GOLFE D'OMAN

  • Le Japon envoie un navire et deux avions de patrouille au Moyen-Orient

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    Le Japon va dépêcher un navire militaire et deux avions pour aider à protéger les voies maritimes au Moyen-Orient, stratégiques pour le pétrole, sans toutefois rejoindre une coalition dirigée par les États-Unis dans la région, a annoncé vendredi le gouvernement. Seront envoyés sur place un destroyer de renseignement avec un hélicoptère et deux avions de patrouille maritime P-3C, a précisé vendredi le porte-parole de l’exécutif, Yoshihide Suga. « Il s’agit d’une mission visant à garantir la paix et la stabilité au Moyen-Orient ainsi qu’à assurer la sécurité des bateaux assurant un transport pour le compte du Japon », a-t-il souligné, notant que 90% des importations de pétrole brut du pays provenaient de la région. En cas d’urgence, le ministre japonais de la Défense autorisera les forces à utiliser des armes pour défendre les navires menacés.
    La zone d’acivité de la Force d’autodéfense maritime japonaise est limitée à la haute mer du golfe d’Oman, au nord de la mer d’Oman et au côté est du détroit de Bab al-Mandeb. Compte tenu des  relations amicales que le Japon entretient avec l’Iran, les avions de combat japonais n’opèreront pas dans le détroit d’Ormuz et le golfe Persique proches de l’Iran.
    Le port d’Oman, à la pointe sud-est de la péninsule arabique, devrait être utilisé comme base de ravitaillement de la frégate des Forces d’autodéfense Japonaise (SDF). L’effectif du personnel  militaire japonais envoyé sur place est de 260 marins et aviateurs.
    La surveillance japonaise sera exécutée conformément au droit international, et seuls les navires japonais bénéficieront de la protection japonaise. Toutefois, les japonais pourront adresser des avertissements aux navires étrangers en cas de menace.
    Après environ 4 semaines de formation, la frégate des Forces d’autodéfense de la marine japonaise commencera à patrouiller début février 2020. La mission est prévue pour une période d’un an et sa prolongation devra être décidée à nouveau par le conseil des ministres.
    A noter que le Japon ne participera pas à l' »alliance des escortes » dirigée par les États-Unis visant à assurer la sécurité du Moyen-Orient et du détroit d’Ormuz. Il mènera plutôt des activités séparément. Toutefois, les enseignements recueillis par les frégates et les avions de patrouille seront partagés avec les pays membres de l’alliance. Le Japon enverra également un officier de liaison des Forces d’autodéfense au QG américain à Bahreïn.
    Cette décision intervient après les attaques cette année contre des pétroliers dans le Golfe, dont un navire japonais, ainsi que contre des installations pétrolières saoudiennes. Washington, d’autres États occidentaux et l’Arabie saoudite accusent Téhéran, qui nie toute implication.
    Les tensions au Moyen-Orient se sont aggravées depuis le début de cette année. L’Iran a été accusé d’avoir miné plusieurs pétroliers au large de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, puis d’avoir attaqué ou saisi d’autres bâtiments maritimes près du détroit crucial d’Ormuz.
    Les activités de patrouille des forces japonaises ne seront pas déployées dans cet étroit lieu de passage par lequel transite une grande partie du pétrole mondial et où opère une coalition dirigée par les États-Unis, a précisé à l’AFP un porte-parole du ministère de la Défense. Les Forces d’autodéfense (nom de l’armée japonaise) opéreront en haute mer dans le golfe d’Oman, le nord de la mer d’Oman et le golfe d’Aden, a-t-il expliqué. Il s’agit de la première décision de ce type par Tokyo depuis l’adoption au forceps de nouvelles lois de Défense en 2016, qui étendent les prérogatives des Forces d’autodéfense à l’étranger. Cette nouvelle législation avait fait polémique, les opposants estimant qu’elle violait la Constitution pacifiste interdisant au Japon d’employer des moyens militaires offensifs pour résoudre des différends internationaux. Cette mission est prévue pour durer un an, avec une possibilité de renouvellement.

    Lien permanent Catégories : BAB EL MANDEB, GOLFE D'OMAN, Oman 0 commentaire
  • Frontlive-Chrono – Vendredi 14 juin 2019

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    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le vendredi 14 juin 2019

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  • Golfe d’Oman: deux pétroliers visés dans le golfe d’Oman

