Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM

  • Mali: Une centaine de tués dans un village dogon du centre du pays, « rasé » par des assaillants

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    Au moins 95 habitants ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans un village dogon du centre du Mali, « rasé » par des hommes armés non identifiés, deux mois et demi après un massacre de 160 Peuls dans cette région devenue la plus touchée du pays par cette vague de meurtres, ont annoncé lundi un élu local et une source sécuritaire.
    « Nous avons pour le moment 95 civils tués, les corps sont calcinés, nous continuons de chercher des corps », a déclaré sous le couvert de l’anonymat un élu de la commune où se situe le village de Sobane-Kou, 300 habitants, dans le cercle de Koro, non loin de la frontière avec le Burkina Fasso. « Selon les civils, ce sont des hommes armés qui sont venus tirer, piller et brûler. C’est vraiment la désolation ».
    « C’est un village dogon qui a été quasiment rasé », a expliqué une source sécuritaire malienne. « Nous sommes sur le terrain avec des élus, nous avons déjà compté 95 civils tués ».
    L’association de chasseurs dogons Dan Nan Ambassagou « a constaté (lundi) avec beaucoup d’indignation l’attaque barbare et ignoble commise sur le village de Sobane » et « condamne avec la dernière énergie cet acte terroriste et génocidaire intolérable ».
    « C’est un choc, une tragédie » qui se produit « alors qu’on discute du renouvellement du mandat », a déclaré lundi à l’AFP au siège des Nations unies à New York le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, en regrettant que l’Etat malien ne soit pas assez présent dans centre pour empêcher les affrontements interethniques.
    Une réunion sur les pays contributeurs de troupes à la Minusma est prévue mercredi après-midi aux Nations unies, dont le Conseil de sécurité doit se prononcer le 27 juin sur le mandat de cette force. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, recommande qu’elle ne soit pas réduite, malgré les appels des Etats-Unis.
    Depuis l’apparition en 2015 dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs « groupes d’autodéfense ».
    Elles ont culminé le 23 mars avec le massacre à Ogossagou, près de la frontière burkinabè, de quelque 160 villageois peuls par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons. Au lendemain de cette tuerie, le gouvernement malien avait prononcé la dissolution de « Dan Nan Ambassagou ». Le groupe a démenti toute implication dans la tuerie mais son chef militaire, Youssouf Toloba, a rejeté cette dissolution et refusé de « déposer les armes ».
    Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.
    Depuis 2015, ces violences se sont propagées du Nord vers le centre du pays, voire parfois vers le sud. Elles se concentrent surtout dans le centre, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.
    Depuis janvier 2018, la Minusma a recensé 91 violations des droits humains commises par des chasseurs traditionnels contre des membres civils de la population peule, dans les régions de Mopti et de Ségou, ayant fait au moins 488 morts et 110 blessés. Inversement, des groupes armés d’autodéfense de la communauté peule ont commis 67 violations des droits humains contre la population civile de la région de Mopti dans la même période, ayant causé 63 morts et 19 blessés.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono du lundi 10 juin 2019

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    • Syrie: L’armée loyaliste déploie des renforts de troupes dans le nord de la province de Hama pour contrer la progression continue des djihadistes – Abonnés
    • Syrie : les Kurdes remettent à la France 12 orphelins de familles jihadistes – Abonnés
  • Irak : trois Français condamnés à mort pour appartenance à l’Etat islamique

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    Trois Français ont été condamnés à mort dimanche pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a indiqué à l’AFP un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, un verdict inédit pour des ressortissants de ce pays.
    Il s’agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d’être transférés avec neuf autres Français en Irak en février. Selon la loi irakienne, ils ont 30 jours pour faire appel.
    Jusqu’ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d’avoir rejoint l’EI en Irak: Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans, ont tous été condamnés à la prison à perpétuité, ce qui équivaut à 20 ans de détention en Irak.
    Kévin Gonot, 32 ans, est né à Figeac dans le sud-ouest de la France. Il a été arrêté en Syrie avec son demi-frère Thomas Collange, 31 ans, sa mère et son épouse, une nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain qui ont revendiqué les attentats de novembre 2015 avant d’être tués récemment en Syrie.
    Kévin Gonot affirme que son père, qui avait également rejoint l’EI selon ses « aveux » publiés par la justice irakienne, a été tué à Raqqa, ancienne « capitale » de l’EI en Syrie.
    Entré illégalement en Syrie via la Turquie selon ses dires, il a d’abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au « calife » de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi.
    Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane au sein de l’EI a indiqué avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015.
    Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, la « capitale » de l’EI en Irak de 2014 à 2017 pour y être hospitalisé et non pour y combattre.
    En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d’analyse du terrorisme (CAT) à Paris.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono du dimanche 26 mai 2019

