéran a demandé l’extradition des responsables de ces attaques.
Des responsables de l’ASMLA résident en effet Aux Pays-Bas, au Danemark et au Royaume-Uni, . En novembre 2017, le fondateur et dirigeant de cette organisation, Ahmad Mola Nishi, a été abattu près de chez lui à La Haye.
Dimanche, avant de quitter Téhéran pour New York où il doit participer à l’Assemblée générale des Nations unies, le président iranien Hassan Rohani a accusé plusieurs pays, dont les Etats-Unis, d’avoir fomenté l’attaque. Le corps des Gardiens de la révolution islamique, unité d’élite des forces de sécurité iraniennes, ont promis une vengeance « mortelle et sans pitié ».
L’adjoint du commandant en chef du corps des Gardiens de la révolution a renouvelé lundi ses menaces à l’encontre des Etats-Unis et d’Israël qui doivent selon lui s’attendre à une réponse « dévastatrice ». « Vous verrez que notre réaction sera écrasante et dévastatrice et vous regretterez ce que vous avez fait », a déclaré Hossein Salami.

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06/07/2018

Iran: Les États-Unis répondent aux menaces iraniennes de bloquer le détroit d’Ormuz

par Jean-René Belliard
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Les forces armées américaines protégeront la navigation internationale en cas de tentative de la part de la République islamique d’Iran d’arrêter les exportations de pétrole de la région du golfe Persique. Ces propos ont été tenus par le porte-parole du commandement central de l’armée américaine, Bill Urban.
« L’US Navy et ses alliés sont prêts à prendre les mesures nécessaires pour assurer la liberté de navigation et le commerce international sans entraves partout où le droit international l’exige », a-t-il déclaré.
Il s’agit d’une réponse aux déclarations belliqueuses des dirigeants iraniens selon lesquelles, en représailles à un embargo sur les exportations pétrolières iraniennes, le régime des ayatollahs empêcherait les autres pays de la région d’exporter leurs hydrocarbures.
S’exprimant à Berne le 2 juillet, le président de la République islamique d’Iran, Hassan Rohani, a fait une déclaration qui a été perçue comme une menace mal voilée.
« Les Américains disent qu’ils veulent complètement couper l’exportation du pétrole iranien, ils ne comprennent pas très bien ce qu’ils disent, ce ne sera pas tel que l’Iran ne pourra pas exporter de pétrole, et le reste de la région le pourra », a-t-il déclaré.
Le commandant de l’unité « Al-Quds », l’unité d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran, le Major général Qassem Souleimani a également affirmé que ses hommes étaient prêts à répondre aux sanctions américaines contre l’industrie pétrolière de l’Iran.
« Les Gardiens de la révolution sont prêts à mettre en œuvre des politiques qui empêchent l’exportation de pétrole par d’autres pays de la région,» a écrit Souleimani.

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05/07/2018

L’Iran menace: Si l’Iran ne peut plus exporter son pétrole, personne ne pourra

par Jean-René Belliardle

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L’ordre donné par le président Donald Trump aux pays européens de ne plus acheter de pétrole iranien, dans le cadre des sanctions économiques imposées par les Etats-Unis contre l’Iran, devrait avoir des conséquences sur les prix du pétrole et finalement frapper l’économie américaine. C’est ce qu’a déclaré le représentant iranien à l’OPEP Hussein Kazempur Ardebeli.
Le responsable iranien a conseillé de ne pas utiliser le pétrole comme une arme ou un instrument pour atteindre des objectifs politiques, selon Reuters.
De plus, toujours selon Reuters, le ministre du Pétrole iranien Bijan Zanganeh a écrit une lettre à son homologue des Emirats arabes unis, Suhail Al Mazrui, qui dirige l’OPEP, pour lui rappeler l’obligation de respecter les accords conclus au cours du mois passé. « Augmenter la production de l’un des pays est une violation des accords de l’OPEP », écrit-il.
La veille, le président iranien Hassan Rohani avait baptisé de tentatives insensées les appels à boycotter le pétrole iranien, particulièrement si le pétrole continue de couler dans la région. Une déclaration ambiguë qui pourrait laisser penser que l’Iran serait prêt à empêcher les exportations de pétrole des pays voisins. Lorsque Rohani a été interrogé si c’était bien ce qu’il avait voulu signifier lors d’une conférence de presse quelque moment plus tard, , il a refusé de commenter.
Mais dans le même temps, Kassem Souleimani, le commandant des forces spéciales « Al-Quds » au sein du CGRI, a déclaré que les gardes, étaient prêts à rendre impossible l’exportation de pétrole par les pays voisins si l’ordre leur était donné.

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09:21 Publié dans Frontlive-chrono, Hassan Rohani, Hormuz, Iran, Jean René Belliard, Pétrole, Qasem Souleimani | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | |