Forces Démocratiques Syriennes (FDS)

  • Syrie: Le casse-tête des combattants étrangers de l’Etat islamique détenus par les Kurdes syriens

    Imprimer

    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD / LE 

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) arالعربية (Arabe)

    Les pays européens tentent de mettre en place un plan visant à transférer en Irak des milliers de membres étrangers de l’Etat islamique détenus dans les camps du Kurdistan syrien en raison de la recrudescence des combats dans la région.
    Les jihadistes européens représentent un cinquième des combattants de Daech en Syrie. Environ 10 000 Européens sont détenus par les Forces démocratiques syriennes (FDS) une coalition de milices majoritairement kurdes et qui sont actuellement la cible d’une violente offensive des forces turques.
    La question est devenue d’autant plus cruciale que les SDF ont annoncé il y a quelques jours que la protection des camps n’était plus une priorité, alors que les combats avec les forces turques s’intensifiaient dans le nord de la Syrie.
    Juger les jihadistes en Irak, pas en Europe
    Avant même le début de l’offensive turque, les pays européens cherchaient à mettre au point un mécanisme pour organiser le transfert des combattants étrangers de Daech de Syrie en Irak afin d’y être jugés pour crimes de guerre.
    Les pays européens ne veulent pas de leurs ressortissants qui ont combattu dans les rangs de l’Etat islamique sur leur territoire. Ils craignent que cela ne provoque la colère de l’opinion publique, que leur système judiciaire aurait du mal à rassembler des preuves et que cela pourrait accroître le risque de nouvelles attaques de la part d’extrémistes islamistes.
    L’Irak, qui a connu les combats les plus sanglants contre l’Etat islamique, juge actuellement des milliers de personnes soupçonnées d’appartenir à l’Etat islamique après que les forces irakiennes aient arrêté de nombreuses jihadistes lors de la chute des bastions de l’Etat islamique à travers le pays.
    Cour commune internationale et irakienne pour juger les combattants de Daech
    Des sources diplomatiques et gouvernementales ont déclaré à Reuters que l’attaque turque dans le nord de la Syrie avait incité les pays européens à accélérer les négociations.
    Un groupe restreint de six pays, dont sont originaires la plupart des combattants incarcérés dans les prisons kurdes, notamment la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, ont insisté pour réduire le nombre des options après avoir exclu la création d’un tribunal international spécial. La formation d’un tel tribunal prendrait des années et il est peu probable qu’elle obtienne l’appui du Conseil de sécurité des Nations Unies.
    La dernière réunion, tenue le 11 octobre à Copenhague, a porté sur la formation d’un tribunal mixte composé de juges internationaux et irakiens.
    Les discussions se déroulent parallèlement avec le gouvernement de Bagdad. Mais les négociations avec l’Irak, qui réclame des millions de dollars en compensation pour l’acceptation de combattants européens sur son sol, ne sont pas faciles.
    Trois diplomates européens ont déclaré que les pourparlers avec l’Irak se poursuivaient et qu’on s’efforçait d’accélérer les négociations à la lumière de l’offensive turque, mais il semble qu’un accord avec Bagdad soit encore loin.

    Et de nombreux autres articles sur notre site web :

    Frontlive-Chrono

  • Mali: Une centaine de tués dans un village dogon du centre du pays, « rasé » par des assaillants

    Imprimer

    Au moins 95 habitants ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans un village dogon du centre du Mali, « rasé » par des hommes armés non identifiés, deux mois et demi après un massacre de 160 Peuls dans cette région devenue la plus touchée du pays par cette vague de meurtres, ont annoncé lundi un élu local et une source sécuritaire.
    « Nous avons pour le moment 95 civils tués, les corps sont calcinés, nous continuons de chercher des corps », a déclaré sous le couvert de l’anonymat un élu de la commune où se situe le village de Sobane-Kou, 300 habitants, dans le cercle de Koro, non loin de la frontière avec le Burkina Fasso. « Selon les civils, ce sont des hommes armés qui sont venus tirer, piller et brûler. C’est vraiment la désolation ».
    « C’est un village dogon qui a été quasiment rasé », a expliqué une source sécuritaire malienne. « Nous sommes sur le terrain avec des élus, nous avons déjà compté 95 civils tués ».
    L’association de chasseurs dogons Dan Nan Ambassagou « a constaté (lundi) avec beaucoup d’indignation l’attaque barbare et ignoble commise sur le village de Sobane » et « condamne avec la dernière énergie cet acte terroriste et génocidaire intolérable ».
    « C’est un choc, une tragédie » qui se produit « alors qu’on discute du renouvellement du mandat », a déclaré lundi à l’AFP au siège des Nations unies à New York le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, en regrettant que l’Etat malien ne soit pas assez présent dans centre pour empêcher les affrontements interethniques.
    Une réunion sur les pays contributeurs de troupes à la Minusma est prévue mercredi après-midi aux Nations unies, dont le Conseil de sécurité doit se prononcer le 27 juin sur le mandat de cette force. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, recommande qu’elle ne soit pas réduite, malgré les appels des Etats-Unis.
    Depuis l’apparition en 2015 dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs « groupes d’autodéfense ».
    Elles ont culminé le 23 mars avec le massacre à Ogossagou, près de la frontière burkinabè, de quelque 160 villageois peuls par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons. Au lendemain de cette tuerie, le gouvernement malien avait prononcé la dissolution de « Dan Nan Ambassagou ». Le groupe a démenti toute implication dans la tuerie mais son chef militaire, Youssouf Toloba, a rejeté cette dissolution et refusé de « déposer les armes ».
    Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.
    Depuis 2015, ces violences se sont propagées du Nord vers le centre du pays, voire parfois vers le sud. Elles se concentrent surtout dans le centre, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.
    Depuis janvier 2018, la Minusma a recensé 91 violations des droits humains commises par des chasseurs traditionnels contre des membres civils de la population peule, dans les régions de Mopti et de Ségou, ayant fait au moins 488 morts et 110 blessés. Inversement, des groupes armés d’autodéfense de la communauté peule ont commis 67 violations des droits humains contre la population civile de la région de Mopti dans la même période, ayant causé 63 morts et 19 blessés.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono du lundi 10 juin 2019

    • Burkina: au moins 19 morts dans une attaque dans le Nord – Abonnés
    • Mali: Une centaine de tués dans un village dogon du centre du pays, « rasé » par des assaillants – Lire l’article
    • Syrie: L’armée loyaliste déploie des renforts de troupes dans le nord de la province de Hama pour contrer la progression continue des djihadistes – Abonnés
    • Syrie : les Kurdes remettent à la France 12 orphelins de familles jihadistes – Abonnés
  • Frontlive-Chrono – Jeudi 2 mai 2019

    Imprimer

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le jeudi 2 mai 2019

    • Libye: Des « milices extrémistes » contrôlent Tripoli, selon les Emirats, alliés d’Haftar – Abonnés seulement
    • Nigeria : 30 morts dans l’attaque de Boko Haram dans le Nord-Est – Abonnés seulement
    • Syrie: Les forces syriennes et russes intensifient leurs opérations militaires dans la province d’Edleb – Abonnés seulement
    • Syrie : L’Etat islamique se renforce dans le désert syrien – Continuer la lecture

    Lire la suite