    • Burkina: 3 morts dans une nouvelle attaque contre une église – Abonnés
    • Irak : trois Français condamnés à mort pour appartenance à l’Etat islamique – Lire l’article
    • Irak : Derniers incidents de sécurité – Abonnés
    • Yémen : les houthis annoncent une attaque au drone contre l’aéroport saoudien de Jizane – Abonnés
  • Arabie saoudite : Les rebelles chiites yéménites ont revendiqué une attaque contre un oléoduc majeur saoudien - – Forte hausse des prix du pétrole

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    Oléoduc est-ouest.jpg

    L’Arabie saoudite a interrompu mardi les opérations sur un oléoduc majeur du royaume après une attaque de drones ayant visé deux stations de pompage près de la capitale Riyad, a annoncé le ministre de l’Energie Khalid al-Falih.
    Dans une déclaration relayée par l’agence officielle saoudienne Spa, M. Falih a indiqué que deux stations de pompage avaient été visées par des « drones armés », ce qui a provoqué un « incendie » et des « dégâts mineurs » à une station, avant que le sinistre ne soit maîtrisé. L’attaque a eu lieu entre 06h00 et 06h30 locales (03h00 et 03h30 GMT), a-t-il précisé. La compagnie Aramco « a pris des mesures de précaution et a interrompu temporairement les opérations sur l’oléoduc » Est-Ouest qui relie la Province orientale, une région saoudienne riche en pétrole, et le port de Yanbu sur la mer Rouge, a-t-il dit.
    Cet oléoduc d’une longueur de 1.200 kilomètres a une capacité d’au moins cinq millions de barils par jour.
    M. Falih a condamné l’attaque de mardi, soulignant que « les derniers actes de terrorisme et de sabotage dans le Golfe (…) visent non seulement le royaume (saoudien), mais aussi la sécurité des approvisionnements pétroliers dans le monde et l’économie mondiale ».
    « Ces attaques prouvent une fois de plus qu’il est important pour nous de faire face aux entités terroristes, y compris les miliciens houthis au Yémen qui sont soutenues par l’Iran », a-t-il affirmé. Le ministre saoudien a conclu sa déclaration en affirmant que « les approvisionnements et les exportations de brut et de produits pétroliers (saoudiens) fonctionnent normalement sans interruption ».
    Revendication des rebelles chiites yéménites
    Plus tôt, la chaîne de télévision al-Massirah, contrôlée par les rebelles au Yémen voisin, avait fait état d’une « opération militaire majeure » contre des cibles saoudiennes avec « l’utilisation de sept drones » contre des « installations vitales » saoudiennes.
    « Cette importante opération militaire est une réponse à l’agression persistante et au blocus de notre peuple et nous sommes prêts à mener des frappes encore plus dures », a déclaré ce militaire cité par al-Massira sur Twitter.
    L’Arabie saoudite intervient militairement depuis 2015 dans le conflit au Yémen pour aider le pouvoir face aux rebelles houthis, soutenus politiquement par l’Iran.
    Dimanche, de mystérieux « actes de sabotage » ont été commis sur quatre navires dans le Golfe, dont deux pétroliers saoudiens, selon les autorités des Emirats arabes unis, pays allié de Riyad.
    On ne sait pas si les houthis, qui sont en guerre au Yémen contre la coalition militaire sunnite dirigée par d’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, voulaient ainsi revendiquer la responsabilité de l’attaque de dimanche, qui a eu lieu près de l’émirat de Fujairah.
    L’émirat se trouve juste à l’entrée du détroit d’Ormuz. Les autorités des EAU n’ont pas précisé la nature de l’attaque ni qui était derrière elle.
    Les houthis ont à plusieurs reprises lancé des attaques de drones et de missiles contre l’Arabie saoudite et ont également revendiqué des attaques de drones sur les Émirats arabes unis.
    La Coalition émirati-saoudienne