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    Deux pétroliers croisant dans le golfe d’Oman ont été évacués après un « incident » et les équipages sont sains et saufs, selon des sources maritimes citées jeudi matin par l’agence Reuters.
    La marine britannique a rapporté, de son côté, un « incident indéterminé » dans le golfe d’Oman, un mois après le mystérieux sabotage de quatre navires au large des Émirats arabes unis qui a accru les tensions entre l’Iran et les États-Unis, selon l’agence de presse Associated Press.
    « Le Royaume-Uni et ses partenaires sont en train d’enquêter », a déclaré l’United Kingdom Marine Trade Operations (UKMTO) sur son site internet, sans donner de précisions.
    Selon le site de la télévision d’État iranienne, qui cite des informations de la chaîne panarabe al-Mayadeen, deux explosions ont touché deux pétroliers.
    Une torpille aurait touché le pétrolier « Front Altair » appartenant à une compagnie norvégienne au large de l’émirat de Fujairah aux Émirats arabes unis, a déclaré l’agence de presse Reuters citant Winds Winds.
    Des sources locales ont indiqué que l’un des deux transporteurs était le « Front Altair », battant pavillon des îles Marshall, alors que le second pétrolier s’appelait « Kokuka courageous ». Le Kokuka Courageous est un pétrolier exploité par la société japonaise de transport maritime Kokuka Sangyo. Il battait pavillon du Panama.
    L’un des responsables aurait déclaré que le capitaine et l’équipage du pétrolier « Kokuka Courageous » avaient été retrouvés dans un bateau de sauvetage, soulignant que le pétrolier se trouvait toujours dans le golfe d’Oman et ne risquait pas de couler. L’attaque aurait causé des dommages au côté droit du pétrolier. Un des membres de l’équipage a été légèrement blessé.
    Le « Kokuka Courageous » était en route de Jubail, en Arabie Saoudite, à destination de Singapour. Il était chargé de méthanol. Le chargement de méthanol serait intact.
    Le pétrolier « Front Altair » avait chargé du pétrole à Abou Dhabi. Un incendie se serait déclaré à bord. Selon les premières indications, il aurait été touché par une torpille. L’équipage était composé principalement de citoyens de Russie, de Géorgie et des Philippines.
    Le journal norvégien VG a cité un porte-parole de la compagnie maritime norvégienne Frontline, affirmant que la compagnie avait confirmé que son pétrolier était en feu. Le porte-parole de la compagnie a ajouté qu’un navire à proximité avait récupéré les 23 membres d’équipage et les avait transporté dans un endroit sûr.
    « Front Altair » transportait 75 000 tonnes de naphte. Il semble avoir été torpillé » vers midi à l’heure de Taïwan (4h00 GMT), a indiqué Wu I-fang, responsable de la division pétrochimique de la société. Il a confirmé que tous les membres de l’équipage étaient sains et saufs.
    Front-Altair a été aperçu pour la dernière fois dans le golfe d’Oman, au large des côtes iraniennes, après avoir chargé sa cargaison à Ruwais aux Émirats arabes unis.
    Aux dernières nouvelles, il aurait finalement coulé.
    La Ve Flotte américaine a reçu deux appels de détresse de navires « attaqués »
    La Ve Flotte américaine a fait état de deux « appels de détresse » tôt jeudi matin émanant de pétroliers dans le Golfe d’Oman qui auraient été la cible d’une « attaque ».
    « Nous sommes au courant d’une attaque signalée contre des pétroliers dans le Golfe d’Oman », a déclaré le commandant Joshua Fry, porte-parole de la Ve Flotte américaine basée à Bahreïn, dans un communiqué. « Des forces navales américaines dans la région ont reçu deux appels de détresse distincts, à 06h12 locales et un second à 07h00 locales », a-t-elle ajouté. Le communiqué précise que « des navires américains sont dans la zone et prêtent assistance ».
    L’Iran a porté secours à 44 marins
    L’Iran a porté secours jeudi à « deux tankers étrangers » ayant eu un « accident » en matinée en mer d’Oman, a rapporté l’agence officielle iranienne Irna, citant « une source informée ».
    « Quarante-quatre marins ont été sauvés des eaux par une unité de secours de la Marine (iranienne) de la province d’Hormozgan (sud de l’Iran, NDLR) et transférés au port de Bandar-é Jask », écrit Irna.
    Les cours du pétrole flambent
    Les prix du pétrole bondissaient de près de 3% jeudi au début des échanges européens, les opérateurs s’inquiétant de la situation dans le Golfe après deux « appels de détresse » émanant de pétroliers qui auraient été la cible d’une « attaque ».
    Vers 08H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août grimpait de 1,70 dollar (2,83%) à 61,67 dollars. Le baril de WTI pour livraison en juillet montait de 1,38 dollar (2,70%) à 52,52 dollars.
    Une attaque déjà le 12 mai
    Le 12 mai, quatre navires – deux saoudiens, un émirati et un norvégien – ont été la cible d' »actes de sabotage » au large de Fujaïrah, membre des Émirats arabes unis. Fujaïrah est le seul émirat de la fédération situé sur la côte de la mer d’Arabie, au sud du détroit d’Ormuz, par où passent la plupart des exportations de pétrole du Golfe. Téhéran, qui a menacé à plusieurs reprises de fermer ce détroit stratégique, juge ces actes « alarmants ».

    Articles publiés sur Frontlive-Chrono le jeudi 13 juin 2019

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    • Golfe d’Oman: deux pétroliers attaqués dans le golfe d’Oman – L’un d’eux a coulé – Lecture libre