20/09/2017

L'administration américaine veut changer l'accord sur le nucléaire iranien pour éviter un retrait américain

Iran 
Nucleaire
L'administration américaine veut changer l'accord sur le nucléaire iranien pour éviter un retrait américain
Les Etats-Unis ne resteront dans l'accord sur le nucléaire iranien que si "des changements sont introduits", car le texte "doit vraiment être revisité", a déclaré mardi 19 septembre le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.
Le "défaut le plus flagrant" de l'accord conclu en 2015 avec les grandes puissances est le fait "qu'il a une fin" et "ne fait que remettre le problème à plus tard", a-t-il estimé sur la chaîne de télévision Fox News, en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU.
Selon le texte, les restrictions sur certaines activités nucléaires iraniennes seront progressivement levées à partir de 2025. "Ce qui signifie que nous pouvons quasiment commencer le compte à rebours pour le moment où ils reprendront leurs capacités nucléaires" militaires, a déploré le chef de la diplomatie américaine.
Le président américain Donald Trump, qui a de nouveau critiqué de manière virulente l'accord iranien mardi 19 septembre devant l'ONU, doit décider d'ici mi-octobre s'il "certifie" ou non devant le Congrès que Téhéran respecte ses engagements. En cas de non certification, les parlementaires américains pourraient réimposer des sanctions levées dans le cadre de l'accord, ce qui risquerait de le faire voler en éclats.
"Le président veut vraiment refaire cet accord", le "renégocier", et "nous avons besoin du soutien de nos alliés européens et autres pour faire comprendre aussi à l'Iran que cet accord doit vraiment être revisité", a insisté Rex Tillerson. "Si nous devons rester dans l'accord iranien, des changements doivent être introduits", a-t-il dit.
L'ambassadrice américaine à l'ONU précise les propos de Trump
Donald Trump est mécontent de l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, mais n'a pas dit que les Etats-Unis allaient s'y soustraire, a souligné mercredi l'ambassadrice américaine aux Nations unies, au lendemain du discours du président devant l'Assemblée générale de l'organisation.
"Cela ne signifie pas clairement qu'il a l'intention de se retirer. Cela signe clairement qu'il est mécontent de l'accord", a déclaré Nikki Haley sur l'antenne de CBS.
Le chef de la diplomatie russe juge les propos de Trump "extrêmement inquiétants"
Le chef de la diplomatie russe a jugé les propos tenus par Donald Trump sur l'accord nucléaire avec l'Iran "extrêmement inquiétants". "Nous allons défendre ce document, ce consensus, qui a été accueilli avec soulagement par la communauté internationale tout entière et qui a réellement renforcé la sécurité, tant au niveau régional qu'international", a ajouté Sergueï Lavrov.
Téhéran et les Européens refusent de renégocier l'accord
Téhéran et les Européens refusent de renégocier l'accord historique censé garantir le caractère strictement civil du programme nucléaire iranien en échange d'une levée progressive des sanctions.
La France propose des "compléments" à l'accord
La France a mis sur la table la possibilité d'un "complément" pour l'après-2025 afin de sortir de l'impasse, mais rien ne dit que cette initiative puisse aboutir.
"Nous devons garder l'accord de 2015 car c'est un bon accord avec un contrôle strict de la situation actuelle", a déclaré le président français. "Nous devons ajouter deux ou trois autres piliers: un pour un meilleur contrôle des missiles balistiques et des activités balistiques, qui ne sont pas couverts par l'accord de 2015; un deuxième pour l'après-2025 parce que l'accord ne couvre pas la situation après 2025; et un troisième pour ouvrir des discussions avec l'Iran sur la situation actuelle dans la région" du Moyen-Orient, a-t-il ajouté. "Mais ce serait une erreur d'abandonner cet accord sans rien d'autre", a-t-il dit.
Rohani : L'Iran respecte l'accord nucléaire mais réagira en cas de violation
L'Iran respecte l'accord nucléaire de 2015 mais réagira avec "détermination" si ce texte vient à être dénoncé, a prévenu mercredi le président iranien Hassan Rohani devant l'ONU.
"Nous n'avons trompé personne, nous n'avons pas été malhonnêtes" dans l'application de l'accord, mais Téhéran "répliquera avec détermination" à toute violation du texte, a ajouté M. Rohani, alors que les Etats-Unis menacent de plus en plus de dénoncer l'accord.
L'armée iranienne veut une "réponse ferme" au discours de Donald Trump
Mohammad Ali Jafari
Général Mohammad Ali Jafari
Le commandant des gardiens de la Révolution iranienne a invité mercredi 19 septembre Téhéran à apporter des "réponses douloureuses" aux propos tenus la veille par Donald Trump devant l'Assemblée générale de l'ONU.
Qualifiant la République islamique d'"Etat-voyou" aux mains d'une "dictature corrompue", le président américain a notamment laissé entendre qu'il pourrait dénoncer l'accord de 2015 sur le programme nucléaire de Téhéran.
"Adopter une attitude intransigeante face à Trump n'est qu'un début", a déclaré le général Mohammad Ali Jafari, selon les propos rapportés par Sepah News, l'agence de presse des gardiens de la Révolution.
"Il est de la plus haute importance stratégique que les Etats-Unis soient confrontés à des réponses plus douloureuses à travers les actes, le comportement et les décisions que l'Iran prendra dans les mois qui viennent", a-t-il poursuivi, invitant le président Hassan Rohani, qui doit s'exprimer à son tour ce mercredi à l'ONU, à apporter une première réponse ferme à Donald Trump.
"Avec les défaites successives et éreintantes que l'Iran a infligées à l'Amérique dans la région, il est naturel que son système nerveux et sa cohérence aient volé en éclats", ajoute l'officier.
Une première rencontre entre les ministres des AE américain et Iranien
Les ministres des Affaires étrangères des pays signataires de l'accord (Iran, Etats-Unis, Chine, Russie, Allemagne, France, Royaume-Uni) doivent se réunir mercredi 20 septembre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Il s'agira de la première rencontre entre Rex Tillerson et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif depuis l'arrivée en janvier de Donald Trump à la Maison Blanche.
 
Jean René Belliard

 

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