    La coalition émirati-saoudienne, soutenue par l’Occident, a commencé à bombarder le Yémen par voie aérienne en mars 2015 pour tenter de rétablir le gouvernement reconnu par la communauté internationale, renversé du pouvoir par les houthis l’année précédente et contraint de quitter la capitale Sanaa.
    La guerre au Yémen est considérée comme une guerre par procuration entre les deux puissances de la région, l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite. Les houthis refusent d’être considérés comme des pions avancés par l’Iran. Ils disent que leur révolution a pour but de lutter contre la corruption.
    Les Emirats et l’Arabie saoudite sont également de proches alliés des Etats-Unis qui n’ont cessé de durcir le ton contre Téhéran, que ce soit sur le dossier nucléaire ou ses « actions déstabilisatrices » au Moyen-Orient.
    Les prix du pétrole en forte hausse après l’annonce de l’attaque des rebelles chiites yéménites
    Les prix mondiaux du pétrole mardi après-midi ont ont progressé de 1 à 1,4% dans le contexte des nouvelles de l’attaque de drones contre le principal pipeline d’Arabie saoudite, selon les bourses de valeurs.
    À 14h29, heure de Moscou, le coût des contrats à terme standardisés pour le mois de juillet pour le mélange de pétrole brut Brent de la mer du Nord a augmenté de 1,37%, à 71,17 dollars le baril, tandis que celui des contrats à terme standardisés pour le mois de juin a augmenté de 1,03% à 61,67 dollars. Le matin, la hausse du coût des deux types de pétrole était de 0,3 à 0,4%.
    L’Arabie saoudite frappe des positions houthies au Yémen
    L’armée de l’air saoudienne a lancé 17 frappes contre une base insurgée houthie près de la ville d’Abbas, dans le nord-ouest du Yémen.
    Les coups ont été portés en réponse à l’attaque des stations de pompage d’oléoducs en Arabie saoudite par les Houthis à l’aide de drones.
    Détails sur les cibles attaquées
    L’Arabie saoudite a annoncé une attaque par drone des deux stations de pompage 8 et 9 d’Aramco.
    Ces stations de pompage 8 et 9 soutiennent le flux de pétrole et de gaz à travers les gazoducs de la région orientale jusqu’à Yanbu, sur la mer Rouge, en passant par Dawadmi et Afif, près de Riyad, .
    Ces deux pipelines majeurs, reliant les installations de production de pétrole dans la région orientale du royaume jusqu’au port de Yanbu ont été installés en 1982.
    L’un des gazoducs transporte le gaz naturel liquide provenant d’installations de traitement du gaz situées dans la région de Shadqam, à 1 871 kilomètres de Yanbu.
    L’autre pipeline, qui s’étend sur 1 200 kilomètres, transfère du pétrole brut de la région d’Abqaiq.
    Le pipeline, connu sous le nom de pipeline Est-Ouest, est surveillé et contrôlé par ordinateur.
    L’oléoduc de pétrole brut, d’un diamètre de 122 cm, était à l’origine capable de transporter 1,85 million de barils de pétrole brut par jour jusqu’à Yanbu pour le raffinage et l’exportation.
    Saudi Aramco a augmenté plus tard sa capacité pour atteindre 3,2 millions de barils par jour en élargissant le diamètre de tube parallèle de 142 cm (56 pouces).
    L’agrandissement de la station de pompage à la fin de 1992 a porté la capacité du pipeline à 4,5 millions de barils par jour.
    Les installations pétrolières de Yanbu comprennent 11 réservoirs de stockage à toit flottant (1 million de barils chacun), auxquels s’ajoute un réservoir de 1,5 million de barils par jour, le plus grand réservoir du Royaume, construit en 1992 pour augmenter la capacité journalière.
    Le système est relié à quatre lignes de remplissage de 142 cm de diamètre chacunes, reliant des réservoirs de stockage aux plateformes de remplissage de pétroliers.
    Le système est capable de fournir 130 000 barils de pétrole brut par heure et par poste.

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