22/01/2018

SYRIE : le régime accusé d’une nouvelle attaque chimique près de Damas

SYRIE : le régime accusé d’une nouvelle attaque chimique près de Damas

Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais)

Au moins 21 cas de suffocation, concernant notamment des enfants, ont été rapportés lundi 22 janvier 2018 dans une ville de la Ghouta orientale, enclave rebelle assiégée à l’est de Damas. L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) accuse le régime d’avoir mené une nouvelle attaque chimique.
Neuf civils ont par ailleurs été tués dans des tirs d’obus rebelles sur un quartier de Damas, selon la télévision étatique syrienne.
Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, le pouvoir de Bachar el-Assad a été accusé à plusieurs reprises par des enquêteurs de l’ONU d’avoir eu recours au gaz de chlore ou au gaz sarin lors d’attaques chimiques parfois meurtrières.
« Après des tirs de roquettes menés par les forces du régime sur le secteur ouest de la ville de Douma, une fumée blanche s’est répandue, causant 21 cas de suffocation« , a annoncé lundi l’OSDH.
Six enfants et six femmes figurent parmi les blessés, selon l’OSDH.
« Des habitants et des sources médicales évoquent les effets du gaz de chlore, mais l’OSDH ne peut pas confirmer », a précisé à l’AFP le directeur de l’ONG, Rami Abdel Rahmane.
Les patients souffraient « d’irritations des voies respiratoires, de difficultés respiratoires, ils toussaient, avaient des rougissements aux yeux », selon le docteur Bassel, un responsable à l’hôpital de Douma où ils ont été transférés.
« On a constaté qu’ils sentaient comme une odeur d’eau de javel ou de chlore, on leur a enlevé leurs vêtements« , a-t-il souligné.
Le 13 janvier, une attaque similaire avait déjà visé la périphérie de Douma, selon l’OSDH, qui rapportait « sept cas de suffocation« .
Quelques jours plus tard, le directeur de l’ONG Human Rights Watch (HRW) Kenneth Roth, avait évoqué cette attaque lors d’une conférence de presse à Paris: « Sans surprise, Assad a repris son utilisation d’armes chimiques (…). Du gaz de chlore a été utilisé durant le siège de la Ghouta orientale« .
Assiégés depuis 2013 par les forces du régime, les quelque 400.000 habitants de ce fief rebelle vivent déjà une grave crise humanitaire, alors qu’ils subissent au quotidien des pénuries de nourriture et de médicaments.
En avril 2017, une attaque au gaz sarin sur la localité de Khan Cheikhoun (nord-ouest) avait fait au moins 80 morts, les enquêteurs de l’ONU accusant le régime d’en être responsable.
Cette attaque avait poussé les Etats-Unis à lancer une attaque sans précédent contre une base aérienne en Syrie.
Le régime syrien avait également été accusé d’avoir répandu du gaz de chlore sur trois localités du nord de la Syrie en 2014 et 2015.
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé jeudi le Conseil de sécurité à relancer les efforts pour punir les responsables d’attaques chimiques en Syrie, après les veto russes en novembre sur la poursuite des enquêtes internationales.
Washington met Moscou en garde après la nouvelle attaque chimique présumée par le régime
Les Etats-Unis ont critiqué, lundi 22 janvier 2018, le manque d’influence de la Russie sur son allié syrien alors que le régime de Bachar el-Assad est accusé d’une nouvelle attaque chimique contre une enclave rebelle près de Damas.

Washington, qui n’était pas en mesure lundi de confirmer les récentes allégations, a pointé du doigt l’obstruction russe aux tentatives d’enquêtes de l’ONU sur ces attaques chimiques présumées.
« Les civils sont tués et ce n’est pas acceptable« , a réagi le secrétaire d’Etat adjoint Steve Goldstein.
« La Russie a échoué à débarrasser la Syrie d’armes chimiques et elle bloque les organisations (de prévention) des armes chimiques. Trop, c’est trop« , a-t-il ajouté.
« On verra demain » (mardi) si les Etats-Unis portent ces dernières accusations devant le Conseil de sécurité, a poursuivi M. Goldstein.

De nombreuses informations concernant les évènements au Moyen orient, Afrique du nord, Sahel et les incidents sécuritaires sur :

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20:01 Publié dans Armes chimiques, Douma, Etats-Unis, Ghouta orientale, Khan Cheikhoun, Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

SYRIE : le régime accusé d’une nouvelle attaque chimique près de Damas

SYRIE : le régime accusé d’une nouvelle attaque chimique près de Damas

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Au moins 21 cas de suffocation, concernant notamment des enfants, ont été rapportés lundi 22 janvier 2018 dans une ville de la Ghouta orientale, enclave rebelle assiégée à l’est de Damas. L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) accuse le régime d’avoir mené une nouvelle attaque chimique.
Neuf civils ont par ailleurs été tués dans des tirs d’obus rebelles sur un quartier de Damas, selon la télévision étatique syrienne.
Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, le pouvoir de Bachar el-Assad a été accusé à plusieurs reprises par des enquêteurs de l’ONU d’avoir eu recours au gaz de chlore ou au gaz sarin lors d’attaques chimiques parfois meurtrières.
« Après des tirs de roquettes menés par les forces du régime sur le secteur ouest de la ville de Douma, une fumée blanche s’est répandue, causant 21 cas de suffocation« , a annoncé lundi l’OSDH.
Six enfants et six femmes figurent parmi les blessés, selon l’OSDH.
« Des habitants et des sources médicales évoquent les effets du gaz de chlore, mais l’OSDH ne peut pas confirmer », a précisé à l’AFP le directeur de l’ONG, Rami Abdel Rahmane.
Les patients souffraient « d’irritations des voies respiratoires, de difficultés respiratoires, ils toussaient, avaient des rougissements aux yeux », selon le docteur Bassel, un responsable à l’hôpital de Douma où ils ont été transférés.
« On a constaté qu’ils sentaient comme une odeur d’eau de javel ou de chlore, on leur a enlevé leurs vêtements« , a-t-il souligné.
Le 13 janvier, une attaque similaire avait déjà visé la périphérie de Douma, selon l’OSDH, qui rapportait « sept cas de suffocation« .
Quelques jours plus tard, le directeur de l’ONG Human Rights Watch (HRW) Kenneth Roth, avait évoqué cette attaque lors d’une conférence de presse à Paris: « Sans surprise, Assad a repris son utilisation d’armes chimiques (…). Du gaz de chlore a été utilisé durant le siège de la Ghouta orientale« .
Assiégés depuis 2013 par les forces du régime, les quelque 400.000 habitants de ce fief rebelle vivent déjà une grave crise humanitaire, alors qu’ils subissent au quotidien des pénuries de nourriture et de médicaments.
En avril 2017, une attaque au gaz sarin sur la localité de Khan Cheikhoun (nord-ouest) avait fait au moins 80 morts, les enquêteurs de l’ONU accusant le régime d’en être responsable.
Cette attaque avait poussé les Etats-Unis à lancer une attaque sans précédent contre une base aérienne en Syrie.
Le régime syrien avait également été accusé d’avoir répandu du gaz de chlore sur trois localités du nord de la Syrie en 2014 et 2015.
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé jeudi le Conseil de sécurité à relancer les efforts pour punir les responsables d’attaques chimiques en Syrie, après les veto russes en novembre sur la poursuite des enquêtes internationales.
Washington met Moscou en garde après la nouvelle attaque chimique présumée par le régime
Les Etats-Unis ont critiqué, lundi 22 janvier 2018, le manque d’influence de la Russie sur son allié syrien alors que le régime de Bachar el-Assad est accusé d’une nouvelle attaque chimique contre une enclave rebelle près de Damas.

Washington, qui n’était pas en mesure lundi de confirmer les récentes allégations, a pointé du doigt l’obstruction russe aux tentatives d’enquêtes de l’ONU sur ces attaques chimiques présumées.
« Les civils sont tués et ce n’est pas acceptable« , a réagi le secrétaire d’Etat adjoint Steve Goldstein.
« La Russie a échoué à débarrasser la Syrie d’armes chimiques et elle bloque les organisations (de prévention) des armes chimiques. Trop, c’est trop« , a-t-il ajouté.
« On verra demain » (mardi) si les Etats-Unis portent ces dernières accusations devant le Conseil de sécurité, a poursuivi M. Goldstein.

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19:59 Publié dans Armes chimiques, Douma, Etats-Unis, Ghouta orientale, Khan Cheikhoun, Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

27/11/2017

Syrie : Nombreux civils tués dans des bombardements aériens du régime et de l'armée de l'air russe

Syrie 
 GhoutaOrientale
Le régime intensifie ses frappes contre la Ghouta orientale (Est de Damas) 
Les bombardements du régime syrien ont tué 23 civils, dimanche 26 novembre, dans la Ghouta orientale, une région rebelle située à l'est de Damas en proie à une grave crise humanitaire, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Assiégée depuis 2013 par le régime de Bachar el-Assad, la Ghouta orientale fait partie des quatre "zones de désescalade" mises en place cette année dans plusieurs régions du pays en vue d'instaurer une trêve durable. Malgré cela, le régime a intensifié depuis la mi-novembre ses frappes contre cette région - où quelque 400.000 habitants sont confrontés à de graves pénuries de nourritures et de médicaments. Les combats et les bombardements se sont intensifiés après une attaque des rebelles contre la base des véhicules blindés de l'armée située ans le même secteur.
Dimanche, les frappes aériennes du régime contre les localités de Mesraba et de Madyara ont tué 21 civils, tandis que des tirs d'artillerie sur la ville de Douma ont fait deux morts, selon l'OSDH.
"Le bilan pourrait être revu à la hausse en raison de blessés graves", a précisé le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane. Quatre enfants font partie des civils tués.
Les bombardements se sont poursuivis lundi 27 novembre : 14 morts
Lundi, des frappes aériennes et des tirs d'artillerie du régime sur plusieurs localités de la Ghouta orientale ont tué 14 civils, selon l'OSDH, au lendemain de la mort d'au moins 23 personnes dans des violences similaires.
Plus d'une centaines de morts au cours des 2 dernières semaines
Les raids meurtriers qui ont visé la Ghouta ces deux dernières semaines ont fait plus d'une centaine de morts, selon la même source. En représailles à ces frappes, les rebelles ont tiré des obus et des roquettes sur la capitale, faisant plusieurs morts.
L'ONU tire la sonnette d'alarme sur la situation humanitaire
L'ONU a récemment tiré la sonnette d'alarme sur la situation humanitaire dans la Ghouta, qualifiée "d'épicentre de la souffrance" en Syrie par un responsable onusien.

AlShafah
53 civils tués dans des raids aériens russes dans la province de Deir ez-Zhor, selon l'OSDH
Au moins 53 civils, dont 21 enfants, ont été tués, dimanche 26 novembre, par des frappes de l'aviation russe sur un village tenu par l'Etat islamique (Daech) dans l'est du pays, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Les raids aériens, menés à l'aube, ont frappé "des bâtiments résidentiels" dans le village d'Al-Shafah, sur la rive orientale du fleuve Euphrate, dans la province de Deir ez-Zhor, a déclaré l'OSDH. L'OSDH avait donné précédemment un bilan de 34 civils tués, dont 15 enfants. "Le bilan s'est accru après le déblaiement des débris au cours d'une longue journée d'opération de secours", a déclaré à l'AFP dans la soirée le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Ces raids aériens ont également fait 18 blessés, a-t-il dit.
La Russie dément
Le ministère de la défense russe a confirmé que des raids avaient été menés, les 25 et 26 novembre, par des bombardiers stratégiques Tu-22M3, mais dément avoir bombardé al-Shafah. Selon le ministère, les avions ont attaqué les positions des jihadistes de l'EI, leurs véhicules et les postes de commandement dans la vallée de l'Euphrate.
"Les avions russes n'ont pas mené de frappes à Al-Chafah dans la région de Deir Ez-Zor", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué cité par les agences russes, accusant l'OSDH de "falsification".
"Les frappes de l'armée russe en Syrie menées en dehors des villes visent uniquement des cibles des groupes terroristes internationaux", a affirmé le ministère, assurant vérifier ses cibles en Syrie "via plusieurs canaux".
La Russie, alliée du président syrien Bachar el-Assad, mène depuis septembre 2015 une opération militaire en Syrie qui a permis aux forces gouvernementales de reprendre progressivement du terrain aux groupes rebelles et aux jihadistes. L'aviation russe effectue dernièrement des raids pour aider les forces de Damas à reprendre aux jihadistes les derniers territoires qu'ils contrôlent.
Les Forces Tiger poursuivent le nettoyage de la rive occidentale de l'Euphrate
Les forces Tiger, une unité d'élite de l'Armée Arabe Syrienne (AAS) ont poursuivi le nettoyage de la rive occidentale du fleuve pour en chasser les jihadistes de l'EI. Les Forces Tiger ont pris le contrôle de Quraybih , Dablan, Wadi Fulaytah et Tall Tafran.  
Province de Deir ez-Zhor, un des derniers refuges de l'EI en Syrie
La province de Deir ez-Zhor, dans l'est du pays, est une des dernières régions de Syrie où les jihadistes de l'EI tiennent encore des territoires, après avoir été chassés de leurs principaux bastions syriens dont la ville de Raqqa, dont ils avaient fait la capitale de leur émirat autoproclamé. Cette province voisine de l'Irak et riche en pétrole a été à un moment presque entièrement tenue par l'EI, mais les jihadistes n'en contrôlent plus actuellement que 9 pour cent, selon l'OSDH.
Les jihadistes doivent faire face à deux offensives concurrentes
Les miliciens de l'EI sont confrontés depuis plusieurs mois dans cette province à deux offensives concurrentes, celle du gouvernement et celle d'une alliance arabo-kurde soutenue par Washington. Les forces gouvernementales ont récemment réussi à reprendre à l'EI son dernier fief urbain en Syrie, la localité de Boukamal, près de la frontière irakienne. Depuis plusieurs mois, des dizaines de civils ont été tués dans des frappes aériennes menées en appui à ces deux offensives.

Jean René Belliard

ptolemee@belliard74.com